Bienvenue à BB
10 jours sont à votre disposition pour compléter votre répartition
Temporalité
Le mois de Juin apporte son lot d'examens et une nouvelle épreuve
Classe aisée
Temporairement, le rang social de la aisé a été rouvert

Partagez | 
 

 (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow

■ Qui ne s'est jamais perdu dans l'excès de m'as-tu-vu ? ■
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Professeur de Symbolisme Magique
N. Lisandru Castagniccia
Professeur de Symbolisme Magique
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t2013-lisandru-dishonor-on-yo
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 283
Date d'inscription : 03/08/2017
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Jeu 3 Aoû - 21:01


Napoleone Lisandru Castagniccia
feat. Joseph Morgan

Nom: Castagniccia - un nom connu pour son patriotisme corse, son intransigeance en matière de sang et ses ambitions de noblesse, et ce depuis toujours Prénom de naissance: NapoleonePrénom d'usage: Lisandru Généalogie: Vieille famille sorcière de Corse, les Castagniccia sont enracinés sur l’île plus sûrement que les chênes dont ils portent le nom. Fiers descendants corses, s’ils n’ont ni la noblesse, ni le rang, ils ont l’histoire et la pureté d’un sang, d’un sang sorcier et corse, qui n’a jamais été entaché par autre chose que de rares familles italiennes par ci, par là, toujours sorcières. Fils cadet de Rumenzu et de Saveria Castagniccia, Lisandru a un grand frère, Valeriu (+4), et trois cadets: Felice (-2), Ghjulia (-4) et Ettore (-13), de leurs prénoms d’usage ; quant à la famille qu’il a lui-même construite, il a deux filles, l’une née hors mariage il y a bientôt 15 ans de cela, l’autre de cinq ans qu’il n’a plus le droit de voir. Nationalité: corse avant d’être français Lieu et date de naissance: Sainte Lucie de Tallano, 21 juin 1936, 34 ans, bientôt 35 Statut: marié veuf et père ; il n’a plus le droit de poser un pied en Corse et sur le domaine des Castagniccia, plus le droit de voir sa fille cadette ; quant à sa femme, elle repose en paix sous le potager du domaine des Castagniccia... Nature du sang: sang pur ; pas une goutte de sang moldu n’est jamais venu entacher sa lignée ; c’est du moins ce que les Castagniccia transmettent à leurs enfants, avec une fierté et une obsession frôlant, sans jamais la franchir, la pathologie maniaqueEtudes/Profession: Filière des sciences occultes / Professeur de Symbolisme Magique Baguette magique: du châtaigner, comme tous les Castagniccia depuis des siècles, couplé à une écaille de sirène, offerte à sa grand-mère; une baguette longue de 27,4 cm.

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Lisandru est de ces lignées pour qui le rang et le sang sont d’une importance primordiale. Sur le papier, donc, il est supposé être ravi de la restauration de la Monarchie Sorcière; y trouver sa place, une place qui a toujours convenu à sa famille tout en laissant croître en eux un goût de pas assez. Vieille famille, noble par le sang si ce n’est pas le titre, les Castagniccia se retrouvent pleinement dans un système monarchie où ils se plaisent à se croire capable de se lier aux puissants, quand il faut et comme il faut. Mais si, donc, sur le papier, Lisandru ne peut que se réjouir de tout ça, dans les faits… Lisandru est corse. Les Castagniccia sont corses. Et les Corses ne sont pas français. Les Corses sont corses. La réémergence de la monarchie française est un affront, correspond à l’émergence d’un ennemi encore plus puissant, devant lequel Lisandru n’acceptera jamais de ployer le genou ; depuis qu’il a été renié par la famille qu’il a toujours connue, en revanche, Lisandru est sur la brèche et commence à ignorer exactement vers qui va son allégeance.

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Les Castagniccia ont toujours eu des rapports extrêmement compliqués avec les Djinns. Ils ne les aiment clairement pas, et le sentiment est plus que réciproque. Pendant quelques générations, même, les Castagniccia ont cessé de les invoquer aux dix ans des enfants sorciers, mais la tradition est revenue une première fois au moment de l’annexion de la Corse par la France, ce qui explique encore plus le ressentiment des Castagniccia, une seconde fois lorsque leur fils aîné, Valeriu, s’est vu refusé l’accès à Beauxbâtons. La mise en objet n’a été qu’une insulte supplémentaire, à laquelle ils ne se sont pliés que de mauvaise grâce; autant le dire tout de suite, Terpsichore ne prend que très rarement l’air et Lisandru a tendance à oublier volontairement qu’elle existe.


► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
Plus que l’envisager, une part de Lisandru l’espère. Son sang est noble par le coeur et la pureté, à défaut que son nom ne soit précédé d’une quelconque particule. Comme tous les autres Castagniccia, le sang a aux yeux de Lisandru une importance capitale. Mais… mais Lisandru, contrairement à ceux de son nom, n’a jamais placé le sang au dessus du rang, et si l’importance des deux est avérée à ses yeux, un déséquilibre n’est pas souhaitable. Le sang fait beaucoup, le sang draine la puissance, mais le sang ne fait pas tout: le rang, la noblesse d’une lignée et d’une éducation, d’un héritage et d’un patronyme, voilà ce qui canalise cette puissance. Les deux vont de paire, les deux ne peuvent ni être dissociés, ni être distancés l’un de l’autre. Pour être grand, il faut être un héritier et un sang pur. Pour avoir de la légitimité, il faut posséder une lignée pure, mais aussi la mériter.

