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 Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.

■ Qui ne s'est jamais perdu dans l'excès de m'as-tu-vu ? ■
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V. Camille Orgezec
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MessageSujet: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Sam 8 Sep - 22:34


Valère Camille Orgezec
feat. Guillaume Gouix

Nom:Orgezec Prénom de naissance: Valère Prénom d'usage: Camille Généalogie: Enfant illégitime d'une branche éloignée de la famille. Cadet d'un premier né. Reconnu par son père mais sans droit de succession dans l'entreprise Nationalité: Franco-italienne Lieu et date de naissance: Aix-en-Provence ; 30 Novembre 1936 Statut: Veuf endurci Nature du sang: Mêlé, merci les aventure extra-conjugales Etudes/Profession: Professeur en Etudes de Poisons Baguette magique: Vingt-neuf centimètres d'ébène vert cachant une écaille de sirène.

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Tyrannie, République, Monarchie, Communauté égalitaire, Anarchie … Qu’est-ce que ça change ? Tout le monde vit pour soit. Les autres passent après. La question, c’est juste de savoir dans quel camp on se place, quel point de vue on veut avoir : dominant ou dominé. Alors que le gouvernement change ou reste ; c’est toujours cette loi universelle qui s’applique. Rien n’y change, et ce n’est pas un cynique comme Camille qui va s’élever contre le pouvoir. Il en reste éloigné tant qu’il le peut. N’en parle pas plus. Il vit et se construit dans la masse, pas besoin d’avoir d’avis, ou de sortir du lot – puisque de toute façon – ça ne fera aucune différence.

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Ils sont apparus pour nous protéger, nous servir ; pourquoi est-ce que ça serait différent maintenant ? Nouvelle mesure ou non. Forme humaine ou non. Ils ne restent finalement que des outils de défense, les potentielles conséquences mortelles en plus. Ce n’est pas que Camille les rejette ou les nie en bloc, c’est juste qu’il aimerait ne pas avoir à y recourir, il aimerait ne pas se souvenir qu’il a ce lien – douloureux qui plus est – qui le poursuit partout. Et d’ailleurs il le fait le moins possible, cet appel. Il tentera par tous les moyens de se débrouiller seul, à la sueur de son front, et ne l’utilisera qu’en dernier recours et que si rien d’autre ne semble faisable sans.

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
Compte tenu de l’historique connu des monarchies précédentes, il n’y aurait rien d’étonnant à ce que cela se réalise ; toutefois, Camille n’est pas pour. Ce n’est pas que ça l’horripile de voir des personnes perdre travail et statuts au nom d’une supériorité de la lignée de sang, mais il se dit que ce serait sûrement le berceau de nombreuses inégalités, et donc – potentiellement – de conflits. Violents. Et ce n’est pas ce qu’il veut. Il apprécie cette tranquillité relative. Et puis, du point de vue de sa propre lignée à lui, on ne peut pas dire que ça lui serait d’une quelconque utilité, ces mesures.
Personnalité:

Tout peut être expliqué, et compris. Il n’y a rien que lui – Camille – et ses boulets de souvenirs, trop lourds à porter, à traîner. Il ne dira jamais rien, il ne parlera que très peu. Qu’il aille bien ou mal. A trop lui répéter de se taire, il a fini par appliquer et n’utiliser sa parole purement dans un sens précis, une utilité avérée. En revanche, à se bercer de silence de la sorte, il a développé un sens l’observation assez aiguisé, ce qui ne le rend qu’encore un peu plus froid, forcément.

Il méprise ou juge parce qu’il ne sait tout simplement pas réagir face à la moindre attention qu’on peut lui accorder. Il ne sait ni lire ni se faire aux gens. Il les fuit, la plupart du temps. Son nouveau boulot, ça lui donne aussi un prétexte, un masque à porter pour se cacher de lui et tâcher d’être un peu plus libre de ses mouvements. D’avoir la gorge un peu moins serrée et le cœur qui cogne plus lentement.

Il n’a jamais demandé tout ça. Sa naissance d’un adultère et d’un plus aisé. Son court ballotage en foyer, comme s’il n’existait pas ; et puis, tout l’inverse, une attention de trop, portée par son père qui pensait faire valoir son droit de succession avec son bâtard. On ne lui a jamais demandé son avis, alors Camille, il l’a pris. Il l’a attrapé à bras le corps. Il a serré, et ne s’en est plus défait. Alors le voilà, marchant lui-même, pour lui-même. Sa sécurité et son confort avant tout, parce que trop précaire, trop volatile, trop instable par le passé. Les autres se débrouillent. Lui, il survit.

On le sait, un enfant agira toujours par mimétisme tout le long de sa construction. Rôle de modèle flamboyant ou figure gangrenée ; il regardera en haut. En obtiendra ses principes – bancales ou strictes – son comportement, ses souvenirs, ses traumatismes, aussi. Le problème c’est que Camille, son miroir, il n’était que fissuré et un peu broyé en morceaux épais. Ces gamins, plus grands, au foyer, qui ne discutaient que par leur poings. Ces éducateurs qui les faisaient passer pour de soi-disant enfant extra-conjugaux pour faire chanter les mieux lotis. Exposé, Camille y a poussé comme une ortie. Alors la limite entre Bien et Mal, elle repassera, il n’est qu’incapable de la comprendre.

