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 Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même

■ Qui ne s'est jamais perdu dans l'excès de m'as-tu-vu ? ■
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Corail
A. Ettore Castagniccia
Corail
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MessageSujet: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Dim 26 Aoû - 22:56


Antone Ettore Castagniccia
feat. Thomas Brodie-Sangster

Nom: Castagniccia, la famille aux chênes blancs Prénom de naissance: Antone Prénom d'usage: Ettore Généalogie: Vieille famille corse à la noblesse fantasmée, les Castagniccia n’ont de blanc que les chênes dont ils tiennent leur nom. Intransigeants et sectaires, Ettore leur associe une violence sourde, avec laquelle il cherche à rompre. Il n’a jamais connu son père, Rumenzu, mort en mer sept mois avant sa naissance. La relation avec sa mère Saveria est marqué par cette disparition, faute au souvenir rémanent de son père persistant à travers lui. Ses trois grands frères, Valeriu (+17), Lisandru (+13) et Felice (+11), ainsi que sa sœur aînée, Ghjulia (+7) lui semblent irrémédiablement distants, à jamais loin de lui. Nationalité: Corse, bon gré mal gré Lieu et date de naissance: Sainte Lucie de Tallano, le 19 novembre 1949 (21 ans) Statut: Sans attache, étranger en son pays lui-même Nature du sang: Inconditionnellement pur Etudes: Dernière année de GRACE, filière des Techniques sorcières Baguette magique: le doigt d’une branche de châtaignier blanc noueux et rugueux, de 26,1 cm, renfermant un dard de Billywig – espèce fréquemment débusquée en Corse pour son venin aux propriétés incomprises.

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Une étrange effervescence a gagné la famille Castagniccia, le soir où la Monarchie Sorcière fut proclamée. Un mouvement s’était engagé. Il semblait tendre en leur faveur, sans pour autant que l’engouement fut au rendez-vous ; la France n’était pas la Corse, le monarque français n’était pas leur roi, mais l’exaltation du sang pur vibrait dans tous les esprits. Ettore, quant à lui, a subi cet évènement comme un coup dans ses certitudes. Toute l’artificialité de la noblesse et de la pureté que singeait sa famille était légitimée en grandes pompes, l’élan était en faveur d’une mascarade dans laquelle il ne parvenait plus à mimer ce que l’on attendait de lui. Si la marque des Castagniccia est encore trop brûlante pour qu’Ettore exècre inconditionnellement ce nouveau gouvernement, il songe de plus en plus qu’il lui faudra, dans un avenir proche, partir loin d’ici.

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Une sourde haine envers la race djinnique a toujours empoisonné les relations des Castagniccia avec ces êtres d’Outre-Lieu. Cette exécration réciproque s’est toutefois imprimée avec une violence moindre sur le cadet de la famille, qui adopta une position détachée et désintéressée. C’est seulement une poignée de jours avant la célébration de sa onzième année qu’Ettore exécuta le rituel, soucieux de trouver sa place à Beauxbâtons sans pour autant se plier docilement aux rites en vigueur. Lorssqu'il convoque Van Gogh à ses côtés, l’entente est cordiale, aucune amertume ne s’insinue entre eux, sans pour autant que le cadet ne reconnut à cet être de matière intangible une quelconque légitimité dans le monde des hommes.

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
Un temps, Ettore l’a espéré, perpétuant cette artificielle croyance selon laquelle le sang drainerait une noblesse plus haute encore que la naissance. Les Castagniccia ne juraient que par ce mot, le sang.  Une secrète violence s’invitait dans les fiertés, le sang était davantage encore qu’un individu. Mais au fil des années, quelque chose dans ce discours s’est révélé dans sa fragilité, comme une mécanique biaisée s’essoufflant sur elle-même. Le jour où Chiara a été tuée, l’engrenage a volé en éclats, c’était comme arracher le masque d’un cauchemar. Depuis, le sang, Ettore en a honte. Quant au rang, sa famille eut beau le singer, un modeste héritage n’a jamais cessé de les poursuivre ; si l’histoire avait été toute autre et les racines de sa famille, plus reluisantes, le rang aurait sans conteste eu une valeur similaire dans leur cœur. Ainsi dépourvu de rang et et tributaire d’un sang qu’il exècre, Ettore se considère depuis longtemps comme un étranger.  