Personnalité:
La première chose que l’on remarque chez Lisandru, outre sa suffisance, c’est très certainement sa fierté exacerbée. Il est fier et toute son attitude le clame. De son accent constamment là, enveloppé de l’air chantant italien, à sa manière d’occuper l’espace, on sent que Lisandru n’est pas de ceux qui manquent de confiance en eux, loin de là. Peut-être, d’ailleurs, n’en manque-t-il pas assez. Il est fier, il est droit, il n’est pas figé dans l’attitude guindée de la noblesse mais il ne s’abaisse jamais à faire montre de la moindre humilité superflue. Lisandru est de ces sorciers qui savent avec exactitude d’où ils viennent, qui savent avec précision où ils vont et qui négligent facilement ceux qui ne leur sont d’aucune utilité. Peut-être, d’ailleurs, est-ce du fait de cette propension familiale à l’arrogance et au dédain qu’aucune particule n’a jamais réussi à se concaténer au nom de famille des châtaigners. Peut-être. Il est fier. De son sang. De son héritage. De sa famille. De son nom. De ses compétences. De cette supériorité qui coule dans ses veines, martelées, embrasées par des parents fiers eux-aussi.

Outre cette suffisance, un autre trait de caractère s’impose rapidement lorsqu’on côtoie l’héritier : la susceptibilité est malheureusement inscrite dans ses veines, tout comme son irritabilité. Il n’aime pas qu’on le contredise, il exècre ceux qui osent pointer du doigt ses erreurs et plus que tout, absolument plus que tout le reste, Lisandru ne tolère aucune trahison, même la plus infime. Qu’on le trahisse, il n’oubliera jamais, et sa mémoire s’avère particulièrement pointilleuse à ce sujet. Et si on lui a appris à se comporter avec dignité, tempérance et détachement, avec hypocrisie, disons le tout de suite, Lisandru a toujours réglé ses différends davantage avec ses poings qu’avec des mots. Il n’est pas roublard, il n’est pas couard, il est exagérément sûr, pétri d’honneur et d’ubris, d’égocentrisme et d’impulsivité. Au moins, parmi ce florilège de défauts, a-t-il la qualité d’être un homme entier qui ira au bout de ses convictions, dusse-t-il pour cela sacrifier plutôt que de trahir. L’hypocrisie a fait partie de son éducation au même titre que la fierté, mais étrangement, autant il s’est imprégné de la seconde jusqu’à ne faire plus qu’un avec la définition, autant la seconde a coulé sur sa peau sans la marquer une seconde. Lisandru ne feint pas, il est ce qu’il montre, il pense être ce qu’il montre. D’une certaine façon, son arrogance est honnête. Et l’a toujours été.

Mais une fois ces malheureux défauts pris en compte, une fois observée cette redoutable qualité, on peut gratter sous la surface. On peut découvrir un homme  véritablement passionné. Sa curiosité, sa vivacité d’esprit, son intelligence et ses intuitions sont indéniables tout comme son esprit d’analyse. Fasciné par le savoir, obnubilé par le contrôle, Lisandru est capable de se perdre des heures durant dans des ouvrages poussiéreux sans s’en lasser ; tout comme il est capable de se plier de bonne grâce aux exigences de la vie en société lorsqu’il le faut, tout comme il est capable de rire, sourire, naviguer avec légèreté dans les dîners, soirées, comme s’il avait le droit d’en faire partie. Sans être excessivement dans l’extraversion, il n’a jamais été introverti, loin de là. La timidité n’est pas dans son vocabulaire, la discrétion l’est encore moins. Tout au contraire de la délicatesse qu’il a longtemps appris à définir auprès des femmes, avec les mots et ses mains, avec grâce et savoir-faire. Avec la même douceur qu’il déploie avec ses enfants, avec sa fille notamment. Il est doux, Lisandru, avec les plus petits. Il est dur, Lisandru, avec les plus grands, avec ceux qui ne suscitent que son mépris, son dédain, au mieux, sa condescendance.

Enfin, depuis son arrivée à Beauxbâtons, depuis l’été 1970, le caractère du Corse est en constante mutation. Rancoeur, colère, mépris et exaspération sont en conflit constant pour prendre le dessus et s’il ne sait plus sur quel pied danser quant à sa loyauté intrinsèque envers sa famille, il vacille bel et bien entre un besoin de vengeance et l’acceptation de son sort. La mort de sa femme, il l’a occultée. Niée. Parce qu’il n’accepte pas sa réalité. S’il profite de son veuvage en fréquentant bien des sorcières, il est incapable de passer outre et sa tendance à se perdre dans les courbes et les odeurs d’un whisky pur feu tout droit importé d’Angleterre se confirme mois après mois.

En tant que professeur, il est sans surprise extrêmement partial, injuste, acerbe et exagérément sévère. S’il n’ira pas jusqu’à refuser dans ses cours des nés-moldus, il n’hésitera jamais à les exclure avec finesse des devoirs ne pouvant être réalisés que par des sang-purs, ou en leur faisant comprendre, avec un petit sourire, que ce sont des sorciers inférieurs. Admirable professeur que voilà.

Genie in a bottle: Terpsichore

J’ai déjà été appelée. Plusieurs fois. J’ai vu les âges changer, j’ai vu les temps changer, j’ai vu les sorciers changer, j’ai vu les us et coutumes changer, au gré des civilisations, des sociétés, des invasions, des victoires, des défaites. On m’a demandé de combattre, on m’a demandé d’écrire, on m’a demandé de composer, on m’a demandé d’espionner. J’ai vu les modes, j’ai vu les interdits, j’ai vu bien des choses. Mais je ne m’attendais pourtant pas à me faire appeler par… par un… je cherche encore le bon mot (une préférence entre consanguin, imbécile, crétin, attendrissant angelot et cul-terreux ?), je ne m’attendais pourtant pas à me faire invoquer par toi. Plus âgé que tes prédécesseurs, plus déterminé, plus écoeuré aussi. Les sorciers qui invoquent des djinns cherchent le pouvoir, cherchent le savoir, cherchent bien des choses mais en général, ils invoquent parce qu’ils le doivent, mais surtout parce qu’ils le veulent. La curiosité l’emporte, l’ambition aussi. La fierté : toujours. Les enfants de sans pouvoir ont les yeux brillant de terreur et pourtant charrient l’espoir, une espérance qui suinte par tous les pores de leur peau. Les petits des lignées, ou les fruits des mélanges, exsudent la satisfaction, le soulagement, la fête qui précédera l’événement se reflète déjà dans leur regard.

