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 J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts

■ Qui ne s'est jamais perdu dans l'excès de m'as-tu-vu ? ■
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J. Milo Pépin
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MessageSujet: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Dim 6 Mai - 23:39


Jaìme Milo Pépin
feat. Dylan O'Brien

Nom: Né Alvarèz Valiente, il a pris le nom "Pépin" après avoir été adopté par son beau-père. Prénom de naissance: Jaìme, le prénom de son arrière-grand-père maternel Prénom d'usage: En entrant à la Maison Royale de Saint-Louis, Jaìme a choisi de porter le nom d'usage "Milo", le prénom d'un héro de bande-dessinée. Généalogie: Milo est né dans une famille moldue, tout ce qu'il y a de plus normale. Ni fortune ni titre chez les Pépin (juste beaucoup d'amour et d'empanadas) Nationalité: Franco-espagnol Lieu et date de naissance: 25 Août 1948, Narbonne Statut: Cœur à prendre Nature du sang: Né-moldu Etudes : Filière des Techniques Sorcières, BRIO, 8e année Baguette magique: Faite en bois de Noyer, elle mesure 29,6 centimètres et contient une aile de Doxy. C'est une baguette souple et sans fioriture.

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
La politique n'est pas la passion première de Milo mais il a grandi dans un foyer franco-espagnol de la classe ouvrière : il a baigné dès sa plus tendre enfance dans les débats socio-politiques qui touchent directement sa famille. Il s'oppose fermement à la restauration de la Monarchie Sorcière qui pour lui n'est qu'une façon détournée de redonner pleinement le pouvoir à toutes ces familles d'aristo coincés. Milo soutient la République et n'a pas peur de le dire.

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Milo est très sensible aux questions d'esclavagisme et de liberté des individus, mais il a quand même beaucoup de mal à considérer les Djinns comme des créatures sans défense. Ces choses sont sorties tout droit d'un plan démonique, rien qui ne le mette en confiance. Le sorcier n'a jamais voulu d'un Djinn dans sa vie, il trouve déjà incroyable qu'on le force à se lier avec des monstres pareils, alors les garder enfermer et les trimbaler partout avec soi...ça semble être une très, très mauvaise idée. Le plus grand souhait de Milo est qu'on balance ces amulettes à la poubelle, qu'on renvoie les Djinns dans leur monde et qu'on en parle plus. Chacun chez soi et les Niffleurs seront bien gardés.

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
Honnêtement, peu importe dans quel sens on tourne cette question, la réponse n'arrange pas vraiment Milo. Dans tous les cas il reste un Né-moldu sans le sou. Dans tous les cas, les décisions sont prises par des gens qui ne lui ressemblent pas et ne vivent pas avec les mêmes réalités. La seule différence peut-être réside dans le fait qu'il est toujours possible de s'élever socialement alors qu'il est impossible de changer son sang.

Personnalité:


Serviable - Protecteur - Loyal - Charmeur - Déborde d'imagination - Débrouillard - Manuel - Inventif - Astucieux - Obstiné



De tout petit, Milo a toujours été le gentil garçon du rez-de-chaussée. Celui qui aide les vieilles dames à traverser la route, qui bricole chez les voisins le weekend en échange d'une limonade fraîche, qui porte les courses pour sa mère...On peut toujours compter sur lui pour rendre service et aider ce qui en ont besoin. Il met volontiers ses talents au service de la communauté, et si par hasard il est confronté à quelque chose qu'il ne connait pas, il se renseigne sur la meilleure manière d'arriver à ses fins.

Milo est aussi loyal qu'un chien de berger. C'est quelqu'un de protecteur qui aime veiller sur sa famille et ses amis. Il écoute et retient : les plats préférés des uns, les allergies des autres, ce qu'un tel n'aime pas, ce qui met celui-ci mal à l'aise...il est l'ami qui vous aidera à planquer un cadavre, celui qui vous tiendra la main quand vous aurez peur, l'épaule sur laquelle pleurer. Il est aussi celui qui vous forcera à prendre un petit déjeuné avant d'aller en cours "parce que c'est le repas le plus important de la journée", vous rappellera que vous avez rendez-vous chez le podologue et vous engueulera si vous avez oublié de rendre votre devoir de potion parce que "vraiment c'est pas sérieux ! Tu penses à ton avenir??". Il va falloir vous y habituer, Milo est une mère poule avec ses amis.

Vif et sociable, Milo a toujours su s'attirer les bonnes grâces des autres. Il sait comment parler aux gens : un sourire charmeur, un compliment par-ci, un clin d’œil par-là...l'humour est souvent son atout maître pour plaire et il n'hésite pas à s'en servir. C'est un tour de passe-passe qu'il maîtrise, mais qu'il a du mal à appliquer aux classes plus aisées. Avec ces gens-là, il n'est pas en terrain connu. Il préfère de loin l'honnêteté brute de la classe ouvrière, sans mensonge et sans manigance. Il a souvent tendance à s'arrêter aux préjugés quand il s'agit de rencontrer de nouvelles têtes et ne cherchera pas à sortir de sa zone de confort.

S'il y a bien une chose que Milo déteste, c'est ne pas comprendre comment les choses fonctionnent. Il peut passer des heures à lire des manuels ou à démonter des objets pour percer leurs secrets. Il n'aime pas avoir tors, c'est un fait. Il est également légèrement obstiné. Milo a tendance à vouloir faire les choses seul. Il pense toujours pouvoir trouver la meilleure méthode et la meilleure solution. Après tout ne dit-on pas qu'on est jamais mieux servi que par soi-même ? Si quelque chose lui résiste, il a souvent trop de fierté pour l'avouer et demander de l'aider. Il est persuadé qu'au fond de lui, en se creusant les méninges, il a les capacités de trouver les réponses tout seul, pourquoi s'avouer vaincu à la première difficulté ? Le sorcier préfère encore passer par les chemins les plus tortueux que de demander de l'aide.  

Ce qui amène bien souvent à des créations complètement hallucinantes. Milo est un créatif, son cerveau déborde d'imagination. Il préfère le pratique à l'esthétique, mais l'important dans tout projet, c'est surtout l'originalité. Il pourrait passer des heures à bricoler des objets tous plus absurdes les uns que les autres : des horloges qui chantent, des vases qui dansent, des balais qui font de la lumière quand ils volent...pourvu que ce soit quelque chose qui sorte de l'ordinaire. Habile de ses mains et astucieux, Milo est surtout passionné par les projets qui demande de la minutie et se bâtissent à partir de matériaux de récupération. Si vous voulez l'occuper une après-midi, il suffit de lui donner une boite de boulons, des engrenages et un tournevis.