Personnalité:

Felice te surnomme Ora, l’instant présent. Quelque chose en effet t’ancre inconditionnellement dans le réel, comme un animal, tout entier présent au monde qui l’entoure. Tu es comme une bête à l’affut, ta pensée elle-même est une déclinaison de l’instinct – elle ne s’appesantit pas, elle vise juste. Ton naturel taciturne renforce cette présence discrète mais acérée que les autres te trouvent. Tu parles peu, tes phrases sont courtes, tu dévies rarement de l’essentiel. Tu ne dévoiles jamais ton jeu, mais tu sembles toujours en savoir davantage. Tu construis avec les mots une parole qui est une arme, terriblement juste. Tu connais les formalités pour te montrer poli sans t’attarder, les mots sont ta mascarade pour singer l’appartenance à un monde qui n’est pas le tien, une fausse extraversion. La logique que tu manies avec habileté dérange, tu réfléchis vite. Ora, c’est le temps que l’on a déjà perdu.

Apprendre, c’était comme une échappatoire. Beauxbâtons était la clé pour s’extraire à la terre natale, dévier des origines ; savoir pour fuir le reste. Intuitif, tu n’as appris à ne te fier qu’à toi, et ta pensée suit ce même fil rouge. Préférant tes réflexions bornées aux schèmes des professeurs, tes premières années à l’école de magie semblèrent interminables – et laborieuses. Tes chemins de pensée détournés et ta vivacité terriblement butée t’ont toutefois permis de t’épanouir dans ton cursus de GRÂCE, en mesure de donner toute latitude à ta réflexion. Travailleur, tu espères un jour exceller, condition pour rompre irrémédiablement avec l’emprise empoisonnée de la famille. Tu comprends vite. Tu aimerais que Lisandru soit fier, mais non pas fier comme un Castagniccia sait l’être ; fier de toi. Sa présence manque à tout ce que tu es, tout comme son regard posé sur toi – dont la pudeur propre aux Castagniccia, pourtant, révélait peu de choses.

La dureté des Castagniccia imbibe tes paroles, mais la douceur de tes gestes la contredit. Tes attentions précises, ton calme que rien n’altère, tes mouvements tranquilles révèlent la secrète sensibilité que tu maquilles en détachement. Tu te mêles aux autres pour mieux te cacher, enfouissant ta timidité dans la foule pour la rendre invisible. Ton rapport aux autres est marqué par la peur qu’ils disparaissent, comme Lisandru ; tu préfèreras toujours prendre tes distances, si ce n’est mentir, pour te protéger. Tu es prêt à trahir pour ne plus avoir à revivre la disparition d’un autre.

La passion dont tu ne fais jamais état, celle qui n’appartient qu’à toi et à toi seul, c’est la sculpture sur bois. Ce que tu sculptes avec une telle application, dans ton petit coin de dortoir où les copeaux s’enchevêtrent, où la sciure tapisse les verres de la fenêtre, ce sont des masques. Ils parlent de toi sans rien dire, avec leurs bouches tordues, leurs visages déformés, leurs fronts mal équarris aux géométries variables, leurs expressions indéchiffrables, au croisement de la stupéfaction et de la moue boudeuse. Toi-même, tu en changes constamment, pour eux, pour les Castagniccia ; ils s’entassent dans un coin de ton dortoir comme dans un coin de ton esprit. Tu mimes des gestes et des allures que la famille n’est pas parvenue à imprimer en toi : la fierté du sang et des origines, l’arrogance d’une noblesse fantasque, la loyauté aux racines corses, la suffisance de la pureté. Et pourtant, c’est la honte qui se tord en toi quand tu penses à ta terre, à ta famille, à sa sourde violence qui n’a pas su te modeler. Tous ses préceptes se révèlent à toi dans leur artificialité, seule leur creuse injustice demeure, celle qui a tué Chiara.

Tu es constamment sur le point de tout détruire. Rien n’est stable, ni ce calme qui te rend si singulier, ni la douceur dans le moindre de tes gestes, ni la contenance grave qui jette tout un monde entre toi et les autres. Combien de fois la colère, morte le jour où Lisandru est parti, a menacé de t’arracher un cri, d’envoyer se faire foutre le monde, de fracturer tout ce qu’il était possible de briser. À chaque sursaut d’exaspération et d’emportement, tu passes deux doigts sur la cicatrice serpentant de ta clavicule au creux de ton abdomen, et quelque chose se tait. Tu te souviens qu’il faut tenir encore. Dans le monde, tu as toujours été, jusqu’alors, maître des apparences.