Ce n’est pas un érudit, ou un réflexif, enfin pas plus que les autres ; mais Camille est si mal à l’aise avec les sentiments. Bouteille de gaz, en sommeil. Quand lui ne semble tout simplement pas en avoir, pas à même de pouvoir en développer des plus approfondis que la faim, la peur ou la fatigue. Bête curieuse, ça l’a souvent tiraillé, parce qu’il est inefficace pour comprendre les autres, et se mettre à leur place, en ressentir de la compassion, du dévouement aveugle. Même si on le dit arrogant, ce n’est que sa déformation émotionnelle et sa distorsion qui le bloquent au monde, aux autres.

Il est très calme ; dans ses gestes, son attitude ou même son ton. En revanche, il a une véritable irritation pour les choses qui ne sont pas à leur place. Tiré à quatre épingles, il a toujours tenu à ce que son espace personnel soit fonctionnel et intuitif. Un livre déposé en travers d’un autre, sera traduit comme une insulte.


Genie in a bottle: Medrod

« Si j’ai encore un autre enfant, ça sera le diable. »

XVIIIème siècle ; New Jersey. Le treizième enfant que met au monde Deborah Leeds est – comme elle le pressentait – tout sauf humain. Une tête de cheval. Des bois de cerfs. Des écailles luisantes tout le long du corps. De courtes pattes avant terminées de griffes, quand celles arrières sont parés de sabots fendus. Des ailes de chauve-souris. Tout cela rattaché par une moquerie de son Créateur : une queue fourchue. Si l’enfant n’est pas désiré, la bête – elle – réduit sa sage-femme au silence et s’enfuit bientôt par la cheminée.

« La bête, qui n’était que malfaisante, tarissait le lait des vaches en soufflant sur elles, tuait les poissons des rivières, et souvent elle emportait de petits animaux, des chiens, des chats et des volatiles, dont les restes étaient parfois retrouvés. »

─ Quelqu’un … S’il-vous-plais que quelqu’un m’aide …

Corps maigre. Os tendres. Cheveux roux et longs, visage bouffi de larmes. Il a eu l’hésitation. Medrod n’avait qu’à ouvrir grand les mâchoires, couvertes de crocs épais et acérés. Il n’avait qu’à mordre profondément dans cette chair et s’en repaître comme tout repas. La lune ruisselait sur sa peau pâle, laiteuse. Elle était si faible. Si ruinée de tout. Des égratignures lui couraient sur ses bras nus. Genoux écorchés. Des hématomes comme des tâches de naissance. Elle avait si mal. Elle pleurait si fort et Medrod ne s’approchait que doucement. Quand elle entend un craquement, là, dans les ombres, dans l’effrayant ; elle se redresse d’un seul tenant, armée d’un bâton chancelant au bout de sa si petit main. Elle ne sait pas se défendre. Elle subit, c’est tout. Alors Medrod peut bien se montrer à elle dans les lueurs du feu qu’elle a allumé. Redressé, l’ombre de ses bois s’étirent comme un cauchemar qui vous attrape au chevilles. Serre, serre, serre ; sans lâcher. Sueurs froides La gamine retombe au sol, tétanisée, paralysée par l’angoisse. Rien qu’un pas, et son sabot retombe lourdement tout près d’elle. Il se penche. Baiser mortel. Mais rien qu’au moment où il va pour pleinement se nourrir d’elle ; ce sont ses assaillants qui la retrouve. Une dizaine. Armé. Le sourire mauvais et la lueur meurtrière aux prunelles.

Ausculta, Medrod …

« […] las de subir des assauts incessants, des villageois supplièrent un prêtre local d’exorciser la maléfique créature, et ce dernier y consentit, les prévenant que le diable serait banni pendant 100 ans […] mais qu’il risquait d’y revenir ensuite. »

Billy est indemne, mais pas sauvée. Ce que Medrod a vu et entendu ce soir-là, ce n’était qu’un évènement parmi tant d’autres. Vêtements déchirés. Cartable de cours trempé. Brutalité. Injures persistantes. Amabilis a fait le choix de continuer. Elle ne se cache pas. Elle souffre mais se tait. Elle se porte sujette à toutes les atteintes pour les autres. Parce que pendant qu’ils regardent ici, ils se détournent de toutes celles qui désirent en faire de même. C’est une fille. C’est une sorcière. C’est elle qui a convoqué le Diable de Jersey, tout le monde en est persuadé. La couleur de ses cheveux ne laisse planer aucun doute non plus. C’est l’Instrument du Malin et il faut la faire disparaître.

L’ignorance en maître. Alors pourquoi est-ce qu’elle continue de sourire entre ses larmes, comme ça ? Commet peut-elle encore rire alors que les gens se séparent sur son passage quand elle arpente le village ? Pourquoi elle lui fait confiance à lui ? N’a-t-elle pas peur ? Medrod, curieux, neutre ; se laisse faire à la situation. Il pourra toujours faire ses propres choix, prendre ses propres décisions. Alors, pour le moment, s’il ne doit que repousser les attaques répétées d’une bande de fanatiques, ça lui va.