S'il ne manque pas d'idées, Milo manque en revanche souvent de concentration pour les réaliser. Il a tendance à se dispersé et à commencer dix projets à la fois, sans jamais les finir. Si on ne lui impose pas de le finir, il est tout à fait capable de balancer l'objet sur lequel il travaille dans une malle et de ne le ressortir que trois ans plus tard, en tombant dessus par hasard. Il aime suivre son instinct, et si son instinct lui dit qu'il faut aller faire une table qui dresse le couvert toute seule à 11h58, c'est qu'il n'est plus l'heure de faire des skis magiques qui se transforment en planche de surf au contact de l'eau de mer !

Genie in a bottle: Zion



Origines ⌱
Zion est un tout jeune Djinn, invoqué pour la première fois en 1897. A vrai dire, il n'a eu qu'un seul maître avant d'être lié à Milo. Une belle aventure qui s'est achevée avec grâce et élégance, à la française.

Franz Reichelt était un tailleur français d’origine autrichienne. Tout le monde admirait ce jeune sorcier talentueux, au charme discret et aux idées tout à fait novatrices. Après une chute vertigineuse à dos d'Abraxan, Franz eut un jour l'idée de concevoir un costume-parachute qui servirait aux joueurs de Polo Ailé. Un moyen simple et efficace pour atterrir en toute sécurité en cas d'urgence. Le tailleur s'inspira de la forme des ailes de chauve-souris et du corps des Doxy pour fabriquer un costume unique en son genre. Pour l'aider dans la réalisation de son projet, Franz fit appel à une créature aux pouvoirs incroyables : un Djinn. Zion se présenta à lui lors de l'invocation. Le début des problèmes pour Franz. Zion n'était pas totalement dépourvu de bonne volonté...au contraire, il se montrait le plus souvent enthousiaste face aux tâches que lui donnait son maître ! Il n'était simplement pas le puissant démon que Franz espérait avoir asservi.
A force de travail, le jeune inventeur parvint tout de même à mettre au point un modèle de costume assemblé par les soins de Zion, filé avec de la toile d'Acromentule et agrémenté de plumes de Focifère. Pour tester la résistance de ce costume enchanté, Franz monta au premier étage de la Tour Eiffel et se lança (vers une mort certaine) devant un public exalté.

Ainsi péri Franz Reichelt, le 4 février 1912. Une enquête complète prouva par la suite que le costume n'avait pas été fabriqué avec du file d'Acromentule comme le pensait son créateur, mais avec du simple fil à 1 sou de chez Les Tricoteurs Volants. Visiblement, on ne pouvait pas compter sur les Djinns pour respecter une simplement liste de courses.

Physique ⌱
Le plus souvent, Zion ressemble à un plat de gelée à la fraise en lévitation, avec deux yeux ajoutés de façon anarchique et un sourire niais. Il est un peu visqueux au toucher et n'a pas de forme définie. Il lui arrive de prendre la forme  de petits objets du quotidien comme une cuillère à soupe, un vase ou encore un peigne. De mémoire, Milo ne l'a jamais entendu parler, bien qu'il lui arrive parfois de pousser des petits cris d'excitation ou des grognements de protestation.

Caractère et comportement ⌱
Zion n'est pas exactement le plus terrifiant des Djinns ayant foulé cette terre. Il tient plus du chien pataud que du puissant démon. Lorsque Milo fait appel à lui, Zion le suit comme son ombre à travers la pièce, lui rentrant régulièrement dedans lors d'arrêts un peu brusques, s'écrasant contre les portes q'il ne semble pas voir, renversant des objets sur son passage. S'il s'exécute assez rapidement quand on lui donne un ordre, il ne faut pas attendre de miracle quant au rendu. Il vous faut une clef à cliquet 1/4 ? Il va falloir vous débrouiller avec un marteau. Zion est prêt à rendre service, mais à force on ne peut s'empêcher de se demander s'il ne ferait pas un peu exprès de toujours viser à côté.

Relations ⌱
Milo a mis beaucoup de temps pour se sentir serein en présence de son Djinn, pas très à l'aise à l'idée de fréquenter une créature sortie d'un autre plan astral ou d'allez savoir où. Mais à force, le jeune homme en est arrivé à apprécier le Djinn. Milo fait souvent appel à lui quand il bricole, pas tant pour ses performances que pour sa présence. Le sorcier s'est habitué à sentir cette drôle de bouillie rose flotter autour de lui et déplacer des objets dans l'atelier tout en babillant dans une langue aliène.



Amulette ⌱
Milo a choisi son amulette directement dans sa trousse à outils. Son amulette est un compas d'horloger, qu'il utilise lorsqu'il travaille sur...eh bien des horloges, des montres, des réveils, toutes sortes d'objets à engrenages. C'est l'un de ses outils préférés : il est à la fois élégant et pratique. On peut également s'en servir comme arme d'appoint en cas d'attaque, un atout non négligeable à cette époque obscure où les forces du Mal peuvent se cacher derrière chaque buisson.

Première invocation ⌱
Etant enfant de Moldus,Milo a réalisé sa première invocation à la Maison Saint Louis. On lui a fait choisir un Djinn dans un Almanach, une tâche  plus compliquée qu'elle n'en avait l'air. Milo a mis du temps à trouver un Djinn qui lui convienne. Les explications de l'Almanach étaient toutes terrifiantes, décrivant des monstres sanguinaires ayant participé à des meurtres, des guerres et des conquêtes. Rien qui ne fasse envie au jeune sorcier. A force de feuilleter des Almanach, Milo finit par tomber sur un Djinn qui semblait parfait pour lui : Zion. Son premier maître était un inventeur, ce qui plut immédiatement à Milo, et en oubliant la partie où ledit inventeur s'étale comme un pancake aux pieds de la tour Eiffel, ce Djinn avait presque l'air cool ! L'invocation en elle-même était assez terrifiante. Tous ces dessins incompréhensibles au sol, les incantations dans une langue étrange, les bougies éclairées aux quatre coins de la pièce...mais en voyant pour la première fois cette gelée rose aux grands yeux, Milo se dit qu'il avait bien choisi. Le jeune garçon se présenta timidement et Zion lui répondit par un petit cri strident qui ressemblait vaguement à un piaillement d'oiseau.


