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 d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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Déléguée des Autumnus
L. Dominique Archambault
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Who wears the crown ? : All I do when we’re apart is think about you, and all I do when we’re together is panic. Because every second feels so important.
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- On frenchkiss des charmants -
MessageSujet: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Dim 10 Jan - 7:03


Lilianne Dominique Archambault
feat. Lily Collins

Nom: Archambault. Le nom de ta mère, parce que tu es de père inconnu, parce que ton père n’en possédait probablement pas même bien à lui. Ton nom a longtemps fait jaser autour de toi, au sein de ta famille, dans ton petit quartier. Tu es la bâtarde, mais pas ici, pas dans ce monde. À Beaux Bâtons tu n’es personne, rien de spécial, rien de choquant. Prénom de naissance: Lilianne. Un prénom tout en douceur et délicat sur les lèvres, le souhait de ta mère en quelque sorte. Comme si la fragilité du prénom pouvait te préserver du monde, comme si ça te rendrait plus acceptable. Aussi bien dire que lorsqu’elle à sut que tu ne pourrais plus l’utiliser, elle a été bien embêté. Pas toi. Tu n’as jamais apprécié Lilianne. Prénom d'usage: Dominique. Une équité, à la fois masculin et féminin, un état d’équilibre. C’est le prénom que ta mère était certaine de te donner, celui qu’elle a murmuré à son ventre rebondis et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il te semble plus familier. Plus doux. Généalogie:  Fille unique de Justine, tu es un enfant de la passion, celle d’une nuit sur la plage. De fait, tu n’as pas eu de père, celui-ci se révélant, mais seulement bien des années plus tard quand ta mère a enfin compris pourquoi tes doigts se voulaient palmés dès que l’eau du bain les submergeait, être un être de l’eau. Fille d’une liaison entre une humaine et un triton, tu n’as pas été très bien accepté au sein des tiens. Tes grands-parents, propriétaire d’un bateau de pêche et d’un petit étal de poisson, n’ont pas hésité à rejeté ta mère lorsque sa grossesse a été confirmé. De fait, tu n’as que peu d’information sur le reste de ta famille, ta mère n’aimant pas aborder le sujet, de la mélancolie plein les yeux. Pourtant, tu as croisé à plusieurs reprises la route de tes fameux aïeux, ces derniers n’hésitant d’ailleurs pas à se montrer gentils avec toi, surtout en absence de ta mère. L’être humain est bien compliqué à comprendre… Tu sais simplement que ta famille est installée à Nice depuis déjà quatre générations et que la mer a toujours été au sein de vos occupations. C’est d’ailleurs à cause de sa proximité avec cette dernière, que ta mère c’est mise à travailler à l’hôtel Negresco, rêvassant aux fenêtres dès qu’elle le peut. Nationalité: Française. Depuis l’accent (si si il y a un accent, ne commencez pas !) à ton amour grandiose pour le fromage. Mais il y a aussi une part méditerranéenne en toi, même si ta mère n’aime pas quand tu y fais allusion. Même si c’est une part dissimulée de ta personne, la mer vit en toi, tout autant que ta mère. Lieu et date de naissance: Nice, le 3 février. C’est dans le confort, somme toute sommaire, d’une chambre d’hôpital que tu as vu le jour. Sans pousser un seul cri, te contentant de battre doucement des cils. S’il n’y avait qu’une paire de bras pour t’accueillir, ceux de ta mère étaient bien assez chauds et aimant pour deux. Statut: Non accompagné. Ce qui vaut largement mieux que mal accompagné, évidemment ce n’est jamais que ton avis, mais tu n’es pas de ses filles qui attendent le prince charmant. En fait, tu es plutôt d’avis qu’ils ce sont tous perdu en mer, ou encore qu’ils ont grimpés dans un arbre et y sont restés coincés. En bref, ce n’est pas une grande perte, tu sais très bien vivre sans. Et puis, tu as remarqué au fil des années, et aussi via ta propre expérience (si si, tu as déjà été jeune et stupide aussi !) que l’amour et les désirs ramollissaient l’esprit. Or, entre être bêtement amoureuse ou délicieusement brillante, ton choix est vite fait. Nature du sang: Mêlé. Bien que ta mère te considère comme une né-moldue, le monde magique ne t’étant pas du tout familier, aucun membre de ta famille ne s’y étant encore aventuré, seulement voilà, avec un père triton… il fallait croire que les pieds palmés venaient avec un don pour la magie. De fait, tu es à moitié humaine et à moitié sirène, même si tu considères ne pas avoir hérité du meilleur du monde aquatique. Une jolie queue de sirène turquoise ou lilas, ça aurait tout de suite été plus joli qu’une membrane entre tes doigts, ew ! Etudes: Défense et sécurité. Même si de base, tu penchais plutôt en direction d’un pôle plus « scientifique », aussi bien dire que tu te questionnes encore parfois, quant à savoir si tu n’as pas fait erreur. Seulement, il brille en toi l’âme d’une révolutionnaire et quelque part, tu souhaites bien trop faire une différence, pour pouvoir te lamenter plus de quelques instants. Évidemment, il y a encore des camarades de classe ou de saison pour se questionner quant à ta présence au sein de la filière, toi qui n’est pas une femme d’action, toi qui te veut plus réfléchie, plus cérébrale. Mais il faut bien des cervelles derrière la chair à canon qui est formé auprès de toi, n’est-ce pas ? C’est d’une évidence ! Baguette magique: 22cm, bois de noyer et contenant une écaille de sirène. Tu n’as pas pris pleinement conscience de la puissance de ta baguette avant de te mettre à créer avec Cass. Avant vos drôles d’inventions, ta baguette n’était jamais qu’un outil, comme tes plumes ou ton chaudron, puis elle est devenue spéciale. Depuis trois ans, tu la chéris avec amour, éblouis par tout ce qu’elle te permet d’accomplir. Tes sorts n’ont jamais été plus éblouissants que maintenant !

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Toi qui n’est pas reconnu pour avoir la langue dans ta proche, tu as un avis bien arrêté sur le sujet : c’est une aberration. En fait c’est tout simple, il ne faut pas aborder le sujet avec toi, jamais. Pas si on ne veut pas entendre parler en détail de toutes les injustices qui découlent déjà, et qui vont bon train même, de cette idée saugrenue : à commencer par les fonctionnaires de l’état, des hommes plein de talent (ou du moins une partie) qui sont bêtement échangé pour des hommes avec des titres. Qui aurait l’idée de donner des instruments de chirurgien à un singe avec pour seule raison qu’il avait des ancêtres riches hein ? C’est d’une bêtise à te faire hurler de désespoir. Quant à ce nouveau roi, tu ne peux pas t’empêcher de le critiquer, et ce, sans aucune modestie. Déjà, tu considères que ton pays mérite un homme de cran, un homme avec une volonté de faire bien, de faire mieux, de faire grand ! Pas un demeuré qui ne veut pas de cette place, mais s’efforce de satisfaire une horde de vieux babouins décorés de cravate et de chevalière hors de prix. Franchement, on se croirait au zoo !

