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 Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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C. Yvon de Villeneuve
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Identité magique
Who wears the crown ? :  There is both me and my silhouette. I hope that on the days you find me and all I am are darkened lines, you still are willing to be near me.
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MessageSujet: Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés   Mer 14 Oct - 5:42


Calixte Yvon de Villeneuve
feat. taron egerton

Nom: De Villeneuve. Un nom connu, que l'on reconnait même un peu trop bien, synonyme d'excès mais aussi de plaisir. D'un manque grandiose de sérieux, mais tu ne t'intéresses pas des regards courroucés ou des murmures, au contraire. Tu portes fièrement ton nom, un sourire aux lèvres et le menton dressé avec quelque chose de culotté. Qu'on parle de toi en bien ou en mal, qu'importe, tant que l'on parle de toi. Prénom de naissance: Calixte. Un prénom tout en grâce, tout en douceur, le prénom d'un prince que chuchotait ta mère parfois à ton oreille. Un prénom fait de tendresse mais destiné à ne jamais s'échapper de tes lèvres. Tant pis. Après tout, tu n'as pas besoin d'un prénom qui sert de preuve que ton père est un adepte des bacchanales, tu te fais Bacchus tout seul. La faute au sang, la faute aux gènes. Prénom d'usage: Yvon. D'un banal presque écœurant, sans aucune grâce, l'antipode de ton véritable prénom. Petit, tu le trouvais horrible, preuve que tes parents n'avaient assurément aucun goût, qui irait prénommer sa marmaille de la sorte hein ? Puis avec le temps les blagues nulles du « Yvon ... être jaloux » ont commencés à te venir tout naturellement. Maintenant, dès qu'on souffle ton prénom, tu as une suite à offrir. Généalogie: Troisième enfant de Léon de Villeneuve, on a tendance à oublier que ta mère n'est nulle autre que Marianne de Vienne, principalement parce qu'elle a repris son nom de jeune fille en quittant ton père. Qui pourrait l'en blâmer cela dit, vu les fresques de ton père et son goût pour le plaisir et la luxure. Tu comptes ainsi du sang de comtes, mais aussi de maréchal, ce qui n'est pas rien à ton avis et tant pis si ton père à refait sa vie avec une autre comtesse. Évidemment, maintenant qu'Hedwige est devenue la nouvelle Madame de Villeneuve, on raconte que tu es son fils, un titre qui t'arrache toujours un sourire. Fils à la fois d'anciens meneurs, d'administrateurs oui, et de seigneurs cultivateur, tu considère avoir plus de vin que d'encre bleu dans les veines. De fait, si ton goût prononcé pour la fête, jusqu'à l'excès parfois, la bonne chair et l'alcool font de toi le digne fils de Villeneuve, le sang de Vienne coule tout autant dans ton sang, de par ton ouverture et ton amabilité. Ta simplicité dirait même certain, celle qui te rend si attrayant, si accessible. En effet, tu n'as que peu d'intérêt pour le rang social des autres et tes amis sont légions, quant aux intimes, ils ne sont pas triés par titre non plus. En somme, tu n'es pas qu'Yvon, tu es aussi discrètement Calixte. Nationalité: Français, pure souche, ton sang à presque le goût du vin. Il est bleu, blanc et rouge. Une excellent année d'ailleurs ! Lieu et date de naissance: Le 10 juin, au château de la Barben. À renfort de cri et de coup de pied, les poings serrés, c'est dans ce qui est encore aujourd’hui,hui ta demeure que tu as vu le jour. On raconte d'ailleurs que, comme ton père, tu ne te taisais qu'en échange d'une tétée. (Oui on raconte des trucs chelous à Barben.) Statut: Célibataire et libre comme l'air, tu courses les belles à travers les corridors, comptant fleurette à tout ce qui capte ton attention. Le temps d'apercevoir autre chose, le temps d'une nuit, ou avec de la chance, de quelques semaines. On te dit aussi séducteur que ton père, on te décris comme un libertin sans âme, sans morale, mais dans les faits, tu te considères principalement comme un homme libre. D'attache, de responsabilité, de futur tout tracé. Tu n'es pas le futur Comte, avenir destiné à ton frère ainé. De fait, tu ris des critiques, tu n'écoutes pas non plus les envieux ou les jaloux. Ton amour est grandiose, entièrement désintéressé et brillant, comme le soleil. Il réchauffe tous ceux qui osent s'en approcher ou qui aime s'y intéresser. Tu es Apollon et tu ne t'intéresse assurément pas qu'aux courbes féminines, non, ton appétit n'a pas de limite. Jamais de fin. Jusqu'ici du moins. Nature du sang: Mêlé, mais pas moins noble, pas moins précieux. Issu de deux familles n'ayant jamais crains de mêler leur patrimoine à celui de sang-mêlé ou même, de moldu, tu aimes proclamer ton sang comme étant généreux. Et puis c'est de la diversité que nait l'intelligence et la beauté, pas de la pureté qui se fait vicieuse au fil des siècles, créant des tares. Non, tes ancêtres ont su mettre à profit les mélanges et les alliances, tu es d'un cru exemplaire. Etudes/Profession: 4ème année, GRACE, filière des Techniques Sorcières. Un choix qui ne plait pas nécessairement à ton père, ni même à ton frère. Tu as opté pour des études qui n'ont pas le grandiose que ton nom pourrait t'aspirer à rechercher, et c'est en partie pour cela que tu l'as choisis. Pour faire enrager ton père, pour arracher un sourcillement inquiet à ta mère : de quoi attirer l'attention, de quoi les déranger. Sauf que voilà, ce n'est pas seulement ça. Non, tu peux te montrer stupide, mais pas à ce point, pas au point de ruiner ton avenir. Or, si ton père aime qu'on parle de lui, toi tu ressens aussi l'envie de pouvoir parler, d'écrire, de colporter. Tu exiges plus de pouvoir sur les médias, tu rêves de devenir journaliste, ou encore de travailler à la radio. Même la photo à sut gagner ton intérêt, ce qui arrache maint et maint soupirs à ton père. Tu te vois déjà comme une vedette en devenir, non seulement avec ta photo en page couverture, mais bien avec ton avis, ton opinion, imprimé dans plusieurs pages. Pour ensuite être lu, consulté, apprécié ou détesté, par la masse. Oui, tu vois grand, comme tout de Villeneuve. Baguette magique: 28cm, faites de bois de séquoia, elle contient un dard de Billywig. Lorsque tu en as pris possession, on t'as assuré qu'elle te porterait chance. Or, que ce soit l'effet de la baguette ou pas, tu ne peux pas nier que tu as un talent certain pour te sortir des pires catastrophes et que tu arrives toujours à retourner les situations à ton avantage.
Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Bien que tu te considères encore bien jeune pour avoir un véritable avis, de ceux qui compte du moins, sur le sujet, tu es de ceux qui secoue la tête dès qu'il est abordé. D'une part parce que tu ne vois pas l'intérêt de remettre au goût du jour un ancien régime, considéré comme étant dysfonctionnelle, et puis parce que l'Europe devrait être synonyme de liberté. Tu as été élevé avec un nom, bien entendu, mais tu vois un peu trop clairement les pertes possible, dans un futur qui se fait un peu trop proche. Or, tu apprécies ton train de vie, tu aimes la liberté que tout cet argent, que votre titre, que votre château, vous offre, à ta famille et toi. Est-ce que la France a oublié les têtes tranchées ? Franchement, parfois tu te dis que tu vis dans un monde de con.

