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 Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon

■ Qui ne s'est jamais perdu dans l'excès de m'as-tu-vu ? ■
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Corail
S. Garance Paradis
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MessageSujet: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Jeu 22 Mar - 18:25


Solène Garance Paradis
feat. Ella Purnell

Nom: Paradis. Il est doux à dire et à écouter, que l'on le traduise dans toutes les langues du monde, ses consonances célestes ouvrent sur une  promesse de bonheur infini et de jardin d'Eden.   La tête dans les nuages, parfois elle aime à se le répéter, pourtant  il lui parait toujours trop élevé, trop haut pour une simple d'esprit. Prénom de naissance: Solène, peut-être ses parents voulaient-ils qu'elle ait à leur image, les pieds bien ancrés au sol, à la terre, peut-être n'était-ce aussi qu'une façon d'honorer sa grand-mère, elle ne le sait pas vraiment. Solennel lui auraient dit certains mais une naissance si banale, si commune, si ouvrière comme la sienne pouvait-elle vraiment être solennelle, elle en doute. Souvent ce prénom qu'elle n'aimait pas de prime abord assaille sa mémoire, mais tout comme elle fut arrachée à son monde, elle doit aussi l'arracher de ses souvenirs.  Prénom d'usage: Garance, un prénom dont se sont offusqués certains élèves de la Maison d'Education de Saint Louis et de Beauxbâtons. En effet, ce dernier cacherait des racines effroyablement républicaines. Une parfaite coïncidence car ses père et mère n'ont pas suffisamment de culture pour être au fait de certaines choses... La raison en est donc plus simple et tient en un autre nom : Arletty la grande comédienne moldue. En interprétant son rôle dans les. Enfants du Paradis, cette dernière leur a soufflé involontairement l'idée à l'oreille. Combien de fois le lui ont-il répétée que ce clin d’œil leur avait semblé amusant. Rien de moins, rien de plus. Cependant, elle préfère garder cette anecdote pour elle quitte à alimenter l'imagination de ses camarades ... Généalogie: Elle ne s'y est jamais véritablement intéressée, paysan, maçon ou sabotier de père en fils, ouvrière ou femme au foyer de mère en fille, qu'avait-il à connaître de plus  ? Peut-être quelques secrets familiaux que la pauvreté suppose mais non, elle préfère les laisser enfouis s'il en existe. Jouant le rôle de seconde mère plus que de grande soeur, son intérêt premier était tourné vers ses deux sœurs cadettes Agnès et Marie ainsi que son frère Frédéric. Était ? Malheureusement oui, car à présent, elle reste éloignée d'eux la plupart du temps n'ayant que le courrier pour consolation ... Et ce n'est sans doute pas les quelques cousins que la Maison de Saint Louis lui a trouvés qui combleront ce vide, elle les connaît tellement peu que leurs prénoms se mêlent encore dans son esprit.  Nationalité: La France reste cette terre dans laquelle les Paradis sont enracinés depuis des générations et elle ne fait pas exception à la règle. Cependant, un autre engrais venu d'Espagne, rapporté par le sang de sa mère est venu se mêler au terreau normand dont elle est désormais le fruit. Lieu et date de naissance: Rouen le berceau des illustres Flaubert et Corneille fut également le sien en ce  19 novembre 1954, un jour brumeux, un jour pluvieux où perça malgré tout un arc en ciel à une heure de l'après midi lorsque ses grands yeux s'ouvrirent sur le monde. Sur le grand port où travaillait son père, maçon aux mains crevassées, la nouvelle se propagea comme une traînée de poudre et fut célébrée comme celle d'une fille de roi. Les ouvriers levaient leurs bouteilles à sa santé et chantaient, pourtant le malheureux père prisonnier d'un patron trop hargneux ne découvrit son enfant que le soir venu . Dans l'humidité du foyer familial, il y trouva  une chaleur nommée solidarité qui lui réchauffa le coeur, cette solidarité si propre aux basses classes de l'échelle sociale. Bien avant l'arrivée d'un médecin, les voisines de l'immeuble avaient assisté l'accouchée pendant des heures, la rassurant et lui tenant la main, ainsi était née Garance entourée et choyée par toute la cité ouvrière.  Admirée aussi sans doute, sa vanité aime décidément se remémorer cette anecdote.  Statut: Les Rougon Macquart de Zola semblent très éloignés et à la fois si proches de sa propre famille. Certes, Garance n'a jamais touché une telle misère mais son statut reste inexistant au sein de la société moldue et sorcière, tant il est ouvrier, pauvre et populaire. Nature du sang: Aussi pourpre que la cape de sa chère Constance ou que le prénom même qu'elle porte, on aime cependant lui rappeler que de la bourbe coulerait plus volontiers dans ses veines.   Etudes/Profession: Être un rouage parmi tant d'autres au cœur de la machine ouvrière lui avait toujours semblé une évidence, une condition au dessus de laquelle elle ne se serait jamais élevée. La couture s'était rapidement imposée à elle comme un art à connaître afin de vivre et non comme un loisir. Son chemin après tout ne la destinait-il pas directement à l'usine de textile de sa mère ? Quelle surprise est encore la sienne aujourd'hui lorsqu'elle songe à des métiers sorciers tels qu'Auror ou médicomage. Elle en est si loin et son intégration à  Beauxbâtons lui paraît encore si irréelle. N'est ce pas pour cette raison qu'elle se débat toujours plus ou moins en seconde année d'IDEAL avec milles et une questions sur son avenir ? Baguette magique: Chaque sorcier se rend avec excitation et joie chez les Boisjoli. Pas elle ! Le souvenir qui reste lié à la découverte de la boutique est teinté de peur et de négociations pécuniaires, donc de honte. Passé le casse tête de changement de monnaie moldue en monnaie sorcière, elle offrit les quelques économies qu'elle avait pu récolter à l'illustre fabriquant, ce qui ne fut pas suffisant. C'est donc à crédit qu'elle sut rembourser contre quelques services à la famille, qu'elle fit l’acquisition d'une  baguette en bois de chêne blanc . Vingt-deux centimètres de magie brute qui la terrorisèrent lorsque l'objet entra en communion avec elle. Hortensius lui apprit les vertus de ce bout de bois quelconque en apparence  : fidélité, force, courage, grande affinité avec la nature, le grand Merlin en aurait possédé une, que des traits flatteurs, mais était-ce vraiment elle ? Son cœur lui convint mieux et lui parut être davantage à son image, puisque s'y trouvait une moustache de troll. Or que peut-il y avoir de plus crétin qu'un troll ? ...

