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 (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »

■ Qui ne s'est jamais perdu dans l'excès de m'as-tu-vu ? ■
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Aigue Marine
M. Aurèle de Châtelet
Aigue Marine
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MessageSujet: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 14:54


Moshe Aurèle de Châtelet
feat. tom felton

Nom : de Châtelet. Prénom de naissance : Moshe ; on pourrait s'attendre à trouver le prénom marc cachée sous l’initiale mais c'est celui du prophète qui s'y cache, le fils de pharaon qui est descendu de son piédestal pour revêtir le manteau des esclaves et s'en faire le libérateur.Prénom d'usage: Aurèle ; César ne pouvait donner à son aîné un prénom du commun ; Aurèle, l'or, il est destiné à avoir de l'or au bout des doigts Généalogie: Fils aîné du Comte de Paris, il a une petite soeur, Thaïs, de trois ans et demi sa cadette ; fils de César et de Suzanne, il portera à son tour le titre, plus tard, mais n’aspire qu’à la quiétude de la neutralité, de l’invisibilité ; fils d’un père endeuillé, fils d’une mère absente, frère d’une soeur qu’il chérit plus que tout ; héritier d’un nom et d’une histoire. Nationalité: français, son sang est bleu, son sang est rouge, son sang est encore blanc d’innocence. Lieu et date de naissance: 23 juillet 1948, dans l’une des innombrables pièces du château de Champlatreux Statut: Célibataire depuis quelques mois. Nature du sang: Mêlé Etudes/Profession: 9e année, il étudie assidûment les Arts et les Lettres, les ayant négociés avec César contre une option sur les rapports djinns/sorciers. Baguette magique: Une griffe de phénix colore le bois déjà trop précieux du cèdre rouge qui la renferme. Trente-et-un centimètres polis, lustrés, marqués par le temps.

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Méfiant ; face à cette nouvelle, Aurèle n’a pu qu’être méfiant, et l’envisager d’un pincement de lèvres circonspect. S’il se sait privilégié de par son rang, de par son nom, de par l’ancienne position de ses aïeux auprès des rois, et de la proposition faite à son père, il sait également que par certains aspects, notamment d’un point de vue du sang, sa particule n’est porteuse d’aucune garantie aux yeux de certains. Méfiant, sans être nécessairement angoissé, affolé ; méfiant, satisfait sur certains points, attentif sur d’autres ; Aurèle n’est pas dans le jugement, il est dans l’observation et il attend de parvenir à dégager les avantages et les inconvénients d’un tel retour avant de se forger la moindre opinion ; s’il se décide un jour à en avoir une, d’opinion. Passif, il profite pour le moment des privilèges d’une naissance bien née en attendant de voir ce que décidera son père.


► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Habitué à cohabiter avec des djinns, ou du moins l’écho souffré de leur présence dans les discussions, les livres, les incantations et les non-dits, Aurèle n’est jamais parvenu à les considérer autrement que comme des entités asservies et utiles, fascinantes et dangereuses ; la mise en objet ne l’a ni touché, ni perturbé, ni révolté ; il l’a au contraire acceptée sans sourciller, en voyant les avantages aussi bien que les risques avec sa tranquillité et sa placidité habituelles. Que son djinn ait ou non été d’accord ne lui a pas effleuré l’esprit, pas plus qu’il n’a jamais envisagé que les elfes de maison puissent guetter la liberté avec envie ; les sorciers invoquent et asservissent les djinns depuis des siècles, que les us et coutumes évoluent n’a rien de surprenant, bien au contraire. Il faut juste trouver un nouvel équilibre, et s’attendre à dérives et échecs.

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
L’envisager ? Aurèle peut tout envisager. Il peut même s’imaginer un monde où sorciers et moldus viveraient en ayant inversé leurs rôles, il peut même s’imaginer un monde où ils cohabiteraient sans problème, il peut même s’imaginer un monde sans moldus, un monde sans sorcier : tout est possible et tout est envisageable. Souhaitable, acceptable, pérenne ? C’est une autre question et s’il n’a jusque là rédigé aucune dissertation discutant de cette question, c’est bien parce qu’on ne le lui a pas encore demandé. Que le sang devienne plus important que le rang, si Aurèle faisait la folie d’avoir un avis sur la question, il dirait que dans un système équitable et nourrit par la méritocratie, non, ce ne serait pas envisageable et oui, ce serait certainement mieux. Mais il rajouterait également que sur le sol français, le sang a déjà bien trop son important, au regard de la noblesse dont il est le pur fruit.


Personnalité:



La meilleure façon de se venger d’un ennemi, c’est de ne pas lui ressembler : Aurèle se méfie de lui-même ; il se sait rancunier, il se sait faible face à l’amertume, face à la rancoeur ; il se sait incapable d’oublier, incapable de passer outre, incapable d’effacer de son esprit, et même s’il essaye toujours de combattre cela, de ne pas ressembler à ses ennemis, il dérive, constamment, vers la méchanceté et la vengeance, et nage à contre-courant pour se battre contre la tentation de s’abaisser au niveau de ceux qui ont pu vouloir l’atteindre, d’une manière ou d’une autre.

Chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort : adepte de la méritocratie, Aurèle ne respecte rien de plus que le mérite, que le travail, que le produit de l’effort et de la persévérance. Il admirera davantage quelqu’un qui se sera écorché les doigts des heures durant pour un résultat médiocre, qu’une personne se contentant du résultat honorable que lui permettent ses facilités. Et pire encore, il peine à accepter les petits prodiges. Refusant de reconnaître que par certains aspects, il en est un.

Qui vit en paix avec lui-même, vit en paix avec l’univers : Aurèle est de ceux qui doutent. Il ne doute pas seulement de ce qu’il est, de ce qu’il fait, de ce qu’il veut, il doute aussi de ceux qui l’entourent, des regards qu’ils peuvent lui porter, des attentes qu’ils peuvent avoir pour lui. Il doute d’être à la hauteur, il doute d’être assez bien, il doute de son mérite, il doute de sa place, il doute du mieux qu’il fournit et s’applique, le plus souvent, à aller plus loin que son mieux quitte à s’angoisser pour ce qui ne mérite en rien des angoisses. Aurèle ignore que les facilités qu’il peut avoir, tant en mémorisation qu’en compréhension ou en magie tout simplement, ce sont de réelles facilités, et non de simples coups de chance. Par bien des aspects, il se révèle être un petit prodige, par bien d’autres, il n’en est plus un parce que ce doute qui le tourmente le cloue au sol et limite ses actions. Aurèle veut le contrôle, veut la satisfaction, veut la reconnaissance, mais tant qu’il doute, il en est incapable. Tout simplement incapable. Il ne peut que se contenter d’exiger le meilleur de lui-même, davantage encore, et d’exiger de la part de tous ceux qui l’entourent rien de moins que la même chose.

On n’est pas moins fautif en ne faisant pas ce qu’on doit faire qu’en faisant ce qu’on ne doit pas faire : Aurèle n'est pas de ceux qui prennent des décisions. Il est de ceux qui vont présenter les choix, détailler les possibilités, ouvrir d'un mouvement de poignet l'éventail des solutions mais en aucun cas il ne sera celui qui prend position. Il n'aime pas ça, il n'aime pas l'échec et plus encore il ne supporte pas de se mettre en danger. Danger d'avoir tort, danger de partager la faute, danger de faire le mauvais choix, de prendre la mauvaise décision au mauvais moment. Silencieux et discret, il préfère de loin rester passif et ne pas prendre parti. Une dispute dans les couloirs ? Il convaincra un élève d'intervenir ou d'aller chercher un enseignant. Un travail de groupe qui tourne mal ? Il se débrouillera pour orienter dans son sens les décisions sans les affirmer lui-même ou, s'il s'avère que de bien mauvais choix sont faits, il s’échinera à réparer en silence les pots cassés quitte à y passer ses nuits plutôt que d’instiller dans le groupe une ambiance de tribunal. Aurèle, c'est celui qui ne cherche ni les honneurs, ni les lauriers, mais qui brigue plutôt le bon fonctionnement de l'ensemble.

Les effets de la colère sont beaucoup plus graves que les causes : Aurèle ne se met que rarement en colère. Intérieurement il est prompt aux hurlements, il sait se montrer impulsif et violent mais tout reste toujours à l'état de pensées : il a sur lui-même un contrôle né de sa discrétion et de sa lâcheté. Il est constamment dans la retenue, dans le choix de ses mots, dans le silence choisi et l'intériorisation de tout ce qu’il ressent. Ce qui fait que ses colères, si rares, peuvent s'avérer redoutables autant par la surprise qu'elles causent de prime abord que par l'absence brutale de contrôle. On dit souvent que les colères des plus calmes sont les plus impressionnantes, il y a fort à parier qu’Aurèle ne déroge pas à la règle.

Avant que tu ne parles, on doit pouvoir lire sur ton visage ce que tu vas dire : il a le visage doux de celui qui se veut porteur d'apaisement, il a les traits fins et patient de celui qui sait attendre, il a le visage ouvert de celui qui ne cache ni n'affiche ce qu'il pense ou ressent. Aurèle aime à se revendiquer honnête, il devrait plus se qualifier d’hypocrite de conviction : lorsqu'il ment, c'est parce qu'il veut de tout son coeur croire ce qu'il dit. Lorsqu'il déforme ce qu'il pense, c'est pour mieux se rapprocher de ce qu'il devrait penser. Sa ligne de conduite est sincère et droite, malheureusement elle n'en est pas plus en adéquation avec ce qu'il est vraiment. Il veut renvoyer aux autres l'image de celui qu'il estime devoir être ce qui le fait bien souvent manquer de spontanéité.

Le propre de l’homme, est d’aimer même ceux qui l’offensent : rancunier, il l'est. De nature. Mais prompt au pardon, il se force à l'être, excepté en de rares occasions : la mort de sa mère dont il juge son père responsable, et toute personne osant blesser, heurter, meurtrir sa petite soeur de quelque manière que ce soit ; on ne touche pas à sa famille, on ne touche pas à la soeur d’Aurèle pas plus qu'aux yeux de César il est permis de toucher à Hedwige.