Genie in a bottle: Van Gogh

C’est Lisandru qui te persuada d’exécuter le rituel, quelques jours avant la célébration de ta onzième année. Saveria n’avait cessé de te menacer des mois durant, agitant devant ton nez cet avenir reluisant dont tu te fermais les portes à jamais en reproduisant l’erreur de Valeriu. Mais toi, tu n’avais jamais envisagé de te priver d’un djinn ; tu attendais seulement que ce soit Lisandru, qui vienne te convaincre. Comme à l’ordinaire, il n’a eu à prononcer aucun mot ; sa présence seule suffisait. Il s’est installé à tes côtés, sur la roche rousse qui ciselle la Corse en de longues veines rugueuses, petit promontoire escarpé surplombant la baie de Sainte-Lucie, tout en déclarant : « J’ai trouvé ce qu’il te faut. » Il portait avec lui un large morceau de parchemin, vétuste et grossièrement plié en quatre, déchiré dans un ouvrage sans nul doute très ancien. Tu n’as eu aucun mal à reconnaître les caractères stylisés et jaunis de l’Almanach des djinns, probablement vissé sous un pied de table ou oublié dans une quelconque bibliothèque depuis toutes ces années. Lisandru avait vulgairement entouré au crayon un nom, qui ne dénotait pas parmi les autres. « C’est lui. » Le djinn s’appelait Van Gogh.

Tu t’es glissé dans ta chambre, jetant quelques coups de pieds aux livres et branches sèches qui reposaient cahin-caha sur le plancher. Lisandru t’avait appris tout ce que tu devais savoir, il ne tenait qu’à toi d’effectuer ces mêmes gestes figés dans la tradition. Ta main n’a pas tremblé, tu ne regardais presque plus les lignes. Seul le nom tambourinait dans ton esprit, vague trémolo se confondant avec le sang cognant à tes tempes. Articuler son nom, c’était comme jeter des pierres sur de la glace ; tout ton corps s’est figé tandis que, seul dans cette chambre où filtrait le soleil rase de novembre, tu invoquais ton djinn. Mais quelque chose rata. Ni extraordinaire, ni tonitruante, ni menaçante, ni même seulement magique, une maigre silhouette salement endimanchée sembla tirée d’un long sommeil, frottant machinalement une barbe de quelques jours, rousse comme la braise. Elle s’étira, décolla un à un dix doigts vaguement humains que l’éternité passée dans l’Outre-Lieu avait joints en une paume d’une longueur surprenante, et épousseta la poussière immatérielle qui parachevait cet étonnant personnage. Après quoi seulement, elle posa deux yeux bleus, inhumainement pâles, sur toi.

Vous êtes demeurés de longues secondes à vous dévisager l’un l’autre, sans trop comprendre. On avait maudit les djinns, tout ce qu’il était possible d’injecter de haine en un être, si impalpable soit-il, avait été déversé sur eux. Et voilà que l’un d’eux se trouvait là, devant toi, enveloppé dans cette apparence presque humaine, retenu par une politesse fugace de prononcer le premier mot. « Van Gogh, c’est bien ça ? » as-tu finalement articulé, ta voix enfantine déjà battue par cette placidité qui sera encore, bien des années plus tard, ton refuge. Le djinn a haussé deux sourcils attendris, avant de prendre à son tour la parole : « Moi ? Eh bien, oui, Van Gogh. Ravi de vous rencontrer, petit monsieur. » Tu as froncé le nez devant cette voix dénuée de violence et de hargne, simplement dépliée comme une feuille de papier. « Je ne suis pas petit. » as-tu rétorqué, recouvrant l’usage d’une parole construite, plus assurée. Le djinn farfouilla quelques instants dans les immenses poches de son tablier noir, rehaussé de taches bigarrées, avant d’en extraire un mètre ensorcelé, qu’il déploya devant toi. « Hm, tu mesures très exactement… un mètre et quarante-neuf centimètres. Ce n’est pas très grand, mais effectivement, ce n’est pas petit non plus. Tu préfères donc moyen monsieur ? » La question te prit de court, tu demeuras un instant sans comprendre, interdit ; ce djinn ne jouait pas son rôle de djinn. Où était les menaces, les allures horrifiques, les fumerolles s’échappant d’une gueule de gargouille ? Une sourde incompréhension se déchaînait dans tout ton corps, quelques sueurs froides perlaient au creux de ton dos. « Je peux aussi… » Tu ne lui donnas pas l’opportunité de venir à bout de sa phrase ; précipitamment, tu l’avais renvoyé. Aux questions pressantes de ta famille, tu n’apportas que de vagues réponses, accentuant l’allure horrifique et l’aigreur d’un djinn rejoignant le panthéon des gargouilles antipathiques. Cette formalité effectuée, bientôt, on n’en parlât plus.