Pseudo: Joren Age: 24 ans Où avez-vu connu DJ? Via Alan Autres comptes? Simon Lefèbvre et Ezra Lacombe Une remarque ?  Chou  Un mot pour la fin ? Au premier temps de la valse, je suis seul mais je t'aperçois
Et Paris qui bat la mesure, Paris qui mesure notre émoi.  Heart

Djinn Jinxed


Dernière édition par J. Milo Pépin le Dim 17 Juin - 18:48, édité 32 fois
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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Dim 6 Mai - 23:39


Haz todo con amor.
1 Corintios 16:14



Mamá ~ Carmen Pépin, née Alvarez Valiente, (1931) 40 ans, concierge dans un hôtel particulier
Milo et Carmen sont extrêmement proches, le jeune homme serait perdu sans elle. Il est terrifié à l'idée de décevoir ou de contrarier sa mère. Carmen est une femme pieuse, qui croit à l'Enfer et aux colères divines, la religion a une place très importante dans la famille. Il lui ment souvent (ou lui cache la vérité) par peur de la perdre, par peur qu'elle le rejette. Carmen est un parfait mélange de douceur et de fermeté. Si elle couve son fils et le regarde comme s'il était la huitième merveille du monde, elle n'hésite pas à le remettre à sa place au moindre écart de conduite. Elle est d'ailleurs comme ça avec tout le monde ! Lorsqu'elle ne travaille pas, Carmen aime coudre, jardiner, jouer aux cartes et danser.

Papá ~ Eugène Pépin, (1927) 44 ans, charpentier
Eugène n'est pas le père biologique de Milo, il l'a adopté lorsqu'il avait 3 ans, après avoir épousé Carmen. Les liens du sang n'ont toutefois aucune importance pour Eugène qui a élevé Milo comme son propre fils. Avec les années, il en est venu à considérer le petit garçon comme une bénédiction en voyant que Carmen et lui n'arrivaient pas à avoir d'autres enfants. Après une période un peu compliquée à l'adolescence, lorsque Milo a découvert la vérité sur ses origines, leur relation est revenue à la normale. Les deux hommes partagent beaucoup de passions communes, à commencer par le bricolage et l'amour de la bonne cuisine.

Tía Luz ~ Luisa Dupuis, née Valiente, (1891) 80 ans, ancienne chapellière
Tia Luz est la tante de Carmen. Elle s'est mariée avec un marin français, Vincent Dupuis, rencontré à Barcelone pendant une escale et s'est installée avec lui à Narbonne en 1909. Elle a recueillie Carmen en 1948 après que celle-ci ait été reniée par le reste de sa famille. Luz est généreuse et douce, la gentillesse incarnée. Troisième d'une famille de neufs enfants, elle sait à quel point les relations familiales peuvent être compliquées. Elle-même a été rejetée par les Valiente lorsqu'elle a choisi de s'enfuir avec un marin plutôt que d'épouser un fils de fermier à qui sa famille l'avait promise.

Abuelo ~ Georges Félix, (1905) 66 ans, ancien projectionniste
Georges n'est pas vraiment le grand-père de Milo, mais c'est tout comme. Ce vieux monsieur a la moustache soignée et au regard malicieux est un voisin de la famille Pépin. Il vit au dernier étage de leur immeuble depuis toujours et connait tout le quartier. Ancien projectionniste au cinéma rue d’Abbesses, c'est un passionné d'arts. Quand il ne peint pas sur la butte de Montmartre, on le croise souvent dans le parc Louise Michel, une dame à chaque bras.



Mars 1948, Cadaquès, España.

Juan Alvarèz était un cordonnier qui avait pignon sur rue à Cadaquès. Malgré la situation politique d'après guere et les difficultés imposées par le régime franquiste, ce travailleur acharné parvenait à gagner assez pour faire vivre sa famille. Sa femme, Maria, s'occupait des enfants et de la maison. Entre la cuisine, le ménage, la couture, le jardinage et leurs six enfants, il y avait toujours de quoi s'occuper. La famille Alvarèz Valiente avait une excellente réputation au village. On les savait honnêtes, travailleurs et serviables, toujours prêts à aider un voisin dans le besoin. C'était également des gens pieux qui allaient à l'Eglise toutes les semaines et vivaient dans le respect de la morale chrétienne. Juan et Maria élevaient leurs six enfants en s'évertuant à leurs apprendre les valeurs de l'Eglise. Quatre de leurs enfants étaient des filles et deux des garçons. Carmen Alvarèz Valiente était la cinquième enfant de la famille. On disait qu'elle avait les plus beaux yeux de tout Cadaquès. Douce et généreuse, Carmen savait se faire aimer de tout le monde et voyait le meilleur chez les autres. Ses parents s'inquiétaient de la voir si naïve, si rêveuse. "Idiota ! Elle ne va s'attirer que des ennuis !".

A seize ans, Carmen rencontra Adón, un garçon de café qui n'avait pas un sou en poche mais du bagout et un sourire à vous faire fondre. Comme elle, c'était un rêveur. Il avait dans l'idée de voyager, de partir de Cadaquès et d'aller voir de l'autre côté de l'Atlantique si la vie était plus belle. Chaque promesse qu'il faisait à Carmen était plus belle que la précédente. Un jour il partiraint vivre loin de la Catalogne, à New York. Et si Carmen le voulait, elle pourrait le suivre là-bas.
Un soir de novembre 1947, Adón ramena Carmen chez lui après l'avoir invitée à dîner pour fêter les 17 ans de la jeune fille. Naïvement, elle accepta de passer la nuit chez lui, sans vraiment penser aux conséquences. De toute façon, elle ne pouvait pas tomber enceinte la première fois, n'est-ce pas ? Et puis, si jamais ça arrivait, Adón l'épouserait, elle en était persuadée. En constatant qu'elle était tombée enceinte, Carmen n'hésita pas une seule seconde. Elle se précipita chez Adón pour lui annoncer la nouvelle. Mais la réaction de son amant n'avait rien de ce qu'elle avait imaginé. Plutôt que de se réjouir comme elle, le jeune homme se montra froid, distant. Il ne voulait pas d'un enfant maintenant, alors qu'il s’apprêtait à partir pour l'Amérique. Il ne voulait pas l'épouser et être enchaîné à une autre personne aussi jeune. Il lui demanda de partir, de ne plus jamais venir.