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Un ressenti viscéral. Elle n'est pas encore au fait de toute l'histoire sorcière, loin de là, de plus elle possède si peu d'informations sur la géopolitique actuelle, par conséquent, comment pourrait-elle avoir un véritable avis sur cette question épineuse ? Elle se sentirait bien inapte de lancer ou d'intégrer un débat ayant pour thème, le bien fondé de l'avènement d'Henri VI ou au contraire les avantages d'une République. Dans le premier cas, l'amertume a été au rendez-vous avec des relents de taxes et d'impôts et dans le second, ce fut la désillusion d'une égalité que l'on voulait si parfaite et qui fut comme toujours imparfaite. Pourtant, si elle n'a pas vraiment de mots à formuler, ce sont les tripes si souvent serrées de Garance qui parlent pour elle. Cette crainte au creux de son ventre le sait, rien de bon ne ressortira de ce nouveau régime aux allures de réchauffé, cette dynastie est aussi archaïque que le palais où elle s'est installée et ce ne sont pas les dorures qui l'aveugleraient. Non, on ne construit pas l'avenir sur des retours en arrière à moins bien sûr de sacrifier une fois encore cette populace dont elle fait partie depuis sa naissance... Tout est dit.  

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Une honte ! Garance garde de sa première invocation de Djinn, un traumatisme certain. Certes, on lui a fait comprendre qu'il s'agissait d'une épreuve même pour les sorciers les plus aguerris, mais justement la jeune fille trouve cet esclavagisme encore plus incompréhensible. Pourquoi endurer une souffrance aussi pénible pour quelque chose dont on pourrait très bien se passer. Après tout, ces sorciers qui se vantent d'être si doués, si puissants de naissance ont-ils un réel besoin d'un Djinn pour les assister, pour leur être utiles ? Utiles ? Ne dit-on pas ça d'une cuillère à l'heure du dessert ou d'une ampoule pour éclairer une pièce ? On ne peut pas parler décemment d'utilité pour un être vivant. Elle a donc arraché son Djinn de l'Autre Lieu comme on arrache un enfant du sein de sa mère, une violence qu'elle ne peut toujours pas tolérer malgré le temps qui passe et dont elle se sent même coupable. Et que dire de ces ordres lancés sur un ton sec, froid, inhumain comme si c'était une évidence. Parfois ça la glace d'horreur. Non décidément elle ne se fera jamais à cette loi écœurante et elle qui ne se soulèverait jamais pour s'élever au dessus de sa condition le ferait bien volontiers pour celle des Djinns. Curieux ? Non. C'est même d'une logique implacable au fond, car bien que pauvre on lui a laissé une relative dignité, mais à eux, aucune.  

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
C'est un euphémisme.  N'est ce pas déjà le cas ? Bien au delà de l'envisager, elle le vit au quotidien au détours des couloirs, dans ses os, dans ses veines. Pour son sang moldu, certains regards la toisent avec mépris. Elle l'endure comme un chien endure  une muselière. Car oui, elle se tait, elle n'a pas de répartie, contrairement à ces sangs bleus, à ces sangs-purs dotés d'une intelligence brillante bien que mesquine. On la croit sans doute habituée, oui dans un sens elle l'est, le milieu ouvrier et soumis dans lequel elle a baigné l'y a malheureusement aidée, mais ce n'est pas pour autant qu'elle baisse la tête et qu'elle les accepte ces sarcasmes et ces insultes sur la qualité de son sang. La blessure reste présente bien que cachée et lorsque d'autres élèvent la voix contre cette injustice, elle les remercie toujours silencieusement d'avoir mis des paroles sur sa pensée. Cela n'arrange rien à la situation pour autant, les moldus, les sangs mêlés ne sont pas entendus par la direction de l'école et encore moins par le gouvernement, tandis que l'étau se resserre sur eux, sa présence même à Beauxbâtons lui semble parfois ne tenir qu'à un fil. Pourrait-on la renvoyer pour son sang si commun et son rang si bas ? Ça ne l'étonnerait pas !