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Tu es de Villeneuve et même si tu n'es pas le premier né, pas le fils ayant perdu sa mère à cause d'un Djinn, tu as tout de même été élevé avec cette tragédie en tête. De par ce simple fait, tu ne parviens, et ne parviendra probablement jamais, à considérer ses êtres comme des victimes. Après tout, tout n'est jamais qu'une question d'intelligence, de chaine alimentaire, et malheureusement pour eux, ils n'ont pas sut s'élever au niveau des hommes. S'ils sont assez stupide pour être fait prisonnier, peut-être le méritent-ils ? Dans la même idée, s'ils sont assez intelligents pour se libérer, tu es d'avis qu'il mérite d'être en paix. (Oui, tu souhaites une super retraite au Djinn ayant tué la mère de ton demi-frère, ce n'est jamais qu'une question de sélection Naturelle !)

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
Le sang, comme le rang, n'a pas grand chose à voir avec les individus. Tu ne vois pas en quoi il devrait être synonyme de grandeur, de beauté ou de supériorité. Après tout, si tu es un noble, ce n'est pas grâce à ce que tu as accomplis de tes propres mains, mais bien parce que tu comptes des ancêtres l'ayant fait. Évidemment, tu es reconnaissant, quand tu ne joues pas les trouble-fête (c'est à dire, la plupart du temps, mais c'est pour t'assurer que ton père ait autre chose que des pensées lubriques) mais tu aspires à plus. Toi, le fils de comte, toi le fils de maréchal, toi à l'avenir préservé, à l'enfance doré. Le sang n'a pas plus de droit que le rang, et tout comme la monarchie est une jolie embrouille, le délire des anglais n'a pas à venir se faufiler jusqu'à vous.

Personnalité:

Yvon, c'est à la fois un bonheur et une malédiction. On hurle ton nom avec agacement, on le gronde ou on le souffle entre des dents serrés, parfois il écorche même la langue. Parce que tu es le moins responsable des fils de Villeneuve, parce que tu te crois tout permis, parce qu'on te trouve franchement trop culotté. Comment peux-tu oser coucher avec la fiancé d'un autre ? As-tu réellement cru que tu pourrais peloter la nana dont untel c'est entiché ? De quel droit te permets-tu de reluquer le frère d'un ami ? Tu es bien trop débauché, pas assez sérieux, trop prompt à obéir à tes pulsions, à goûter l'interdit et à repousser les limites. Pervers. Vicelard. Pourquoi ne pourrais-tu pas tenter d'apprivoiser la solitude ? D'en faire une amie ? Mais non, tu refuses. Parce que maman est partie trop tôt du château, parce que tu n'as jamais eu droit qu'à des rapports tièdes avec ton père. Casse-cou, un peu bête même, tu fonces sans réfléchir, du moins c'est ce qu'on raconte. C'est ce qu'on répète. Tu cours dans la même direction que ton père, gamin éternel. Mais tu n'es pas Peter Pan, tu dois vieillir, on n'a de cesse de te le répéter. Il faut ralentir avant de tomber, avant de te blesser, avant de te briser. Sauf que tu considères avoir ton lot de fêlures. Assez. Tu peux perdre haleine si tu veux, quand bien même ta liberté et ton refus d'être entravé est mal considéré. Tu n'hésites alors pas à te faire égoïste, à donner raison aux ragots, embrassant sur la bouche ceux qu'il ne faut pas, à rire quand on t'insultes, impertinent petit garçon. Tu devrais être moins turbulent, tu devrais être moins impulsif, mais à quoi bon ? Tu n'es pas que ça. Tu n'es pas que le digne fils de son père, prêt à accumuler les frasques.