L’homme ordinaire est exigeant avec les autres. L’homme exceptionnel est exigeant avec lui-même : l'exigence. Fils aîné, héritier, futur comte, grand frère, il baigne dans l'exigence depuis sa plus tendre enfance. L'exigence d'un nom, d'une place, d’ancêtres, l'exigence de l'héritage des de Châtelet, des attentes que chaque personne s'estime en droit d'avoir pour lui sous prétexte que la noblesse leur donne un droit d'ingérence. Et cette exigence, par mimétisme, Aurèle l'applique à tous. Il reprend, dès qu'il peut et d'une voix douce, chacun des manquements auxquels il peut assister, il en exige encore plus de lui même dans une droiture qu'on ne saurait lui reprocher. Il se fait main de fer dans un gant de velours, responsable et autoritaire sans jamais s'imposer sur le devant de la scène, il est de ceux qui s'assurent dans l'ombre que toutes les règles sont respectées.

Rejette l’opinion, et tu seras sauvé : Sa neutralité en bien des sujets est sa marque de fabrique. Aurèle a beau être parisien, il se fait normand en cas de noeud gordien, il se fait suisse en cas de conflit, prônant avant tout la voix de la raison. On peut lui reprocher d'être lâche, il rétorquera qu'il préfère le terme de lucide, refuse d'être aveuglé par une prise de position ; il préfère ménager la chèvre et le chou plutôt que de prendre parti pour l'un ou pour l'autre. Aurèle est même si neutre qu'il en devient agaçant. Et peut paraître bien hypocrite par moment. Un jour, il faudra bien qu’il prenne parti, un jour il faudra bien qu’il ait une opinion sur un sujet, mais plus ce jour sera loin, mieux il se portera.

La mort n’est peut-être qu’un changement de place : la mort. Elle n'était qu'une entité indistincte jusqu’il y a peu. Elle n'était qu'un concept qui ne l’affectait que dans les formes, que pour les apparences. Elle l'a frappé de plein fouet et l'a laissé à genoux, vaincu par une seule question sans réponse : pourquoi. La mort n'était qu'une inconnue qu'il pensait apprivoisée, elle s'est transformée en cauchemar, en croque-mitaines, elle l'a rendu craintif et anxieux ; surprotecteur avec Thaïs.

La douceur est invincible : mantra familial par bien des aspects, mantra si dur à tenir et respecter au quotidien. Si Aurèle est doux, dans ses relations, dans ses attentes, dans ses regards, dans ses mots et ses gestes, c'est une douceur calculée, apprise au même titre que le pardon qu'il entend dispenser. Sa douceur, tout comme sa patience, il la cultive. Il l’entretient en s'y efforçant, à chaque instant, pour mieux effacer ce qu'il est vraiment. Rarement un mot plus haut qu'un autre, rarement un geste plus vif qu'un autre, Aurèle vise un idéal d'apaisement et de charisme naturel. Il cherche à ne pas se faire remarquer mais à être toujours présent, à ne pas se laisser avoir par une attention qu’il ne désire pas, mais manquer quand il n’est pas là. Aurèle ne veut pas s’imposer, il veut que sa présence coule de source. Il veut être le parangon de sa famille, quelqu’un dont ils puissent être fiers.