Chrysanthèmes. Lanternes allumées. On guide les âmes pour qu’elles ne restent pas. Qu’elles ne s’agglutinent ni ne hantent personne. Tout le monde sait qu’à la Fête des Morts, il faut faire place et laisser le passage à tous les revenants parce que la lisière entre ici et là-haut n’est qu’infime. Parce que es vivants ne sont plus vraiment chez eux non plus. L’astre de nuit par intermittence. L’ambiance est lourde, pesante. Personne n’est tranquille. L’agitation palpable pousse à toutes les erreurs, toutes les croyances infondées pour sauver son âme.

Un grand cri. Des pas effrénés. La lumière brumeuse des torches aux fenêtres, et des visages luisants de colère mêlée de peur. La masse s’agglutine devant la maison, et une silhouette s’avance sur le porche. Elle toque violemment à la porte et hurle à plein poumons :

─ Emmett ! Donne-nous ta fille et tu auras de meilleures récoltes ! Nous allons renvoyer le Diable d’où il vient !

Billy se fige, en se tournant vers son père. La lumière n’est plus dans ses yeux. Plus rien ne brille, plus rien ne miroite. Il a le teint aussi blafard qu’eux. La réflexion absente. Il la saisit durement par les épaules. Billy crie. Billy se débat de toutes ses forces d’enfant de 13 ans, pas bien développée.

─ Papa !! Papa, s’il-te-plais, arrête ! Je t’en prie !

─ Si tu n’étais pas là, ta mère le serait … Si tu n’étais pas là … Si tu n’étais pas là …

Le fermier ouvre grand sa porte et délivre sa propre fille à ses agresseurs, ses délateurs, ses accusateurs. La foule crie victoire et se soulève. Soif de sang. La gamine est solidement attachée, encordée. Ils la poussent violemment. Elle s’écroule. Le visage le premier dans la terre. Cheveux emmêlés. Du sang à la tempe, alors qu’ils la traînent jusqu’au lieu de sacrifice. Ils poussent des hurlements de victoire semblables à celui d’animaux. La bestialité ne se trouve parfois pas où on le pense. Amabilis chuchote pauvrement, de façon misérable.

─ Pare, Medrod …

Mais la demande reste silencieuse et sans réponse. La bête ne fait que contempler. Ce petit corps qu’on dépose contre la croix. Le brasier prend à ses pieds et la foule s’exclame. Applaudis. Grogne comme un seul monstre de chair, immonde, apathique et disgracieux. Medrod perçoit bientôt ces cris mortifères, qui déchirent le ciel, à mesure que son contrat se réduit dans les cendres.

*

─ Elle est déjà repartie, Monsieur.

─ Quoi ? Pourquoi père ne m’en a pas informé ?

─ Le Maître a dit qu’elle s’est retirée précipitamment.

Camille se défait d’Hector, leur gouvernant, et grimpe les escaliers sous tapis, de la maison bourgeoise dont elle n’a que le nom. Ses pas, impétueux, claque contre les parquets poussiéreux ; et annoncent son arrivée même depuis le début du couloir. Camille ne prend pas la peine de toquer et déboule dans le bureau de son géniteur d’un grand coup de genou dans l’épaisse porte. Il est de dos, il contemple son arbre généalogique avec une avidité qu’il ne cache même plus.

─ Où est-ce qu’elle est ?

─ Camille, tu crois vraiment que ce sont les manières que t’enseigne cette maison, pour t’adresser à moi ?

─ Justement, pourquoi tu ne t’adresses pas à moi quand ça concerne le départ de ma mère ?

─ Tu connais Lauretta, elle a toujours quelque chose à faire. Elle ne reste jamais longtemps au même endroit.

─ Peut-être, mais elle me dit toujours au revoir.

L’adulte se saisit de sa pipe et de son tabac, mais en laissant le tableau de ses ancêtres, il laisse également entrevoir que le tapis est replié, relevé dans un coin. En face de ce compartiment de sa bibliothèque où Camille sait qu’il est possible d’ouvrir et d’y entreposer le précieux ou le honteux. Un sourcil haussé et l’adolescent s’avance à son tour, mime l’intéressement avant que son paternel ne relance son monologue, ses ambitions.

─ Bientôt tu découvriras et partagera l’ambition que j’ai pour toi et Arlo.  Tout ou tard, cette famille aura besoin d’un héritier. Et si ce n’est pas ton frère, ce sera à toi de reprendre le flambeau, Camille. Tu m’écoutes ?

A ses pieds, Camille vient de le voir. Vient de se figer. Les tissus ont déjà absorbé mais la tâche ne partira plus jamais.

─ Est-ce que tu as bu, père ?

─ Non, pour quelle raison ?

─ Pour fêter le départ de ta maîtresse.

D’un coup violent, Camille tire l’étagère et l’ouvre en grand. Là, en bas des escaliers, dénudée, déformée, sans vie ; une forme sombre. Mal cousue. Mal pliée. Camille descend deux, trois marches. Et puis, pris d’un haut-le-cœur, il y reconnaît le visage de sa mère. Sous ses épais et longs cheveux noirs, qui étaient si brillants et désormais ne se résument qu’à des nœud collants et sales. Camille respire vite. Transpire puis tremble. Entend mal. Dans son dos, son père repousse son fauteuil de cuir, et prend son temps pour le rejoindre. Sa voix ricoche en écho dans le passage étroit.

─ Elle allait tout détruire. C’était elle ou nous. On ne pouvait pas la garder près de la famille.