On scande aussi ton nom avec énergie, on le cri avec bonheur, on le chuchote dans ton oreille lorsqu'on grimpe sur ton dos, on le gémis même parfois dans un oreiller. Pourtant, le mieux c'est quand on le souffle tendrement dans tes cheveux. Parce que plus que tes défauts, tu es la joie incarnée. Pour gommer tout le reste, pour effacer les malheurs, la possible solitude, l'anxiété. C'est ta joie, ce soleil que tu as enfermé en toi, qui attire les autres autour de toi. C'est la source de ta popularité et de ton charisme. Tu souris en permanence, tu ris à t'en érailler la voix, les sourcils froncés et les bras battant l'air. Avant de finir contre un corps, un bras, un dos, autour d'un cou. Tu es tactile et si c'est un défaut, parce que tu tripotes presque tes amis, c'est tout aussi une part de ce que tu es. Tu es l'été perpétuel, celui qui colle à la peau mais appelle au plaisir, tu es les bulles de savon qui éclatent contre un nez, avec des risques d'asperger les yeux, mais aussi de faire rire la galerie. On te dit drôle, on aime même parfois tes bavardages incessant, parce que tu la boucles rarement. Tout est matière à rire, tout est matière à discuter. Tu aimes aussi jouer, tu aimes toucher, tu aimes sentir. Câlin, tu n'es peut-être pas fidèle en amour, toi qui aime aller de fleur en fleur, mais tu sais te montrer charmant, séduisant. On te résiste difficilement, parce qu'il est bien plus agréable de t'avoir comme ami, parce que malgré ton titre et tes ancêtres, il reste quelque chose de simple chez toi. Ici, à Beaux Bâtons, tu n'es pas QUE le fils de Léon, tu es le rassembleur, tu es le meneur, mais aussi le petit malin qui n'hésite jamais à influencer les autres pour déranger l'ordre. Tu es l'amant, l'aimé, l'ami et le frère. Tu ne refuses jamais un câlin, pas plus que tu aimes te moquer des autres, pas sans bonne raison, toi qui te veux pacifiste. Tu es l'âme de la fête, le type qui prépare des toges fait maison pour tous tes potes quand il faut oublier que la vie n'est pas qu'une partie de plaisir.

Optimiste ? Tu essais, parce que rien ne sert de pleurer hein. Heureux ? La plupart du temps. Sinon, tu mens. Stupide ? Trop souvent, mais tu l'assumes. Parce que la connerie est souvent synonyme de plaisir. Apprécié ? Pas toujours, mais qu'importe, tu es un de Villeneuve. Or tout ce qui est neuf, tout ce qui brille, tout ce qui ne s'incline pas quand on l'exige, dérange et engendre l'envie. Agaçant ? Pour une tonne de personne, assurément. Et ceux là mérite que tu recommences plus fort, encore et encore. Immature ? Sans aucun doute et sans aucun regret. Chacun son vice, chacun son défaut. Égoïste ? Pas entièrement. Seulement pour survivre, seulement pour encaisser. Parce que parfois, pour survivre, il faut savoir sacrifier les autres. Loyale ? En amitié, toujours. En amour, aucun risque. Pas encore, peut-être jamais. Vicieux ? Oh que oui et avec tellement de plaisir.

Genie in a bottle: Futuh

Au départ, tu ne voulais pas le faire. Tu ne voulais pas de lui. En fait, même ton père, aurait préféré t'éviter le fameux rituel. Tout ça parce qu'une idiote à fanfreluche n'avait pas été fichue de savoir contrôler son propre Djinn, tout ça parce qu’elle y avait perdu la vie. Toi, tu savais déjà tout petit, que tu n’aurais pas l’idée de faire pareille connerie. Seulement, les règles sont les règles et comme tous les nobles se soumettent à l’étiquette, courbant l’échine les uns devant les autres, dans des révérences d’un autre temps, tu n’éviterais pas la première évocation. À dix ans on n’est assurément pas prêt à ce genre de chose, pas quand on sait à quoi mène, à quoi sert ce genre de créature. Mais tu irais à Beaux Bâtons, comme tout bon de Villeneuve, et tu ferais venir à toi le Djinn Futuh. Un nom plus que discutable, déjà hein, mais aussi l’une de tes premières attaches tangibles avec la créature : avec un prénom tel que le tien, connaitre pire ne pouvait t’apporter que du soulagement. Mais c’était de bref durée, parce qu’après des mois de préparation, de correction et de reprise, afin que tout soit parfaitement exécuté, ton précepteur vérifiant tes pentacles et le matériel utilisé : il fut enfin temps de répéter la chose. Ce n’était plus une pratique, plus un simple test et cette fois, aucun adulte ne vint te retrouver pour te féliciter de ta minutie, toi qu’on aimait déjà décrire comme trop turbulent, trop impulsif. Non, cette fois, lorsque les bougies furent presque soufflées et que le silence se mit à grésiller, personne ne vint. Isolé des autres dans le pavillon de nuit, unique endroit où ton père tolérait la venue d’un Djinn, et encore ce ne serait que d’ici tes quinze ans après quoi tu serais considéré comme traitre à ton sang si tu osais recommencer, la peur vint à toi. Grandiose. Grotesque. Terrible aussi, une odeur doucereuse dans son sillage.

Certains de tes amis t’avaient parlé d’odeurs nauséabondes ; de crottin, de pourriture, mais pas de cette odeur humide. L’odeur d’un point d’eau, un lac ? Mélange de terre humide, de végétation et de fleur. Rien à voir avec le souffre, le feu ou le fond d’un puits. Rien. Pas une odeur de vieux, de mort, mais un effluve vivant. De quoi te retourner l’estomac, alors qu’un cheval majestueux, d’un gris foncé parfaitement agencé aux ténèbres environnant, s’avance lentement vers toi. Le terrible souvenir d’enfance refait alors surface, tu peux presque apercevoir le lac derrière lui, l’eau sombre qui s’y dissimule et l’envie étrange de grimper sur l’animal. Ton cœur bat plus fort et de la brume clair s’échappe des nasaux de l’animal, qui te fixe avec quelque chose de bien trop intelligent. Plus qu’autrefois, à moins que cela ne t’ai échappé ? Après tout, si tu avais su que tu te trouvais en présence d’un kelpie, jamais tu n’aurais grimpé sur son dos ! Le trauma est resté, peur à l’allure infondée des équidés, depuis tu ne peux pas grimper, tu ne veux pas les approcher. Abraxas majestueux ou simple jument, tu les fuis tous. On n’est jamais trop sûr, jamais trop certain. Mais pas ce soir, pas quand le Djinn appelé s’approche avec quelque chose de sadique, se dandinant avec majesté devant toi. Les mots s’échappent avec difficulté de ta bouche, comme bousculer, ce qui fait rire l’animal, le monstre. Il se moque de toi, petit humain, enfant en culotte courte. Il ne fera qu’une bouchée de toi, quand tu seras monté sur son dos, à moins que tu ne le renvois ? Seulement, tu ne peux pas. Le devoir passe avant la peur, ça tu l’as longtemps répété, pour y croire, pour arriver à pratiquer la chose. Aussi, tu serres les poings et dans un souci purement technique, tu le sommes d’aller … te faire un sandwiche.