Genie in a bottle: Maguéfah

Aurèle refuse de trembler. Il refuse, même, d’hésiter. Il a les yeux grands ouverts, la bouche fermée, les lèvres pincées, les doigts serrées sur sa baguette obtenue quelques jours plus tôt, comme pour se convaincre qu’elle est là et que même s’il ne la maîtrise pas encore, elle saura le protéger. Tenir à distance le démon qu’il s’apprête à invoquer, pour mieux accomplir la dernière étape de son initiation finale à la sorcellerie, celle qui fera de lui un de Châtelet qui se respecte, celle qui fera de lui un sorcier qui se respecte, celle qui fera de lui un Comte de Paris en devenir. Aurèle refuse de trembler et s’il frissonne, ce n’est que le vent qui en est le coupable. Et s’il fait traîner les secondes avant d’articuler toutes ces syllabes qu’il a patiemment apprises, répétées, encore et encore, ce n’est que pour être certain de ne pas faire d’erreur. Ce n’est pas qu’il n’a pas le droit d’avoir peur, c’est que quelque part, il a la sensation qu’il ne peut pas se le permettre. Il doit être ce qu’on attend de lui, pour que dans les yeux de Papa et dans les yeux de Maman, il n’y ait que de la fierté. Et de la satisfaction. Il ne doit pas faillir, il ne doit jamais faillir, il le sait. Même si on ne le lui a jamais demandé, lui, il se l’est promis le jour où assis sur les genoux de Papa, il a remonté du bout du doigt l’arbre généalogique de leur famille pour effleurer les noms de tous les Comtes de Paris qui l’ont précédé et qui ont marqué, à leur manière, leur histoire et leur époque, comme des exemples à suivre dont il sent le souffle scrutateur, moralisateur et réprobateur glacer sa nuque. Si Papa a voulu lui montrer l’histoire dans laquelle Aurèle s’inscrit, il n’y a vu que la pression et les attentes qui reposent sur ses épaules. Et qu’il n’arrive pas à ignorer. L’invocation du djinn ne déroge pas à la règle. Il prend son inspiration. « Appare », les syllabes chantent dans sa gorge. L’air frémit, où du moins, Aurèle le voit frémir. Tout comme lui. Il doit se concentrer pour aller plus loin. Apparaître, c’est ce qu’il a fait quand il est né, lui aussi. Va-t-il assister à une nouvelle naissance pour un djinn pluricentenaire ? « Mane ». Sa voix faiblit, comme une supplique. Demeurer, c’est ce qu’il fait à chacune de ses respirations, c’est ce qu’il demande à ses parents quand il les voit sortir pour des réunions, des soirées et des dîners mondains, lorsqu’ils le délaissent auprès d’une nourrice pour leur travail, pour leur activité, quand il menace de se sentir seul. Demeurer, c’est aussi cette bâtisse qui l’enveloppe de la senteur du cocon familial. « Ausculta » Sa voix rejaillit, revigorée par cette conviction : Aurèle est chez lui. Il ne risque rien, il se contente d’inviter un djinn à venir le servir. Et à l’écouter. Ecouter, c’est ce qu’il doit faire aussi. Ecouter ce que disent les personnes autour de lui, écouter avant de parler, écouter avant d’agir. Ecouter, assimiler. Ecouter dans le silence, dans le respect, dans l’attention, dans l’analyse. « Se dede, pare » Ces deux-là se suivent sans se dissocier l’un de l’autre, tant ils sont liés, tant ils sont cohérences. Soumets-toi, il se soumet, Aurèle. Il se soumet aux exigences, avec grâce et bonne volonté. Il obéit à ses précepteurs, il obéit à Papa, il obéit à Maman, il obéit à ses ancêtres dont les tableaux animés commentent chacun de ses faits et gestes pour mieux l’aider à relever le menton, à ne pas courir dans les couloirs. Il se soumet aux lois, il se soumet aux circonstances, il obéit à ce que l’on lui dicte, à ce que l’on attend de lui. Comme ce djinn dont il observe les contours se profiler. « Redi » Chuchote-t-il pour conclure, la gorge nouée de tout ce que ça implique. Revenir : il est lié, Aurèle, il est lié à sa naissance, à sa demeure, à cette écoute silencieuse, à cette soumission disciplinée, à cette obéissance tranquille que l’on attend de lui. Il est lié et même s’il chérit sa famille avec passion, il sait qu’il reviendra toujours ici, qu’il ne partira pas. Qu’il restera lié. De la même manière que celui qu’il invoque, déjà invoqué des années plus tôt par son arrière-grand-père. « Maguéfah » et l’hébreu se fait rauque dans sa gorge, sans qu’aucun tremblement ne vienne bouleverser sa prononciation qu’il a tenue à peaufiner ces derniers jours pour que tout soit parfait.

Peste, peste soit Maguéfah, celui qui répandit peste noire et pestilence sur des civilisations, celui qui se fait maladie, toux et nuée de criquet lorsqu’on le lui demande, celui qui ronge et consume tous ceux qui se retrouvent enserrés entre ses griffes et son rire grinçant. Aurèle se méfie de Maguéfah, avec le regard froid et distant d’un dresseur de fauve face à ses animaux ; il respecte l’ancienneté du djinn, il respecte ses connaissances, il respecte tout ce que Maguéfah peut lui raconter sur le passé, sur les tueries de masse ; il respecte mais il s’en méfie et plus que cela encore : il considère avec un regard de maître tranquille celui qu’il ne voit que comme un esclave comme le veut le cours des choses. Les djinns, et Papa comme Maman le lui ont toujours répété, ne sont pas des insectes. Ce sont des foyers, des brasiers ardents qui peuvent apporter connaissances, savoirs et avenir aux sorciers tout comment ils peuvent se transformer en incendie destructeur et incontrôlable. Exploite son potentiel, mais ne te laisse pas avoir par le charmeur que ce sera, l’a-t-on mis en garde. Et cette mise en garde, Aurèle n’est pas de ceux qui la négligeraient et ce, même si désormais, Maguéfah est pour ainsi dire toujours avec lui, enfermé dans un miroir de poche.