─ Appare, Medrod.

Sourd et aveugle, Camille ne répond qu’à sa colère. Qu’à sa rage. Qu’à sa tristesse immense qui le dévore au corps et lui creuse un sillon entre les poumons. Lui plante des lames dans les côtes. Et, de tout ça, Medrod se nourrit allégrement. Il n’a jamais eu aussi délicieux festin émotionnel. Son rire résonne dans la pièce comme tonnerre en intérieur. Camille est prêt à prendre tous les risques, à braver toutes les lois. Et l’entité ne va pas le refuser, non, il ne le pousse qu’un peu plus. Toujours plus près du bord, des abysses. Cet homme lui donne puis lui arrache tout. Lui claque les tiroirs sur les doigts. Lui fait miroiter puis brise la glace. Le sorcier donne son corps. La raison s’éteint. Ne reste que l’enveloppe tiède, réchauffée de tout ce pourpre, au sol. Ses membres ont des sursauts. Il respire difficilement, s’étouffe bruyamment. Medrod lui laisse sentir et voir sa fin arriver, percher à même l’épaule d’un Camille détruit. Défait. Le Djinn le dévore de part en part, l’appétit en tonneau de Danaïde.

*

Maman lui a chuchoté au creux de l’oreille et Camille n’a fait que garder près de son cœur puis répéter. L’odeur de cire fondu et d’encens lui pique, lui prend à la gorge ; et la poudre de craie lui assèche les phalanges. Au centre de son cercle, chevalière brillante dans l’autre, Camille appelle de sa voix fluette.

Bientôt, dans un grondement sourd et désagréable, le garçon peut bientôt voir apparaître dans son champ de vision deux sabots. Et puis des écailles brillantes comme une cotte de maille. Peau fine d’ailes déchirées. Griffes tranchantes. Longs os de crâne et bois flétri. L’entité est haute, elle le dépasse largement. Sans globes oculaires, Camille se laisse doucement aspirer, dévoré par les trous béants. Un grognement et le petit corps se paralyse sur place. Un cri. La baguette tremblante et la bouche immobile ; Camille recule d’un pas, terrorisé de voir se matérialiser un cauchemar pareil en face de lui. Sous ses prunelles. Vibration dans l’air. Il ne faut pas sortir du pentacle. Sous aucun prétexte. Et encore moins en face d’une telle chose. Maman l’a dit. Maman l’a prévenu. L’enfant serre les dents, et les poings. Il déglutit, se ressaisit. Quand l’autre semble avoir un ricanement sec, semblable au grincement d’un bateau.

─ Tu as si peur, sorcier …

─ S-Se dede, Medrod ..!


Le ton flanche, s’écrase au sol. Sans conviction ni assurance, les mots voltigent et le djinn n’en reste que plus amusé. Inatteignable. Défait de la moindre demande, la bête en profite, et ne se penche encore qu’un peu plus sur son prétendu maître.

─ Si tu échoues, je ne donne pas cher de toi. Recommence. Avec plus de conviction, cette fois.


Camille jurerait le sentir lui murmurer de façon glaciale tout contre son oreille, dans son dos, prêt à le poignarder. A l’en faire douloureusement frissonner. Et s’il s’y arrête assez, il peut sentir ses paumes tout contre sa gorge, qui serrent et serrent. Il manque d’air. Ses jambes flageolent, ne le supportent plus bien ; et sa baguette menace de lui échapper. Le Djinn se met à rire en faisant trembler les murs et l’air.

─ Tu n’étais pas désiré ... Tu ne mérites pas de vivre.

Camille ne peut voir sa bouche infâme bouger, mais, à l’instant, il lui a parlé en italien, comme sa mère pourrait le faire. Avec la même douceur trompeuse. Le ton mielleux et convainquant des sirènes. Il le charme. Il le détruit de l’intérieur. La rage en plus, qui reflue dans ses veines, Camille serre sa baguette rien qu’un peu plus fort et lance :

─ Se dede, Medrod !


Et la bête finalement de s’en retourner – dans un grand rire déchirant et moqueur – tout contre la bague en or que lui a confié sa maman. Tout comme la créature qui y réside, désormais, tout près de lui.

Pseudo: Gaëlle Age: 19 Où avez-vu connu DJ? Lara, espèce de gourou Autres comptes? On va déjà essayer de gérer celui-là Une remarque ? Je raccroche avec mon amour des formus, et je sais déjà que je vais y perdre un petit morceau de ma vie Un mot pour la fin ? WAKE THE WOLF, WAKE THE WHITE WOLF AWOUUU ~