Bon d’accord, le cheval semble moins amusé, mais tu répètes ta requête. Tu veux un sandwiche au jambon-bacon, avec beaucoup de laitue et de la mayonnaise. Pas de tomate, dont tu as horreur ! Tu le sommes alors de s’exécuter immédiatement. Qu’importe s’il refuse, tu répètes, en ajoutant des détails à chaque fois, jusqu’à ce qu’il cède : « Je refuse de prendre l’apparence d’une femme de petite vertu, permet moi de prendre l’apparence qui me sied et j’obéirais, petit humain. » Toute ta famille t’a appris que tu ne devais pas céder aux caprices d’un Djinn, pourtant tu abaisses ton exemplaire de Nymphe-Coquine, le magazine adulte que ton père te laisse lui piquer. C’est que tu es un garçon curieux. Tu hésites à céder, un peu part intérêt, ce n’est pas tous les jours que Titania, une très jolie brune aux corps voluptueux, vient faire un sandwiche à un gamin de dix ans. Mais aussi parce que quelque part, tu n’as pas envie de souillé l’image de celle que tu espères épouser, oui tu es encore un peu niais et mené par tes hormones bouillonnantes. « Soit. Je te permets de prendre une apparence humanoïde qui te sied, tant qu’il ne s’agit pas d’un membre vivant de ma famille ou d’un visage effrayant. » Le cheval pousse encore un peu d’air, observe les environs, puis dans un soupir ressemblant étrangement à un hennissement, il prend forme. Celle-là même qu’il endosse aujourd’hui encore : soit l’apparence du domestique personnel de ton arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père, Fergulus. Le premier de Villeneuve à avoir fait appel à Futuh. Le visage sévère, il fronce les sourcils et devant tes lunettes, qui pendent sur le bout de ton nez, parce que tu recules de deux pas, sans quitter ton propre pentacle, il en enfile à son tour. « Eh bien, allons faire ce fameux sandwiche, si telle est ta volonté… » Et franchement, ce fut de loin le meilleur sandwiche du monde entier ! Pas seulement à cause de la mayonnaise maison de Futuh, non pas cette mayonnaise là hein, mais parce qu’il avait un arrière-goût de pouvoir.

☘ ☘ ☘

Depuis ce fameux sandwiche, tu n’irais pas jusqu’à dire que tu es devenu le meilleur ami du Djinn, mais force est de constater que malgré tout, tu as appris à l’apprécier. Toujours tiré à quatre épingles, ton Djinn possède un goût certain en matière de vêtement et ses lunettes, depuis votre toute première rencontre, n’ont jamais quittées le bout de son nez. Une simple parure, évidemment, mais tu aimes la considéré comme un point commun. Enfin, avant c’est ce que tu disais, ce que tu pensais. Peut-être pour te rattacher à lui, peut-être parce que tu t’es davantage fait gronder par la créature que par ton propre père. Cela dit, il ne faut pas croire que l’allure noble de ton Djinn à sut te convaincre qu’il s’agissait bel et bien de « quelqu’un », tu n’es pas bête à ce point. (Et surtout, tu n'as pas envie d'être la deuxième connerie familial en te jetant en bas d'un balcon.) Le physique avenant de la créature ne t’a jamais berné, seulement rassuré. D’un naturel sérieux, ataraxique même, il ne te ressemble absolument pas, mais c’est peut-être ce qui te le rend aussi sympathique. Probablement aussi la raison du pourquoi tu as pris l’habitude, au contraire de ce que ton père espérais, de l’appeler pour toutes les raisons possible. Il est de ses créatures que l’on aime taquiner, que l’on ne peut s’empêcher d’embêter et dont les soupirs, mais surtout le roulement des yeux, a quelque chose de merveilleux. Du reste, il est toujours efficace, très à cheval sur l’étiquette, poli même quand tu ne le mérites pas et, évidemment, hautain à souhait. Lorsqu’il fait son apparition, il a tendance à avoir déjà les bras croisés, ou encore, à être déjà bien installé sur un fauteuil, les jambes croisées. Il ne te porte pas en haute estime, il te critique dès qu’il le peut, depuis tes tenues, à savoir qu’il déteste profondément les toges, à ton attitude. Tu n’es pas assez sérieux, pas assez responsable, pas assez ambitieux. À croire qu’il voudrait que tu l’utilises davantage ou à des fins plus irrévérencieuses. Dans les faits, il s’ennuie facilement, les petites corvées l’humilie, tes requêtes stupides le vexe, alors avec le temps tu t’es adapté. Ce qui signifie que tu as cessé de lui demander d’enfiler la peau d’une vedette coquine ou de préparer des long island lors de tes soirées au château. Évidemment, ça ne veut pas dire que tu as viré ENTIÈREMENT l’idée de ton esprit, seulement… tu essais autant que possible, d’éviter de le faire. Quelque part, tu t’es assurément attacher à lui et à ses reproches, sans parler qu’en échange d’un peu de respect, il sait se taire, un peu.