Pseudo: Marelle Age: quart de siècle bien entamé Où avez-vu connu DJ? par le biais d’un vieil Augustus, et ouais Autres comptes? jojo, xav et lisou Une remarque ? jovouzem et j’espère que vous aimerez mon Aurèle ! Un mot pour la fin ? Do you walk in the valley of kings? Do you walk in the shadow of men Who sold their lives to a dream? Do you ponder the manner of things In the dark

Djinn Jinxed


I send a pestilence and plague Into your house, into your bed, Into your streams, into your streets, Into your drink, into your bread, Upon your cattle, on your sheep Upon your oxen in your field Into your dreams, into your sleep Until you break, until you yield - code by anaëlle.
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M. Aurèle de Châtelet
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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 14:54


L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre.
« Tu te jugeras donc toi-même, lui répondit le roi. C’est le plus difficile. »

Il n’arrive pas à dormir. Aurèle n’arrive pas à dormir. Il n’arrive pas à fermer les yeux, compter les moutons, apaiser son esprit comme la nourrice le lui a appris. Il n’arrive pas à se chantonner, comme à son habitude, la berceuse que Maman lui fredonne quand il a fait un cauchemar. Il n’arrive pas. Il se tourne, il se tortille, il ouvre grand les yeux : il a besoin de savoir. Alors il s’extrait de ses draps, alors il pose de petits pieds nus sur le sol, frémit sous le contact glacé de ses orteils sur le parquet, alors il prend bien le temps de chercher des chaussons, sa robe de chambre, parce que Maman ne veut jamais qu’il sorte de sa chambre sans être un minimum couvert, sinon il risque d’attraper la mort, et pas pour la mettre dans un flacon. Aurèle entrouvre la porte, glisse un regard à l’extérieur, trottine en direction de la grande porte, plus loin. Il faut traverser le couloir, puis la bibliothèque. Il faut aussi qu’il traverse le grand salon, celui avec tous les portraits qui dorment et qu’il ne faut surtout pas réveiller – surtout Grand-Mère Nanie, la grand-mère de grand-père, celle qui parle dans un français bizarre et qui menace toujours de le mettre au coin. Puis, après le grand salon, il y a encore un escalier à prendre, puis un autre salon et un long couloir. Sauf s’il prend le petit passage de sa nourrice, pour monter plus vite, mais pour ça, il faudra d’abord qu’il… Aurèle fait tourner la poignée, tout doucement. Et il marche sur la pointe des pieds. Dans l’escalier, il faut contourner la deuxième marche, et la quatrième. Et ne pas rester trop longtemps sur la douzième parce qu’elle commence à grincer, elle aussi. Et là… la lumière est allumée dans le petit salon privé de Papa et Maman. Ils discutent. Ils se disputent, aussi. Aurèle hésite à aller plus loin. Mais c’est trop tard, la porte s’ouvre devant lui, sur Papa. Et Maman. « Tu devrais être au lit, Aurèle. » Il a une petite voix. « Oui Papa. » Une petite voix chargée d’excuses. Papa l’invite à rentrer dans le petit salon, parce que à rester dans le courant d’air, tu vas prendre froid. Et là, Aurèle se tourne vers Maman. Parce que s’il s’est levé, s’il a désobéi, ce n’était pas sans raison. Il a une question à lui poser. Une question importante. « Maman ? » Aussitôt, elle s’accroupit à côté de lui. « Oui mon petit Lumos ? » Il se regarde ses chaussons. « Et si un jour, j’ai pas envie ? » Elle fronce les sourcils, Papa va pour dire quelque chose, elle l’en dissuade d’un geste de la main. « Pas envie de quoi ? » La voix d’Aurèle devient murmure. « Et si un jour, j’ai pas envie d’être gentil ? » Maman comprend, se lève pour dire à Papa de les laisser tout seul, Aurèle en profite pour aller s’asseoir dans un fauteuil et attendre, patiemment. Déjà qu’il dérange, alors il ne faut pas non plus qu’il s’impose davantage. Maman revient, s’accroupit à nouveau, lui caresse la joue d’un geste tendre avant de saisir sa main. « Tu auras toujours envie d’être gentil et de pardonner, parce que c’est ce que tu es, au fond de toi. Parce que tu le sais comme moi : la violence… » Elle s’attendre à ce qu’il termine, Aurèle le sait. Sauf qu’il n’aime pas mentir, et il n’aime pas se dire que… il ne sait pas s’il est effectivement comme ça. « Aurèle ? » Il rentre la tête dans ses épaules sous la réprimande qu’il entend. « Pardon Maman. La violence est le dernier refuge de l’incompétence et des idiots. La douceur est invincible, le pardon est la seule véritable grandeur d’âme » Elle lui sourit, Aurèle n’a d’autre choix que de sourire en retour. « C’est ça, mon petit Lumos. Ne t’en fais pas, tu auras toujours envie d’être gentil. Et si jamais tu n’en as pas envie, tu te souviendras de ça. » Il s’en souviendra, oui, certainement. Il l’espère du moins. Il espère, aussi, qu’il aura toujours envie d’être gentil, comme Maman le lui demande, comme Papa le lui demande. Comme tout le monde le lui demande.