Tu es décidément contre ce retour en arrière et tu craches au visage de tous ceux qui tenteraient, en vain bien entendu, de te convaincre du contraire. Non, tu t’acharnes et tu refuses de t’incliner, de fait tu as même commencé à lancer des regards noirs aux élèves profitant du nouveau régime et s’en réjouissant. Tu ne manges pas de ce pain-là et même si tu n’as pas même de la famille qui soit relié à cet univers, ton avenir te tient bien trop à cœur pour que tu daignes t’incliner devant leurs folies. Non, tu comptes même combattre et toi qui n’as pas l’habitude de faire plus de quelques remarques bien placé, tu te surprends à t’étaler longuement sur le sujet. Franchement, si on ne veut pas en entendre parler, si on ne veut pas être secoué et savoir de quel côté la raison se range, il ne faut pas venir te demander, pfeu !

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Tu ne vois pas quel débat il peut y avoir, tout le monde sait, et depuis longtemps, que le protocole français magique, exigeant que chaque sorcier sache appeler un Djinn et le faire obéir à ses ordres, est comparable à de l’esclavagisme. Or, pourquoi en faire aujourd’hui toute une histoire ? Tu ne comprends pas ce soudain élan d’hypocrisie. Si Beaux Bâtons exige de chacun de ses élèves qu’il sache jouer le maitre d’un Djinn esclave, il est un peu tard pour venir pleurer sur leur sort. Non, tu es pragmatique et de fait, tu n’es pas prête à remettre en question la chose, pas si on ne remet pas toute la base de l’éducation sorcière française en doute. Voilà un VRAI débat, à quel point l’académie et ses fondateurs sont-ils coupable de cet état ? Parce que mis dans un objet ou non, les Djinns n’ont jamais été que des outils pour les sorciers, voilà ce qu’on t’a appris lors de tes années à la Maison Royale de Saint-Louis

Évidemment, c’est une situation injuste, mais les Djinns, tout comme certains animaux ou créatures magiques, sont visiblement destiné à être inférieurs aux sorciers. Or, c’est bien connu, les sorciers ressemblent aux hommes et de ce fait, ce sont des créatures cruelles. Ils aiment dominer les autres, les humiliés, les contrôler, les utiliser et puis voilà. De plus, ce n’est pas comme si un échange intelligent pouvait avoir lieu avec la communauté djinnique, ces derniers ne se supportant pas même tous. Comment peut-on défendre un groupe qui n’en est pas même réellement un ? Peut-être qu’un jour il s’agira d’un véritable débat, en attendant, tu te contentes de respecter, autant que faire se peut, ton propre Djinn et tant pis si ça dérange ou si c’est un peu étrange pour les autres.

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
Tu peux assurément l’envisager, après tout la monarchie refait bien surface ! Il semblerait que la France sorcière perde peu à peu la tête, de fait tu ne serais absolument pas surprise d’apprendre que le sang gagne en importance. D’abord l’argent, puis le sang, pourquoi pas hein ? Quitte à être con, aussi bien s’enfoncer bien au fond ! Mais plus que cette folie sur le sang, tu envisages encore davantage une révolution à venir. Si la France a prouvé quelque chose à travers le passé, c’est qu’elle n’était pas du genre à baisser la tête et à se laisser piétiner par une bande de con. Il est plus que temps de recommencer à couper des têtes et à remettre la ville en feu. Tant pis si les rues doivent devenir poisseuse de sang, tu n’as plus rien de pacifique quand il s’agit de la connerie sorcière et tu es prête à te battre, ta baguette fermement brandie en direction des singes à nœuds papillons.

Personnalité:

Contrôlante. Tu es bien connue pour ton côté contrôlant, certains diront même névrosée, à savoir qu’avec toi, tout est minuté et mesuré. Tous les moments de la journée ont une utilité préétablis et tu déranges rarement tes plans, surtout pas de gaieté de cœur. De fait, il n’est pas étonnant d’apprendre que de ton duo avec Cass, tu es la plus discrète des deux, non pas par timidité, mais parce que tu aimes pouvoir choisir le bon moment pour prendre plus de place. Le calme est un luxe dont tu aimes abuser et de fait, le meilleur moyen pour te retrouver, toi qui sais te fondre dans une masse comme personne, c’est de repérer Cassiopeia. Tu te considères ainsi la reine de l’organisation, depuis le temps alloué pour trainer dans les jardins avec ta meilleure amie à tes moments d’étude, ne parlons même pas des moments « commerce » dont tu parsèmes tes horaires, parce que tu es une femme d’affaire réaliste. Cela dit, ta manie de vouloir tout contrôler à tendance à te jouer de mauvais tour, à savoir que parfois tu gâches des moments qui s’écoulaient tout naturellement. Seulement, voilà, c’est plus fort que toi et il n’y a, pour le moment du moins, que Cass qui soit apte à t’arrêter.

Trop franche. On dit de toi que tu as une langue bien pendue, parce que malgré tes bonnes manières et tes allures de petite fille de bonne famille, ce que tu n’es absolument pas d’ailleurs, tu n’hésites jamais à dire tout haut ce que tu penses tout bas. Évidemment, tu ne verses pas dans la grossièreté et tes remarques ont au moins le mérite d’être plus élaboré, on va même jusqu’à te décrire comme une jeune femme articulée, mais pas hésité. Parce que oui, tu peux te montrer dur, voir même tranchante, n’hésitant pas à juger les autres. Aussi bien dire que tu n’es pas que douceur et miel, au contraire. Tout compliment venant de ta part, sauf pour tes amis proches, s’accompagne normalement d’une boutade ou d’une remarque qui n’a rien d’adorable. Évidemment, il est tout de même difficile de t’en porter préjudice quand tu souris avec un air aussi adorable, presque angélique, et que tu gardes ce ton gentillet. Seulement, soyons franc, tu peux être une vraie peste et tu l’assumes entièrement. Un peu cynisme et d'humour noir n'a jamais fait grand mal à qui que ce soit, allons donc ! Évidemment, il arrive que certaines paroles t’échappent à regret, mais elles s’envolent alors sous l’impulsion du moment et ne sont embarrassantes, bien souvent, que pour ta propre personne.

Révolutionnaire. Tu ne caches absolument pas ta soif de sang et de changement, pas en ces temps sombres. Au contraire, tu es la première à te soulever quand il est question du retour de la monarchie et des idioties qu’on vous force à avaler. Es-tu prête à agir ? Oh que oui et plutôt deux fois qu’une ! En fait, tu attends surtout le bon moment et le bon groupe pour pouvoir t’imposer un minimum. En attendant, tu t’assures de secouer tes camarades de classe, les forçant à se faire une opinion et à s’intéresser à la situation. Après tout, n’est-ce pas là la base de toute chose, la réflexion ? Assurément !