Dans tes yeux, je n’ai lu que le dégoût. Je t’ai dégoûté avant même d’apparaître. Tu me méprisais. Et tu étais plus âgé que les autres. “Terpsichore, c’est ça ?” Je t’ai fait un petit sourire, bras croisés sur ma poitrine. Et toi, que m’as-tu donc offert ? Du dégoût, toujours ce même dégoût, cet unique dégoût, qui transperçait ta voix malgré ton délicat accent aux senteurs d’Italie, malgré la couleur dorée de tes cheveux qui rappelaient déjà le soleil, malgré ta posture, guindée, l’élégance de tes gestes. Tu aurais pu être charmant, adorable, tu n’as été que ridicule. Et ça ne m’a pas donné envie de te répondre. Un fin soupir, aussi léger qu’un fil de soie, je t’ai toutefois concédé une syllabe. “Oui.” Au loin, en sécurité derrière des pentacles, ta famille m’observait. Première djinn invoquée depuis des années. Une curiosité. Monstrueuse. Ecoeurante. Abominable. Mais une curiosité malgré tout. Il n’y a que dans tes yeux que le dégoût étouffait tout le reste. D’une voix maussade, traînante, repoussante, tu as articulé avec soin ce qu’on attendait de toi. Tu m’as enchaîné à toi. Sans plus de cérémonie.

Et tu m’as oubliée. Vraiment. Pendant toutes tes années à Beauxbâtons, la distance que tu as établie entre toi et tes pairs, tu nous l’as aussi imposées. Piètres résultats dans tous les cours me concernant, tu as mis un point d’honneur à exceller partout… sauf dans ceux-là. A la grande fierté des Castagniccia, cette bande de singes braillards courant après leur particule en délaissant leur respectabilité et leur crédibilité - trop encombrantes, comprenez-vous. Pendant toutes tes années à Beauxbâtons, je me suis demandée ce que j’avais fait pour mériter une telle punition. Puis j’ai vu comment Ghjulia et Felice se comporter avec leurs djinns, puis j’ai compris que j’avais tiré le moins pire du lot. Au moins, tu m’ignorais, tu ne te complaisais pas à passer tes nerfs sur moi. Au moins, tu restais honnête, loyal, fidèle en tout point. Ghjulia et Felice se sont plus à user de leurs djinns comme d’un esclave une fois à Beauxbâtons, et à les ignorer selon la coutume familiale sitôt rentrés en Corse, toi… non, tu m’ignorais. Point.

Tu es sorti diplômé de Beauxbâtons, tu m’as ignorée. Encore. Indifférent à mon existence. Et lorsqu’on t’a demandé de m’enfermer dans un objet pour pouvoir enseigné dans ton ancienne école, tu t’es exécuté et j’ai pu retrouver sur ton visage toujours le même dégoût, toutefois teinté de colère. De méfiance. Dans ta main, un mouchoir aux initiales de ta fille, mais tu n’as pas voulu le souiller par ma présence, alors c’est à une petite figurine de bois, sculptée dans une branche de ton arbre, toujours ton arbre, que tu m’as liée. Je pensais que tu allais m’abandonner au fond d’un tiroir, tu l’as même envisagé mais… c’est à ce moment-là que je me suis rendue compte que quelque chose avait changé. Tu as passé le pendentif dans un lacet de cuir, tu l’as accroché à ton cou, et tu m’as ordonné d’y retourner, sans un mot supplémentaire. Premier pas dans ma direction. Et actuellement le seul. Je ne te connais pas, pas plus que tu ne me connais. Mais je suis liée à toi. Tout comme toi, je suis la grâce, l’élégance de la danse. Tout comme toi, je ne veux pas être où je suis, tout comme toi on m’a arrachée, exilée de ma patrie.


Pseudo: Marelle Age: 24 ans Où avez-vu connu DJ? par le bien d'Augustus de prime abord Han Autres comptes? Joseph et Xavier Une remarque ? Ca doit être l'une des premières fois que je m'inscris sans avoir de fiche complète sous la main, ça m'angoisse Gnoe Un mot pour la fin ? Laissez-moi danser rp, laissez-moi, Laissez-moi danser rp chanter jouer en liberté tout l'été

Djinn Jinxed


 
❝ au parfum de son maquis, de loin, les yeux fermés, je reconnais ma corse❞ Il ne comprenait pas qu'il existait rarement d'alternative évidente dans la vie d'une personne. Les gens changeaient lentement, avec le temps. On ne faisait pas simplement un pas pour se retrouver dans un endroit totalement nouveau. On s'écartait d'abord du chemin d'un pas minuscule pour éviter des pierres.