Personnalité:

L'eau et le feu. Du scorpion, son signe astrologique, Garance possède cette sincérité qui parfois peut se révéler rude pour celui qui l'entend, une franchise qui sort de ses lèvres sans forme, sans délicatesse, sans gants. On ne lui a pas appris la diplomatie, le tact, elle est aussi brute qu'une pierre extraite de son minerais le plus pur, personne ne l'a polie, personne n'a retiré les défauts. Elle a pleinement conscience de sa maladresse légendaire et il n'est pas rare qu'elle s'en morde les doigts au sens propre du terme, après avoir vexé voire même blessé une connaissance. Alors comme une évidence, elle reste peu loquace et se contente de répondre " Oui " , " Non " ou toute autre forme de phrase comptant moins de dix mots, pour alimenter une conversation basique. Les sujets plus sérieux, elle les fuit le plus possible, car elle se considère stupide, une bêtise aussi abyssale qu'un puits sans fond. Elle écoute, s'extasie devant ses amies qui ont cette culture, cette richesse d'informations qui lui manquent tant et tente de retenir les plus belles tournures de phrase ... Grâce à sa grande mémoire, elle en répète certaines par mimétisme mais ses camarades doivent reconnaître immédiatement le style d'une autre.

Dépitée sans jamais se l'avouer, elle se recroqueville aussitôt dans sa coquille tel un escargot, et déploie alors tous ses autres atouts. Des atouts physiques pour la plupart.  Très sportive, puisqu'elle ne supporte ni la paresse ni l'oisiveté, elle peut passer des heures à rendre son corps plus sain par des exercices, des jeux, des tournois quitte à être assimilée dans ces moments-là à un cogneur de quidditch tant elle peut foncer tête baissée sur ses camarades.  Si elle ne joue jamais pour gagner mais toujours pour se dépenser, les garçons la recherchent généralement dans leur équipe, déjà enfant elle était la coqueluche de la cité ouvrière. Avec un tel traitement, inutile de préciser que sa ligne est d'une finesse que certaines de ses camarades jalousent en secret, de plus ni petite, ni grande, sa silhouette semble idéale. Mais devenue extrêmement vaniteuse pour compenser son manque d'intelligence, voilà qui n'est jamais assez. Si elle n'a pas un besoin vital de séduire, elle a besoin tout au moins de plaire, de se sentir unique, or si son joli minois est indéniable autant qu'il est poupon, elle n'ignore pas qu'il peut paraître commun si on le compare à ceux d'autres filles. Alors elle le met en valeur par des détails, des attitudes, jouant avec ses sourires mutins, ses rires cristallins, son regard de biche magnétique et même parfois avec ses silences ... C'est Marilyn Monroe, une chanteuse moldue, gâtée d'une idéale plastique qui lui a appris cette leçon, la beauté et le charme sont certes jumeaux mais parfois ennemis, une belle enveloppe n'est rien si le contenu est mièvre. Elle préfère prendre en exemple une Lauren Bacall, moins parfaite mais naturellement charismatique. Par conséquent, le maquillage qui gâterait son teint frais et rosé, ainsi que les vêtements dernier cri, très peu pour elle, elle n'est pas dans l'étalage. Son seul pêché mignon reste l'entretien de ses cheveux, mais là aussi elle renouvelle ses coiffures pour en faire des accessoires de son charme et non le contraire. Ce trésor qu'elle veut toujours faire resplendir à la face du monde, lui sert de clef ou de tremplin et lui ouvre des horizons qui lui paraissaient jusqu'à alors interdits. Elle n'en rougit pas, même si parfois quelque chose lui murmure à l'oreille de ne pas aller trop loin. Cet appel du pied que lui fait sa conscience, elle le chasse bien vite, après tout, quel mal pourrait-elle faire en battant des cils ? Faire le mal au contraire lui est inconnu, impossible car impensable. Ses amis ne rencontrent chez elle qu'un instinct primaire qui lui permet de tout accepter, une gentillesse bourrue et une loyauté toute animale, quant à ses ennemis, ils n'obtiennent que son mutisme, pour eux elle ne ressent jamais un désir de vengeance au creux de son estomac la poussant à devenir fourbe. De plus, qui dit revanche dit apitoiement sur un passé révolu. Non, elle préfère mettre son énergie au service de son intrépidité, de son goût pour les grands espaces et surtout du présent. Quand bien même ce présent est jonché d'épreuves et de punitions injustifiées. Elle acquiesce à son sort, ne pleure pas ou peu, ne geint pas, ne se rebelle pas et tend volontiers la joue droite si on la gifle sur la gauche pour peu qu'on l'attendrisse. Elle a l'habitude de l'animal malmené qui revient toujours aux siens avec reconnaissance et amour. Influençable ? Bien sûr, on pourrait même facilement la considérer comme une pâte à modeler tant elle est malléable ! Mais comparé aux aventures qu'elle vit actuellement, au but qu'elle s'est donnée en compagnie de ses deux autres mousquetaires, elle qui ne vécut que dans l'ennui d'une cité ouvrière morne, les épreuves et les mauvais traitements ne peuvent désormais que ricocher sur elle.

► ANECDOTES

Ses coups de cœur  : Bourvil acteur moldu et normand de souche l'a bercée toute son enfance par ses films et ses chansons, il est son idole absolu et elle porte d'ailleurs un foulard noir autour du cou en signe de deuil depuis le 23 septembre 1970. Les éventails, le flamenco et les mantilles la passionnent, sa mère espagnole ne doit pas être étrangère à la chose. Les livres d'Alexandre Dumas que sa chère Constance lui a fait découvrir, lui plaisent beaucoup et il est à noter qu'elle a un sacré faible pour Edmond Dantès qui personnifie son idéal masculin, la maison familiale de son amie à Lissy représente d'ailleurs un cocon qu'elle n'aimerait jamais quitter. Les fantômes de Beauxbâtons la fascinent, la tarte aux alises et les crêpes la régalent. Elle raffole des tons violets qu'elle décline selon ses envies et vous la verrez souvent habillée de teinte lavande, prune ou indigo. Les Années Folles moldues la font vibrer, elle n'écoute pratiquement que des musiques de cette époque là. Enfin les mers, les océans et tout ce qui peut être en rapport avec les voyages et la vie maritime la font rêver, même si hélas elle ne sait pas nager ...