« Aurèle ! Ne refais jamais ça ! » Aurèle serre les poings, serre les dents. Il a cette envie, cette envie brutale de hurler, de crier à Maman qu’il peut faire ce qu’il veut, qu’il a le droit de faire ce qu’il veut, et qu’il refuse de laisser passer ça. Mais il sait que s’il fait ça… alors Maman sera encore plus déçue par son comportement qu’elle peut l’être actuellement. Il serre les poings, il serre les dents, il prend le temps de respirer. Il prend le temps d’inspirer profondément. Pour que, du haut de ses douze ans, il puisse être pris au sérieux. « Elle faisait du mal à Thaïs. » Il se justifie. Il faut toujours justifier correctement ses actes, il faut toujours être capable de justifier correctement ses faits, ses gestes, ses mots. « Il fallait que je l’arrête et que je lui fasse comprendre qu’il ne faut pas recommencer. Maman se passe une main sur le visage, se relève : Aurèle est obligé de lever les yeux pour continuer à la chercher du regard. Elle semble fatiguée. « Maman, vous comprenez, hein ? » Elle secoue la tête. « Elle avait fait mal à Thaïs ! Elle… » Une main levée, Aurèle se tait brutalement. Maman ne hurle pas, Maman ne crie pas, Maman n’hausse jamais le ton, Maman est douceur et patience. Ce qui ne la rend pas moins effrayante. « J’ai toute confiance en Hélène, elle ne ferait pas de mal à Thaïs. Tu as dû mal interpréter, et tu as mal réagi. Tu t’es comporté comme un… un moins que rien. Je t’ai mieux élevé que ça. Tu n’as pas t’abaisser à la violence. Quelles que puissent être tes raisons, elles seront toujours mauvaises. »  Et ça lui fait mal, si mal, d’entendre ça. Parce qu’il l’a bien vue, bousculer Thaïs. Peu importe qu’elle ne l’ait pas fait exprès : Aurèle n’arrive pas à regretter de l’avoir frappée. Mais il regrette de ne pas regretter. Vraiment. Il ne se sent pas à la hauteur des attentes de Maman, qui voudrait qu’il soit si gentil, si calme, si parfait constamment. Il le sait, même si elle ne le lui dit pas toujours. Il le sait, il le sent. Aurèle a les mains qui tremblent, il tente de les croiser sur sa poitrine. « Pas si on fait du mal à Thaïs. Papa dit toujours que je dois veiller sur ma sœur. » Et il veut le faire. Il veut bien faire. Il veut toujours bien faire. Mais de toute évidence, il ne fait pas assez bien. Même si on ne le lui reproche pas forcément. « Il y a toujours une solution autre que la violence. Tu t’excuseras demain. » Il ouvre la bouche pour rétorquer qu’il n’en a peut-être pas envie, le regard de Maman l’en dissuade, encore. Il sait ce qu’on attend de lui. Il sait ce qu’on espère de lui. Mais encore une fois, il ne sait pas s’il en sera capable.

« Aurèle, arrête. Arrête d’être aussi gentil ! Arrête de t’excuser, arrête de te taire, dis-moi quelque chose mais arrête de… » Il la regarde, il la laisse s’énerver. Il peut comprendre ce qu’elle ressent : lui aussi, parfois il a envie d’exploser, parfois il a envie de lâcher prise. Mais il ne peut pas, parce que ce n’est pas ce qu’il peut se permettre. Alors il a ce regard attentif et tranquille, alors il a ce regard doux qu’il a appris à avoir, qu’il a appris à conserver en toute circonstance, comme pour mieux attendre que la vague se fracasse contre lui, et l’apaiser après coup. Elle continue à hurler, elle frappe même ses petits poings sur ses épaules, sur son torse, sans chercher à lui faire mal, juste pour le geste, juste pour le symbole. « Est-ce que tu ressens quelque chose au moins ? Est-ce que tu n’es qu’un… qu’un je ne sais pas, un golem ? » S’il ressent quelque chose, bien sûr qu’il ressent quelque chose. Il garde juste tout sous contrôle. Il a appris, depuis ses douze ans. Il a compris que la violence n’était jamais une solution, que la violence n’était jamais faite pour de bonnes raisons. Il a appris, il a compris, il a assimilé avec lucidité que le calme est en toutes circonstances la meilleure des réactions. Elle recommence à le frapper, ses mains viennent immobiliser ses bras pour mettre fin à sa colère. « Shhhh… calme-toi » Aurèle sait, le plus souvent, le meilleur moment pour intervenir. Il ressent cet instant qui appelle son intervention, entre deux cécités brutales, deux surdités qui lui interdisent tout dialogue. Elle le regarde, il poursuit. « Je comprends, Madeleine. Je t’ai blessée, je t’ai vexée tout à l’heure, et je m’en excuse. Je ne voulais juste pas interférer sans ton accord. » « Tu aurais pu prendre ma défense ! Tu t’en fous de moi, c’est ça ? » Il se pince l’arête du nez. « Ce n’est pas ça, c’est… » Elle le coupe, une nouvelle fois. Comme quoi, il aurait dû prendre son parti. Et quand il répond doucement qu’il n’a justement pas pris parti, parce que la rixe qui opposait Madeleine à une autre élève, et dans laquelle il s’est retrouvé impliqué sans le vouloir, ne le regardait en rien. Et elle ne veut pas comprendre, elle ne veut pas comprendre que lui, il n’a justement pas voulu se retrouver mêler à tout ça. Qu’il déteste se retrouver mêler à ce genre de conflits. « Madeleine, écoute… si tu veux, je peux aller lui parler maintenant… » Une gifle le force à se taire. « C’est ça, va prendre sa défense, à cette pouffiasse. Casse-toi, Aurèle. » Et de fait, c’est elle qui lui tourne le dos, qui sort de la pièce en laisser la porte claquer derrière elle.