C'est ainsi qu'en Mars 1948, enceinte de quatre mois, le cœur brisé, Carmen dut réunir ses parents et leur annoncer la nouvelle. S'il y avait une chose que la jeune fille craignait plus que la colère divine, c'était la colère de son père. Avec Dieu, elle pouvait prier, implorer, demander la protection de la Sainte Vierge. Mais quand Papà Juan la jaugea avec son air sévère, sans un mot, elle sut immédiatement qu'il n'y aurait pas de misericordia pour elle. Malgré les larmes de sa mère et les supplications de ses sœurs, Carmen dut partir.
Maria ne put se résoudre à laisser sa fille partir seule, sans argent. Elle lui trouva un train très tôt le matin suivant pour Narbonne et l'envoya chez sa soeur, Luisa, sans en dire un mot à son mari. Pendant qu'elle montait dans le wagon et faisait un signe d'adieu à sa mère, Juan descendait au village annoncer que sa petite Carmen était morte dans la nuit, subitement, sans explication. Pendant des mois, on pria tous les dimanches pour la sainte âme de Carmen Alvarèz Valiente à l'église.

De l'autre côté de la frontière, Luisa vivait avec son époux Vincent, un cordonnier français. A l'époque où ils s'étaient rencontrés, Luisa avait dix-huit ans et Vincent était un jeune marin de 21 ans, faisant des aller-retours en Afrique. Son capitaine faisait escale à Barcelone pour y vendre des marchandises une fois par mois. Luisa et lui s'étaient rencontrés au port et s'étaient tout de suite plu. Ils se voyaient à chaque escale, et chaque escale devait être la dernière. Almas gemelas. C'est ce qu'ils étaient, réellement. Déjà promise à un fermier du village voisin, Luisa dut se résoudre à briser le cœur de ses parents : elle leur annonça qu'elle ne pourrait pas honorer leur engagement, qu'elle partait vivre avec Vincent en France. Maria n'avait que onze ans à l'époque, quand sa grande sœur était partie. Pendant des années, Maria avait eu interdiction formelle de répondre aux lettres de Luisa. On en recevait à la maison à chaque anniversaire, à chaque Noël, chaque naissance. Mais personne n'avait le droit d'y répondre. Sa famille considérait qu'elle avait sali leur nom et leur réputation. Tout le monde à Cadaquès savait que la petite Valiente s'était enfuie de la maison pour les beaux yeux d'un marin. Les lettres étaient rangées dans un tiroir du buffet dans la cuisine, une présence ténue qui avait hanté l'adolescence de Maria Valiente. Ce ne fut qu'en 1924, à la mort de son père, qu'elle se décida enfin à écrire à sa soeur. Leur correspondance n'était pas régulière, mais Luz était heureuse de recevoir une lettre à chaque anniversaire, à chaque Noël, chaque naissance. En envoyant Carmen chez sa sœur, Maria savait qu'elle la laissait entre de bonnes mains, là où personne n'irait la chercher.


1948 - 1952, Narbonne, France.

Pendant les mois qui avaient suivis son arrivée, Carmen s'était efforcée de se faire discrète. Elle ne voulait pas être une gène pour sa tante et son oncle qui avaient la bonté de l’accueillir sous leur toit. Ils avaient une petite maison dans un village en périphérie de Narbonne. Elle était installée dans une chambre au premier étage qui avait appartenu à l'un des fils de Luisa, avant qu'il ne se marie. Carmen avait travaillé à la chapellerie de sa tante jusqu'au mois de juin mais la fatigue et la chaleur de l'été l'avaient forcé à arrêter. Arrivée au neuvième mois de grossesse, elle avait passé son temps à coudre, aider à la cuisine et lire des revues en français. Tous les dimanches, elle se rendait à la messe, essayant de prier pour le salut de son âme. Si les gens du quartier la jugeaient, ils n'en montraient rien. On la prenait pour une jeune veuve, ayant traversé la frontière pour offrir une vie meilleure à son bébé. Il n'y avait pas que du faux là-dedans. Carmen savait que son enfant grandirait dans de meilleures conditions, loin des conflits politiques, loin de la peur d'une dictature à peine déguisée, d'une autarcie forcée, de problèmes financiers ignorés. Ici, elle avait une chance de reprendre sa vie à zéro. Une triste pensée à avoir à dix-sept ans, mais une réalité qui la suivrait jusqu'à la fin de ses jours.
Le 25 août 1948, elle avait accouché d'un petit garçon. Toutes les paroles rassurantes de Luisa l'avaient aidée à traverser les douze heures de travail. Celui qui avait dit que l'accouchement était un miracle de la vie était certainement un homme. Mais en voyant pour la premier fois les yeux de son fils, Carmen sut que ça en valait la peine. Tous ces mois de solitude, toute cette tristesse, toute la violence de cette histoire...tout ça n'était rien. Elle tenait entre ces bras le plus merveilleux de tous les êtres qu'il lui ait été donné de voir.

Jaìme avait maintenant trois ans. C'était un enfant en parfaite santé, qui faisait le bonheur de toute la maison. Luz était simplement folle de lu. Elle passait son temps à embrasser ses joues roses, à lui tricoter des marinières et à lui cuisiner des compotes. Carmen avait recommencé à travailler à la chapellerie quatre jours par semaine. Le reste du temps, elle le passait à s'émerveiller à chaque nouvelle découverte que son fils faisait. Loin d'être calme, Jaìme était un aventurier dans l'âme. Il avait commencé à marcher à onze mois et depuis il gambadait dans toute la maison, renversant tout sur son passage, une vraie tornade ! Le petit garçon aimait découvrir de nouvelles choses, étudiant avec curiosité tout ce qui se passait autour de lui. Très éveillé, il parlait déjà pour quatre et passait son temps à poser des questions. Quand Vincent était au jardin, Jaìme s'amusait avec les outils, faisait des pâtés de sables partout et essayait de monter sur le chien, Carline. Quand il pleuvait et qu'il devait rester à l'intérieur, rien ne l'amusait plus que de construire des tours avec ses cubes.