Djinn Jinxed


Dernière édition par V. Camille Orgezec le Dim 9 Sep - 17:19, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Sam 8 Sep - 22:35


hold you in my arms
i just wanted to hold you
IN MY ARMS

Des fleurs de camomille dans ses cheveux crépus, Solène a le sourire en soleil. Sa petite robe vichy menthe flotte au vent, et elle doit poser une main sur son chapeau de paille pour qu’il ne s’envole pas avec les bourrasques. Sa peau métisse brille et s’allume comme fleuve en plein jour d’été et chaleur écrasante. Camille pourrait en vivre. Se satisfaire de tout ça. Arrêter de chercher plus loin, s’arrêter là. Son horizon ce serait Solène. Fin de la scène. Rideau. Mais, même s’ils se connaissent depuis son arrivée ici – à l’âge de dix ans – Solène reste de cette famille de sorciers dont le sang est clair, pas obstrué. De rien. De personne d’extérieur, d’inférieur. Alors, elle se retrouve promise, à quatorze ans, à un comte ou un marquis ; Camille n’a même pas voulu l’entendre. S’y intéresser, tant la rage lui reflue dans le corps et le cœur ; rien que d’en avoir connaissance. Alors, ils n’en parlent pas, ne s’y penchent pas. Ils ont déjà dix-sept ans, et Camille est amoureux. Solène l’embrasse comme si c’était la dernière fois. A chaque fois. Camille pense qu’elle retient tout, qu’elle n’en parle pas. Qu’elle lui fait cet effort de ne pas remettre le sujet sur la table ; bien parce qu’elle veut à tout prix garder ce qu’ils ont pour eux, et ne rien avoir à gaspiller, à déchirer, à ternir. Alors, quand il la raccompagne jusque devant chez elle, forcément, Solène lui serre un peu plus les doigts parce qu’elle ne veut ni partir ni rester. Ils savent que les prunelles se font perçantes derrière les voilages. Les jugements aussi. Alors Camille se penche sur ses lèvres et lui chuchote, pour la première fois, une idée qui ne fait que germer et mûrir un peu plus dans sa tête – sans doute depuis plus de deux ans :

─ Pars avec moi.

Et Solène est si avide de liberté, de déchaînement ; qu’elle n’en a qu’une expression fascinée. Absorbée. Une seconde et elle se reprend. Non, ce n’est pas le comportement d’une héritière, de la prochaine à marier. Elle lui lâche la main, monte les marches du perron, et lui souffle, en se tournant vers lui, dans de petites larmes naissantes :

─ Vis pour toi.

Cette expression, Camille ne veut plus jamais la revoir tant elle est douloureuse et pleine de ressentiments. Il ne veut plus jamais avoir à affronter ça. Plus jamais la laisser partir dans cet état. Lui donner son dos, alors qu’elle s’affaisse de douleur, la porte  peine passée. Le soir, Cam’ fait ses affaires. Il n’emmène que le strict minimum. Il n’a rien ici. Pas d’attache. Pas assez pour le faire douter, ou reculer.

Dans l’ambiance pesante et intrigante de la nuit, Camille escalade le tronc puis un morceau de la toiture de sa voisine. Là, il sourit rien qu’en s’apercevant qu’elle a laissé sa fenêtre à guillotine entrouverte. Il la relève d’une main et tombe avec souplesse contre le parquet. La jeune fille ne semble pas étonnée. Sous ses larges couvertures rose poudré, elle lui donne même un petit sourire. Il a bien fait attention à l’heure. Aux lumières encore réparties dans le manoir. Camille se redresse, laisse tomber son paquetage et se penche bientôt pour l’embrasser de nouveau.

─ On y va.


─ Cam’ ? Pourquoi tu as pris de la viande, tu sais très bien que je ne peux pas en manger.

L’intéressé quitte son établi de travaille, sous la véranda, pour rejoindre sa compagne, dans la cuisine, et s’agenouille face à elle. Il dépose ses paumes contre son ventre arrondi, y dépose les lèvres de longues minutes. Et la future mère ne peut que lui sourire et lui caresser les cheveux. Attendrie. Elle apporte le Soleil, jusqu’ici, à travers les nuages épais.

─ Dès que tu sors de là, promis, ta maman aura droit à un festin de roi.

Camille se redresse et embrasse la tempe de Solène.

─ Tu as bientôt fini ? Je voulais passer au marché de la place centrale, avant qu’il ne soit trop tard.

─ Tout est en observation pour le moment, je te suis.

Cam’ laisse ses fioles se concentrer, former tous les systèmes dont il a besoin pour ses études, ses analyses, ses notations. Les grimoires poussiéreux restent ouverts, vulnérables, à la vue de tous. Mais à la place, il entoure la taille de Solène d’un bras et ils sortent tous les deux de leur petite habitation.

Dehors, l’ambiance est étrange. Certes, le ciel est chargé, gonflé, grondant. Le vent souffle et s’abat sur tout ce qui se tient droit, tout ce qui est mouvant. La masse s’est attroupée, mais elle se sépare étrangement, rien que sur leur passage. Camille ne doute plus, les regards – mauvais, agressifs, intrusifs – ils se font sur eux. Contre eux. Alors le sorcier se fait plus méfiant, plus menaçant dans l’attitude. Plus protecteur avec Solène, qui continue de rassembler des aliments tout en donnant son sourire aux commerçants. Mais quand l’un d’eux fait tomber son sac de pommes, exprès ; à les faire rouler au sol, sur les pavés, Camille implose. Il étire sa stature, plus question de se courber. De baisser les yeux. De se cacher.

Il aurait dû.

─ Qu’est-ce qui se passe ?! Qu’est-ce que vous avez tous ?!

Si Camille est toujours à l’aise et calme autour de sa compagne ; en compagnie des autres, en revanche, il ne parvient toujours pas à avoir l’interaction facile, naturelle. Il fait des efforts. Ce sont eux qui le rejettent. Alors il perd son sang-froid. Il élève et durcit le ton. Il considère tout le monde d’un regard glacial, et serre ses poings de trop. A s’en faire des arcs dans les paumes.