Mais qui est Futuh ? Tu n’as jamais réellement cherché à le savoir, par manque d’intérêt. Non pas que tu considères le Djinn comme un domestique, mais en fait oui. Après tout, c'est aussi ce que faisait ton ancêtre, dans la famille on ne change pas ses habitudes ! Tu l’aimes bien, assurément, mais tu ne te sens pas concerné par son passé. Par ses prouesses. Et pourtant, malgré ton manque de curiosité à son égard, de temps à autre, tu lui fais l’honneur de le laisser chanter ses propres louanges. Après tout, tout le monde a besoin d’étaler ses titres devant les autres, de temps à autre. Sans parler que ça a tendance à le calmer. Ainsi tu as appris qu’il avait été l’un des destructeurs de la cité de Zéboïm, voisine de Sodome et Gomorrhe, dites citées pécheresses par la bible, un autre ramassis de mensonges à son avis. Des sorciers imprudents ont seulement mal formulé leur requête, mais il aurait épargné Zoar, à la demande d’un sorcier plus prudent. Plus sage. Parce que derrière chaque récit que le Djinn t’offre, de son passé et de ses prouesses, de sa grandeur oui, se cache aussi des sermons. Il fait presque ton éducation en t’apprenant qu’il est l’un des inventeurs de la peste, ainsi que quelques-uns de ses semblables, avec qui il a toujours aimé faire équipe. Il rayonne même de bonheur en te racontant comment les gens mourraient lentement, il sourit quand il te récite certain poème fait en son honneur, Futuh fait faucheuse. Oui bon, c’est bien joli, mais tu as tendance à te lasser rapidement, ou encore à avoir faim. Ce qui vous ramène aussitôt a d’autre souci : il te faut un sandwiche. Et là, franchement, tu as intérêt à soit être excessivement précis, parce qu’il n’a assurément pas perdu la main avec les infections mortelles, ou à demander à quelqu’un d’autre. Du reste, il n’aime pas particulièrement toute cette histoire d’amulette, quand bien même tu as compris qu’il était soulagé d’être rattaché à la chevalière du fameux ancêtre qu'il a connu. Comme il l’a si bien dit : quitte à vivre en cage, aussi bien que ce soit celle d’un prince. C’est qu’il est très fier le Djinn !


Pseudo: bat'phanie, nanananananan ! Age: 28 ans, déjà, trop vite, trop tard. En fait j'assume bien ma marchette.  Jean Où avez-vu connu DJ? C'est Adrien, aka Lydzi, qui m'a montré votre projet sur Bazzart, puis je suis devenue une VIP, vous connaissez la chanson. :cutie:  Autres comptes? Bientôt. Bientôt...  Heh  Une remarque ? Le forum est BEAUUUUUUU mais genre VRAIMENT beau !!  Yes Et puis les annexes me ijnhbgjikoj, que ce soit le bestiaire, les particularités magiques, les familles ou les cursus, je suis fan.  Gaga  Un mot pour la fin ? NOOOOOOOOOO, RIEN DE RIEN ! NOOOOOOOOON JE NE REGRETTE RIEN ! (et surtout pas d'avoir suivi mon poussiou et mon potiron jusqu'ici  Huhu)

Djinn Jinxed






Dernière édition par C. Yvon de Villeneuve le Jeu 15 Oct - 17:20, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés   Mer 14 Oct - 5:43


you are a city shaped like a human
finding happiness is a radical political act

Tu as eu de la chance. Tu le sais, tu l’as toujours sut. Parce que tu es le petit dernier, la dernière possession d’un homme possédant déjà tout : fils, fille, argent, château et honneur. Du plaisir à ne plus savoir quoi en faire et finalement, un deuxième fils, à qui caresser la tête et à qui chuchoter des conseils. La voilà d’ailleurs, la raison même de ton existence : la joie. Le bonheur. Parce qu’on n’attendait rien de toi, sinon de te choyer, de t’aimer et de te pourrir jusqu’à la moelle. Or, tu te souviens encore vaguement des éclats de rire de ton frère, qu’importe que sa mère soit morte, tu voulais bien partager la tienne avec lui. Tu te rappelles encore de la main de ta sœur, abandonnée par sa mère qu’osait prétendre ton père, mais tu savais déjà qu’il mentait puisque les mamans n’abandonnent jamais leurs petits. Et à travers les rires, les mains tendues et les baisers sur les joues, il y avait maman. Aux yeux brillants, au sourire aussi doux que ses cheveux et à la voix tendre, te lisant des histoires le soir et plissant les yeux quand tu te montrais impossible. Petit, tu la vénérais presque, cette mère au cœur aussi grand que l’océan et au sourire aussi merveilleux que le firmament. Maman n’étais jamais triste. Maman ne pleurait que si tu tombais, par empathie, parce que de te voir souffrir, la mettait dans tous ses états. Maman avait toujours les mains chaudes, pour les passer dans tes cheveux. Maman avait toujours les lèvres douces, pressées contre ton front ou ta nuque, pour ensuite murmurer les mots les plus sucrés qui soit : je t’aime. Et papa ? Tu ne te souviens pas bien, trop attaché à ta mère, trop emmêlé dans les pans de ses jupes, petit garçon amoureux de sa douceur, de sa pureté. Comme si déjà tout petit, tu avais compris qu’un jour, on te l’enlèverait. Comme si tu avais voulu profiter du peu de temps alloué.