Van Gogh est un djinn tristement peu célèbre. Peintre raté, largement porté sur le drame et l’automutilation, il ne jouit d’aucune reconnaissance dans le milieu des Beaux-Arts. Chacune de ses œuvres sont des horreurs, invariables selon les siècles, et malgré sa croyance en une postérité posthume – surprenante, pour un djinn – son talent n’a été jusqu’ici reconnu par aucun des sorciers l’ayant invoqué. Il aime endosser l’aspect d’un vagabond aux traits tirés par la résilience, les membres enfouis sous un tablier trop grand, ponctué de bavures bigarrées. Son sens grossier des proportions et de la perspective se révèle sans mal dans sa silhouette filiforme, ses doigts trop longs, son visage improprement anguleux et son torse pyramidal, incapable d’imiter tout autant que de peindre un corps humain. À chaque apparition, Van Gogh emporte avec lui tout un atelier, mêlant fatras indiscernable et outils en tous genres. Il aime prendre beaucoup de place avec son matériel de peinture, laisser trainer ses pinceaux et ses huiles, gribouiller sur les murs et s’inviter aux enchères moldues. Il manie la parlotte comme un art.

Chiacchierone* et soucieux d’avoir un avis sur tout, il n’est pas rare qu’Ettore convoque Van Gogh pour le simple bruit de fond qu’il instaure immédiatement sur le lieu, comme le grésillement d’une vieille radio que l’on n’aurait ni la patience d’écouter, ni le cœur d’éteindre. Sans éprouver une quelconque tendresse envers son djinn, Ettore ne le considère pas moins avec une sympathie désintéressée, et il n’est pas rare de les retrouver tous deux en grand conciliabule au sujet d’une œuvre ou d’un artiste – sur lequel ils tomberont toutefois rarement d’accord. Van Gogh ne rate cependant pas une occasion de faire partager au jeune cadet de la famille Castagniccia sa toute dernière trouvaille avant-gardiste ou la toile tout juste achevée qu’il escompte proposer aux Beaux-Arts de Paris pour son admission prochaine – bien que, depuis sa fondation en 1817, aucune de ses cent-cinquante-quatre œuvres n’ait jamais été retenue. Son sens désordonné des couleurs, ses aplats vulgaires, ses toiles d’un minimalisme douteux, la peinture de Van Gogh oscille entre le fauvisme le plus cru et le suprématisme de Malevitch ; écart qui en dit long sur son absence criante de goût. Cependant, à de très, très rares occasions, il arrive qu’une peinture du djinn reste un instant imprimée dans l’esprit d’Ettore, lui reconnaissant, dans des exceptions se comptant sur le doigt d’une main, un trait de génie – mais se gardant bien de le lui révéler.

Au-delà du détachement et du désintéressement affiché d’Ettore à l’égard de la cause djinnique, il n’est pas rare que Van Gogh soit tiré de l’Outre-Lieu pour venir parfaire ses peintures dans le monde des hommes, si bien que le jeune cadet lui réserve désormais une petite place dans un coin de son dortoir où installer son chevalet et son encombrant matériel. Malgré la distance qui subsiste entre eux et son absence de scrupules en révoquant Van Gogh à tort et à travers, Ettore sent confusément un lien indiscernable l’enchaîner à son djinn, la conscience d’une commune misère : celle d’être un étranger dans le monde des hommes. Ainsi, outre ses élans inutilement dramatiques et ses discours souvent creux, Ettore ne regrette pas l’invocation de Van Gogh, qui demeure à ce jour l’un des seuls souvenirs de Lisandru que sa famille ne soit pas en mesure d’incendier.


* Bavard, pipelette.


Pseudo: Solomon Suaire Age: 19 ans Où avez-vu connu DJ? Initialement grâce à un partenariat avec Les Chroniques d’Arven, le forum est resté ensuite dans un coin de mon esprit  Mih  Autres comptes? R. Neve Voland, la catastrophe ambulante  Ange Une remarque ? Toute cette tendresse que j’ai pour vous  Heart Un mot pour la fin ? J’ai vu le meilleur de la fête, vous qui dansez en stéréo n’êtes que de vagues silhouettes, tout est foutu dans mon cerveau ♪

Djinn Jinxed


Dernière édition par A. Ettore Castagniccia le Lun 27 Aoû - 11:13, édité 8 fois
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Corail
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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Dim 26 Aoû - 22:56


L'Etranger
« Si tu as cru, destin, que je pouvais partir, il fallait me donner des ailes.» Sables mouvants, Pierre Reverdy

Tu grattes le bois dans un geste anxieux, tes doigts crispés autour de la gouge qui émet comme une sorte de feulement. Tu es captivé par la vision de la lame incurvée courant sous ta main, arrachant des copeaux de bois qui tombent comme des fragments à tes pieds. L’atelier est silencieux. On perçoit confusément les petits pieds de Fuchsia battant l’herbe au-dehors, dans une course dont elle seule connaît les tenants. Les fenêtres rases de la dépendance jettent autour de toi une lumière sans chaleur. Tes gestes sont moins précis qu’à l’ordinaire, tes écorchures en biais ne mènent à rien, et pourtant tu persistes. Un calme mêlé d’inquiétude s’étire sur les roches du domaine, le ciel clair s’est voilé d’un nuage qui n’en est pas un. Le crépitement au loin ne parvient pas encore jusqu’à toi.