« Pourquoi ? » La question reste sans réponse. Et pour cause : la directrice ne doit savoir que lui répondre. Elle est venue le chercher au beau milieu du cours de rhétorique, elle est venue l’arracher à son exposé pour le mener à son bureau où se trouvait déjà Thaïs. Et pour lui dire, posément, que Maman les avait quittés. Il reste droit, Aurèle. Il reste muet, aussi. Est-ce que tu ressens quelque chose, au moins ? Il a envie de hurler. Il a envie de se jeter sur la figure d’autorité qui lui fait face pour sentir, pour une fois, le goût du sang et la satisfaction de la colère. Il a envie d’hurler, de se laisser aller à des insultes, de lâcher prise et de s’autoriser à pleurer, même. Mais non, il reste droit. Muet. Silencieux et les yeux perdus dans le vide parce qu’il se sent incapable de soutenir le moindre regard à cet instant. Il a dû mal à respirer. Il a même du mal à parler. « Madame… pourquoi ? » Pourquoi ? Pourquoi est-ce que la magie a pris la décision de lui enlever sa mère ? Pourquoi est-ce que Papa a pu laisser ça se produire, pourquoi les médicomages ont pu laisser ça se produire ? Pourquoi n’a-t-il pas le droit d’en vouloir à quiconque, pourquoi n’a-t-il aucun coupable à blâmer, aucune rancœur à avoir faute de cible, faute même d’autorisation de la part de Maman pour avoir le droit de haïr quelqu’un, quelque chose… même un objet lui suffirait, à cet instant. Mais tout ce qu’il a, c’est le silence et la réalité qui le frappe avec la violence des vagues d’une tempête. Elle ravage son cœur à chaque respiration. Il a envie de hurler, il a envie de s’enfuir, il a envie de penser à lui-même, pour une fois, mais son instinct prend le dessus et l’invite au contraire à aller prendre Thaïs dans ses bras. Juste pour qu’elle n’oublie pas qu’il est là, si elle a besoin. « Je vous prie de m’excuser. Je… j’ai besoin d’être seule. » Et la voix de sa sœur est un déchirement, quand elle s’éloigne, quand elle sort du bureau. Il a envie de fuir, il sait que sa place est à ses côtés, il sent que son rang doit le mener voir Papa. Papa qui lui a promis de tout faire ce qui serait en son possible pour soigner Maman. Papa qui n’a pas tenu sa promesse. Il n’entend pas, Aurèle, quand madame Frémont lui demande s’il veut lui aussi un peu de solitude. Il n’entend pas non plus quand elle l’appelle, quand elle quête un signe qu’il l’écoute. Il a les yeux perdus dans le vide, perdus dans ses pensées, perdus sur ce fil tendu sur lequel il évolue, en équilibre entre ce besoin de céder et de cesser de contrôler ce qu’il ressent, et la conscience aigüe que ce contrôle, justement, c’est tout ce que l’on attend de lui. Au bout d’une éternité, Aurèle se reprend. « Puis-je contacter mon père, madame ? » Et le contacter, sous-entend il, de la manière la plus directe et intrusive qu’il soit : en invoquant son djinn, en invoquant Maguéfah pour qu’il facilite le transport jusqu’au Comte de Paris. Parce qu’Aurèle veut exiger une réponse à ce pourquoi qui l’obsède et qui lui permet de ne pas céder au chagrin. Parce qu’importe que l’invocation soit source de danger, il a conscience que s’imposer de cette manière forcera Papa à répondre à ses questions. Et peu lui importe que madame Frémont le lui autorise ou non, Aurèle a besoin de savoir qu’il a agi, d’une manière ou d’une autre. Parce que c’était soit ça, soit il explosait, vraiment.  