Dernière édition par N. Lisandru Castagniccia le Mar 8 Aoû - 17:48, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Professeur de Symbolisme Magique
N. Lisandru Castagniccia
Professeur de Symbolisme Magique
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t2013-lisandru-dishonor-on-yo
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 283
Date d'inscription : 03/08/2017
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Jeu 3 Aoû - 21:02


Elles sont toujours restées loin
Là où on peut voir la mer sans fin
nos racines

Persona non grata. La douleur est là : tu ne remettras jamais les pieds sur la terre de tes ancêtres. Tes yeux ne verront plus jamais les feuilles des châtaigniers dont tu portes le nom, tes pieds ne fouleront plus jamais la terre aux reflets rouges qui a connu tes premiers pas. Persona non grata, la violence de la décision de ton frère aîné attise encore dans ton regard une cruauté sans pareille, sans qu’il ne te soit le moindre moyen d’y remédier. Le reniement, le rejet, l’exil ne peut plus être levé maintenant, parce que devant tes yeux se consume, encore et encore, l’arbre qu’on planta le jour où tu naquis. Tu n’es plus le bienvenu. Et dans quelques heures, lorsque les braises se seront éteintes d’elles-mêmes, la sentence commencera et tu devras transplaner. Vers où ? Dans quel pays ? Tu ne le sais toujours pas, tu n’as pas eu la force d’y réfléchir depuis que le verdict est tombé, ni la force, ni l’envie. Tout s’est enchaîné trop vite, de la découverte au jugement familial en passant par la décision unanime prise sans toi, par ta mère, tes frères et ta sœur. Tes doigts serrent ceux, potelés, que la petite Fuchsia a glissés dans ta main. « Père, pourquoi l’arbre brûle-t-il ? » Elle a déjà ton élocution soignée, ta posture guindée, mais elle a aussi dans les yeux l’éclat de curiosité qui existe dans ceux de sa mère. Une mère, d’ailleurs, chassée de sa vie, de ta vie, sans plus de cérémonie. Un jour, la justice frappera les Castagniccia pour leurs bannissements, mais pas encore. Pas tout de suite. Et lorsque ce sera le cas, il sera trop tard, et pour toi, et pour la mère de Fuchsia, et pour la famille que vous pensiez former et enraciner dans la forêt corse.

Tu détaches un instant tes prunelles du brasier pour la regarder, d’ailleurs, ta fille. Qui, qui donc pourrait se douter que ses veines charrient un sang tout particulièrement impur ? Elle est la première d’une nouvelle génération, si on ignore l'enfant que tu as eu des années plus tôt, prémices à n’en pas douter de ce jour. Elle est la première d’une nouvelle génération de Castagniccia, elle faisait jusque-là la fierté de tous ses oncles, de sa tante, de sa grand-mère. Comment la traiteront-ils maintenant ? « Père ? » Tes yeux se posent sur la petite fille. Cinq ans. Cinq petites années. Se souviendra-t-elle de toi lorsqu’elle intégrera Beauxbâtons ? Aura-t-elle ne serait-ce que le droit d’y aller ? De se mêler au reste du monde ? La tentation est forte, plus forte que jamais, de transplaner maintenant avec elle, de l’arracher, elle aussi à la terre de ses ancêtres, la condamnant à voir brûler à son tour la jeune pousse enracinée depuis cinq ans à l’orée de la forêt. La tentation est forte mais la volonté est absente : tu ne peux t’y résoudre. Tu ne peux te résoudre à la condamner à une vie d’exil, de paria, alors que sa mère lui a déjà imposé une humiliation qui la suivra pendant toute sa vie. Pourquoi l’arbre brûle-t-il ? Personne ne lui a expliqué. Et Ettore, qui te regarde au loin, te fait comprendre qu’ils ne lui ont rien dit volontairement. Pour que tu puisses, toi, lui expliquer. Tu t’accroupis, poses un genou à terre, à la chaleur d’un arbre trentenaire qui réchauffe de manière insupportable la canicule de l’été 1970. « Parce que Papa doit partir. » Tes mots t’écorchent les lèvres, te lacèrent la mâchoire, ont goût de ciguë sur ta langue. Fuchsia, aveugle à tout cela, fronce ses petits sourcils. « Vous allez nous quitter, père ? Vous ne nous aimez plus ? » Un rictus déforme ton sourire, tu serres le poing, Si tu ne les aimes plus ? Tes bras enserrent ta petite fille lorsque tu te relèves, elle s’accroche à ton cou et ne reposera pas sa question : elle a beau n’avoir que cinq ans, elle sait que si tu ne réponds pas la première fois, inutile de récidiver, ça ne marchera pas davantage une seconde. Est-ce que tu ne l’aimes plus, parce que son sang est mêlé à de la trahison ?

Il faudra des heures, des heures et peut-être des jours, pour mettre à mal un châtaignier comme le tien, tu le sais. Il faudrait, du moins. Mais la magie, les feudeymons, consument, rongent, détruisent tout plus vite que la normale et dans un craquement, l’arbre s’effondre devant toi, s’appuie contre les parois invisibles que dresse un pentacle de magie runique. Le symbolisme de la chute d’un arbre est fort : il ne serait pas de bon augure que le feu s’étende à toute la forêt magique qui voit être planté depuis des siècles un arbre par Castagniccia, un arbre entre les racines duquel est enterré son propriétaire. Ta magie est liée à ce châtaignier. Ta magie, ton sang, tes racines, tout ce qui fait de toi un sorcier, un homme, un Castagniccia, tout est lié à cet arbre qui hurle au martyr. A cet arbre que tu veux sauver. Et on te l’arrache, sous tes yeux. Combien d’arbres ont-ils brûlé ? A ta connaissance, quatre. Quatre en plusieurs siècles. Quatre et tu en fais partie. Valeriu t’arrache le cœur. En plus de te voler ta fille. Et tout recours t’est interdit, parce que rien, ni personne, ne pourra jamais interférer dans les décisions prises par le clan Castagniccia. La pureté du sang de la lignée vaut tous les sacrifices, vaut toutes les justices : son indépendance est aussi vivace que la tienne. Aussi vivace que ton orgueil. Tes bras serrent contre toi ta petite fille, son visage s’enfouit dans ta nuque et tu autorises des larmes à glisser le long de tes joues. Tu as l’impression de voir ton bûcher funéraire s’envoler devant toi dans des fragments de cendres qui annoncent au ciel ton reniement. Un mouvement dans ton dos, ta petite sœur est là. « il est bientôt l’heure, Lisandru. Vous devriez déjà dire au revoir à Fuchsia. » Ses yeux bleus te transpercent, tu lis dans sa posture un mépris infini. Ghjulia ne t’a jamais aimé. Trop autoritaire d’après elle. Trop prompt à t’octroyer des libertés que tu leur interdisais avec fermeté. Trop moralisateur, trop hypocrite. Trop en décalage entre ton être et ton paraître. Si Valeriu a toujours été l’héritier modèle, toi, tu as longtemps tenu auprès du reste de ta famille le statut de figure paternel, et ce dès le décès de votre père, l’année de tes onze ans. Ghjulia te méprise, Valeriu se sent trahi, Felice te déteste… il ne te manque qu’Ettore, le plus jeune de tes frères, et toute ta fratrie te rejettera réellement. « Lisandru, ne m’obligez pas à vous ridiculiser devant votre fille. » Elle a la même voix autoritaire que celle de votre mère. Le même regard acier que votre père. Le même que toi. Ghjulia et toi êtes très certainement les deux membres de la fratrie qui se ressemblent le plus. La mépriserais-tu si les rôles étaient inversés ? Assurément que oui.