Combien de fois t’as-t-on avertit de ne pas t’approcher du lac ? Au moins une centaine de fois. À chaque été, quand vous quittez le château de la Barben pour venir profiter du beau temps au château de Burnand, c’est la même histoire. Ta mère vous met en garde, ton frère, ta sœur et toi, contre les créatures de la forêt. Elle vous connait bien, elle te connaît encore mieux, elle sait que vous irez de par le vignoble, jusque dans les bois, jusqu’au lac peut-être même. Alors elle vous rappelle la présence des créatures, des risques, des dangers. Et une fois de plus, une fois de trop, tu n’as pas écouté. Parce que maman est trop naïve, votre père le dit souvent, parce que maman s’inquiète en permanence pour toi, ça tu l’as compris tout seul évidemment. Et quand un sublime cheval gris perle s’approche lentement de toi, curieux, tu oublies les avertissements. Le cheval est si joli, il semble même gentil. Tu dois ressembler à ta mère, vu ta candeur, vu ta naïveté, parce qu’il suffit de quelques caresses sur le museau de la bête, puis sur son flanc, pour qu’il s’immobilise. Peut-être que si tu n’étais pas un de Villeneuve, tu ne considérerais pas avec autant d’intérêt le dos du cheval, peut-être qu’il ne te semblerait pas aussi naturel de le monter. Après tout, tu es fils de comte, tu es fils de maréchal, monter un cheval est tout à fait dans tes cordes. Et tant pis si personne n’est avec toi, tu n’hésites pas, trop fier, trop vaniteux, si prompt à ramener la bête au château pour montrer à tes parents combien tu sais y faire avec les chevaux, que tu grimpes sur son dos. Tu te hisses sur sa robe, sur son corps tiède et alors que tu cherches à diriger l’animal en direction de la maison, tu te fais piéger. C’est l’eau que vous gagnez, la terrible créature et toi. Petit homme stupide, il va te dévorer le monstre, il va te noyer et déjà tu cherches à te retirer de sur lui, mais sans succès. Tu cris alors que l’eau te lèche les pieds, tu hurles quand tes pieds s’enfonce dans l’eau, glacé évidemment. Les aiguilles se faufilent sous ta peau, en même temps que la panique, en même temps que la peur. Tu vas mourir, tu es bien trop jeune, mais tu vas mourir. Tu te débats pourtant, petit humain vigoureux, fils trop noble, descendance trop aimé, pour être avalé par les flots. Par un kelpie. Mais une corde est lancée, une corde te sauve la vie et deux bras aussi. Tu ne retiens pas le visage inquiet de ton sauveur, trop pressé d’être secouru, trop secoué pour réfléchir avant d’être enfermé entre les bras tremblants de ta mère. Folle de rage. Inquiète. Soulagée. Des baisers pleuvent sur tes joues, des couvertures t’étouffent et tu enfonces ton visage dans le cou de ta mère, en larme. Et reconnaissant. À l’avenir, tu seras un brave petit. Tu n’iras plus seul au lac, tu en viens même à angoissé dès que l’odeur de celui-ci te parvient. C’est encore pire quand un cheval s’approche, l’écurie devient la source de tous tes cauchemars. C’est presque risible, si seulement ce n’était pas aussi triste au vu de ton âge. Sept ans, c’est bien jeune pour avoir aussi peur, mais maman est là. Enfin, pour un temps.

Ton père ne comprend pas, que tu as besoin d’elle, que sans ta mère, les cauchemars reviendront. Non, il ne comprend absolument pas et debout devant toi, il fronce les sourcils, exigeant de toi, ce qu’il n’est pas même en mesure, à lui seul, d’accomplir : d’agir en fonction de ton âge. Tu n’es plus un bébé, il est temps que tu quittes les jupons de ta mère. Tout comme lui, visiblement. Ta mère n’est pas malheureuse, elle ne pleure pas son abandon, tout comme elle ne le supplie pas. Il y a quelque chose de résigné dans sa posture, de triste mais de fier dans son regard. Elle accepte son sort sans sourciller, se contentant de te sourire tendrement et de caresser tes cheveux. Ce n’est pas un au revoir définitif, jamais. Ses bras te happent, ses bras te drapent et tu l’enlaces comme si bientôt vous devriez disparaitre. Elle chuchote des douceurs à ton oreille, te rassures comme elle seule sait le faire. Vous vous reverrez, tu pourras la visiter, tout le temps. Seulement, tu te cramponnes trop fort à elle, perdu. En mer. En plein désert. Parce que tu sais que sans sa présence, sans ses yeux sombres, sans son sourire permanent et ses éclats de rire, les cauchemars reviendront. Le château ne sera plus jamais le même sans elle. Sauf qu’elle nie tout ce que tu avances, toutes tes plaintes, toutes tes craintes, elle les fait disparaitre doucement, à coup de baiser et de cajolerie. Tout ira bien. Tu la rejoindras l’été. Sauf que c’est faux et tu le réalises, alors qu’elle jette un regard à ses sacs, que les domestiques transportent à l’extérieur. Elle connait bien Léon, bien mieux que toi, et elle sait déjà que de te retrouver ne sera pas une mince tâche. Tu es son fils, avant d’être le sien. Légalement, dans l’esprit de ton père, mais dans le tien. Pas dans le sien. Non et alors qu’elle quitte le château, tu comprends enfin la perte de ton frère et de ta sœur. Ta mère n’est peut-être pas morte, mais les couloirs du château ne font rien pour t’aider à t’en convaincre, vidé du bruit de ses pas, du froissement de ses robes et de son rire majestueux. Il ne reste que votre père, Léon de Villeneuve, entouré d’intrigante. Et c’est à qui sera la future femme, à qui cours le plus vite jusqu’à la piscine, jusque sur des draps perpétuellement défait. Voilà donc à quoi se résume la vie, Yvon : au bon temps, éphémère. L’amour ne dure que le temps d’une saison. Alors tu vieillis. Plus que de raison. Trop vite. Trop fort. Heureusement, maman n'en saura rien.