─ C’est à cause de gens comme vous qu’on perd nos boulots et qu’on est relégué aux bas-fond de la Société !

La foule grogne. La foule ne sait pas ; noyée d’ignorance, elle hurle sa faim de justice. De vengeance. Attroupée tout autour d’eux, Camille s’étend comme bouclier humain autour de Solène, alors qu’elle s’accroche à l’un de ses bras, pas rassurée. Elle aurait été seule, elle aurait affronté à son côté, défendu son côté de la balance ; elle ne peut plus faire ça. Elle n’est plus seule. Elle pense à celui ou celle qui l’habite et elle refuse d’être égoïste.

─ Nous ne vous avons jamais méprisé ou soumis à notre volonté, vous vous trompez de cible, messieurs dames.

─ Tyran !

─ Assassin !

─ Vous allez payer !

Le cercle se resserre, les enferme peu à peu, tous les deux. Camille contracte ses mâchoires, prêt à sortir sa baguette. Il se retrouve dans la même situation que Solène ; seul, il prendrait les coups, les remarques, les injures. Hors-de-question dans cette configuration. D’autant plus que sa conjointe, se crispe encore, angoissée.

─ Il suffit ! Vous ne voyez pas que la dame porte un enfant ?

Le silence tombe. Piquant. Hypnotisant de solennité. Une voix s’élève sur les autres. Les dépasse. Les surplombe largement. Camille se glace. Ses muscles sont douloureux, à se crisper autant. Il la reconnaît, cette tonalité. Il sait très bien à qui appartient ce ton. Que trop bien. Ses pas claquent et l’assemblée se sépare comme la Mer Rouge. Devant les yeux de Camille, se déploie la carrure de son demi-frère, Arlo, l’allure proprette, les cheveux coupés en brosse – tout le contraire de Camille, qui les porte fournis et sauvages – les habits épais ; mais surtout le visage tailladé. En effet, le long de sa joue s’étend les stigmates d’une époque ; d’une enfance, d’une adolescence réduit à néant en quelques minutes, rien qu’avec le meurtre d’une personne. De son père. De leur père. Par une seule personne, une seule entité, plutôt. Camille croirait presque entendre Medrod ricaner. Présence qu’il rejette depuis ce jour. Qu’il n’utilise ni n’appelle pas. Qu’il nie en bloc.

─ Alors tu es venu te carapater ici.

─ Tu me cherchais ?

Arlo prend son air dramatique, théâtral ; insupportable, et s’adresse directement à son auditoire amassé. Il tend les bras vers le ciel. Elève et donne de la voix pour se faire entendre, et convaincre. La locution parfaite, on croirait qu’il n’attendait et ne vit que pour ça. Camille en profite pour analyser, jeter un regard circulaire. Il cherche. Une sortie. Une faille, une faiblesse dans le cercle. N’importe quoi. Solène doit partir. Solène doit s’éloigner. Arlo est blessé, rancunier. La haine à la bouche, et armée à la main. Il est dangereux.

─ Tu m’écoutes, frangin ?

Pris au dépourvu, Arlo le sectionne à la gorge et le jette au sol. Souffle. Douleur. Les gens acclament, et crient comme animaux excités. Solène protège son ventre de ses deux bras, terrorisée.

─ T’es vraiment qu’une sous-merde Arlo.

─ J’ai dû mal entendre.

L’autre, le sourire dégueulasse aux lèvres, les prunelles habitées de démence ; lance – à plusieurs reprises – son pied dans les côtes de Camille, toujours au sol. Il l’occupe. Le fixe. Le distrait, tandis que Solène – déjà, enfin – se soustrait de l’amas. Et, quand Camille l’a voit disparaître de son champ de vision. Il se met à rire. En se redressant en position assise, il essuie le sang au bord de ses lèvres et relève des yeux plein de défi vers Arlo.

─ Alors c’est ça ton petit plan machiavélique ? Nous faire lyncher par une foule en délire ? T’as pas mieux, vraiment ? Venant de toi, je m’attendais à plus … D’inventivité. Je veux dire, t’as quand même le sang de papa dans les veines.

Piqué à vif, Arlo lui décoche une droite directe dans la mâchoire. Camille est libre. Camille s’est défait de ses chaînes. Solène est partie. Solène protège tout ce qu’ils ont de plus cher. Solène se rend en lieu sûr. Alors Camille peut bien s’esquinter un peu. Il ne risque rien, à être seul. Il l’a toujours été. Et revoir Arlo, lui rappelle encore un peu plus.

Du rouge contre les pavés, Camille crache non loin des pieds de ceux qui lui demande une réparation bien vaine, quand on sait qu’il a réduit lui-même une branche de la soi-disant « Royauté » qu’ils exècrent. Quelle belle bande d’ingrats, vraiment. Il se relève de nouveau, fixe son demi-frère bien droit dans les yeux. Camille a toujours été un peu plus grand ; ça pourrait expliquer la rancœur.

─ Tu m’as tout pris, Cam’, tout. Comment est-ce que je pourrais tout te passer comme ça ? Je sais que tu es le plus jeune, mais quand même.