Féministe. En tant que digne membre du sexe dit « faible » tu es de celle qui se révolte face aux injustices imposant les deux sexes. Tu es d’avis que tout ce que peuvent accomplir les garçons, les filles peuvent le faire tout aussi bien, sinon mieux. Parfois, tu frôle dangereusement la misandrie, mais il n’y a pas à s’inquiéter, pas réellement, vu ton faible pour quelques beaux garçons. Peut-être ne sont-ils pas légion, qu’une poignée de jeunes hommes trop charmants, mais ils sont tout de même là, présent dans tes pensées et c’est là une preuve suffisante. Du reste, tu prônes le dépassement de soi et tu encourages les femmes à se démarquer. Avoir une famille c’est très mignon, mais franchement, avoir une carrière et des passions, voilà qui vaut encore mieux ! De fait, tu ne supportes pas, voir vraiment pas, la niaiserie et les minauderies de certaines, celles qui ne vivent que pour leur histoire d’amour. Un peu par envie, certainement, même si tu préfères être pendue que de l’avouer, mais aussi, selon toi évidemment, parce qu’elles ralentissent le processus de l’élévation de la femme dans la société.

Intelligente. Curieuse de nature et bien organiséw, tu es de celle qui cultive son intellect avec grand plaisir. En fait, tu aimes apprendre, tu ne considères pas même tes moments d’études comme une corvée, au contraire. Il faut travailler dans la vie pour avancer et pour obtenir ce que l’on souhaite, alors tu n’as pas peur de te retrousser les manches. Tu es une élève studieuse et toujours à son affaire, de celle qui ne supporte pas la bêtise ou l’oisiveté chez les autres. De fait, tu es bien connue pour distribuer des coups de carnet, celui que tu ne quittes jamais et qui contient ton planning et toutes sortes de papier, aux élèves ne sachant pas bien se tenir. Sinon, tu es une passionnée de botanique et de tout ce qui touche la préparation des potions, c’est d’ailleurs sur cet aspect que tu planches le plus au sein de tes études en Défense et sécurité. Là où les autres élèves ont tendances à être plus actifs, plus physiques, tu te veux plus réfléchie. Après tout, il faut bien un tacticien derrière tout ce beau monde, histoire de bien les mener au combat. Évidemment, c’est là une autre facette de ton obsession du contrôle, mais shhh !

De mauvaise foi. Si tu peux te montrer d’une troublante franchise, tu peux aussi nier avec acharnement ce qui est d’une évidence même. Par exemple, si tu cultives une passion pour quelques beaux garçons de l’académie, ton top 5 comme aime l’appeler Cass, eh bien en dehors de cette dernière, tu refuses d’avouer ne serait-ce que regarder véritablement les fameux élus. Hors de question ! Il en va de même pour les jugements que tu n’hésites pas, ou rarement du moins, à porter sur les autres. En fait, tu catalogues rapidement les gens, évidemment tu peux revenir sur ton avis, mais pas sans preuve. Ainsi, si certaines filles sont considérées comme de simple cruche à tes yeux, tu n’es pas de celle à dissimulée son avis, pas plus qu’avec les garçons que tu trouves bêtes comme leurs pieds. Après tout, si tu as tort, ils n’ont qu’à agir en tant que tel et tu réviseras ton jugement ! En attendant, tu ne crains pas de distribué ton avis ici et là, histoire de secouer tout ce beau monde, et même le moins beau.

Hautaine. Que ce soit à travers ta manie de juger les autres ou encore de ne pas hésiter à mettre ton intelligence de l’avant, on te considère parfois comme quelqu’un de hautain. Bien entendu, ta ferveur à suivre l’étiquette sorcière et les bonnes manières, mais surtout d’exiger la même attitude des autres, n’est pas pour t’aider. Au contraire. Or, il est vrai que tu considères être membre de ce que tu appelles « le bon grain » mais tu ne te considère pas meilleure que tes congénères, pas du tout même. Seulement, et là tu assumes pleinement même si c’est déplacé, tu es d’avis que vous valez mieux que les autres, « le mauvais grain ». Tant pis pour eux. Tant mieux pour vous. Sinon, il faut probablement tenir compte de tes tenues, toujours impeccable et de ta minutie, qui te donnent, elles aussi, un petit air de bourgeoises coincée. D’ailleurs, aux yeux des élèves de l’académie tu es assurément encore vierge et même, frigide. Ce que parfois, tu crois, toi aussi, être. Après tout, tu n’es pas de celle appréciant les démonstrations d’affections en publique, les langues ne devraient assurément pas visiter d’autres bouches à la vue de tous. Eurk. Un peu de tenue diantre !

Sang-marin
. Si certains de tes proches connaissent ta situation, tu n’aimes pas en discuter. Complexée par cet entre-deux, pas entièrement humaine, ni totalement sirène, tu te sens parfois seule au monde et il s’agit d’un sujet sensible à aborder. Parce que ta mère ne l’accepte pas, parce que tu as appris à considérer ton don comme une tare et ce n’est que depuis cette année que tu as accepté de renouer avec ta passion pour l’eau, que tu limitais depuis quelques années, la faute à ton aspect physique une fois immergé. Tu ne souhaites toutefois pas que tout Beaux Bâtons soit mis au courant, en partie parce que tu crains les réactions de tes camarades, mais aussi parce que tu ne t’assumes pas encore entièrement.

Genie in a bottle: Medbh

Origine : Medbh situe sa première apparition vers les 700 av J.-C. dans le nord de l’Europe, en plein âge de fer. Elle a longtemps été considérée comme une déesse celtique, celle de la guerre plus précisément, et a reçu plus que son lot de sacrifice et offrande en tout genre. Oh, elle a bien des histoires d’orgies à raconter, puisqu’elle est aussi relié au pouvoir sexuel, mais jusqu’ici tu as toujours sut dévier la conversation ou l’envoyer ailleurs. Très franchement, une ancienne déesse de la guerre, c’est LARGEMENT suffisant pour toi.

Physique : Elle raconte qu’autrefois elle prenait la forme d’une belle femme, à moitié nue, une succube aux yeux flamboyant de vice. Heureusement, elle a changé de costume depuis et auprès de toi, elle se contente de prendre une apparence animale, celle d’une hyène tachetée. En fait, tu supposes qu’elle t’apprécie un minimum pour avoir accepté de virer son ancien déguisement, un peu trop osé pour tes mirettes de fillette. (Quoi que le spectacle plairait probablement à plus d’un sorcier, actuellement.) Bien entendu, le choix de l’animal n’a pas été fait à la légère et c’est à cause de la force de caractère  et de la dominance claire des femelles, que Medbh a changé son petit nez en un museau. Évidemment, on s’en doutait tien, l’animal est d’une beauté étonnante et tu n’hésites jamais à enfoncer délicatement tes doigts dans son pelage, une attention qu’elle semble étonnement apprécié.