Sa main se pose sur le fons, et avec l’affabilité et la douceur qu’on lui connait, Aurèle invite – et invite fortement – l’élève à s’extraire de son groupe d’amis pour qu’ils aillent discuter, un peu, tous les deux. « Juste le temps d’une petite mise au point » a-t-il même assuré, pour que personne ne s’inquiète. Ce n’est qu’au tournant du couloir que le visage d’Aurèle oscille et perd son sourire si coutumier. Ce n’est que lorsqu’ils sont hors de portée de tout regard indiscret que tous ses traits se durcissent, lentement, imperceptiblement de prime abord, mais sûrement. « J’ai remarqué que tu t’entendais bien avec Thaïs » Sa voix se fait douce. Ferme, mais douce, comme toujours. Un an, un an que Maman n’est plus là, un an que sa mort et que la Mort le hante. L’angoisse. Autant que l’abandon, autant que l’inéluctabilité du diplôme qui l’arrachera non seulement à Beauxbâtons mais également à la présence constante de Thaïs dans son champ de vision. Et il n’aime pas ça, Aurèle, il déteste même l’idée de ne plus avoir sa sœur à portée de vue, il déteste l’idée d’être séparé d’elle, de ne pas pouvoir veiller sur elle, la protéger, s’assurer qu’il ne lui arrivera rien, rien de grave, rien de dangereux. Il déteste cela et plus encore, plus que tout, Aurèle n’aime pas l’idée que quiconque puisse toucher sa sœur. L’éloigner de lui. Les garçons, surtout, les amis, même. Les fiançailles et le mariage… plus encore. « Je te conseille d’établir une certaine distance entre elle et toi. Et dès maintenant. » Et c’est un conseil qui se veut ordre. Il lâche le col du fons, il fait un pas en arrière, sans pour autant le quitter du regard. « Je dis ça… ce n’est que pour toi. Thaïs vaut mieux que toi, mérite bien mieux que toi. Je t’assure, tu la rendrais malheureuse. Vous n’êtes pas du même monde. Tu risques de compromettre son avenir. » S’il a conscience de la déception qu’il pourrait créer dans les yeux de Maman si elle entendait de tels propos, si elle voyait un tel comportement ? Aurèle refuse d’y penser. En public, il s’échine à être le parfait héritier de ses parents. En public, il veut atteindre la perfection de l’image que tous peuvent avoir de lui. Mais dans de telles circonstances, il n’a jamais été d’accord avec Maman. Thaïs vaut tous les sacrifices, même le sacrifice de la fierté de Maman. Quant à ce que Papa peut bien en penser, Aurèle n’en a que faire, au fond, tout au fond de sa conscience. Un an est passé, son ressentiment, lui, il a été incapable de le réprimer, convaincu qu’il peut l’être que Papa aurait pu faire quelque chose. Que Papa a laissé mourir Maman en étant trop hésitant. Si Aurèle aurait pu faire mieux, Merlin tout puissant non, mais Papa s’était enchaîné à une promesse, à une de ces fausses promesses que l’on fait pour soulager les esprits mais qui ne sont que poudre de fées jetées aux yeux des imbéciles.  
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Aigue Marine
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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 14:58

Frérot chéri ! Rebienvenue Han

Je te ferais des gâteaux, et tout~ ! Ca va être tellement chou les moment entre la fratrie Cute

Bon courage pour l'histoire Cuddle
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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 15:38

Avoir autant de personnages et qu'il soit tous aussi ouah c'est IN-DE-CENT ! Ce caractère est ultra bien écrit même si je ne suis pas surprise vu ta plume Gnoe Heart Boogy Yes Puppy

Puis Tom Felton Bave Bave Lick Lick dans la charte des Châtelets il ya "être un être magnifique"

Je veux un lien avec tous mes ptiots, courage pour la suite de ta fichette, ça fait plaisir de voir cette famille se remplir ! Brille



Saute ... Et laisse toi pousser des ailes dans la chute


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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 17:30

Oh chouette un autre Châtelet ! Han

Rebienvenue sur BB ! Ta fiche vend déjà du rêve ! Je languis de lire l'histoire ! Heart



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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 18:04

Ce personnage Moh Tu ne peux pas nous laisser, comme ça, sans son histoire, on en veut plus Owai Re-bienvenue pour la quatrième fois sur DJ, et bon courage pour la fin de cette superbe fiche Heart
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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 18:35

OUI BONJOUR MONSIEUR NOBLE Brille

J'ai même pas lu la fiche, mais ça pue la classe et j'ai hâte de la lire, donc je torche ce message d'accueil pour te resouhaiter la bienvenue, et maintenant je le poste et je file lire Gnoe


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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Sam 4 Aoû - 20:10

Merciiiiiiiiiiiiiii tous pour vos petits mots Brille je suis juste trop contente qu'Aurèle plaise comme ça Brille Vous me mettez la pression pour l'histoire maintenant en revanche Hah

(et bien sûr que je veux des liens, azy Boogy )


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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   Mer 8 Aoû - 23:02


A la fois hésitant et sur de lui, protecteur et rancunier, Aurèle se cherche tout en faisant face au poids des attentes familiales. De son rôle de grand frère. De son éducation. De la perte de sa mère, bien sur, qui a laissé une trace indélébile en lui. Il a peur de ne pas faire assez bien, peur d’échouer, peur de ne pas être à la hauteur. Aurèle a besoin de retrouver son souffler, de respirer un bon coup, avec avec autant d’attentes, comme peut-il le faire ?

Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les AUTUMNUS ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume.

Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu.

Faisant dorénavant partie de la communauté de DJ, il vous est possible de rejoindre son serveur Discord pour échanger avec les autres membres !  

Sur ces quelques mots, il ne vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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MessageSujet: Re: (aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »   

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(aurèle) « Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent. »

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