Tu n’étais pas celui qu’on attendait. En novembre 1949, il aurait dû mettre pied à terre pour célébrer ta naissance, mais tu es arrivé seul ; tu as pris la place d’un mort. Par instants, c’est comme si tu pouvais encore entrevoir ces regards troublés, ces premiers yeux tombés sur toi qui semblaient te traverser, chercher autre chose. Ce n’est pas toi qu’on regardait. Il est toujours demeuré à travers toi l’image rémanente de ton père, une sorte de stupéfaction que les années ne sont pas parvenues à dissiper. Le temps passant, quelque chose est resté secret, on n’a pas mis de mots sur les allures du deuil. Et toi, dans cette place vide qui ne te revenait pas, dans cet amour d’un fantôme que tu n’avais jamais connu, dans cette tristesse qui n’avait pas même un visage, tu as grandi. C’était le premier clou dévissé de tes origines.

Dernier d’une longue fratrie, tu es passé comme inaperçu. Il fallait prendre en main l’héritage d’un père mort, affermir la poigne d’une femme sur le domaine Castagniccia, panser des blessures invisibles. Et toi, appliqué à chasser les lézards qui rodaient sur les roches chaudes des pierriers ou à ramasser des branches pour bâtir des cabanes, tu as commencé par grandir seul. Mais dans le creux de ces étés perpétuels de l’enfance, tu ne l’étais pas. Il y en avait un, parmi tous ces visages qui passaient sans te voir, qui te regardait. Un qui t’apportait des pierres lorsque tu bâtissais des barrages sur les rivières, un qui était là pour te narguer quand tes radeaux de fortune se transformaient en naufrages. Un qui reprenait tes faux pas, qui redressait tes maladresses. Il était là pour te parler du monde, pour gifler tes impertinences. Lisandru était ton fantôme de père.

Tu reposes la lame et passe deux doigts sur la tranche du bois, mal équarri. Les échardes effleurent tes mains sans te blesser. Au-dehors, le froissement de la course ne te parvient plus, un silence indéchiffrable s’est étendu sur le domaine, comme un drap blanc suspendu à un arbre. Tu redresses la tête dans le simulacre de jour qui traverse la fenêtre et s’endort sur les tabourets immobiles de l’atelier. Une odeur ténue alourdit l’air, le ciel s’est gorgé d’un gris énigmatique que le soleil perce à rebours. Aucune voix familière ne te parvient de la maisonnée. Tu te relèves avec une lenteur mêlée d’angoisse, gagnant la fenêtre comme un automate, l’instinct du danger cognant à tes tempes. Ta première pensée va à Fuchsia, quelque part, dehors. Tu te précipites.

Lisandru était une fenêtre sur le monde. Il encaissait la roideur, la violence, la dureté des Castagniccia, il te protégeait tout en t’endurcissant. Petit, tu imitais tous ses gestes, ses regards durs, sa suffisance. Tu le suivais partout. Quand il disparaissait, tu étais inconsolable. Tu voulais qu’il t’emmène avec lui, tu t’empêtrais dans ses jambes, tu courais préparer ton sac, mais il choisissait toujours ce moment pour s’éclipser. Depuis, par habitude, tu gardes toujours un baluchon sous ton lit avec le nécessaire, pour partir sans réfléchir, sans crier gare. En grandissant, la distance et la pudeur des Castagniccia vous ont distancé, sans altérer pourtant la complicité qui vous unissait. Tu savais lire dans ses silences, les rares moments passés ensemble vous suffisaient l’un l’autre. Quand tu as sculpté tes premières cuillères dans des rebus de bois, c’est Lisandru qui t’a fait violence, et tu as continué. C’était toujours Lisandru.