Caractère : Évidemment vu son passé et tout ce qu’on lui a offert, en retour de ses services, il ne fallait pas s’attendre à ce que Medbh soit d’un tempérament doux et agréable. On ne devient pas déesse de la guerre sans bonne raison et elle aime bien le rappeler, même aujourd’hui. Tant pis si elle n’est plus une déesse, tant que tu la laisses semer le doute, la colère ou la peur autour de vous. Doté d’un humour noir, elle se moque allègrement des autres et elle aime dire tout ce qu’elle pense, un peu comme toi mais sans les bienséances du protocole. Il n’existe aucune limite à ce que la hyène peut souffler. Tantôt agressive, puis moqueuse, elle agrémente toutes vos promenades de ses propres commentaires, jugeant la tenue de l’une, l’air stupide d’un autre, avant de menacer, toute dent sortie, le prochain à croiser votre route. Ses raisons ne sont pas toujours justifiées, mais elle n’en a rien à faire. Capricieuse, exigeante, sévère, elle est de mauvaise foi et ne s’en cache pas. Cela dit, elle a un immense faible pour les beaux garçons, une faiblesse dont tu as hérité. La beauté n’est pas tout, surtout pas chez une femme, car selon elle les femelles ce doivent d’être plus intelligentes que les mâles. En fait, c’est bel et bien une adepte de la misandrie, soit du sexisme vis-à-vis des hommes et dont elle tente, depuis déjà sa première apparition, de te léguer.

Entente et relation : Tu t’entends relativement bien avec ton Djinn, probablement parce que tu n’aimes pas la limité. En fait, si tu aimes contrôler tous les aspects de ta vie (et même ceux de tes proches, soyons franc hein !), il semblerait que Medbh a la chance d’être libre de toutes entraves. En fait, tu oses tout juste lui souffler de parler plus bas, quand elle se fait trop odieuse. Le reste du temps, sauf pour sa misandrie que tu n’approuves pas à 100%, tu as tendance à trouver un fond de vérité dans ses propos. Seulement, là où tu t’acharnes à appliquer le minimum de courtoisie envers les autres, pour peu qu’il le mérite parce que dans le cas contraire tu formes une équipe terrible avec elle, Medbh n’a que faire de la politesse ou des bonnes manières sorcières. Si tu as la langue bien pendue, la sienne est assurément acérée. De fait, tu as tendance à la faire émerger le matin en te levant et de la laisser décider de son propre planning, à savoir si elle a envie de se reposer encore ou si elle veut venir pourrir la vie des « mortels ». Dès lors, tu te déplace à ses côtés, vos pas parfaitement synchronisés, vous êtes presque mignonne ! Presque, vu toutes les choses terribles émergeant de la gueule de l’animal.

Quant à vos quelques prises de tête, elles concernent le sexe opposé, la plupart du temps. Enfin, elles concernent plutôt ton absence de rapport intime avec ces derniers, ce que ton Djinn désapprouve entièrement. Tu es, à ses yeux, trop prude, trop coincée, quand elle ne t’accuse pas tout bonnement d’être effrayée par le sexe « fort ». Or, si tu l’écoutais tu aurais déjà mis en place un harem de beau garçon qui n’aurait rien d’autre à faire que de te servir, très réaliste, bien entendu.

⚓ ⚓ ⚓

Agenouillée à même le sol de ton petit appartement, tu termines ton tracé, pour ensuite le vérifié à nouveau, la dixième fois oui, avant de poser définitivement ton bout de craie. Si ta mère aime te taquiner et te traiter de perfectionniste, elle ne sait pas encore à quel point tu peux l’être, aussi quand tu baisses les yeux sur le pentacle qui grignote dorénavant la moitié du minuscule salon, tout près de celui tracé plus tôt, pour le Djinn, tu n’es pas fière. Non, la critique pulse encore en toi, remettant en doute les courbes et les formes. Tu dois être certaine avant de commencé, parce qu’il n’y aura personne pour rattraper tes erreurs, si jamais quelque chose devait se passer de travers. Pas ici. Pas loin de la Maison Royale de Saint-Louis, où tu fais dorénavant tes études. Ici, aucun sorcier ne pourra repousser les possibles attaques du Djinn dont on t’as donné le nom, mais après une toute dernière vérification, tu prends confiance en toi et c’est d’une voix ferme que tu fais appel à la créature. Medbh.

Dès que le prénom souille tes lèvres, tu soulèves un peu le menton, petite fille prête à affronter le pire alors qu’une odeur de pourriture s’infiltre à travers la pièce. Le jour, qui pourtant illumine la pièce, semble dès lors s’effacer. Tout s’assombrit, pourtant les rideaux sont toujours tirés, tu le sais, tu t’en es assuré après le départ de ta mère pour le travail. Non, c’est un brouillard sombre, comme l’encre d’un calamar, qui se propage à travers la pièce, masquant les meubles et la grande fenêtre. Tu as cette impression de te retrouver sous la surface de l’eau, d’avoir plongé dans la mer, dans ses entrailles froides, presque gluantes même, le brouillard se voulant humide et collant. C’est partout autour de toi, comme un déversement de pétrole, s’agglutinant à tes vêtements et à ta peau, qui te semble moins dorée maintenant. Tu grimaces, retrousse le bout du nez et un rire d’outre-tombe s’élève en face de toi, depuis les profondeurs de l’obscurité. Si l’air est saturé de cette humidité bien trop fraiche, c’est le rire qui roule, encore et encore, pareille au tonnerre durant les grandes tempêtes, qui te glace le sang dans les veines. Et dans ta tête, une question tourne en boucle : que peut bien te vouloir la sorcière de la mer ? Toi, petite fille du rivage, un pied sur terre, l’autre palmé dans la mer, tu as tout pour lui déplaire, n’est-ce pas ? Ton existence même est une erreur.

Tu retiens ton souffle, comme si tu redevenais mortelle, normale, là plongée dans cette mer sombre et solide. Tu coinces le poison odorant dans tes poumons et tu recules d’un pas. Pas assez loin pour te mettre en danger, mais assez pour te donner un bref sentiment de sécurité. Le rire devient dès lors plus menaçant et là, à travers les ténèbres tu les aperçois enfin : deux yeux flamboyants. N’importe qui les aurais imaginé rouge, mais pas toi, non tu les savais jaune, d’une lueur tirant sur l’orangé et brillant d’une lueur folle. Fêlée. Puis le visage se dévoile à toi, des traits féminins d’une effrayante perfection, si ce n’est de cette bouche, trop grande, trop large et remplis de dents acérées. Tu as devant toi une véritable sirène, tu le sais, tu le sens, là au fond de tes entrailles. Tu serres une main contre ton ventre, là où ton vêtement te colle à la peau, frigorifié alors que tout n’est que soleil et chaleur à l’extérieur. Seulement, il ne reste plus rien de cette chaude douceur, pas à l’intérieur, pas dans ton petit salon. Il ne reste que cette bouche grande ouverte, qui vomis encore et encore la peur liquide qui tournoie autour de toi. Tu t’efforces pourtant de tenir bon, de ravalé tes tremblements alors que les épaules se découvrent, que la poitrine se dessine. C’est comme si elle avançait vers toi, une terrible illusion d’optique alors que ses bras se redresse et qu’elle les tend vers toi. Seulement, ses mains ne sont pas palmées, pas comme les tiennes quand tu t’enfonces dans l’eau fraiche de la mer. Non, ses mains ressemble à des serres, ses doigts n’ont pas d’ongle, ce sont des griffes fait de nacre, des grappins qu’elle compte utiliser pour t’attirer à elle. Pour te dévorer, un coup de mâchoire et le compte sera bon.