Un jour, Carmen rencontra Eugène, un jeune homme du village qui travaillait comme charpentier et qui connaissait bien Vincent. Elle le croisait souvent à l'église le dimanche mais ne s'était jamais aventuré à lui parler. C'est lui qui avait fait le premier pas, un soir d'août, alors qu'elle terminait un chapeau pour la femme d'un notaire. Il était entré dans la boutique, une casquette toute trouée sous le coude, s'était approché de l'atelier et l'avait regardé coudre des perles sur un ruban rouge. Avec son accent chantant, elle lui avait demandé s'il avait besoin de quelque chose. "D'un miracle, je crois". C'est ce qu'il avait dit en lui montrant la casquette en piteux état.
Carmen ne s'attendait pas à ce que cette visite soit suivie de nombreuses autres. Eugène commença à attendre la jeune femme à la sortie du travail pour l'emmener boire une limonade, tous les jeudis. Puis ils se virent de temps à autres le weekend, après la messe. Après plusieurs mois à fréquenter Eugène, Carmen se sentit prête à lui parler de Jaìme. Elle lui raconta son histoire, de son enfance à Cadaquès jusqu'à sa rencontre avec Adòn, puis son arrivée en France, la naissance de son fils, sa peur de l'Enfer, la honte dans laquelle elle vivait. Eugène l'écouta sans jamais l'interrompre. Quand elle eut finie, qu'elle leva vers lui ses yeux tristes, il la prit dans ses bras. Jamais la jeune espagnole n'aurait imaginé avoir une seconde chance en amour, et pourtant elle était là, serrée contre Eugène qui lui promettait que tout irait bien.

L'année suivante, en 1952, alors que Jaìme venait de fêter ses quatre ans, Eugène et Carmen se marièrent en petit comité. Ils passèrent par la mairie pour officialiser l'adoption de Jaìme qui obtint ainsi la nationalité française et prit le nom de famille Pépin. Quand Carmen avait présenté son fils à Eugène pour la première fois, elle avait eu peur que les choses se passent mal entre eux. Mais le petit garçon s'était tout de suite attaché à Eugène, réclamant toujours plus de visites et toujours plus d'attention. Ce n'était pas la famille dont elle avait rêvé quand elle était petite fille, mais Carmen n'aurait voulu échanger sa place pour rien au monde.

Après le mariage, le jeune couple s'installa chez les parents d'Eugène pour quelques mois. Ils occupaient une chambre au premier étage, tandis que Jaìme dormait au rez-de-chaussée, près de la cuisine (une parfaite excuse pour aller dérober des biscuits la nuit, quand tout le monde était couché). Au mois de mai, Eugène reçut une proposition de travail à Paris, pour une grande compagnie qui recherchait des charpentiers. Il avait obtenu le poste grâce au bouche à oreille, l'ami d'un ami d'une cousine d'une voisine, ou quelque chose comme ça. La famille Pépin partit donc pour Paris. Ils s'installèrent dans le quartier de Barbés, dans un minuscule appartement sous les toits. Eugène commença à travailler sur des chantiers de grands magasins, alors que Carmen avait un emploi à mi-temps comme femme de chambre dans un hôtel rue de Solferino. Jaìme allait à l'école maternelle dans le quartier de Barbés, où il avait visiblement trouvé ses marques. Le petit garçon était heureux dans sa nouvelle maison et dans cette nouvelle ville, même s'il se plaignait régulièrement de ne plus voir Tià Luz tous les jours.

En juillet, Carmen trouva un nouvel emploi grâce à une voisine qui la recommanda : on recherchait une concierge rue André Gill, au pied de la butte de Montmartre, dans un hôtel particulier. La famille déménagea de nouveau pour s'installer au rez-de-chaussée de cet immeuble coquet, niché dans une ruelle, à l'abris des regards curieux. L'appartement était plus spacieux et le travail moins fatiguant. Carmen avait pour mission d'accueillir les visiteurs, réceptionner et distribuer le courrier, entretenir les parties communes et s'occuper du jardin situé dans la cour intérieure. C'était aussi beaucoup plus pratique pour s'occuper de Jaìme quand il n'avait pas école. Il pouvait la suivre partout à travers l'immeuble pendant qu'elle passait le balais sans gêner personne, l'aider à arroser les plantes, l'accompagner pour distribuer le courrier...en peu de temps, le petit garçon avait déjà séduit toutes les dames de l'immeubles avec son sourire craquant.


6 Janvier 1953, Paris, France

Dans le salon des Pépin, Carmen et Eugène étaient installés sur le canapé, blottis l'un contre l'autre devant le feu de cheminée. Carmen sirotait un thé, couvant son fils d'un regard bienveillant. Eugène avait passé un bras autour des épaules de son épouse et avait également les yeux rivés sur le petit garçon assis aux pieds du sapin.

"C'est vraiment pour moi maman ?
- Si querido. Ouvre-le vite !"

Il y avait beaucoup de choses que Carmen avait laissé en Espagne lorsqu'elle était partie, mais certaines traditions lui restaient chères. Eugène et elle avaient décidé de ne pas ouvrir de cadeaux pour Noël comme on le faisait en France, mais de les ouvrir le 6 janvier, pour la Nativité. Jaìme avait donc prétendument reçu son cadeau des Rois Mages, comme tous les enfants espagnols. La vérité, c'est que le jeune couple n'avait pas assez d'argent pour acheter des cadeaux eux-mêmes. Le déménagement à Paris avait épuisé leurs maigres économies, l'argent qu'ils gagnait leur servaient donc à manger et se chauffer. Carmen avait reçu un jouet pour Jaìme de la part du Secours Catholique. C'était également grâce à eux qu'elle avait pu habiller correctement son fils pour l'hiver. Les figurines de la crèche sous leur sapin étaient faite en pâte à sel, par les soins de Jaìme et Carmen. Ils les avaient peintes avec Georges, leur voisin du cinquième étage.

Jaìme arracha le papier journal qui emballait son cadeau et découvrit avec émerveillement un robot bleu ciel, aux grands yeux vides d'expression et pourvu de plusieurs boutons qui actionnaient les bras et les jambes. Avec un cri de joie, il bondit sur ses jambes et courut vers ses parents, brandissant devant lui le robot.

"Papà, mira ! UN AUTÓMATICO !"

Eugène éclata de rire et attrapa le petit garçon pour l'asseoir sur ses genoux. Il caressa les cheveux bruns de Jaìme, l'écoutant d'une oreille lui raconter des histoires sur son nouveau jouet. Carmen et lui échangèrent un sourire complice, simplement heureux de voir leurs fils avec des étoiles dans les yeux.


Juillet 1958, Paris, France

Les années qui suivirent leur installation à Paris furent les meilleurs que Carmen ait vécu dans sa vie. Elle avait tout ce dont elle pouvait rêver : un appartement confortable, un travail agréable, des amis, un mari fabuleux et un petit garçon tout aussi merveilleux. Exception faite des moments où il disparaissait on ne savait où pour aller fabriquer on ne savait quoi.
Jaìme était un garçon adorable, il aimait rendre service et aider ses parents dès qu'il le pouvait. Mais il avait une imagination débordante et beaucoup trop d'énergie à revendre. Carmen passait son temps à le chercher : il était sans arrêt fourré chez Georges, le voisin, qui le laissait volontiers utiliser son atelier pour bricoler avec des objets de récupération. Quand il n'était pas à l'école ou aux quatre vents, il jouait le plus souvent avec Gwenn Maillard. Sa famille vivait dans l'immeuble et la jeune fille, bien qu'ayant trois ans de moins que Jaìme, avait toutes les qualités requises pour être son amie : dynamique, têtue, fonce dans le tas et pas à cheval sur les bonnes manières.