Beauxbâtons, c’était ton premier pas hors de ta Corse natale. Quitter ta famille était comme soulever un loquet de plomb. Il n’y avait plus ni embruns ni herbes sèches aux senteurs capiteuses, les jardins étaient verts, la richesse régnait dans la plupart des regards. Tu as endossé ce détachement, cette froideur que t’avait imprimée Saveria, ta mère, comme un instinct de survie. Mais dans cet inconnu qui se dépliait devant toi, ta famille n’avait plus d’emprise. Apprendre est devenu ton échappatoire. Tu plongeais dans les ouvrages comme dans les foules, où tu savais te dissimuler tout en étant là, bien présent. Tu comprenais vite, ton intuition visait souvent juste, mais ton incapacité à te plier aux exigences roides des professeurs te valut un poignée d’années laborieuses. Tu suivais des chemins de réflexion détournés qui ne convenaient pas, tu passais toujours à côté. Tu voulais exceller, battre tous les autres, les Français en priorité. Tu songeais que si tu devais fuir, un jour, le savoir t’aiderait. Apprendre était presque devenu une question de survie.

Tu traversais les foules, tu savais te mêler aux puissants, faire comme eux, brasser de l’air intelligemment ; tu maîtrisais les codes. Tu jouais tous les jeux qu’on attendait de toi, mais rares étaient ceux à pouvoir assurer quoi que ce soit à ton égard. Elle était singulière, cette façon que tu avais d’être là sans l’être, de toujours donner l’impression d’en savoir davantage. Mais parmi tous les visages qui glissaient autour de toi, il y en avait un dont l’empreinte persistait. Gabrielle. Les Duchemin ne t’étaient pas inconnus, le nom furetait par moments au domaine Castagniccia, ensevelis sous d’autres préoccupations. Lisandru, surtout, en parlait. À nouveau, tu marchais dans ses pas. Lors de ton entrée en première année, il t’a glissé ce nom, Gabrielle Duchemin ; ce nom voulait dire « Veille sur elle. ». Avec elle, tu n’avais rien à mimer, ou presque. Jusqu’à l’été 1970, vous ne vous êtes plus quittés.

Lorsque tu rentrais en Corse, les choses te semblaient irrémédiablement changées. Le rôle que tu endossais manquait de précision, tu ne savais plus quel jeu tu étais en train de jouer. Ils t’assenaient le nom des familles infréquentables, sur lesquels tu dispersais des visages, dépourvus de violence ; tu ne comprenais plus. Tu cherchais auprès de Lisandru la force des évidences qui s’étiolaient en toi, mais tu faisais face à un mur, et tout t’apparaissait vain. Tu parlais peu, de moins en moins, tu aiguisais ta parole comme une arme, dans le secret de tes convictions, tu faisais comme si. Un soir, tu as manqué de t’emporter contre Valeriu, toi qui n’avais jamais rien contesté, le benjamin qu’on ne voyait pas. Valeriu t’a menacé, Felice t’a conduit dehors, sous le regard impartial de Lisandru, qui ne te soutenait pas. Tu avais dix-neuf ans, et quelque chose était rompu. Depuis cet incident, ta famille se fait plus insidieuse pour te remettre dans le droit chemin, tu vois leurs yeux partout mais tu sais qu’ils ne peuvent rien, à Beauxbâtons. Tu es comme étranger, à toi, à ta Corse, à ta famille, tu ne sais plus ni d’où tu viens ni où tu vas. Les certitudes te manquent.

Lisandru est là, les cendres crépitent au creux de son visage, l’arbre siffle alentour. Tu demeures incapable d’effectuer le moindre geste tandis que toutes les lignes se recroisent dans ton esprit ; tu comprends tout en un regard. Ghjulia, dont l’aube rougeoyante du brasier souligne les traits dans la pâleur du jour, conduit Fuchsia derrière elle. Lisandru t’aperçois. Une incompréhension déchirante s’empare de tes membres, un tremblement incontrôlé court de tes poings au sommet de ton échine. Tes pas te conduisent avec difficulté auprès de ces flammes irréelles, dévorant le châtaignier comme un vulgaire amas de chair. Ta respiration est courte, tu jettes un regard effaré à Lisandru ; seul un souffle ténu parvient à se frayer un passage jusqu’à ta gorge. « Chiara… Chiara, tu les as laissé… Chiara… » tu ne cesses de répéter, assenant son nom comme des coups, plus brûlants encore que le brasier. Lisandru demeure inerte. Tu l’insultes, tu retiens tes poings avec la force du désespoir, tes doigts en déchireraient presque tes paumes. La fumée épaisse, le crépitement insidieux du brasier, l’immobilité dans ses yeux, ceux de ton frère, inanimés, tout se confond en toi, ton ventre se tort à en rompre.