Ses aversions : L'étude des Djinns, bien que cela lui permette de comprendre davantage de choses n'est vraiment pas sa tasse de thé. Etre 13 à table, passer sous une échelle, croiser un chat noir la fait grincer des dents, vous l'aurez compris elle est très superstitieuse. Le vernis à ongle et son odeur lui sont insupportables. Les balais qui lui rappellent un peu trop sa pauvreté et les heures interminables à chasser la poussière de son appartement rouennais ne trouvent pas grâce à ses yeux même lorsqu'il s'agit de voler dessus, ne lui parlez donc pas de Quidditch ! Elle a en horreur la couleur jaune, trop criarde à son goût. Noël lui est aussi désagréable que le sirop de sauge et le cidre. La couture, la broderie qu'elle maîtrise pourtant plutôt bien n'ont aucune saveur, rien de plus pénible pour elle que de repriser une chaussette. Elle ne porte vraiment pas la directrice de Beauxbâtons dans son coeur, au vu de ses mesures sévères en rapport avec les moldus. Enfin la botanique ne l'enchante absolument pas, elle n'a aucun intérêt pour les plantes et ne possède pas du tout la main verte d'ailleurs.

Genie in a bottle: Midas

Moi, Roi de Phrygie. Dès sa première invocation, l'entité s'est présentée à elle sous ce titre. Comment Garance aurait-elle pu ne pas être impressionnée, elle moldue, elle née de rien, pourtant elle était censée se montrer ferme, sceller le contrat qui la liait au Djinn. N'ayant pas eu de référent sorcier dans sa famille, c'est une enseignante de la Maison de Saint Louis qui l'avait assistée et conseillée pour ce moment fatidique. Hélas, malgré cette préparation, l'invocation fut sans doute la chose la plus difficile qu'elle ait eu à affronter depuis qu'on lui avait appris qu'elle était dotée de pouvoirs. Cela lui prit des semaines pour se résigner à l'idée d'asservir une créature et presque un jour entier pour matérialiser sa forme, tant la difficulté lui parut immense.

A travers ses yeux pochés d'épuisement, elle vit qu'il s'agissait d'un âne âgé étincelant dans une armure et à y regarder de plus près tout en lui semblait en or, son curieux bonnet, ses dents, ses sabots et jusqu'à la lyre qui était fixée sur son dos grâce à une liane.  Quelle ironie du sort avait-elle pensé, elle si pauvre ...  Elle ne cessait de le fixer, se rappelant le nombre de fois où elle avait coiffé le bonnet d'âne dans son école moldue, était-ce pour cela que c'était lui et non un autre qui était venu à elle ? Ça ne l'aurait pas étonnée.  L'enseignante la fit sortir de ses pensées, par un raclement de gorge sonore.  Aussitôt, d'une voix qu'elle voulut assurée mais qui devait l'être qu'à moitié voire même très peu, elle lui fit savoir que leur pacte était désormais scellé et qu'il devait quitter le pentacle, un pentacle qui lui donnait décidément la chair de poule.

Elle se présenta à lui sous son prénom d'usage comme on le lui avait recommandé, c'était la première fois qu'elle l'utilisait et un instant la peur la saisit qu'un réflexe malheureux la fasse se tromper.

- Je suis né il y a deux mille ans maîtresse, et mon nom est Midas, fils de Gorius et de Cybèle, élève d'Orphée, lui répondit-il d'un ton pompeux.

S'en suivit un historique à faire pâlir un romancier, les aperçus de son pays et de sa cour n'en finissaient pas. Il se décrivit également comme un musicien maudit bien que très doué, comme quelqu'un d'irréfléchi, d'inconséquent, si ce n'est pour les affaires où là il se révélait être économe voire avare, un sujet qu'il maîtrisait donc sur le bout des doigts. Il y allait déjà de ses conseils capitalistes.

-  D'accord, c'est compris. lui répondit-elle avec toute la sévérité dont elle se sentait capable à cet instant. En attendant de me rendre riche, je voudrais bien un massage des tempes, s'il te plait ?

Un marteau piqueur lui martelant la tête, elle n'avait pensé qu'à ça comme première demande. La professeur fit claquer sa langue de désapprobation. Son ordre devait avoir été dit sur un ton trop sympathique pour une créature que l'on réduit à l'esclavage, tant pis elle ne savait pas se montrer incisive.

Le Djinn lui obéit et ce fut l'essentiel, mais son regard s'illumina tout à coup et foudroya son enseignante, il ne fallait pas être devin pour savoir que déjà une de soif de justice déferlait  en lui. N'avait t-il pas dit aussi un peu plus tôt qu'il s'était rebellé contre un Dieu pour cette belle cause ? Alors il n'hésiterait sans doute pas à se révolter contre les sorciers.

Quelques jours plus tard, à sa seconde évocation grâce à l'amulette, l'âne avait laissé place à un viel homme robuste jouant un air de flûte, il était tout aussi éblouissant et ses oreilles en chou fleur dépassaient de son bonnet. Garance en fut estomaquée, on lui avait dit que les Djinns pouvaient prendre plusieurs formes mais c'était une chose de le savoir et de le voir.