Lentement, tu t’accroupis, tu forces ta fille à te lâcher. Elle refuse, tu imposes. « Fuchsia, regardez-moi. » Elle ouvre de grands yeux. Les mêmes yeux que sa mère. Qu’elle ne reverra plus non plus, d’ailleurs. Exilée bien plus définitivement que toi. Son corps repose de l’autre côté de la demeure, ensevelie sous un potager. « Nous nous reverrons dans cinq ans, Fuchsia, comprenez-vous ? » Cinq ans. Le nombre d’années qui la sépare de la Maison Royale de Saint-Louis où, un peu plus tôt dans la journée, Valeriu t’a certifié qu’il l’enverrait. Le double de maintenant. Cinq ans, une éternité. Tes doigts cueillent son menton, la forcent à te regarder. Ton pouce vient cueillir une larme. « Vous partez longtemps, Père. » Tu fouilles dans tes poches, en extrais un mouchoir brodé à tes initiales. « Cinq ans, Fuchsia. Souvenez-vous de moi, moi, vous serez toujours avec moi. Tenez, donnez-moi votre mouchoir, échangeons-les… » Sa petite main potelée se glisse dans sa robe, en sort un mouchoir identique au tien. « Tenez, Papa. » Tu as un sourire, le papa n’est pas autorisé dans votre famille, en règle générale ; cela et le vouvoiement font partie de ces petites lubies de tes ancêtres pour se croire nobles à défaut de l’être réellement. « Je compterai les jours, jusqu’à ce que nous nous revoyions. Je n’y manquerai pas. Pas un seul jour. » Tu déposes un baiser sur son front, avant de définitivement laisser Ghjulia emprisonner la main de ta fille et te l’enlever. « Je n'y manquerai pas non plus. »

Je ne te comprends pas, Lisandru. Comment peux-tu accepter ça. Ton déshonneur, la perte de tout ce qui constituait jusque-là ton univers, ta raison de vivre, ta raison d’être ? Comment peux-tu accepter de perdre ça, pourquoi n’as-tu pas plaider l’ignorance, plaider l’escroquerie ? Ta femme, feu ta femme d’ailleurs, ton amour de jeunesse, a déjà payé le prix fort pour ses mensonges. Pourquoi n’as-tu pas hurlé à ta famille que tu ignorais qu’elle se jouait de toi ?

Par fierté.
Par orgueil.
Par amour, assurément.

D’un mouvement de baguette, tu rassembles les cendres qu’il reste de ton arbre. D’un mouvement de baguettes, elles s’entassent dans un bocal, que tu ranges précieusement dans le sac qui constitue désormais toutes tes possessions. Que vas-tu faire désormais ? Chercher du travail. Chercher un logement. Quitter ton île, quitter ta fille, ta famille… Eventuellement partir à la recherche de ton autre enfant.

Tu es né le jour du Solstice d’été. Deuxième fils des Castagniccia, tu promettais d’être une fierté, comme Valeriu avant toi, de deux ans ton aîné. Et une fierté, tu l’as été. Pendant des années, tu as grandi, te pliant sans rechigner, aux exigences de tes parents, pourtant multiples. Les Castagniccia ne sont pas nobles mais se targuent de l’être malgré tout, dans l’éducation qu’ils confèrent à leurs enfants, dans la généalogie qu’ils prétendent posséder. On vous raille par votre prétention, pour vos prétentions, mais cela ne vous atteint pas, votre arrogance sans limite vous forçant à vous tenir au-dessus de toutes les critiques. Pendant des années, tout comme tes frères et sœurs nés après toi, tu as fait la fierté de ton nom. Comme l’arbre, le chêne blanc, que l’on planta à ta naissance, comme à chaque naissance de votre famille, tu as donc grandi. Mûri. L’année de tes dix ans, c’est de ton arbre que l’on a ôté une branche pour en faire une baguette. L’année de tes onze ans, c’est au cœur d’une clairière de votre forêt qui fait votre nom que tu m’as invoquée, dans l’unique but de répondre aux exigences de la métropole, dans l’unique but de satisfaire les injonctions du continent et surtout dans l’unique but de t’ouvrir les portes de Beauxbâtons, des portes qui sont restées obstinément closes devant ton frère sans-djinn, un Valeriu condamné à garder la tête haute et à aller étudier chez tes cousins italiens, auprès de tuteurs, puisque les portes de Poudlard et de Durmstrang étaient fermées à son âge tardif. Tu m’as invoquée, puis tu m’as oubliée. Et tu t’es plongé dans l’apprentissage de la magie, dans l’apprentissage des codes et des lois qui régissent l’univers, ces lois invisibles qui régissent pourtant chaque action que vous faites. Le Symbolisme, par bien des aspects, est partie intégrante de la lignée de tes parents. Castagniccia, forêt de chênes blancs pour chaque enfant né de la branche principale de la famille, baguettes faites de ces mêmes chênes blancs, attachement au sang, à la lignée, à la Corse, votre seule et unique patrie ; mépris jusque dans ce qui est imposé par le continent pour affirmer votre dépendance…