Seulement, tu ne peux pas mourir ainsi. Pas aussi facilement, pas aussi vite, pas aussi jeune. Tu es enfant unique, ta mère ne s’en remettrait pas, alors tu fronces les sourcils et tu tiens tête à la créature, qui se tortille avec élégance, pour te dévoiler l’absence d’une queue de poisson et plutôt l’agilité de ses tentacules. C’est bel et bien une femme calamar que tu as devant toi, mais tu ne t’inclines pas. Non, tu tiens bon, même si tu ne crois pas un seul mot que tu t’efforces de hurler. Elle est sous ton contrôle, tu l’as appelé et tu as tout bien fait. Elle doit t’obéir, mais elle rit et elle remet en doute tes dessins. Et si tu t’étais réellement trompé ? Ton tracé n’est pas parfait selon elle et dès lors, tu retrouves un peu de ton aplomb : « Impossible. Je ne me suis pas trompée. Tu mens. Mais moi pas et tu es sous mon contrôle, alors tu vas obéir et tout de suite. Je veux que tu ailles au Negresco, l’hôtel où ma mère travaille et que tu t’assures de faire perdre son emploi au gérant, son emploi, pas sa vie. Va et ne revient que lorsque ce sera fait. » Dès lors, le rire se calme et c’est plutôt un sourire qui recourbe la bouche, rien de bien rassurant, pas comme son regard qui semble satisfait. « Ainsi, petite fille, c’est dorénavant toi ma maitresse ? » Tu acquiesce d’un hochement décidé de la tête et déjà le brouillard s’efface lentement, le soleil refaisant doucement son apparition. « Tu es bien sûr de toi pour une gamine… » Tu plisses aussitôt les yeux, serrant l’étoffe humide de ta robe soleil, pour ensuite croiser les bras, bluffant comme tu le peux. « Et toi, tu es bien lente pour une créature de ton acabit. A moins que tu ne sois dur d’oreille ? » Le froncement de sourcil est dès lors partagé et si tu sens un frisson te parcourir les bras, tu refuses de céder le pas à la panique. « Je ne tolèrerais pas ce genre d’attitude de ta part, jeune maitresse. Soit, j’accomplirais ta volonté, mais quand je reviendrais, tu me respecteras comme il se doit. » Et comment hein ? Pas le temps de le lui demander que déjà la créature disparait, t’abandonnant là, dans la pièce encore trop fraiche, les bras recouvert d’une chair de poule qui refuse de s’effacer. Bon… somme tout, ça c’est plutôt bien passé non ? Non. Parce que tu n’as aucune idée de ce que la créature exigera de toi, de ce qu’elle attend précisément. Évidemment, sa requête de sacrifice humain aura immédiatement refusé, tout comme le mot « orgie » sera rayé de la liste de ceux toléré par ta personne… ça aurait pu être pire, oui.

Pseudo: bat'phanie ou Stephy, pour les intimes...  Swag  Age: J'ai encore ma marchette ! 28 ans donc !  Huhu  Où avez-vu connu DJ? Hem via Adrien et Apo, si je me rappelle bien, sur Bazzart ! Autres comptes? HELL YEAH BABY ! Je suis Yvon petit patapon !  Graou  Une remarque ? Je vous aime sauvagement ! Vous feriez mieux de verrouillé les portes et tout avant d'aller dodo ! Ouh  Un mot pour la fin ? Sur le pont d'avignooooon, on y danseeeee, on y danseeeee !! Gnoe 

Djinn Jinxed




Dernière édition par L. Dominique Archambault le Mer 13 Jan - 9:09, édité 12 fois
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Déléguée des Autumnus
L. Dominique Archambault
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Who wears the crown ? : All I do when we’re apart is think about you, and all I do when we’re together is panic. Because every second feels so important.
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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Dim 10 Jan - 7:03


My mother worked too hard
for me not to be great.
I always had a repulsive need to be something more than human.


My mother taught me the distinct smell before the rain, the promise of cleansing. Didn’t anyone warn you I’m what natural disasters are named after? I am a river, good luck controlling me, good luck slowing me down. There isn’t an ounce of age to my soul.

⚓ ⚓ ⚓

11 ans ⎈ Les cheveux au vent, tu observes la mer, allongée là, devant toi. Tout comme ta mère le fait depuis toujours, et comme elle est probablement en train de le faire, là dans l’hôtel qui se tient droit dans ton dos. C’est là qu’elle travaille, c’est là qu’elle s’enferme pour la journée, afin de vous faire vivre, afin de gagner sa vie. Et toi, tu as l’impression de la lui compliquer. Oh, tu es une bonne petite fille, tu es responsable, tu es débrouillarde, tu es obéissante. Tu ne parles pas aux inconnus et tu fais tes devoirs, seulement tu n’es pas comme les autres. Parce que non contente d’être anormale du point de vu de ta naissance, de tes origines, ce qui n’est pourtant pas de ta faute, il fallait que tu sois sorcière. Ont es venu vous avertir il y a quelques mois déjà, d’ici quelques semaines tu ne seras plus ici, à Nice. Tu vas aller vivre à Paris, dans un pensionnat pour enfant qui, comme toi, n’ont pas de parent sorcier et me connaisse pas le monde magique. Ce sera un soulagement pour ta maman, tu le sais, cette école ne devrait pas la ruiner, mais ce sera aussi difficile. Tu seras loin. Et puis il y a ce titre qu’ils ont utilisés devant vous « sang-marin », une appellation que ta mère n’apprécie pas et un soulagement pour toi. Une nouvelle source de questionnement. C’est justement ce mot, qui résonne perpétuellement dans ton esprit depuis que tu l’as entendu, qui te pousse à retirer ta robe soleil et à l’accrocher à une chaise longue de la plage, celle du Negresco où ta mère est enfermée. Et tu t’approches lentement de cette autre mère qui t’appelle, qui t’attend, de cette étendue bleu qui n’a qu’amour et calme à t’offrir. Tu foules le pas lentement pour commencer, te rappelant les brèves explications des messagers : fille d’une humaine et d’un triton, ayant émergé des flots pour séduire une mortelle. Puis tu presses le pas, parce que le vent porter l’air marin jusqu’à toi et que tu ne peux pas t’empêcher de ressentir un manque en toi. Comme un trou que l’on creuse dans le sable et qu’il faut impérativement remplir d’eau. Ta mère déteste cette comparaison, elle ne comprend pas, elle n’aime pas te savoir aussi dépendante de la mer. Elle devrait être la seule mère, la seule à t’ouvrir les bras. Seulement, ce n’est pas le cas et déjà tu t’élances dans l’eau en écartant les doigts.