Ils avaient également en commun quelque chose de surprenant. Tous les deux étaient des sorciers.
Jaìme l'avait découvert au mois de mai, quand il avait reçu une lettre l'invitant à se présenter à La Maison Saint Louis à la rentrée de septembre. Il serait alors introduit au monde magique et à tous ses secrets. Carmen et Eugène avaient d'abord ignoré la lettre, persuadés qu'il s'agissait d'une erreur ou d'une mauvaise farce. Mais ils ne pouvaient pas ignorer complètement les événements étranges qui s'étaient succédés autour de Jaìme ces dernières années. Des objets qui avaient changé de couleurs sans aucune raison, des horloges qui allaient à retardement quand c'était l'heure d'aller à l'école, des casseroles qu'il jurait avoir vu flotter au dessus de l'évier chez les Maillard. Cette fois où une fenêtre avait explosé après que le garçon se soit mis en colère. Carmen avait demandé au Père Martin de l'examiner, de s'assurer que tout allait bien chez lui, mais l'homme d'Eglise n'avait rien trouvé d'anormal. Ils avaient tenté d'oublier cet incident, jusqu'à ce que la lettre arrive.

Carmen ne voulait pas entendre parler de cette école. Elle ne voulait pas que son fils parte loin d'elle à cet âge, encore moins pour qu'on lui enseigne des pratiques interdites par l'Eglise. De la sorcellerie ! Ils allaient pervertir l'âme de son enfant. Eugène était plus mesuré. Il avait compris que Jaìme avait quelque chose en lui, quelque chose qu'ils n'étaient pas capables de comprendre ou de maîtriser. Il lui fallait un endroit où il pourrait apprendre à vivre avec ses pouvoirs. Jaìme avait fini par en parler à Gwenn. Il lui avait dit que, comme sa grande soeur Kristell, il allait partir dans "une école spéciale". Finalement, toute la famille Maillard avait fini par apprendre que le fils de la concierge était un Né-Moldu. Après une longue conversation avec Elise, la mère de Gwenn, Carmen avait fini par se laisser convaincre. Jaìme ferait le reste de sa scolarité à Saint Louis, puis à Beauxbâtons. Si elle avait du mal à accepter la situation, son fils restait sa priorité et il méritait de recevoir la meilleure éducation possible, fut-elle magique.

Jaìme profitait pour le moment de ses vacances, allongé sur le tapis de Georges, au premier étage. Gwenn était allongée à côté de lui, dessinant un Abraxan du mieux qu'elle pouvait. Jaìme , lui, dessinait une machine à remonter le temps (il avait toujours rêvé de rencontrer Léonard de Vinci).

"JAIME ALVAREZ VALIENTE ! VEN AQUI AHORA MISMO ! On va être en retard pour la Messe !"

Le garçon sursauta en entendant sa mère l'appeler depuis le bas de l'escalier. Il jeta vite la pastelle qu'il tenait et sauta sur ses jambes. Sa chemise blanche était tâchée de pastelles roses, vertes et jaunes soleil mais ça lui était égal. De toute façon, il n'avait jamais aimé aller à la messe. Rapidement, il serra Georges contre lui et déposa un baiser sur la joue de Gwenn avait de courir rejoindre ses parents. En le voyant couvert de couleurs de la tête aux pieds, Carmen poussa un cri de frustration.

"Santa Maria, dame la fuerza ! Mais qu'est-ce que tu faisais encore ?!"

Elle passa rapidement un mouchoir sur le visage de Jaìme , puis la famille se mit en route. Lorsqu'ils arrivèrent à l'église, ils saluèrent leurs amis et leurs voisins, les gens de la paroisse avec qui ils mangeaient régulièrement. Ils s'installèrent sur un banc et la cérémonie débuta. Jaìme n'écoutait pas ce que le prêtre disait. Il n'avait jamais écouté. Pendant les messes et le catéchisme, il passait le plus clair de son temps à rêvasser, à regarder les vitraux. Il aimait aussi regarder sa mère, lorsqu'elle s'agenouillait, qu'elle fermait les yeux et qu'elle murmurait des prières en espagnol. Il lui avait demandé, plus jeune, à quoi ça servait de prier. "A demander pardon quand tu as fait quelque chose de mal. A chercher du réconfort quand tu es seul. Tu peux demander à Dieu de protéger ceux que tu aimes et de donner du courage à ceux qui en ont besoin.". Parfois, Jaìme fermait les yeux comme sa mère et il pensait très fort à Tià Luz et Tio Vincent, il demandait à Dieu de protéger Georges et Gwenn, de donner du courage à son papa quand il partait travailler, de veiller sur sa maman quand il ne pouvait pas le faire lui-même. Jaìme n'était pas certain de savoir si Dieu existait, mais il espérait que quelqu'un entendrait ses prières quand il serait à Saint Louis, pour veiller sur ses parents.



1958 - 1963

En arrivant à Sain Louis, Jaìme découvrit la vie sous un autre angle. Il se retrouva seul dans un endroit inconnu, loin de sa famille et de ses amis, loin de sa maîtresse. Seul, esseulé et solitaire. Enfin, cela ne dura pas longtemps. Il rencontra vite d'autres enfants qui, tout comme lui, avaient été arrachés à leur famille pour rejoindre une école très très bizarre où l'on apprenait toutes sortes de choses encore plus bizarres. On lui enseigna les bases de l'Histoire de la Magie, tout ce qu'il y avait à savoir sur les baguettes et le B.A-ba des créatures à éviter lors des balades en forêt.

Peu après son arrivée, on lui demanda de choisir un nouveau prénom. Jaìme dut se creuser la tête pendant des semaines avant de se décider. Puis un jour, sa mère lui envoya une lettre accompagnée d'une revue dans laquelle était publiée la bande-dessinée préférée de Jaìme, Les aventures de Milo Fox. Ce fut la révélation. Ce personnage avait tout ce dont on pouvait rêver pour inspirer un second prénom : il avait de l'humour, beaucoup de ressources, un super couteau Suisse de la mort qui tue, pleins d'amis et surtout, le plus important, une Aston Martin DB Mark III rouge flambant neuve.