Par bien des aspects, vous êtes ridicules, pauvres humains constamment en quête de plus que ce qu’ils ont. Vous n’êtes pas riches mais vous simulez l’opulence. Vous n’êtes pas noble mais vous simulez la noblesse. Vous n’êtes pas purs, mais vous simulez la pureté en éliminant les petits canards boiteux. C’est cette hypocrisie constante qui t’a perdu, Lisandru, et c’est cette hypocrisie constante qui te perd encore maintenant.

Tu as grandi en faisant la fierté de ta famille, mais deux faux pas t’ont conduit à un reniement cruel, implacable, définitif. Un reniement qui te laisse brisé, avec des convictions dangereuses, une position dangereuse, et plus aucun soutien. Tu as fait deux faux pas. Le premier t'a été pardonné du fait de ta jeunesse. Le second, en revanche, est celui que tu regrettes le moins, mais c’est aussi celui qui a scellé ton sort. Et qu'aucun Castagniccia ne te pardonnera jamais.

Ton premier faux pas s’appelait Ephémère. C’est une jeune fille, elle aussi suivant la filière des Sciences Occultes. Etiez-vous amoureux ? Oui, amoureux comme deux jeunes de vingt ans savent l’être, comme deux jeunes inconscients savent l’être. Etiez-vous amoureux ? Peut-être. Oui, sûrement. Mais lorsque son ventre s’est arrondi en septembre 1955, vous en étiez bien moins sûr. Oh, elle était sang-pur, là n’était pas le problème. Oh, elle était d’une famille de ton rang, bien plus aisé que vous d’ailleurs, là encore n’était pas la question. Mais… elle n’avait que vingt ans, tout comme toi, elle n’était rien pour toi, rien de plus qu’une amie ; aucun engagement ne vous liait… vos familles vous ont séparés. Elle n’a pas fini sa scolarité à Beauxbâtons et tout ce que tu as eu le temps de lui demander, ça a été de nommer l’enfant Anthurium si c’était un garçon, Azalée si c’était une fille. Deux pieds de nez symboliques, deux pieds de nez qui ont perdu de leur sens sitôt que les années vous ont distancé, et que le souvenir l’un de l’autre s’est effacé petit à petit dans vos esprits. Tu sais que tu as un fils ou une fille quelque part, tu sais qu’il ou elle est née en juin 1956, quand tu fêtais tes vingt ans, tu sais qu’il ou elle va bientôt avoir quinze ans, mais… mais. Tout simplement. Ce n’est pas que tu l’as oublié, c’est que tu l’as rencontrée, elle, ton deuxième faux pas. Et qu’elle t’a donné l’impulsion qu’il te manquait pour aller de l’avant.  

Elle s’appelait Chiara. Elle était resplendissante dans sa robe, elle était belle, intelligente, acerbe. Elle avait tout pour elle. Italienne, c’était toujours mieux que française ; sang-pur, riche, amoureuse : vous aviez vingt-six et vingt-sept ans, tu avais déjà oublié ton amour de jeunesse, tu étais un jeune diplômé avec BRIO, tu venais de retrouver avec joie et sérénité la terre de tes ancêtres pour mettre à ton tour la main à la patte, pour reprendre aux côtés de Valeriu votre exploitation de chêne blanc, votre exploitation de plantes magiques pour potions. Il ne vous a pas fallu bien longtemps pour vous engager l’un envers l’autre. En 1963, vous vous êtes mariés, sous les yeux véritablement bienveillants de vos deux familles, sous les yeux rayonnants de fierté de tes frères et sœur. Oui, vraiment, ton deuxième faux pas a mis du temps à se voir. En 1965, votre petite Fuchsia est née, comme un soleil de printemps, comme un soleil dans votre vie à tous les deux ; Vous vous êtes installés sur le domaine, définitivement. Tu as planté, autour du cordon ombilical, une pousse de chêne, un gland de ton propre arbre. Et à son tour, tu l’as vu grandir, tu l’as choyé autant que ta propre fille, autant que ta propre femme.

Jusqu’aux cinq ans de Fuchsia. Quand la vérité est tombée, comme un couperet, tranchant net ton bonheur et la stabilité de ta vie. Tranchant net ton avenir : Chiara avait tout pour elle ; presque tout. Une goutte, une goutte de sang moldu dans les veines… un héritage de sa grand-mère née- moldue. Une seule grand-mère, mais une honte. Une décadence. Une déchéance. Une trahison. Car c’est bien ce que tu as ressenti, Lisandru, lorsque tu l’as appris : ta femme t’a menti pendant des années. Pire encore : elle a entaché une lignée sans tâche à ton insu. Tu as voulu divorcer, tu as voulu la répudier, tu as voulu, mais tu as hésité. Et ton frère l’a appris. Ton frère, aîné de la famille, maître des lieux depuis le décès de votre père, l’année de tes douze et de ses quatorze ans, lui, n’a malheureusement pas hésité une seule seconde à consulter les archives familiales pour savoir quoi faire en de telles circonstances.

Et il l’a tuée, de sang-froid, dans le plus grand secret. Première étape. Il a tué ta femme, il a brisé ta famille, a maquillé le tout en accident, sous tes yeux, sous les yeux convaincus de tes frères et sœur. Complices d’un meurtre, complice d’une purification de la lignée.