─ La succession, c’était du vent, abruti. On aurait jamais aucun droit dans cette famille.

─ Parle pour toi, bâtard.

Piqué à vif, Camille fond sur Arlo, à lui faire enfler la pommette et répandre quelques hématomes sur sa peau trop pâle. Mais le public n’est pas dupe, il a choisi son candidat, son héros, son prince charmant. Alors ils l’attrapent, ils le tiennent par les bras, l’étendent en croix ; à genoux. Complétement impuissant. Arlo reprend son souffle, sa contenance avec. Une main dans les cheveux et un sourire. Ah, qu’il est beau ce masque.

─ Ce que père nous offrait, personne ne le fera pour nous !

─ Si t’arrêtais de toujours t’en remettre aux autres, peut-être que ce serait différent.

─ Oh, mais Camille sait tout ! Camille est tellement débrouillard ! T’es un assassin, mon grand, rien de plus, rien de moins. Un criminel, t’entends ?

Tendu de colère, de rage ; Camille tente de se débattre. Inutile. Arlo lance de nouveau sa jambe, en diagonal, direct contre son ventre. Un cri de douleur lui échappe, alors qu’il se laisse quelque peu retomber. Vêtements froissés. Tâchés. Déchirés. Arlo ne fait pas dans la dentelle ; il a bien trop de frustrations inassouvie et enfouie, pour ça. En parallèle, Camille sent Medrod s’agiter dans sa cage. Il va et vient. De long en large. Il a faim. Il a soif. Il bouillonne d’excitation et de folies meurtrières. Tout est incontrôlable. Tout vire. Tout divague.

─ Tu comptes élever cet enfant avec tout le sang que t’as sur les mains, vraiment ? Permets-moi de rectifier ça, vraiment ne me remercie pas, ça me fait plaisir.

Un cri aigüe fend l’air et c’est tout l’être de Camille qui est dans les flammes, déjà sur l’échafaud. Le supplice continue quand ils ramènent Solène par les cheveux et la jette au sol comme vulgaire morceau de viande, un peu plus loin de lui. Inatteignable. Camille s’agite. Se débats violemment. S’arque dans tous les sens, quitte à se faire mal. A cogner. A mordre. A griffer. Non, non il ne peut pas faire ça. Et Medrod qui ne fait encore que cogner un peu plus. Plus profondément. Qui le tire et le déchire de l’intérieur.

Arlo ricane, s’accroupissant tout près de Solène, dague en main. Si près de son cou. Si près de sa joue. Si proche de lui lacérer longuement et lentement la peau. Le visage ruiné de larmes, elle l’appelle. Elle lui demande, à travers de violents sanglots, de venir, de l’aider. De stopper le cauchemar. De la faire se réveiller.

─ ARRÊTE !!

─ Est-ce que t’es arrêté quand père te demandais de l’épargner ? Est-ce que tu t’es arrêté quand ton Djinn commençait à te consumer ? Est-ce que tu t’es arrêté, hein, Camille ? Non, tu ne l’as pas fait …

─ Je vais te tuer … Où que tu ailles, Arlo, je vais te trouver, je vais te faire voir tout ce qu’il a vécu, ton cher père …

Camille marmonne, tout bas, pris de tremblements, le regard trouble. Défait, désolidarisé d’humanité et de contenance. Plus vraiment ici, plus vraiment là. Il frémit et gesticule. En transe. Habité. Hanté. Arlo, en face, ricane, alors que la lame s’abat et descend, se plante dans la chair tendre. Le liquide épais, se répand. Solène encaisse, les lèvres mordues. Entre ses pleurs, elle chuchote.

─ Camille … Camille, s’il-te-plais, mon amour … Regarde-moi … Camille, reviens …

─ Il est incapable de t’entendre, poupée, c’est un assassin, tu comprends. Hein, Camille ?

L’intéressé cogne et fait battre l’air, à libérer ses démons et sa rage brute. Brutale. A l’état primaire et incontrôlable.

Pare, Medrod …


La sensation est similaire. Bien trop habituelle. L’air trop chaud, presque brûlant. A lui irriter la gorge. Là, entre ses doigts, qui s’insinue et s’infiltre, le liquide chargé, visqueux. Ses muscles froissés et douloureux. Camille est incapable de se lever. Vidé. Dépossédé de toute force. Autour de lui, le chaos. Les échoppes ont les tentures déchirées, vrillées, déchiquetées au sol. La nourriture répandue au sol. Le bruit de la fontaine qui lui claque les tympans. Tout le monde est parti. De la fumée comme un brouillard, comme à la sortie d’une rêve. Arlo a disparu également. Il n’est pas étendu. Il n’est pas gémissant, agonisant. Le cœur de Camille se remet en route avec sa conscience, son inquiétude qui lui reviennent. Rapidement, il regarde autour de lui. Non loin, droit devant lui : un seul corps allongé. Un cri déchirant se fait déjà entendre. Elle est là. Ils l’ont laissé. Pris de larmes en grand nombre, lui dévalant les traits et lui brouillant la vue ; Camille se traîne jusqu’à Solène. A quatre pattes, chaque pas plus difficiles et douloureux que le précèdent. Camille pousse une plainte monstrueuse, pathétique et pénible. Il s’essouffle mais touche bientôt au but. Là, sa compagne est étalée sur le côté, les yeux clos. Elle semble dormir profondément. Calme. En paix. Mais Camille note bientôt ce qu’il cloche. La pâleur. La froideur. Et quand il glisse les yeux tout le long de son corps, il peut voir que sa belle robe rosé coraille, est devenu pourpre au niveau de son ventre. Ils l’ont pris. Ils se sont assurés qu’elle ne donnerait pas la vie. Qu’elle en serait incapable. Qu’elle ne garderait pas la sienne non plus.