Désormais, ils n'étaient que tous les deux et elle désirait vraiment avoir un dialogue sur le ton de la confidence avec son Djinn. Une erreur monumentale lui aurait-on dit mais qu'importait. Malheureusement, il ne semblait pas ouvert à la conversation et paraissait même effrayé, il fallut qu'elle insiste pour apprendre qu'il détestait les grands vents, Sortant par tous les temps, l'enfant de dix ans n'y avait pas fait attention. Ils rentrèrent donc et cette peur irraisonnée permit à Garance de rebondir. L'entité avait besoin de parler, tout comme elle avait besoin de partir et de retourner dans l'Autre Lieu. Midas le lui fit clairement comprendre. Alors, elle lui promit que dès qu'elle en aurait la possibilité, elle le libérerait. Depuis, cette parole rend leur relation agréable, car dans son malheur, Midas préfère l'avoir comme maîtresse plutôt qu'un autre sorcier bien plus  teigneux. Ses origines populaires ne comptent pas aux yeux du roi de Phrygie et chacun est donc reconnaissant envers l'autre. Mais on ne peut pas non plus parler d'amitié, car pour ça il faudrait qu'elle l'invoque un peu plus mais elle s'y refuse souvent. Ses valeurs la poussent à le préserver et à ne pas l'humilier. Et puis, elle n'en a pas vraiment besoin, elle s'est toujours très bien occupée d'elle-même.


Pseudo: Roxelane. Age: Toujours 25 ans. Où avez-vu connu DJ? Sur PRD Design. Autres comptes? Une espionne en herbe légèrement mytho. Une remarque ? J'ai craqué ! Mdr C'est grave docteur ? Un mot pour la fin ? " Moi je m'appelle Lolita, collégienne aux bas bleus de méthylène, moi je m'appelle Lolita, coléreuse et pas mi-coton, mi-laine. "
Djinn Jinxed


" L'amour n'est qu'une bougie, tandis que l'amitié, voyez-vous, c'est une étoile, on la suit comme un berger. Et aussi vrai que mon nom est Porthos, je ne réponds qu'à une seule devise : tous pour un et un pour tous. " Alexandre Dumas

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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Jeu 22 Mar - 18:25


Il n'est pas de vie simple qui ne se complique
Tout le chien est dans son regard

- Solène, tes devoirs n’ont pas été faits, au piquet !

La petite fille de neuf ans se leva de son pupitre au bois décrépit et obéit à sa maîtresse. C’était comme ça tous les jours à l’école moldue pour jeunes filles pauvres, on l’envoyait toujours dans ce maudit coin.  Aujourd’hui il s’agissait de devoirs, mais hier sans doute y était-elle pour s’être dénoncée à la place d’une autre. La punition durait une heure ou deux et elle aurait pu comptabiliser toutes les fissures de la peinture face à laquelle elle se trouvait, malheureusement le calcul mental n’était pas son fort. Rien n’était son fort d’ailleurs, non par manque de concentration en classe mais par manque de temps et de discipline à la maison. Si bien qu'elle ne faisait que le strict minimum et que les notes forcément s'en ressentaient.

Ce jour là ne fut pas différent des autres, comme chaque après-midi après la classe, son ardoise, ses cahiers restaient enfouis dans son cartable bas de gamme. Pire, elle envoyait valser ce dernier sur son lit qui grinçait plus que jamais sous le choc. Etudier, faire des exercices, ce n'était pas une priorité une fois rentrée chez elle dans une cité ouvrière du vieux port de Rouen. Non, sa priorité s'appelait madame Fabre, une de ses voisines. Il s’agissait d’une brave femme, la plus riche de l’immeuble qui pouvait donc se permettre de rester au foyer. La rentière comme l’on appelait avait le cœur sur la main et elle l’avait gardée jusqu’à ses six ans afin de rendre service à ses parents tous deux travailleurs. A présent cette nounou improvisée avait pris également sous son aile Agnès, Marie âgées de quatre et trois ans et Frédéric qui n’était encore qu’un bambin dans ses langes.  

Là aussi un rituel bien plus agréable que le piquet s’était installé pour la petite Paradis, quelques carrés de chocolat lui étaient gentiment donnés à goûter tandis qu’elle prenait des nouvelles de ses frères et sœurs.  Elle restait dans l’appartement de la voisine une petite demi-heure, profitait de la télévision, puis avec son accord ayant ce besoin de respirer, de grands espaces, elle descendait pour s’amuser avec les enfants du quartier. La marelle était dépassée depuis plusieurs années ainsi que la corde à sauter, maintenant il s’agissait plutôt de jeux de ballons, de balles ou de course mais curieusement personne n'était dans la cour. Elle se dirigea donc vers une cage d'escalier où elle entendait des cris et tomba soudain au milieu d’une bagarre ... Un de ses copains se faisait molester, les vols étant malheureusement habituels même s'il s'agissait d'une bille comme dans le cas présent. Elle intervint immédiatement en se faufilant avec agilité dans la cohue. L’agresseur qui ne devait pas être plus âgé qu’elle parut surpris en la voyant. Il la dévisagea pendant un long moment puis négocia.

-  D'accord. Je laisse ton copain tranquille mais tu viendras avec moi promener mon chien pendant une semaine.
- Si tu veux mais pourquoi ? lui avait-elle demandé.
- Parce que tu es la plus mignonne du quartier, tout le monde sera vert.