La seconde étape a été de devoir gérer le cas de Fuchsia, une âme innocente. Et ton cas, à toi, le fils et le frère indigne. Tu aurais pu plaider l’ignorance, mais ça aurait été admettre que Chiara t’avait caché le mensonge pendant toutes ces années, depuis votre première rencontre. Tu aurais pu plaider l’ignorer, tu as préféré assumer. Et ils t’ont banni. La mort dans l’âme, dans le cas de Valeriu, avec joie et détermination, dans le cas de Ghjulia et de Felice. Quant à Ettore… il ne sait que penser, tu t’en doutes. La seconde étape a donc été de te renier, de te bannir, de t’arracher, à la lignée des Castagniccia. De brûler ton chêne, celui qui se dressait depuis trente-quatre ans dans la forêt familiale. Brûler, ramasser les cendres. Partir. Et recommencer à zéro. Sans famille.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

21 juin 1936, tu es né ; fils cadet (Valeriu avait 4 ans)
1938, c’est autour de Felice de rejoindre la fratrie ; (tu avais 2 ans, Valeriu en avait six)
1940, la seule fille vous rejoint, Ghjulia de son prénom ; (tu avais 4 ans, Valeriu en avait 8 et Felice fêtait ses deux années parmi vous)
1947, tu as onze ans lorsqu’on refuse à ton frère l’accès à Beauxbâtons, l’absence de Djinn le pénalisant. Il refuse d’en invoquer, toi, tu te plies de mauvaise grâce à la coutume française sous l’injonction de ta mère qui veut, malgré tous ses a priori sur l’école du continent que tu y fasses tes classes. Valeriu, quant à lui, part étudier chez des cousins italiens.
1948 ; ta mère est enceinte de deux mois à peine que ton père, Rumenzu Castagniccia, meurt dans un malheureux accident en mer (tu as douze ans et demi, Valeriu en a seize, Felice dix et Ghjulia huit)
1949, Ettore, le benjamin de la famille vous rejoint ; il n’aura pas connu son père ; (tu avais treize ans, Valeriu en avait dix-sept, Felice onze et Ghjulia neuf)
1951, tu intègres Beauxbâtons, quittes pour la première fois le sol de Corse, subis les dix années d’études en n’ayant en tête que de retourner, dès que possible, te ressourcer loin des français.
1954, tu pars en filières des sciences occultes, option culture générale ;
1955, tu découvres que tu vas être père, mais ni toi, ni elle n’êtiez réellement prêts : sa famille la retire de Beauxbâtons, les tiens te mettent en garde contre un deuxième faux pas qui entâcherait votre réputation de famille qui brigue la noblesse depuis des décennies.
Juin 1956, tu sais que tu deviens père, mais tu ignores ne serait-ce que s’il s’agit d’un petit garçon ou d’une petite fille
1961 : te voilà diplômé, en Sciences Occultes, avec une mention plus qu’honorable en symbolisme magique.
1962, tu rencontres Chiara, une belle sorcière italienne, parfaite en tous points, que te présente Valeriu.
1964, vous vous mariez, avec la bénédiction de vos deux familles, elle s’intègre parfaitement aux Castagniccia
1965, naissance de Fuchsia, votre petite princesse
Eté 1970, on découvre que ta si magnifique, si parfaite épouse n’est qu’une menteuse : que loin d’être une sang-pur comme elle le clamait, sa grand-mère était une née-moldue et le sang impur est donc bien présent dans ses veines ; la déception, la colère, la rancœur des Castagniccia s’abat sur elle, elle est assassinée par ton grand-frère, Valeriu, qui choisit pour toi l’exil et le reniement. Tu es banni des terres de tes ancêtres, ton chêne blanc est brûlé, tu es séparée de ta fille.
1970, tu deviens professeur à Beauxbâtons où tu espères retrouver, l’année prochaine, ta fille ou ton fils aîné ; tu espères tout autant retrouver Fuchsia, comme te l’a promis Valeriu, dans cinq ans à la Maison Royale de Saint-Louis. Parce qu’il te l’a promis, Valeriu, conscient qu’il était que c’était lui, de prime abord, t’avait présenté Chiara, inconscient lui aussi à la trahison qui se fomentait.


Djinn Jinxed


 
❝ au parfum de son maquis, de loin, les yeux fermés, je reconnais ma corse❞ Il ne comprenait pas qu'il existait rarement d'alternative évidente dans la vie d'une personne. Les gens changeaient lentement, avec le temps. On ne faisait pas simplement un pas pour se retrouver dans un endroit totalement nouveau. On s'écartait d'abord du chemin d'un pas minuscule pour éviter des pierres.


Dernière édition par N. Lisandru Castagniccia le Mar 8 Aoû - 17:51, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Petit nouveau
C. Opale de Béziade
Petit nouveau
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur
Identité magique
Messages : 1531
Date d'inscription : 02/04/2016
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Jeu 3 Aoû - 21:14

ENCORE TOI ! Sem (dit-elle)

Et une belle bouille, de belles origines, et en prof en plus... Heh
Ça a l'air d'être un petit bip, mais on l'aime déjà Mdr

Courage pour la suite Chou
(PS : se battre avec des points ça doit être vachement long Gnoe)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Admin ¦ Joueuse numéro 4 de polo ailé de la saison Fons
J. Cirilla Baudelaire
Admin ¦ Joueuse numéro 4 de polo ailé de la saison Fons
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t886-cirilla-il-en-faut-peu-p
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 1247
Date d'inscription : 10/05/2016
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Jeu 3 Aoû - 21:22

Nyaaahhhhh Lisandru !! Il va être génial Mdr en tout cas, ce début de fiche l'est déjà Sem (on va souffrir avec lui Gnoe *croise les doigts pour que Ciri n'ait pas de cours de symbolisme magique* Mdr )
Rebienvenue avec ce perso aux petits oignons (avec des morceaux de châtaigne dedans) ! Owai