L’effet est immédiat, la membrane s’étire entre tes doigts, tu la sens s’écarter entre tes orteils et tu fermes les yeux, avant de prendre une grande inspiration. Parce que dès lors que tu es immergée, tu n’es plus la fille de ta mère, non. Tu es une fille de la mer et comme leur père, comme le tien, tu possèdes dorénavant des branchies. Alors tu te propulses plus loin dans la mer, ouvrant grand les yeux pour ne rien rater du spectacle qui se joue devant toi. Tu t’enfonces plus loin, toi la petite fille dont on a déjà oublié l’existence, là sur la terre ferme, parce que la seule femme songeant encore à toi est bien trop occupée à récurer. Dès lors tu es libre, tu redeviens une étrange créature, ton corps roulant au gré des courants marins, tantôt les bras tendue dans ce monde qui t’accepte sans jugement, puis battant simplement des jambes, regrettant l’absence d’une gracieuse queue de poisson. Dans ce monde fait de nuance de bleu, tu découvres d’autres créatures, les poissons se voulant méfiant mais tellement intéressant. Parfois tu rejoins des bans de poisson, mais tu connais les recommandations de ta mère, celles qui sont logique : tu restes loin de bateaux de pêche, même si de temps à autre tu as l’impression que les silhouettes, penchés depuis les flancs des petits bateaux, t’aperçoivent encore. Tu n’es pourtant plus la créature légendaire dont on parlait encore en ville il y a quelques années, la petite silhouette humaine rouge qu’on racontait avoir aperçue en mer, là où l’eau est bien trop profonde et le courant trop puissant, pour qu’un humain s’y perde. Personne sauf toi. Sang-marin qu’ils ont dit, une appellation qui te plait étrangement, semant un écho de culpabilité dans ton petit corps. Mais dissimulée là, parmi les vagues et portée par leurs ressacs, tu n’es plus la petite chose rouge. Non, tu as troqué tes maillots colorés pour d’autres, toujours bleu, peu importe la nuance ou le motif. Tu te fais discrète, mais plutôt que de continuer ta grande exploration, tu te fais, encore une fois, obéissante.

Dès que tu dépasses le troisième bateau de pêche, de ceux qui sont assez gros pour exiger une certaine distance de ta part, tu rebrousses chemin. Alors tu suis les poussées de la mer, tu la laisses te soulever, riant sous les culbutes que tu subis. Ici tu n’as pas à être plus vaillante que les autres, ni plus sages, encore moins calme et silencieuse. Ici, on n’exige rien de toi. Tu n’as pas à faire des efforts considérables pour ta mère ne se rappelle pas ta différence, tu n’as pas à lui plaire plus que de mesure, pour soulagé sa conscience. Après tout, elle t’élève seule et le minimum que tu puisses faire, c’est d’être une bonne fille. Parfaite. Pour que personne n’ait rien à y redire, pour que malgré l’absence d’une figure paternelle, on ne puisse pas juger tes actes ou tes opinions. Mais l’eau n’a rien à faire de ton attitude, elle t’accepte ainsi, joueuse et turbulente, te propulsant à la surface pour avaler une bouffée d’air, tellement fraiche et sec comparé à l’eau, avant de ramener la tête sous l’eau, tes cheveux reprenant une vie propre à eux. Tu effleures les algues du bout des doigts, suis quelques poissons, puis la mer se fait moins bruyante, moins puissante. Elle redevient calme, signe que tu approches la plage et tu peux remonter à la surface, te laissant flotter joyeusement, ne craignant rien. Surement pas d’être happé par une lame de fond. C’est ainsi que se passe toutes tes journées d’été depuis des années, quand l’école n’attend rien de toi, et sinon après, toujours. C’est la mer qui te sert de refuge quand ta mère n’est pas là pour veiller sur toi, quand elle ne peut pas se payer le luxe de s’inquiéter, plus que de mesure, à ton sujet. Et parfois, tu rêves que ton père te rejoins, parfois tu oses espérer que quelque part, la créature dont tu as hérité cette moitié génétique, songe à toi. Mais ce ne sont jamais que des rêvasseries d’enfant et il est alors temps de quitter l’eau.

Tu connais les règles de sécurité et dès que tu t’échappes de l’eau, tu te veux discrète, te dissimulant aux regards, les bras enroulés autour de ton corps, les mains sous tes aisselles, pour dissimulé ce qui ne sera bientôt plus. Tes pieds redeviennent tout ce qu’il y a de plus normal dès la troisième foulée sur les cailloux et tu attends d’être sèche avant de remettre ta robe pour rejoindre ta mère. C’est avec elle que tu manges, assise en face d’elle, les cheveux emmêlés et embaumant l’océan. Elle a abandonné ses commentaires depuis des années, mais elle t’observe maintenant avec quelque chose d’inquiet. « Tu sais qu’il n’y aura pas la mer, là où tu vas, n’est-ce pas ? » Tu redresses les yeux sur elle et acquiesce lentement. « Je sais… mais ça ne fait rien. Ils ont une piscine, ils me l’ont promis. » Dès lors ta mère fronce le bout de son nez, tout en fronçant les sourcils, une expression que tu sais reproduire avec brio. En fait, tu es pratiquement son sosie et elle soupire, avant d’avaler un peu plus de salade. Tu balances lentement les jambes, avale un peu d’eau et te décides enfin à parler. « Tu crois qu’il y aura d’autre sang-marin là-bas ? » Le grincement de ses couverts, au fond de son assiette, t’arrache un frisson d’horreur et tu fronces les sourcils à ton tour. Tu n’as pas à redresser les yeux pour savoir que ta mère te fixe avec un regard noir. Elle est furieuse. Elle n’aime pas ce sujet de conversation et tu te mords l’intérieur de la bouche, coupable. Toujours si coupable, de ne pas être suffisamment humaine, de ne pas être sa copie conforme, de ne pas être normale. Coupable d’être toi. « Je ne veux plus entendre ce mot, plus jamais, Lilianne ! » Tu acquiesces timidement, prise en faut et elle soupire. Prise de remord, comme toujours. Sa main trouve gentiment la tienne, puis remonte contre ton bras, pour te cajoler la joue. Tu t’efforces dès lors de sourire. Tu es une bonne petite, tu es une fille obéissante et tu ravales cette envie de pleurer, d’exiger qu’elle ouvre les yeux. « Pardon… ce soir je te ferais ton filet de panga en papillote, d’accord ? » Ton plat favoris, sa façon à elle d’acheter la paix et tu t’inclines, une fois de plus. Peut-être la dernière. Parce que bientôt, il n’y aura plus seulement elle pour t’élever, parce que tu pourras te faire ta propre opinion de ce monde, mais aussi de celui où elle ne détient aucun pouvoir. Tu pourras voler de tes propres ailes, nager avec tes propres mains palmées.