Sa vanité connut son premier soubresaut à cette minute .Si elle tint sa promesse pour son copain molesté, les compliments sur son physique ne pouvaient pas la laisser de marbre. Au cours de cette semaine, le garçon se transforma en diablotin sur son épaule gauche et lui fit clairement comprendre qu’elle pouvait obtenir beaucoup grâce à son adorable minois. Tout naturellement, elle voulut vérifier s’il disait vrai et c’est ainsi qu’elle alla un jour frapper à la porte de l'un pour avoir du pain ou du sucre pour le repas, ou qu’elle put convaincre un autre de l’aider avec ses devoirs, enfin plutôt de les faire à sa place.  D’autres fois il s’agissait de plus, comme des places de cinéma situé en bas de l'immeuble ou d'une coiffure gratuite. Des détails, des petits privilèges qu’on lui accordait sans que la plupart du temps, elle ne réclame rien et toujours en la surnommant : ma mignonne, joli cœur, beaux yeux. Oui, elle avait quelque chose d’unique en elle qui attirait comme un aimant et auquel on ne résistait pas. Elle ne se sentit plus au fil des mois comme un misérable grain de poussière dans l’univers. Elle existait enfin grâce à son visage, à son charme, une certitude qui se logeait en elle jusque dans ses tripes.  Parfois malgré tout le revers de la médaille se faisait sentir, un jour invitée chez les parents d’un autre voisin, celui-ci lui demanda d’en dire le moins possible pour ne pas dire d’âneries qui pourraient lui faire honte. Sa réputation de porteuse de bonnet d’âne la précédait. Elle sentit son cœur se serrer à cette demande mais  acquiesça suivant le dicton : "Sois belle et tais-toi" à la lettre.

Ces moments-là où elle se sentait importante duraient malgré tout assez peu dans l’emploi du temps bien réglé de ces journées. Vers sept heures du soir, elle remontait chez madame Fabre pour chercher ses frères et sœurs, il était temps pour elle de s’occuper d’eux. Bonne cuisinière et toujours inventive, elle se débrouillait toujours pour faire de gros plats et ce même si très souvent il manquait des provisions. Une fois le repas prêt, elle faisait manger Agnès et Marie, donnait son biberon à Fréderic puis les lavait à l'aide d'un broc avant de les coucher. Enfin, elle faisait un brin de ménage, vaisselle, balai, poussières sans se reposer entre toutes ces tâches.

Son père Louis, maçon qui se courbait de plus en plus arrivait généralement vers huit heures et demi, suivi de près par Gabrielle, sa mère. Tous deux étaient littéralement exténués et crasseux, ils ne mangeaient que quelques bouchées de ce qu’elle avait préparé sans vraiment parler. Par conséquent, jamais, ils ne lui demandaient des comptes sur ses résultats scolaires, jamais ils ne s’intéressaient à ses échecs et jamais elle ne se plaignait de leur désintérêt. Après tout, en quoi avait-elle besoin d’être cultivée ? Ils le lui faisaient clairement comprendre par leur propre exemple.  L’important pour son avenir était de savoir tenir un foyer et d’être manuelle. Pour preuve, aucun livre ne décorait l’appartement, le seul plaisir de sa mère et le sien d’ailleurs était de feuilleter « Le Petit Echo de la Mode », un magazine qui mettait en valeur les tenues d’autrefois. Sa vie banale était déjà toute tracée, un mari, des enfants et un travail à l’usine de textile où travaillait maman. Comment aurait-elle pu se douter à cet instant que son destin n’allait pas être aussi simple ?


Tout bascula le lendemain de ses dix ans, lorsqu’une inconnue fit irruption chez eux à une heure tardive. Cette dernière se présenta d'un ton légèrement hautain et la petite fille aurait pu se moquer de son prénom pour le moins bizarre si elle en avait eu le cœur. Or le moment ne s'y prêtait pas vraiment, car cette femme intimidante qui ne devait pas avoir plus de trente ans, ne cessait de la questionner sans relâche sur … ses pouvoirs magiques. L'enfant en était bouche bée et ne put rien répondre pendant de longues minutes. Elle ? Des pouvoirs magiques ? Oui il y avait bien cette fois où sa maîtresse était tombée de l’estrade après qu’elle l’ait simplement souhaitée ou cette autre fois où pendant une partie de cache-cache, il lui avait semblé voir une maison que les autres n’avaient pas vu.  Un accident dans le premier cas et une illusion dans le second. Ce questionnaire fut suivi de délires de la part de l’intruse, elle lui affirmait qu’elle était une sorcière et qu’elle devait la suivre pour intégrer une autre école. C’est cet instant que choisirent ses malheureux parents pour rentrer du travail comme à l’accoutumée. Sa mère en découvrant le motif de cette visite rit beaucoup, puis devant le grand sérieux de son interlocutrice, devient une véritable lionne en poussant des hauts cris. Quant à son père, il était abattu et répétait inlassablement « non » en faisant barrière de son corps devant la porte d’entrée. Bientôt on n'entendrait plus qu'eux à la ronde. Et c'est précisément pour ne pas alerter le voisinage moldu, que la sorcière leva tout à coup sa baguette magique et les fit taire grâce à un sortilège qui les rendit également immobiles. La fillette en eut le sang glacé et tenta de se convaincre qu’il s’agissait d’un cauchemar en se pinçant. Malheureusement, c'était bien la réalité ... Le calme régnant de nouveau sous leur toit, la jeune femme expliqua les choses plus posément à ses parents.

- Vous n’avez aucune raison de vous inquiéter. Votre fille ira dans une institution, la Maison royale de Saint Louis où nous lui enseignerons tous les rudiments de la magie, puis dans cinq ans elle rejoindra une autre école, une école prestigieuse du nom de Beauxbâtons. C’est une vraie chance pour elle et elle pourra bien sûr vous retrouver pendant les vacances.