Oh my God, I'm so strunk
You're so cool, you're so nice, you're so natural, you're so sexoh my god, i'm so strunk, stone drunk, oh fuck


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Professeur de Symbolisme Magique
N. Lisandru Castagniccia
Professeur de Symbolisme Magique
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t2013-lisandru-dishonor-on-yo
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 283
Date d'inscription : 03/08/2017
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Jeu 3 Aoû - 21:50

A. Juliette Lacroix a écrit:
ENCORE TOI ! Sem (dit-elle)

Oui, j'ai cédé Potté Potté dishonor on me, dishonor on my cow Cry Cry

Citation :
(PS : se battre avec des points ça doit être vachement long Gnoe)

Mdr Mdr t'as vu, c'est tout un art, l'art d'être pointilleux dans les combats Mdr (merci Mdr Mdr )


@J. Cirilla Baudelaire a écrit:
Nyaaahhhhh Lisandru !! Il va être génial Mdr en tout cas, ce début de fiche l'est déjà Sem (on va souffrir avec lui Gnoe *croise les doigts pour que Ciri n'ait pas de cours de symbolisme magique* Mdr )
Rebienvenue avec ce perso aux petits oignons (avec des morceaux de châtaigne dedans) ! Owai


Merciiiiiii Kya ahah, il va pas être si méchant que ça Crush promis, il sera gentil avec les nobles, les bourgeois et les sang-pur, ce sera déjà pas mal Owai


 
❝ au parfum de son maquis, de loin, les yeux fermés, je reconnais ma corse❞ Il ne comprenait pas qu'il existait rarement d'alternative évidente dans la vie d'une personne. Les gens changeaient lentement, avec le temps. On ne faisait pas simplement un pas pour se retrouver dans un endroit totalement nouveau. On s'écartait d'abord du chemin d'un pas minuscule pour éviter des pierres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Capitaine de polo ailé de la saison Fons
A. Gwenn Maillard
Capitaine de polo ailé de la saison Fons
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t1995-a-gwenn-maillard-en-cou
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 172
Date d'inscription : 01/07/2017
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Ven 4 Aoû - 11:17

Godness ce personnage Chou
Re-bienvenue, courage pour la suite de la fiche (et liens, liens, liens ♥️)

Heart Lick



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Professeur de Symbolisme Magique
N. Lisandru Castagniccia
Professeur de Symbolisme Magique
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t2013-lisandru-dishonor-on-yo
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 283
Date d'inscription : 03/08/2017
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Ven 4 Aoû - 12:27

Merciii Owai owiii, liens Boogy


 
❝ au parfum de son maquis, de loin, les yeux fermés, je reconnais ma corse❞ Il ne comprenait pas qu'il existait rarement d'alternative évidente dans la vie d'une personne. Les gens changeaient lentement, avec le temps. On ne faisait pas simplement un pas pour se retrouver dans un endroit totalement nouveau. On s'écartait d'abord du chemin d'un pas minuscule pour éviter des pierres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Aestas
V. Louise de Lannoy
Aestas
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t1897-miss-blue-sky-louise
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 148
Date d'inscription : 30/04/2017
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Dim 6 Aoû - 11:49

NAPOLÉON. Heart Han
Bon ok, je suis un peu trop fan du pseudo. Mdr

Bienvenue avec ce nouveau personnage ! Heart



❀ ANA ET SALVA FAMILIA. See how the sun shines brightly in the sky



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Professeur de Symbolisme Magique
N. Lisandru Castagniccia
Professeur de Symbolisme Magique
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur http://djinn-jinxed.forumactif.org/t2013-lisandru-dishonor-on-yo
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 283
Date d'inscription : 03/08/2017
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Dim 6 Aoû - 17:18

Hihi merciiiii Gimme

Oooh, mais tu seras l'une de mes élèves Hihi


 
❝ au parfum de son maquis, de loin, les yeux fermés, je reconnais ma corse❞ Il ne comprenait pas qu'il existait rarement d'alternative évidente dans la vie d'une personne. Les gens changeaient lentement, avec le temps. On ne faisait pas simplement un pas pour se retrouver dans un endroit totalement nouveau. On s'écartait d'abord du chemin d'un pas minuscule pour éviter des pierres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Beauxbâtons
La Directrice
Beauxbâtons
Portoloins
Voir le profil de l'utilisateur
Identité magique
Who wears the crown ? :
Messages : 476
Date d'inscription : 06/08/2015
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   Mar 8 Aoû - 20:33


Difficile d'ignorer Lisandru. La pureté en guise d'étendard, c'est la fierté faite homme ; un solide châtaignier dont les racines pourtant effilochées s'accrochent encore à sa Corse natale. Pourtant, derrière l'armure d'orgueil dont il se pare, il y a ces blessures qu'aucun feu n'est parvenu à cautériser, et certainement pas celui qui a brûlé cet arbre qui était le sien. Un mensonge a détruit sa vie et ses dernières mettes -une innocente enfant- lui ont été arrachées. Les terres françaises parviendront-elles à apaiser ses tourments ou ne feront-elles que souffler du sel sur les plaies qu'il dissimule ?

Cette plume et cette histoire  TT Rebienvenue !  Squiz  
 

Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection au sein du  PERSONNEL DE L'ACADEMIE ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume. Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu. Sur ces quelques mots, il ne vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Portoloins
Identité magique
■ On a le vice des vertus ■
MessageSujet: Re: (lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow   

Revenir en haut Aller en bas
 

(lisandru) Dishonor on you, dishonor on your cow

■ Qui ne s'est jamais perdu dans l'excès de m'as-tu-vu ? ■
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Djinn Jinxed ::  :: Le Cadran des Saisons :: Bienvenue à Beauxbâtons-