Sans garde-fou pour ralentir ta chute, tu t’improvises Alice. Tu tombes au fond du terrier, redécouvre ton univers, sans queue ni tête par moment. Les couleurs sont à la fois chatoyantes et hypnotisantes, tu te laisses donc prendre au jeu. Il suffit de choisir lequel t’intéresse. Puisque ta mère a toujours jouer un rôle de barricade, entre l’univers de ton père et le tien, son départ signe la fin des secrets. Les fêtes reprennent une place considérable au château, des fêtes auxquelles un jeune garçon ne devrait pas se mêler. Et pourtant, te voilà en train de zigzaguer entre les invités, goûtant les petits fours, te permettant même une coupe de champagne. Si ta mère te manque, les fêtes en gomment la dure réalité. Quand la musique pulse entre ses murs, les couloirs semblent moins vident. Quand des corps se pressent sur les parquets, que les rires fusent, l’absence des pas mesuré de ta mère et du froissement de ses jupes, ne sont plus à pleurer. Plus autant. Évidemment, ton Djinn n’est pas du même avis et quand tu l’infiltres dans une soirée, il se montre même récalcitrant. Les fêtes de ce genre, celle virant trop facilement en bacchanale, ne sont pas un endroit pour un garçon de ton âge. Mais ton rang excuse tout. Ton nom balaye les doutes et les craintes du revers de la main. A tout juste treize ans, tu te trouves plus proche d’un monstre que de ton père, Futuh te servant parfois de conscience, quand il ne te sermonne pas. Quant à ton père, il devient Léon. Pas plus mal, pas plus mauvais, seulement plus fantasque. Plus grandiose aussi. Ta vision change, tes passions aussi. La natation ne se résume maintenant plus qu’à la piscine, remplis de jolies créatures. Évidemment, tu es encore trop jeune pour faire de l’ombre à ton père, mais tu ne te prives pas d’apprendre, d’observer. Parce que l’élève surpasse toujours le maitre. Toujours.

Quand enfin les autres se mettent à te remarquer, quand enfin tu arrives à faire, ne serait-ce qu’un peu du moins, de l’ombre à ton géniteur, Beaux Bâtons t’appelle dans ses bras. Cette même école qui a avalé ton frère et ta sœur, ce dit enfin prête à t’accueillir. Futuh en est la clé, mais tu as un instant d’hésitation, un doute quant à quitter ton joli terrier de lapin, pour partir vers l’inconnu. Évidemment, tes amis, d’autres fils nobles, se lancent dans l’aventure et tu te dois de faire de même, mais tu oscilles. Ce qui agace ton père, tant mieux, ce qui inquiète ta mère, moins bien, avec qui tu corresponds toujours. Il est temps d’apprendre, temps d’essayer de nouvelles choses. Futuh t'y encourages, à coup d'insulte grandiose, puissante, un vrai gentilhomme. Alors tu abandonnes le strass des fêtes, retires les paillettes de tes cheveux et c’est d’un pied ferme que tu rejoins l’académie. La tête haute, les yeux grands ouverts, pour ne rien manquer, et surtout, un sourire immense aux lèvres. Beaux Bâtons t’apporte alors d’autres couleurs, celle du bleu, du vert, un aqua de plaisir continue. Ici, il n’y a pas de réel interdit, il n’y a que des règles, que tu suis au gré de tes envies. Tu ne crains que peu les foudres, qui t'amuse au final. Étudiant turbulent, bien qu’intelligent, c’est ta bonne humeur envahissante qui dérange. Tes éclats de rire en pleine classe, ton manque de pudeur, ta manie de flirter en respirant. Pourtant tu t’accommodes de tout ça, tu gagnes ta place au soleil, tu sais t’entourer. Pas seulement en meneur, tu ne cherches pas à régner, tu veux seulement t'amuser, grandir. Ta mère n'étant plus là, d'autres individus viennent faire taire les cauchemars et même le polo ailé ne réussit pas à entaché ta vision de l'école. Et si les fêtes te manquent parfois, ce n’est jamais que de courte durée. Les fêtes à l’académie n’ont assurément pas la décadence de ton père, mais il n’en tient qu’à toi de les rendre aussi mémorables. Éternelles. Alors tu arraches les rideaux des fenêtres, tu voles les draps des lits et avec tes amis, vous vous improvisez romains. Rois des bacchanales et reines de l’olympe, vous vous proclamez jeunes dieux en devenir. Or, tu as des années devant toi pour t'améliorer, et aussi pour faire des heures de colles. Tant pis hein !