On lui demanda ensuite de chercher un Djinn dans un Almanach et d'étudier les procédures pour invoquer un Djinn. Cette partie s'avéra beaucoup plus compliquée que de trouver un nouveau prénom pour la vie. Tout ce qu'il voyait dans les biographies des centaines de Djinns déjà invoqués par le passé tournait autour de la violence, des assassinats, des guerres et de toutes sortes d'autres choses qui n'inspiraient rien de bon au jeune garçon. D'autre part, il n'était pas très à l'aise à l'idée de se lier à une créature démoniaque pour le restant de ses jours. Les heures passées à l'église avec sa mère ne lui avait inspiré que peu de choses, mais il avait toutefois retenu quelques éléments vitaux : il devait être gentil avec les autres, ne devait pas voler la femme de son voisin (non pas que ce fut une préoccupation à l'époque), prier tous les soirs et surtout, ne pas pactiser avec le Diable. Du haut de ses dix ans, Jaìme ne voyait pas comment il allait pouvoir combiner les deux.
Jaìme se serait volontiers passé d'avoir un Djinn, mais on ne lui demanda pas son avis. Il participa à l'invocation, comme tous les sorciers en âge de se lier avec un Djinn, et fut rebaptisé Milo.

Aux vacances suivantes, lorsqu'il rentra chez lui, le garçon annonça la nouvelle à sa famille. Milo s'en tint au minimum. Il leur expliqua simplement qu'il avait participé à une cérémonie obligatoire chez les sorciers et que pour une raison de sécurité, il devait porter un autre prénom, comme tous les autres. L'idée n'enchantait pas Carmen, mais elle comprit cette année-là que son fils allait désormais vivre des choses qu'elle était bien incapable de comprendre. Milo, lui, s'était souvenu de la visite du Père Martin quand ses pouvoirs s'étaient manifestés. Il avait compris que s'il ne voulait pas revivre ce genre de choses, il valait mieux cacher la vérité à sa famille. A chaque fois qu'il rentrait dans une église désormais, à chaque fois que sa mère récitait le bénédicité en serrant sa main, tous les soirs quand il s'agenouillait aux pieds de son lit, Milo priait pour que Dieu le pardonne et le protège des démons qui étaient entrés dans sa vie.

Ses années à Saint Louis passèrent beaucoup plus rapidement qu'il ne l'aurait imaginé. Il se fit des amis (dont un certain Logan qu'il fallait surveiller comme le lait sur le feu) et apprit un tas de choses (pour la plus part inutiles) avant son entrée à Beauxbâtons. La perspective de changer encore une fois d'école ne l'enchantait pas vraiment, mais Milo se réjouissait à l'idée de découvrir de nouvelles matières qui seraient, il l'espérait, plus intéressantes que l'Histoire de la Magie. Avec un peu de chances, il pourrait enfin faire quelques choses de ses dix doigts. La Maison Saint Louis avait quelques points positifs mais les activités créatives n'en était pas un.


1963 - 1971, Beauxbâtons, France

Milo n'avait jamais été un grand fan des châteaux. Il trouvait ça guindé, snob et hypocrite. Vivre dans un château pour montrer qu'on a de l'argent et du temps à perdre ? Non merci. Lui, préférait les endroits sobres, humbles et chaleureux. Son premier jour à Beauxbâtons fut donc légèrement décevant. Bien sûr, il savait déjà que l'école de magie française était cachée dans un immense palais. Mais il ne s'était pas imaginé l'endroit aussi prétentieux. Entre les statues, les colonnades, les escaliers en marbre, les jardins taillés à la perfection et les uniformes luxueux...c'était beaucoup trop pompeux à son goût. On frisait le ridicule. Montmartre lui manquait encore plus que lorsqu'il était à Saint Louis. Le jeune homme s'estimait toutefois heureux de commencer sa première année à Beauxbâtons avec Logan et quelques autres têtes connues de Saint Louis.
Un jour, au détour d'un couloir, alors qu'il cherchait la classe de potions, Milo rencontra Scipio (à vrai dire, il lui rentra dedans de plein fouet, envoyant voler ses parchemins) qui devint rapidement son meilleur ami. Scipio était drôle, gentil, toujours partant pour sortir ou voir des gens, intelligent. Un peu comme un labrador dans un corps humain, en fait. Scipio passa quelques jours à Paris pendant les vacances d'été et fut aussitôt adopté par Carmen qui se donna pour mission de le nourrir et de le couvrir d'affection. Gwenn l'adopta également et Milo n'avait plus qu'une envie, la voir arriver enfin à Beauxbâtons pour qu'ils soient tous réunis.

En deuxième année, il fit la connaissance de Clémence Larue, une Hièmes avec qui il devait travailler en botanique. Clémence avait tout de la petite amie idéale. Elle était belle, intelligente, ambitieuse, intéressante. Milo l'invita à sortir quand leur projet de botanique fut terminé et après quelques rendez-vous, ils officialisèrent leur relation. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le jeune homme n'était pas vraiment amoureux mais il se sentait à l'aise avec Clémence et s'était habitué à sa présence. Après quelques mois, Milo la présenta même à ses parents lors d'un dîner en famille. Clémence l'invita également chez elle pendant les vacances suivantes, mais il n'était pas vraiment question de rencontrer ses parents. Elle avait la maison pour elle toute seule et voulait profiter de l'occasion pour "passer à l'étape suivante". Le jeune homme n'avait pas vraiment compris la subtilité de sa demande et fut surpris de la voir se déshabiller le soir venu. Milo avait été élevé dans les valeurs catholiques les plus traditionnelles et n'avait pas vraiment imaginé se donner avant le mariage. Mais une fois devant le fait accompli... eh bien, il en vint à se dire que si Dieu pouvait lui pardonner d'avoir pactiser avec un Djinn, il pourrait surement lui pardonner d'avoir goûté au fruit défendu avant l'heure.
Après plusieurs essais plus ou moins réussis, Milo commença à apprécier ces moments d'intimité. Il commença même à se demander si les choses ne seraient pas encore mieux avec sa voisine du quatrième, Betty, ou avec la fille du boulanger, Charlotte. L'idée de s'attacher à la même personne pour le restant de ses jours n'avait soudain plus rien d'attrayant. Il décida de mettre un terme à son histoire avec Clémence avant que les choses n'aillent trop loin. Clémence ne prit pas la nouvelle aussi bien qu'il l'aurait souhaité et leur dix mois de relation se terminèrent dans le sang et les larmes. Littéralement. (Si vous vous demandiez d'où Milo tient la toute petite cicatrice qu'il a sous l'oeil gauche, vous savez maintenant qu'il ne faut jamais rompre avec quelqu'un qui tient un bol de céréales à la main).

