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Le monde magique se trouve au mois de mai 1971 et est en pleine effervescence !
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Temporairement, le rang social de la Bourgeoisie a été rouvert pour les inventés.
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 Le Contexte

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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- Qu'ils mangent de la brioche ! -
MessageSujet: Le Contexte   Ven 9 Oct - 23:07


Le Contexte
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Septembre 1970

« LA REPUBLIQUE EST MORTE, VIVE LE ROI ! »


Liberté :

« Plus une cause est grande, plus elle offre un grand asile à l'hypocrisie et au mensonge. »
L'Espoir, Malraux.

Grande, la cause l'était assurément. Forte de ses idéaux républicains et des luttes auparavant menées en faveur d'une cohabitation pacifique avec les moldus, la France sorcière avait jugé bon de se prémunir sans tarder contre le mouvement extrémiste amorcé par l'autoproclamé Lord Voldemort. Le Cabinet magique crut ainsi éloigner durablement un conflit qui menacerait tôt ou tard le peuple français et ses principes libéraux en votant un rétablissement de la Monarchie : le roi Henri VI, descendant des Valois totalement oublié de ses contemporains, devait par son sang pur et bleu donner l'illusion d'une France assujettie à la suprématie des vrais sorciers. Mais le peuple ne put être longtemps la dupe d'un tel expédient : bientôt désabusé par la restructuration arbitraire du gouvernement au profit exclusif des bien nés, il s'aperçut enfin que les instructions du Cabinet magique, sous couvert de lui garantir un pis-aller salutaire, l'avaient en réalité déchu de ses droits.

Egalité :

Ah ! La Monarchie sorcière, prétendue garante de l'indépendance française... Un « mal nécessaire », disaient-ils, une « mesure de défense » provisoire commandée par l'urgence de la situation. Il y eut de fort beaux discours où l'on rivalisa de générosité : les plus dignes représentants de la magie devaient absolument travailler à préserver des vies chaque jour un peu plus dépréciées outre-Manche, veiller à ce que les moins purs d'entre eux ne soient jamais, jamais taxés de Sang-de-bourbe. Fallait-il pour cela s'enfoncer dans un simulacre d'idéologie puriste ? La mentalité des sorciers français se prêtait particulièrement à ce genre de compromis : quoique le rang l'ait toujours emporté sur le sang à leurs yeux, ils ne s'en voulaient pas moins les précurseurs de l'égalité des droits. Mais tout se passa comme si l'on avait peu à peu pris goût à la mascarade. La solidarité des beaux discours s'était insensiblement nuancée d'un paternalisme humiliant. Pour le bien de tous, disaient-ils désormais, or le peuple qui hurlait au scandale était-il véritablement capable d'en juger ? La politique anti-républicaine finit ainsi par se manifester sous des formes très concrètes : de nombreux sorciers, pour la plupart fort méritants mais dépourvus de naissance, furent injustement destitués de leur emploi en faveur de nobles au sang pur. La couronne d'Henri VI n'eut en somme rien d'un phare dans l'obscurité grandissante de l'extrémisme britannique : la liberté et l'égalité gisaient au pied d'une société sorcière arbitrairement réagencée qui les avait reléguées au rang d'idées, décharnées et exsangues.

Fraternité :

Le gouvernement français n'en demeura pas moins soucieux de s'armer contre la menace extérieure. Il atteignit le comble de l'injustice en s'assurant bassement la mainmise sur les Djinns. Ces entités immémoriales, aussi anciennes que la magie, avaient jusqu'à présent été appelées en renfort au moyen de rituels d'invocation complexes hérités des tout premiers druides. Or, l'éventualité d'une guerre contre les partisans de Voldemort n'étant pas à exclure, les Djinns devinrent de potentielles armes de défense. On voulut être en mesure d'y recourir sur commande, sans plus avoir à en passer par le tracé minutieux des sempiternels cercles d'invocation. La récente Mise en Objet des Djinns rompit brutalement une longue tradition fondée sur le respect, l'humilité et la crainte. Était-ce une nouvelle forme d'esclavage déguisé ? Le sujet divisa plus encore les sorciers français, jusque dans les murs autrefois imperturbables de Beauxbâtons. La prestigieuse école de sorcellerie française, réputée démocratique dans toute l'Europe, devint en effet un nœud de contradictions. Tandis que les Djinns y étaient désormais soumis à de longs et dégradants combats djinniques pour fournir aux élèves un semblant de formation militaire, la Directrice, Roseline Frémont, dut officiellement se montrer moins tolérante et instaurer des quotas. Ainsi, parmi les jeunes sorciers « impurs » déjà inscrits à l'académie de magie, certains furent surpris et consternés de ne pas retrouver un frère, une sœur qui devait cette année y faire sa rentrée. Les privilèges accordés dans le même temps aux élèves issus de la noblesse achevèrent d'ébranler la cohésion du cercle estudiantin. La superbe école de Beauxbâtons, qui se targuait hier d'éduquer les futurs responsables de la beauté du monde, ne semblait déjà plus vraiment à la hauteur de ses ambitions. Et les Djinns, qui peinaient à endurer leur asservissement, se contenteraient-ils de rire face au spectacle d'une fraternité près de s'effriter ?
Djinn Jinxed
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Le Contexte

- Marchons, marchons ! Qu'un sang impur abreuve nos sillons ! -
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