16 ans ⎈ Assise dans les jardins de l’académie, tu ne peux pas t’empêcher de rire alors que Cass tente, en vain, de remettre de l’ordre dans tes cheveux. Toi qui est d’ordinaire une élève plutôt discrète, posée même qu’aime dire les enseignants, tu ris de bon cœur et à gorge déployée alors que ta meilleure amie, ton âme sœur oui, se débat avec ta crinière. Normalement d’une docilité enviable, tes cheveux semblent avoir pris vie suite à l’essai, visiblement infructueux, de votre pommade coiffe-minute et ils livrent dorénavant combat à la blonde qui commence à pousser des jurons. C’est plus fort que toi, tu ris plus fort, te tortillant, dérangeant ses tentatives pour dompter les tentacules qui gesticule, sur le sommet de ta tête. « Mais arrête de gesticuler ! Comment veux-tu que je rince cette satanée pommade hein ?! » mais si ta meilleure amie râle, tu décèles un sourire dans sa voix. En fait, tu le sais, elle crève d’envie de rire aussi, mais plus combative que toi, plus acharné face à ce qui n’est que broutille, elle refuse de capituler. « J’essaie, mais tu souffles comme un dragon, ha ha ha ! Laisse-les, je les rincerais, ha ha ha ! Ils sont en train de gagner ! » Et en effet, le peigne humide que maniait jusqu’ici Cass, s’envole de ses mains pour atterrir dans l’herbe, un peu plus loin. Cette fois, elle rugit de rire avec toi, s’effondrant près de toi, les yeux encore brillant des larmes qui s’y sont accumulés, sous la force de son rire. Allongée près d’elle, tu récupères un peu d’air avec difficulté, ton sourire te meurtrissant presque les joues, alors qu’elle te retourne la même expression. Et sur le sommet de ta tête, tes cheveux continuent leur manège, de quoi te faire rire encore un peu, une main devant ta bouche. « Bon dieu, tu crois qu’ils vont vouloir venir en botanique avec nous ? » elle rit de plus belle avec toi, mais tu t’apaises doucement alors que des nuages s’accumulent au-dessus de vos têtes. L’orage approche et tu soupires doucement, enfin calmée.

Tu connais Cass depuis la Maison Royale de Saint-Louis, où tu l’as rencontré, lors de ta deuxième année d’étude. Vous n’aviez pas grand-chose en commun au départ, mais il semblerait que vous étiez destiné à vous compléter et que vos curiosités respectives s’égalaient. Depuis, elle est ta partenaire de crime, mais elle a aussi longtemps été ta voisine de lit, une époque que tu regrettes depuis déjà deux ans. Parce qu’en quittant votre petit cocon, pour rejoindre Beaux Bâtons, vous avez été séparée, parce que ce n’est plus tout à fait la même chose. Alors tu tends la main et tu trouves la sienne, vos doigts s’enroulant à ceux de l’autre alors que tu approches ta tête de la sienne, tes cheveux faisant la guerre aux siens, de quoi vous faire glousser. « Il faudrait peut-être les couper, ce n’est pas très discret et ils risquent d’effrayer plus que les plantes » le ton amusé de ton amie t’arrache un nouvel éclat de rire et tu presses doucement ta tête contre la sienne. « Peut-être ! Et on pourrait garder tout ça dans un bocal pour les étudier. Qui sait, on vient peut-être de donner vie à quelque chose, ha ha ! » Mais non, parce que même si quelques minutes plus tard Cassiopeia coupe quelques mèches de ta tête, elles tombent dès lors inerte au sol. Il faudra encore quelques mois avant que votre pommade soit efficace, ça et plusieurs lavement de tête dans la fontaine des Flamel, une honte selon ce dernier et de quoi vous faire rire encore, la jolie blonde et toi. Mais allongée là contre elle, dans l’herbe, alors que les nuages sombres commencent à fuir, laissant filtrer ici une goutte d’eau, l’idée d’un commerce germe dans vos deux esprits. Est-ce qu’il vient d’elle ou de toi ? Qu’importe, vous partagez le même esprit, vous en êtes pratiquement certaine et c’est trempée par l’orage, vos pieds glissant sur les dalles de l’académie alors que vous pressez le pas, que votre génie commun semble prendre naissance. Bientôt vous offrirez aux élèves de cet établissement respectable, de quoi l’être un peu moins !
⚓ ⚓ ⚓

I rent a body in a society that insists it is not quite mine. I kiss my love with my stranger’s lips and wonder if I taste like myself; perhaps I have the faint aroma of another he was told he could conquer. Well my dear, I have a soul deeper than the ocean and walls around my heart higher than Mount Everest. I am something man has yet to succeed at.

⚓ ⚓ ⚓

18 ans ⎈ Debout dans l’une des chambres de l’auberge des Dupuy, tu t’assures que tes sorts tiennent bon et ne se déclencheront que lorsque tu en feras la demande à ta baguette, qui attend sagement sur le bord d’une petite commode. Tout est prêt pour l’arrivé de Basile de Villeneuve, l’heureux élu de la journée. Mais pourquoi ? Pour ton dépucelage bien entendu et ce n’est pas une mince affaire que de prendre ce genre de décision, oh que non ! Or, tu aurais certainement pu demander de l’aide à un camarade de classe, quelqu’un avec qui tu as en commun, après tout tes camarades de classe ayant abandonné leur enfance, ne l’ont pas fait avec des inconnus. Enfin, pas toutes, mais voilà une idée scandaleuse oui ! Non. Elles ont pratiquement toutes offert leur pureté à leur petit ami et résultat ? La plupart ce sont retrouvées le cœur brisée au bout de quelques semaines, au mieux de quelques mois. Alors très peu pour toi, les garçons sont un peu bête, vous le savez très bien, Cass et toi. Seulement, à force d’entendre parler de la chose, de combien il est merveilleux de s’abandonner à l’autre, de la beauté du geste, du plaisir ressentit. Sans parler de tous les livres que tu as lu au courant de l’été dernier, des livres dont tu nies pourtant presque l’existence, tu es passé de curieuse à prête. Mais comment et avec qui ? Oh, tu y as mûrement réfléchie, tu n’es pas aussi naïve que les autres, ou peut-être que si en fait, et plutôt que de songer à te rattacher à un membre du sexe opposé moins intelligent et immature que toi (un fait bien entendu !) tu en es plutôt parvenu à la conclusion que quitte à y passer, aussi bien que ce soit avec un séduisant spécimen. Basile de Villeneuve, qui d’autre hein ? Il n’existe pas mieux en la matière, pas plus charmant, pas plus joli, avec ses yeux brillant et son sourire espiègle, avec ses mains larges et ses gestes doux. C’est lui qu’il te fallait, mais tu ne croyais pas que ce serait aussi facile que d’obtenir son accord. Il a suffi que tu te plantes devant lui, il y a deux semaines en lui faisant une demande franche : « Je veux perdre ma virginité, tu crois que ce serait dans tes cordes ? Oh, ne t’inquiète évidemment pas, en échange je t’aiderais avec la matière de ton choix. Je sais que tes notes ne sont pas au beau fixe, sans vouloir t’offenser évidemment. » Oh, tu te doutais bien qu’il serait surpris, mais tu ne t’attendais pas vraiment à ce que, suite à son rire rauque, un accord bien précis soit donné. Cela dit, ça ne prouve finalement qu’une chose : Basile est moins stupide qu’il le laisse croire. C’est tout à son honneur, mais aussi au tien, après tout tu as visiblement excellent goût en matière d’homme.