Assis en face de ton Djinn, tu ne peux pas t’empêcher de remarquer qu’il observe fixement sa nouvelle prison : ta chevalière. Ancien présent accordé par ton père, lors de ton entrée à Beaux Bâtons, tu ne l’as jamais réellement considéré, jusqu’à aujourd’hui. Fini les sorties en douce, surtout dans ce terrible pavillon de nuit, théâtre de certains de tes cauchemars, encore aujourd’hui et la faute exclusive de l’entité installée en face de toi, dans un fauteuil. Dorénavant, il te suffit d’un coup de baguette, d’une incantation et hop, monsieur le grand sage est de retour. Or, tu as toujours la nette impression que Futuh ne détestes pas ton monde, ta réalité. C’est simplement ce qu’elle impose à son être, qui l’embête. Enfin, ça et ta personnalité, assurément. Les sourcils froncés, il observe ton bijou puis baisse les yeux sur sa propre main, vide de toute parure. Une moue agacée se déploie lentement sur son visage, alors qu’un sourire gagne le tien. Tu sais où tout ça vous mène et presque sournois, mais tu préfères dire joueur, tu souffles doucement : « Ne me dit pas que tu souhaites que je t'offre des bijoux, Futuh. Parce que... c'est futuh d'avance.. » Et voilà, il retrouve son air agacé et tu ris avec bonne humeur, te redressant pour aller ouvrir les portes du balcon. Le jour est enfin levé et au moins vêtu d’un pantalon, tu es un tant soit peu respectable pour t’offrir à la vue des autres. Et tant pis pour l’avis du djinn, qui te juge en silence, le regard perçant. Avec les vacances d’été, tu as retrouvé le château, mais l’animation y est moindre. Enfin, non pas que les fêtes aient diminuées drastiquement, mais ton père compte de moins en moins d’invité. La faute à sa belle-famille et à cette fameuse nouvelle « mère » qu’on vous a offert, à ton frère, ta sœur et toi. Un bien joli cadeau cela dit, pour peu que tu omettes le fait qu’on t’impose d’en faire ta mère, publiquement parlant. Hedwige est charmante, vraiment. Et tout près de toi, Futuh pose les mains sur la rambarde, observant la piscine en contre-bas, où justement, ta délicieuse « maman » prend un bain de soleil. « Elle est de ta famille dorénavant, que ça te plaise ou non. » Tu souris sous les paroles du djinn et lui lance une œillade complice, qu’il ne te rend absolument pas. « Je sais, mais ça me plait en fait. » Et pas à cause des cauchemars, non, Hedwige ne sert strictement à rien de ce point de vue-là. Elle n’est pas rassurante, elle n’a rien de maternelle, même. Elle te fait plutôt penser à Titania, l’ancienne pinup ayant coloré tes rêves d’enfant. Or, même si Futuh ne lis pas dans tes pensées, il comprend très bien toutes les nuances de tes sourires et déjà, il se rembrunit. Il ne sait pas s’amuser, mais c'est parce qu'il est trop vieux. « C’est ta belle-mère, Yvon. » Tu ris à nouveau, sans chercher à t’en empêcher, pour sourire à la blonde qui redresse sa jolie tête dans ta direction. Son sourire est aussi intéressé que le tien et là, sous le regard courroucé du Djinn, tu poses les avant-bras sur la rambarde, presque fier. « C’est elle qui a commencé tu sais. Après, je blâme la jeunesse, les hormones, tout ça. Tu sais bien, la fougue de la jeunesse. Et puis… si Léon peut retrousser les jupes de la nouvelle reine… » tu te redresses lentement, pour t’étirer sous le regard gourmand de ta nouvelle « maman » et satisfait, tu te retournes vers Futuh. « Je crois que je peux me permettre, à mon tour, de trousser ma petite maman. Aller, il faut être en accord avec son temps, mon vieux ! » La créature grince déjà des dents, mais tu es trop joyeux pour t’en inquiéter. Non, tu rejoins plutôt la porte menant au corridor. « Aller, viens Futuh, je te somme d’aller chasser une quelconque proie te permettant de te nourrir, puis de venir déjeuner avec moi. Ici. Disons dans quinze minutes ? » Oh et puis tu fais même mine de ne pas remarquer que Futuh lève les yeux au ciel sous ta requête. Quel mal élevé, franchement, tu dois avoir une mauvaise influence sur lui !
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Dernière édition par C. Yvon de Villeneuve le Jeu 15 Oct - 17:25, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés   Mer 14 Oct - 9:08

Qu'Est-ce que j'aime être la première à commenter, c'est égoïste, comme de ne pas partager une boîte de macarons ou une pizza (oui bon c'est tout de suite moins chic Mih ) mais se réveiller devant une fiche déjà aussi avancée, ça fait tellement plaisir ! Chou Va falloir que tu m'apprennes à être plus rapide Oh et bienvenue *fait le salut romain en toge*



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MessageSujet: Re: Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés   Mer 14 Oct - 9:19

DAAAAH L'AVA ! J'ai fait un stock du monsieur si t'es en rade d'avatar ou que t'as la flemme de chercher/grapher tu m'appelle Jean

En tout cas je rejoins ma fiancée (d'où j'impose mon style ? Wut ), Ca fair vraiment beaucoup trop plaisir de voir une fiche aussi avancée et oui, ça nous booste pour finir les nôtres Ahahaha Mdr

Et puis ... BIENVENUUUUUE Fire



no, nothing else matters ♦ Never cared for what they do, never cared for what they know, but I know. I never opened myself this way, life is ours, we live it our way, all these words I don't just say, nothing else matters (c) P!A

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MessageSujet: Re: Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés   Mer 14 Oct - 12:07

Oh, le petit Yvon de Villeneuve avec ses lunettes qui paraît si sage et presque angélique Bulle J'ai hâte de lire son histoire de sirène et de belle-mère bonnasse Heh Pelle
En tout cas, bienvenue officiellement et si tu as des questions, n'hésite pas Heart Chou


à Blanche,
Quand nous ne serons plus que cendres tous les deux, quand cette révélation ne pourra plus briser le cœur de personne, je veux qu’on sache que j’ai aimée, que je t’ai estimée, que j’ai baisé tes pieds, que j’ai eu le cœur plein de culte et d’adoration pour toi.
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MessageSujet: Re: Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés   Mer 14 Oct - 21:17

Je vous aimes. <3 Vous êtes fantabuleux ! Puppy
Je suis une pizza au macaron d'ailleurs. Profite bien, Perle. Jean Je t'apprendrais ! Mais y'a encore plus précoce que moi... Léo genre. Léo je t'aime, tu es mon idole en ce moment. D'ailleurs Léo je vais assurément te demander ton stock ! JE N'AI JAMAIS TROP DE CHOIX ! Niark Merci baby ! Chou Lamby, tu ne seras pas déçu ! Mdr
Aller je termine vite fait cette fiche ! Robert




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MessageSujet: Re: Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés   Jeu 15 Oct - 19:22


« Bacchus ensoleillé qui dépose déjà des cornes sur les têtes des maris trompés, tu te soûles de liberté tout en remplissant les coupes de champagnes de tes convives. Si le scandale t'amuse, à l'image de tes pairs, de ton père, tu aspires à une vie plus noble que tu caches malheureusement sous une une toge bien ficelée et un sourire d'Apollon.
Bravo pour ta fiche, choupie, très bien écrite Chou
Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les  FONS ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume. Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu. Sur ces quelques mots, il nous vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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Yvon ☘ J'prend l'amour en miligramme, le désir en comprimés

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