Après ses trois années en tronc commun, Milo choisit le cursus des Techniques Sorcières. Il se prit de passion pour les inventions magiques et décida que c'était ce qu'il voulait faire pour le reste de sa vie. Il voulait fabriquer des objets magiques, peut-être même avoir son propres atelier, ou bien peut-être travailler pour le Ministère, qui sait ? Sa mère lui avait toujours dit que s'il voulait vraiment quelque chose et qu'il travaillait dur pour l'avoir, tout serait possible, alors après tout pourquoi pas ?

Pendant l'été 1967, Milo fit la rencontre de Jace, tout près de chez lui. A vrai dire, les deux jeunes hommes fréquentaient tous les deux Beauxbâtons, mais Jace avait deux ans de plus et ils ne s'étaient jamais parlé avant. Ce jour-là, Milo allait voir Georges, son voisin, sur la place du Tertre où il peignait et vendait ses toiles. Milo s'approcha quand il reconnut Jace, curieux de voir ce qu'il faisait là. L'autre sorcier était assis par terre, un jeu de cartes étalé devant lui, et faisait un tour de magie à des passants. A la fin du tour, Jace et Milo commencèrent à discuter, et de fil en aiguilles ils décidèrent de se revoir le jour suivant. Puis le jour d'après, celui d'après et tous les autres, jusqu'au jour où, au détour d'une ruelle, bien après que le soleil se soit couché, Jace l'embrassa. Milo le repoussa d'abord et rentra chez lui, décidé à ne plus jamais lui parler. Il passa la nuit à tourner, à se retourner dans son lit, sans pouvoir fermer l’œil. Le lendemain, il monta jusqu'au Sacré Coeur, alluma une bougie devant une statue de la Vierge Marie et pria qu'on lui pardonne encore une fois ses offenses, et toutes celles qui en découleraient. Qu'on lui pardonne d'avoir aimé sentir la peau chaude de Jace contre la sienne et qu'il ait rêvé d'autres courbes cette nuit-là que de celles de toutes les Mary-Lou, Manon et Gabrielle qu'il avait connu. Il redescendit sur la place des Tertre et fut soulagé de voir Jace assis à l'endroit où ils s'étaient parlés pour la première fois, plumant des touristes, un sourire aux lèvres. Milo et Jace n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre. Ils profitèrent du reste de l'été ensembles, puis se quittèrent en septembre d'un commun accord.

Après cet été-là, Milo se sentit libéré d'un poids. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il était comme cela, mais ça lui été égal. Son nouveau leitmotiv dans la vie ? "Au point où j'en suis...". Sur l'échelle qui mène aux portes de l'Enfer, la bisexualité ne pouvait clairement pas être pire que d'être lié à un démon. S'il se sentait à l'aise pour en parler à ses amis proches, Milo savait que c'était un autre aspect de sa vie dont il ne pourrait pas parler à sa famille s'il voulait garder leur amour et leur respect. Mais avec le temps, Milo avait appris à vivre avec les secrets et les mensonges.

L'essentiel pour Milo, c'était que ses deux univers n'entrent pas en collision, mais qu'ils puissent cohabiter en paix. Il était heureux de pouvoir ramener ses meilleurs amis chez lui en sachant que sa mère les accueillerait à bras ouverts et les gaverait de chili con carne. Heureux que ses amis l'apprécient pour ce qu'il était, sans le juger. Et surtout heureux de savoir que ce qu'il se passait à Beauxbâtons restait à Beauxbâtons.

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Dernière édition par J. Milo Pépin le Dim 5 Aoû - 16:14, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Lun 7 Mai - 0:00

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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Lun 7 Mai - 0:05

BRO² Heart
(Dylan, cette bouille Bave Chou)
Welcome again ♥️♥️♥️



DON'T THINK I DIDN'T NOTICE
ANAPHORE


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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Lun 7 Mai - 0:17



BROs  Heart Heart
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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Lun 7 Mai - 10:31

Bienvenue avec ce nouveau petit monsieur ! Han


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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Lun 7 Mai - 12:23

Merciiii Han Chou


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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Ven 18 Mai - 11:40

Rebienvenue avec Milo Han Ce prénom Gnoe  Love  Qu'est-ce que ça fait plaisir de voir d'autres nationalités apparaître dans le jeu ! J'adore tout simplement l'ancien maître que tu as trouvé au djinn Fan l'idée est super bien twistée pour en faire un épisode magique. Me tarde de lire l'histoire Gnoe

Tu sais où nous joindre si besoin  Heh  Love




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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Ven 18 Mai - 15:18

Hello choupi  Chou Copain   merci Han Heart
 j'adoooore déformer l'histoire pour rajouter des trucs magiques. Je me suis bien marrée à chercher des inventeurs morts à cause de leurs inventions Mdr  
(btw je fonds un peu plus à chaque fois que je vois cet ava et ce gif de Dacre Bave )(il faut qu'on parle de liens huhu)
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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Lun 21 Mai - 16:25

Milo est vraiment ultra mignon Chou Il a un caractère tout gkdjdldjdhe j'ai envie de lui tapoter le crâne Mdr

Et l'histoire du Djinn m'a achevée Mdr

Faut que je passe te voir pour un lien avec Ezra aussi Curly shame on me c'était une des premières choses que je voulais faire

Bon courage pour la fin de ta fiche Yes
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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   Mer 20 Juin - 12:09


Élevé au sein d'une famille espagnole aux valeurs chrétiennes très prononcées, Milo s'est pourtant laissé tenter par la décadence de son nouvel environnement. Pas moins serviable pour autant, le jeune homme vit de plaisirs simples, entouré d'amis qui lui sont chers, faisant grouiller son imagination à la recherche de nouvelles choses à bidouiller. Mais comment devenir le plus grand inventeur de tous les temps, en ayant pour djinn la bouillie rose la plus empotée de l'Almanach ?

Re-rebienvenue à la maisoooon ! Heart
J'ai hâte de voir Milo en action. Copain

Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les FONS ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume.

Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu.

Faisant dorénavant partie de la communauté de DJ, il vous est possible de rejoindre son serveur Discord pour échanger avec les autres membres !  

Sur ces quelques mots, il ne vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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MessageSujet: Re: J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts   

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J. Milo Pépin | I try not to think, it interferes with being nuts

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