Mais ces explications ne paraissaient pas les satisfaire et elle entendit des grognements sourds sortir de la gorge de sa mère.

- Allons petite, prends tes affaires, nous devons partir.

Le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine et tremblotante des pieds à la tête, elle obéit pourtant sans résistance. Était-ce la peur ou l'excitation qui l'incitaient à suivre cette femme ? Elle n'aurait su le dire. Après avoir rassemblé un maigre baluchon, pris quelques pièces de monnaie moldues, elle embrassa ses parents et emboîta le pas de la sorcière. Un mauvais pressentiment lui disait qu’elle ne les reverrait que très peu voire plus du tout.  Elle les connaissait bien. Tout ceci les dépasserait à jamais, ils lui en voudraient terriblement d’avoir cédé, de ne pas avoir envoyé cette sorcière au diable comme elle l’aurait mérité.  Mais elle espérait se tromper …

Le changement fut aussi soudain que radical, elle devait à présent s’habituer à être appelée Garance et non plus Solène, tout ceci pour ne pas être la victime d’un coup tordu de Djinns, créatures dont elle ne savait rien si ce n’est qu’elle devrait très rapidement en invoquer un. Perdue ? Déboussolée ? C’était un euphémisme dans son cas. On tentait bien de lui donner les ficelles de son nouvel état mais elle n’écoutait que d’une oreille, la magie lui était tombée dessus comme un cataclysme non comme une bénédiction. C’est bien simple, ses premières semaines passées à la Maison Royale de Saint Louis furent une véritable épreuve. Se sentant plus stupide qu’un balai, elle avait toujours cette impression désagréable que tous se riaient d'elle, professeurs compris dès qu’elle s’exerçait avec sa baguette. De plus, sa gaucherie redoublait, toujours dans ses pensées, elle bousculait ses camarades à chaque recoin de couloir et ne savait décidément pas comment se comporter avec eux … En somme, elle aurait aimé creuser un trou pour s'enfouir dans la terre comme une autruche, mais cela signifiait aussi enfouir son charme naturel par la même occasion. Or sa vanité s'y refusait. Au contraire, plus elle se sentait bête, plus elle mettait en avant le seul cadeau que lui avait donné la nature.

Elle crut trouver de la consolation chez les siens mais comme elle l’avait craint, un abysse s’était créé entre ses parents et elle. En effet, une fin de semaine, elle avait eu la permission de rentrer chez elle, mais au seul mot « magie » son père avait préféré se boucher les oreilles puis quitter l’appartement en claquant la porte. Quant à sa mère, elle buvait un vin au goût de vinaigre et semblait hermétique à tout ce qu’elle lui racontait. Ils rejetaient l’idée même d’avoir une fille dotée de pouvoirs car cette idée était à des années lumières de leur conception du monde, ils se résignaient à l’avoir perdue voilà tout. Et pour la première fois de son existence, elle fut déçue par eux ... Lorsqu’elle quitta l’appartement, elle sut véritablement qu’un point de non-retour était atteint.


Heureusement un soir, tandis qu’elle se trouvait sur un banc, vinrent l’espoir et le réconfort incarnés par une adolescente de douze ans. La voix douce, le visage lumineux de gentillesse, Constance Delorme faisait irruption dans sa vie tel un soleil. Son premier sourire à Saint Louis, elle le lui doit, ses premiers repères, elle les lui doit, ses premiers progrès magiques, elle les lui doit. Elle qui n’avait jamais eu que des copains, que des copines connaissait enfin la vraie amitié, avec Constance elle se mit à tout partager et son amie fit de même, elle lui ouvrit les portes de sa maison à Lissy, véritable havre de paix où elle découvrit son père, un homme fantasque si différent du sien. Elle n’ignore pas qu’encore à ce jour, elle seule a eu ce privilège-là. Jamais on ne l’a traitée avec autant de respect et d’affection, jamais on ne l’a autant grandie.  Constance sait la mettre en valeur, lui apprend patiemment tout ce qu’elle sait, elle seule ne lui donne pas cette impression d’être stupide.  Par conséquent, la reconnaissance que Garance éprouve envers elle est immense, elle ferait tout pour elle et irait même jusqu’en enfer.  Six années ont passé depuis leur rencontre, désormais Constance est en GRACE à Beauxbâtons et Garance en seconde année d’IDEAL, mais ce temps écoulé n’entame en rien leur fraternité, car il n’y a aucun doute, elles sont sœurs de cœur. Et ce n’est pas l’arrivée de Sixtine Brival, une autre amie qui changera ce lien si puissant entre elles, certes Garance aime également passer beaucoup de temps avec cette nouvelle venue dans leur cercle mais leur rapport est très différent. Sixtine, c’est cette amie avec laquelle, elle aime fait les quatre cent coups pas toujours éthiques, ceux qu’elle ne pourrait pas faire avec Constance car celle-ci est trop sage. Sixtine c’est cette amie qu’elle couvre dès qu’elle le peut, quitte à s’oublier soi-même et qui la fait fondre par ses embrassades, ses remerciements, celle vers laquelle Garance revient toujours sans jamais lui en vouloir, car elle lui est fidèle. Sixtine, c'est cette amie si intelligente, une intelligence qu'elle admire et qui a toujours en tête un autre complot pour animer leurs nuits.