La gifle que t’assène Lisandru éteint tout, l’espace d’un court instant. Le silence s’abat et seul un vague trémolo se répercute dans ton esprit, très lointain. Ton souffle se coupe. C’est autre chose qui s’extrait de la masse informe d’incompréhension qui s’agite en toi : la colère. Tu te jettes sur Lisandru, sur lui, sur ton frère. Tu lui hurles qu’il est un incapable, qu’il n’a pas pu la laisser mourir, qu’il ne peut pas se plier à cette horreur, qu’il ne peut pas, qu’il ne peut pas. Il ne peut pas abandonner, il ne peut pas t’abandonner, toi, partir, te laisser là, il ne peut pas. Des larmes de rage embuent ta vision, ces larmes qui devraient être les siennes. Tu lances tes poings à l’aveugle, désespérés, comme si tu avais jamais eu une seule chance de l’atteindre. Tu frappes, et les coups que tu reçois en retour te font perdre pieds. Toutes ses réponses sont dans ses poings, qui te martèlent. Tu heurtes le sol comme un vulgaire pantin de bois, faible et désarticulé, les membres raides.

Il n’y a plus aucun lien auquel te retenir, tandis que tes yeux discernent à peine la silhouette de Lisandru se découper dans les jets de cendres, quelque part. Tu ne comprends plus rien de ce qu’il est en train de se produire sous tes yeux. Tu ne veux plus rien savoir, du sang, de la fierté, des Castagniccia eux-mêmes. Alors tu te relèves, encore, abruti de colère et de douleur, et tu fais face aux flammes, ta baguette atrocement serrée entre tes doigts. Ta main tremble. Tu hurles la formule, le sort s’arrache de tes entrailles et l’Aguamenti déferle sur le feu. Mais c’est à peine si quelques flammes s’essoufflent, tant le brasier s’apparente désormais à un incendie. Tu réitères, tu t’épuises, mais cet interlude de bravoure t’échappe déjà – Lisandru a toujours été plus rapide. Lorsqu’il t’aperçoit, tu n’as pas même le temps de prononcer un mot, une syllabe, un son.

Le trait t’arrache un cri. Tu tombes à genoux sans comprendre, tes jambes ne te portent plus. Le sang, sur tes mains, sur tes bras, sur tes vêtements, rouge, si rouge, il balaie la souffrance, tu ne vois plus que lui, le sang, le sang. Tes doigts se referment mécaniquement autour de lui, cherchant à s’en saisir, à l’attraper, ce sang, le sang rouge des Castagniccia. La douleur, lancinante, te fait baisser les yeux. Ton corps est zébré de ce trait rouge, de part en part, rouge, sans même que tu ne trouves la force de gémir. Ta vue se trouble, mais la sombre teinte demeure, rouge, le sang, ton sang, le tien, qui ruisselle, macule l’herbe, une herbe noire, calcinée. Tu suffoques comme si l’incendie tout entier avait pénétré ton corps, et ce sang qui t’échappe, irrattrapable, qui glisse entre tes doigts, visqueux, poisseux, rouge. Lisandru te crie quelque chose que tu n’entendras pas. Il avait disparu.

Il avait été comme effacé de la réalité – pas une cendre n’est là à ton réveil. Les choses ont repris leur cours. Ghjulia pose sur toi deux yeux indéchiffrables, Felice ne t’adresse pas même un regard, Valeriu est absent. Dehors, Fuchsia balance ses petits pieds dans le vide, assise sur le perron. Elle ne pleure pas, elle attend. Tu es son parrain, et tu es perdu. Tu aimerais la prendre, l’emmener, l’extraire à tout, partir. La force qui émane d’elle est comme un mirage après la traversée d’un désert, tu songes que les Castagniccia ne l’auront pas. Tu t’approches, elle te regarde, et dans ses yeux où l’enfance s’étiole déjà, tu discernes quelque chose. Un souvenir ancien, un morceau de toi, quelque part dans le passé, regardant Lisandru comme un père ; une image rémanente.

Gifs de Matthias Brown.

Djinn Jinxed


Dernière édition par A. Ettore Castagniccia le Mar 28 Aoû - 19:01, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Dim 26 Aoû - 23:47

Kya Kya Kya Kya Kya Kya Kya Hah Hah Hah Hah Hah Hah Hah
je t'aime Swoon Nih j'ai changé de compte tout exprès pour toi Slurp

Tu sais déjà à quel point j'avais hâte de te voir arriver parmi nous et de lire ta superbe interprétation de Toto (je maintiens, il est superbe, encore mieux que ce que j'avais envisagé Awn ) et doux jésus cette fiche est Take my money Take my money je l'ai dévoré, je la savoure en attendant la suite

Ce djinn est merveilleux, je suis sous le charme totalement Fluff avec ce nom puis ce besoin de reconnaissance ... Blblbl Swoon