Un cri à lui rompre les cordes vocales. L’orage c’est lui. Torturé. Lacéré. Le monde semble l’aplatir. L’air est irrespirable. Il se noie. Il s’étouffe. Encore. De nouveau.

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Dernière édition par V. Camille Orgezec le Sam 15 Sep - 12:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Sam 8 Sep - 22:43

UN COMPARSE Kya (sur une nouvelle fiche, je suis toujours tiraillée entre l'envie d'attendre un peu avant de poster pour me repaître d'un peu d'histoire en amont, et la pulsion enthousiaste de la nouvelle bouille... désolée, j'ai cédé Gnoe )

Ce début de fiche est tellement alléchant Owai Valère, c'est tellement magnifique comme prénom de naissance. Et franchement, comment peux-tu nous faire nous languir comme ça sans nous donner la matière enseignée par cette intrigante petite bouille ? Han J'en fais tout un évènement, désolée, mais je meurs d'envie de savoir Gnoe

Sur ce, bon courage pour la suite, et réserve-moi un petit lien, rp, café, escalier, pot de fleurs, ascenseur dans un coin Heart
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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Sam 8 Sep - 22:51

Bienvenue Han (Ici Thais de Châtelet)

Je seconde Neve : j'ai hâte d'en savoir plus sur ce personnage ! Le début de la fiche est déjà superbe Brille .
Bon courage pour la suite de la rédaction Hug !

Et je viendrai demander un lien aussi, entre cousins (même éloignés, c'est un détail pour Blaise Hihi).
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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Dim 9 Sep - 0:19



JE VOULAIS COMMENTER EN PREMIERE WESH J'AI RATE. Je ne suis qu'amertume Obsédé

Je suis diabolique, je sais mais t'es bien contente d'avoir craqué en vrai Heh

Dépêche toi de remplir tout ça (fais pas genre t'es occupée en plus JE SAIS TRES BIEN QU'ON A FINI TOUS NOS DEVOIRS TELLES LES ELEVES STUDIEUSES QUE NOUS SOMMES) parce que j'ai méga hâte de tout découvrir et que tu nous rejoigne Han


Je kiff déjà ce que je lis, j'ai trop hââââââââte Kya

Bon nuit ma gueule, à demain et YAS GAWD OUKAY. Kya Kya Kya
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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Dim 9 Sep - 0:45

@R. Neve Voland a écrit:
UN COMPARSE Kya (sur une nouvelle fiche, je suis toujours tiraillée entre l'envie d'attendre un peu avant de poster pour me repaître d'un peu d'histoire en amont, et la pulsion enthousiaste de la nouvelle bouille... désolée, j'ai cédé Gnoe )

J'ai tellement ça à chaque fois aussi Mdr J'étais venue jeter un oeil à la matière enseignée et... et...


Te souhaite la bienvenue sur le forum avec ce personnage tout en impudence et dédain. Perso j'adore les caractères au vitriol Hihi Si tu as un souci ou une envie, le staff répond présent Love



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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Lun 10 Sep - 21:23

Bienvenuuuuuuuue Han idée parfaite que de rejoindre le corps enseignant, même si tu nous fais languir Kev Owai Mih

En tout cas, bon courage pour ta fiche et tout Han avec les Orgezec, tu rejoins une famille vraiment chouette (et ça rimerait presque #Oupas)


To tell me which way I should go to find the answer

Touchdown to reality, It's not exactly what you had in mind, Sister, brother ; Was it only a matter of time, Maybe you've gotta let it be, Maybe time will tell, maybe you will see, Brother, sister ; You really shouldn't take it too hard
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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Mer 12 Sep - 9:15

Je me permets de faire une deuxième incursion ici, parce que... woua. Woua Han  Cette personnalité, ce djinn, ça m'a soufflée Fiou Quelle histoire sombre, qu'on ne peut pourtant pas s'empêcher de dévorer de bout en bout, et puis, quel style Brille « Le Djinn le dévore de part en part, l’appétit en tonneau de Danaïde. » Mais wouaaaaaaa Heart

Voilà, voilà, hâte de lire la suite Yes
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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   Mer 12 Sep - 19:52

Résister à la tentation valait le coup pour pouvoir profiter de cette magnifique fiche de notre nouveau et merveilleux professeur d'étude des poisons Brille (du coup, tu vas avoir du boulot, ça vole les poisons dans cette Académie Mdr )

Puis quel personnage détestable, je l'adore déjà, cette présentation, ce djinn Chou , Neve a déjà cité le meilleur mais le reste est tout aussi bien et il est littéralement terrifiant lesort pas

Bienvenue par ici et les Orgezec sont un merveilleux et sublime choix Boogy



Saute ... Et laisse toi pousser des ailes dans la chute


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MessageSujet: Re: Far away from the memories, of the people who care if I live or die ‖ V. C. O.   

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