Pourtant, depuis que Constance a mis en place leur trio de mousquetaires de Beauxbâtons, l’animation ne manque pas. En effet, ces dernières se sont données comme objectif d’explorer le château de Chantilly et d’en créer une carte magique. L'idée de découvrir des endroits secrets au cœur de Beauxbâtons excite Garance tout autant que Constance, son intrépidité vibre à chaque exploration. Sixtine avait paru plus sceptique au début de leur aventure, mais finalement elle a trouvé également sa place dans ce projet. Surtout que toutes trois s’amusent depuis quelques temps sous ce nom de code à jouer des tours malicieux à leurs camarades.  Comme il est amusant pour Garance de constater que ceux-ci ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. On soupçonne des garçons turbulents d'être l'auteur de leurs farces, c'est dire. Et cela peut continuer encore très longtemps pour leur plus grand plaisir. Certes, elles signent leurs méfaits sans gravité par trois baguettes croisées et aiment se distinguer par leur couleur de cape, celle de Garance est évidemment dans les tons violets, sa couleur de prédilection, mais rien ne les met actuellement en danger d’être démasquées.

Si leur trio lui tient à cœur, étrangement, Garance qui ne mettait pas d'importance dans sa scolarité lorsqu’elle était parmi les moldus, tente vraiment de réussir à Beauxbâtons. Elle ne compte pas forcément devenir une sorcière imminente, brillante mais elle veut tout au moins être fière d’elle en faisant son possible. Bien entendu, elle n'oublie pas non plus que son charme peut toujours être un atout à Beauxbâtons mais puisque Constance met du coeur à l’ouvrage en l’aidant dans ses études, n’est ce pas la moindre des choses que d'essayer ?

Chaque jour, un effort s’avère payant et n’est ce pas petit à petit que l’oiseau fait son nid ?

Djinn Jinxed


" L'amour n'est qu'une bougie, tandis que l'amitié, voyez-vous, c'est une étoile, on la suit comme un berger. Et aussi vrai que mon nom est Porthos, je ne réponds qu'à une seule devise : tous pour un et un pour tous. " Alexandre Dumas

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Dernière édition par S. Garance Paradis le Ven 6 Avr - 15:30, édité 31 fois
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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Ven 23 Mar - 10:46

Haaan, ma cousine elle a craquéééé. Mdr
Bienvenue avec cette nouvelle demoiselle que j'ai hâte de découvrir Mih En plus elle est trop choupie Crush J'viendrais t'embêter pour des liens pour la peine ! Bon courage pour cette nouvelle fiche ! Heart


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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Dim 25 Mar - 20:26

Ouuuh tu as craqué pour une DC!!!


YAAAAY Gaw

Ahem ça fait plaisir de te revoir sous ce joli visage Brille et puis omg ton avatar, on dirait une poupée Brille J'ai hâte de voir ce que tu vas en faire, tu as déjà l'air de t'être très bien approprié la bonhomme, en y ajoutant des petites touches personnelles Brille (Mais on veut lire pluuuus Sem )

Rebienvenue à la maison et si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas !! Hug


I'm sorry, it's me, the thing is I'm picky
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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Sam 31 Mar - 18:01

@ Circé : Merci ma cousine ! Heart  Ah ben oui je compte bien que tu me harcèles de demandes. Brille  N'hésite pas.

@ Atlas : Toi tu sais me parler avec tes gifs ! Han Chou  Merci pour ton message, la petite poupée se dessine peu à peu et devrait être terminée d'ici mercredi. Aw


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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Jeu 5 Avr - 16:42

Rebienvenue avec ce second personnage Chou Je suis toujours aussi admirative du travail et de l'énergie que tu investis à retranscrire, ici, ce PV et ce qui l'entoure (histoire, anecdotes) avec justesse et profondeur. Il y a cette recherche de fidélité et de finesse par rapport à ce qui avait été imaginé et ça, c'est hyper appréciable Love J'espère que tu te plairas tout autant avec Garance parmi nous Hug



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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Ven 6 Avr - 20:38

Merci beaucoup, ton message me fait vraiment plaisir, sache le. Love Parce vi j'essaie vraiment de respecter le travail fait en amont pour rester fidèle à l'esprit du scénar tout en m'appropriant le perso le plus possible. Du coup si tout ça se voit et est apprécié, c'est vraiment top. Brille


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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    Dim 8 Avr - 20:46


Enfant aux allures de tulipe, Garance s'ouvre et se recroqueville. Face à elle, des sorciers à convaincre, à manipuler à sa guise, usant de son charme tout naturel, presque innocent. Des sourires à dévoiler, à étendre jusqu'à s'en courbaturer les pommettes; de telle sorte qu'aucun mot ne puisse s'en échapper, qu'aucune gêne ne puisse la déstabiliser, la peiner. Si Garance peut miroiter en solitaire, ce n'est pourtant pas sans amour ni fierté que la jeune Hiemes allie son glaive à celui de ses alliées, ses sœurs de cœur, ses Mousquetaires adorées. Et si la née-moldue se voyait déjà prédestinée à un avenir sans saveur, voilà les cartes redistribuées; Beauxbâtons saura-t-elle l'apprivoiser ? Ou bien est-ce que l'intrépidité de l'enfant du paradis aura raison des secrets de l'académie ?

Re-bienvenue à toi avec ce second personnage ! Love J'aime beaucoup la façon dont tu as amené avec finesse chacun des traits de sa personnalité; je la trouve très réaliste, et je l'aime déjà ! Copain

Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les HIEMES ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume.

Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu.

Faisant dorénavant partie de la communauté de DJ, il vous est possible de rejoindre son serveur Discord pour échanger avec les autres membres !  

Sur ces quelques mots, il ne vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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MessageSujet: Re: Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon    

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Garance ♦ Poupée de cire, poupée de chiffon

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