Puis la présentation et le caractère Hah Kya je meurs d'excitation en attendant notre RP de meilleurs ex amis futur amis et manipulation Awn J'ai pleins de scène adorablement tristounes en tête Brille Grr

Re-bienvenue et ma boîte à MP t'es grande ouverte


Désolée Marelle, je voulais laisser l'honneur à Lisou mais je n'ai pas résisté  Ouh


irréelle réalité
☾ ☾ ☾ Sur le boulevard de la galaxie, je t'ai trouvé parmi les étoiles
Et d'un silence bruyant à s'en déchirer le cœur
Les étoiles du ciel se cassèrent la gueule


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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Lun 27 Aoû - 0:04

Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis surenthousiaste, surexcitée, surintenable Han Han Han Je crois que je m'apprête à passer ma nuit sur l'histoire What Quant à Van Gogh, j'ai adoré écrire ce djinn, j'espère vraiment qu'il sera aussi amusant à jouer en rp Heart

Merci, merci tellement, j'ai astronomiquement hâte d'envoyer ce personnage dans tous les rps possibles et imaginables, d'entortiquer encore davantage son histoire et de jouer à je t'aime moi non plus avec Gaby et de saupoudrer le tout de drama à tort et à travers Yes

J'ai tellement hâte Kya
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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Lun 27 Aoû - 20:53



(désolé, je n'ai pas trouvé plus flippant  Cute  Gaw  )

MON PETIT FRERE ADORE Hug2 Tu as compris, j'espère, à quel point je suis heureuse de te voir prendre ce scénar et encore plus heureuse devant tout ce que tu lui apportes Gaga Jaw ne doute pas de ta compréhension du petit Toto, j'en suis déjà fan et je n'ai qu'une hâte : lire l'histoire et RP avec toi pour le meilleur et pour le feels Awn


❝ au parfum de son maquis, de loin, les yeux fermés, je reconnais ma corse❞ Il ne comprenait pas qu'il existait rarement d'alternative évidente dans la vie d'une personne. Les gens changeaient lentement, avec le temps. On ne faisait pas simplement un pas pour se retrouver dans un endroit totalement nouveau. On s'écartait d'abord du chemin d'un pas minuscule pour éviter des pierres.
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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Lun 27 Aoû - 21:34

Spoiler:
 

... C'est tout ce que j'avais à dire Gaw
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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Mar 28 Aoû - 19:49



Mon bibi bro Brille je te l'ai déjà dit mais je le dis et le redis ici... tu as mon Toto dans la peau, il est parfait et plus parfait que parfait Jaw Jaw Cute ta fiche m'a fait pleurer, azy Potté

Spoiler:
 


❝ au parfum de son maquis, de loin, les yeux fermés, je reconnais ma corse❞ Il ne comprenait pas qu'il existait rarement d'alternative évidente dans la vie d'une personne. Les gens changeaient lentement, avec le temps. On ne faisait pas simplement un pas pour se retrouver dans un endroit totalement nouveau. On s'écartait d'abord du chemin d'un pas minuscule pour éviter des pierres.
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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Mer 29 Aoû - 12:31

Omg mais cette plume Moh cette interprétation d'Ettore qui est déjà un scénar mrprotjezzjffor Moh ça se dévore d'une traite, et on en reveut encore!!
j'ai hâte de voir les frères interagir, de voir en jeu le lien avec Gaby (CALL ME STALKER), et puis vous me tuez avec vos gifs Mdr
Le Djinn est super original aussi ! Et je suis fascinée par les icon que tu as mis dans la partie sur l'histoire Sem
Rebienvenue à la maison Heart


I'm sorry, it's me, the thing is I'm picky
I'm Picky 'cause I'm all alone ▬ You know that it's crimi-, yes it's criminal.


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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   Jeu 30 Aoû - 17:08


Déchiré entre le calme et la colère, entre le travail et la honte, entre ses amis et sa famille, Ettore porte déjà beaucoup sur ses épaules, pour un jeune homme de son âge ! En espérant qu'il parviendra à trouver calme et équilibre à Beauxbâtons Heart
Quel plaisir de te revoir avec un nouveau personnage à croquer, avec une fiche sublime et parfaitement bien construite ! Beaucoup d'aventures pour tous les RPs à venir Hug

Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les AUTUMNUS ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume.

Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu.

Faisant dorénavant partie de la communauté de DJ, il vous est possible de rejoindre son serveur Discord pour échanger avec les autres membres !  

Sur ces quelques mots, il ne vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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MessageSujet: Re: Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même   

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Ettore ♦ en étrange pays, dans son pays lui-même

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