De fait, on ne perd assurément pas sa virginité ainsi, sans y réfléchir, sans se préparer, pas quand on est une Archambault ! Et surtout pas avec un étalon, ou plutôt un Abraxas vu le pedigree, tel que l’ainé des de Villeneuve. Oh que non ! Aussi, après près d’une heure de travail sur la chambre, pour que l’air y embaume délicatement la vanille, qu’une douce musique y joue et que des pétales tombent lentement sur le lit, au bon moment bien entendu, tu te sens prête à le voir faire son apparition. Tu t’es même douchée, puis changée, tout est prêt ! La chambre. L’ambiance. Toi. Bon, tu sens que la migraine viendra bientôt, mais pour le moment tu es trop nerveuse pour t’en soucier et dès que Basile toque à la porte, un petit frisson d’anticipation te parcours. Toi qui t’es gavée de roman à l’eau de rose il y a quelques mois de ça, tu ne peux pas t’empêcher de voir grand en ce qui vous concerne, parce que malgré tout, il existe bel et bien une part de toi qui espère que suite à ce moment intime, quand vous étudierez ensemble, Basile tombe follement amoureux de toi. Ne serait-ce pas tout simplement parfait ? Oui, absolument. Tu aurais une excellente influence sur lui, tu le rendrais plus spirituel sans pour autant gâcher sa malice innée. Oui, tu ferais de lui un être meilleur et lui, lui il t’aiderait à t’épanouir. Seulement, ce ne sont encore que des espoirs de jeune fille et tu devais le savoir, au moins tu vas le découvrir, les espoirs font mal.

En attendant, tu l’invites à entrer et si tu parles brièvement avec lui, nerveuse devant son air amusé, il est bien trop charmant oui, tu ne perds pas un instant pour autant. Ton carnet à la main, tu le débriefe, parce que tout dois être organisé avec toi, c’est le secret de ton succès dans les études et dans tout le reste : « Alors, si tu es prêt, tu pourrais aller te doucher tout de suite. Évidemment, tu peux remettre tes vêtements, mais je crois que ce n’est pas la peine de remettre ton haut. Ce sera plus efficace et puis… tu es tellement séduisant torse nu. » Bon, impossible de ne pas rougir après ce genre d’aveu, mais tant pis. Tu es prête à assumer, après tout il s’agit du début de votre grande histoire. De la fin de ton enfance, de ce grand pas qui te propulsera dans le monde des adultes et tu ne lésineras absolument pas sur les efforts à fournir. Lui non plus visiblement, ses notes doivent lui tenir drôlement à cœur, car en dehors d’une petite remarque sur ton zèle et le fait qu’il n’est pas « sale », ce que tu veux bien lui accorder mais on est jamais trop certaine hein, il accepte d’aller se laver. Bon garçon, obéissant en plus ! Et quand il revient, tu rêves déjà qu’il prenne les rennes, qu’il s’impose doucement à toi, mais pas du tout. Il suit tes directives, seulement la pucelle ici, c’est toi, pas lui. Tout va aussitôt de travers, tu ne sais pas où mettre les mains, il ne sait pas comment s’y prendre avec toi, en fait vous êtes gauches tous les deux. N’était-il pas censé avoir de l’expérience ? Pas avec les fanatiques du contrôle telle que toi, ça c’est limpide !

De fait, c’est douloureux, tu grimaces et il ne cherche pas à, comme le disait pourtant les livres, effacer la douleur. Il ne détourne rien du tout, sinon son regard. Il te propose même de régler l’affaire en te mettant dos à lui. N’importe quoi ! N’importe quel idiot ferait l’affaire si tu avais l’intention d’être dépucelé les yeux fermé ou le dos tourné, pfeu ! Seulement, Basile a beau être séduisant, la beauté n’apaise rien, ni les larmes qui goutent au coin de tes yeux, ni la brulure qui te déchire le ventre. Rien. Bien entendu, il est hors de question que tu pleures devant lui, alors tu te fais silencieuse, échappant à peine un couinement sous la douleur. Et quand tout est fini, quand il se redresse, l’air aussi troublé que toi, tu t’efforces de paraître normale, l’envoyant se doucher. Ce qui est quand même le minimum quand on vient de… bref. De fait, ce que tu as cru être une merveilleuse expérience, avec un bien trop séduisant jeune homme, n’est tout compte fait qu’un souvenir désagréable en devenir. Les pétales de fleur n’ont rien apaisé, pas plus que les baisers, que tu as insisté à laisser de côté, parce que vous n’étiez pas un couple tien ! Il aurait dû en faire à sa tête, il savait tout mieux que toi, mais il a écouté tes recommandations, il a suivi le plan à la lettre et quand il est partit, tu ne te sentais pas plus jolie, ni plus adulte. Est-ce que c’est ça devenir adulte ? Se retrouver toute seule, le ventre douloureux et les cuisses en sang, assise dans le fond d’une baignoire ? Tu t’es mise à espérer que non. Fort, tellement fort. À en refuser que cette histoire ne t’atteigne, alors tu t’es convaincu que tout allait pour le mieux et quand tu as croisé le regard de Basile, le lendemain, tu n’as pas baissé les yeux, pas plus que tu n’as rougis. Non, tu l’as regardé aussi, puis tu t’es désintéressé de lui, parce qu’il venait de perdre en éclat. Parce que tu avais osé espérer en vain, comme une idiote, mais que tu comptais apprendre de ta bêtise. Tu t'es donc assise près de lui et tu as ouvert tes livres, l'air décidé : « Alors, on commence par quoi ? »

22 ans ⎈ Ton bras enroulé autour de celui de Cass, tu avances à travers les couloirs de l’académie sans porter réellement attention à votre route. En fait, c’est tout simplement ta meilleure amie qui te guide, alors que tu lui fais la lecture de l’actualité : un ramassis de connerie, une fois de plus. Tu ne sais pas trop si la jolie blonde t’écoute véritablement, elle et son esprit volage t’échappent parfois et elle se concentre sur votre destination, c’est que vous n’avez pas cours ensemble ce matin. « Je n’en reviens pas que cet abrutit soit notre roi ! » outrée, tu écarquilles les yeux et secoue la tête, mais Cassiopeia ne réagit pas réellement, la tête ailleurs. Alors tu la fixe, pour reprendre un tant soit peu le contrôle de vos allées et venues, le journal retombant sur le sommet de ton carnet. Celui que tu ne quittes jamais et dont la reliure est dorénavant abîmer, c’est que c’est ton carnet professionnel et qu’il accumule les coups sur les autres depuis déjà quelques années. « Cass ? Cass, tu m’écoutes ? » et comme par automatisme, ses grands yeux bleus retrouvent les tiens, trop sombre. Si Cass a les yeux de la mer, toi tu as ceux d’un étang boueux. Charmant évidemment, tout comme son sourire, d’un naturel charmant. « Bien entendu que je t’écoute, mais j’ai eu une idée ! On devrait utiliser la poudre attiremanche et moule, pour en faire des charmes ! » Tu bats des cils, surprise, mais pas pour autant désintéressée. En fait, si tu t’intéresses plus activement à la politique actuelle qu’elle, votre commerce est, et sera toujours, l’une de tes principales priorités. Un sourire gagne alors tes lèvres et même si tu gardes un air songeur, tu acquiesces lentement la tête. « Mmn, c’est une bonne idée. On teste ça au déjeuner ? » « Absolument et je suis arrivée, malheureusement. » Et sur ce, elle se libère de ton bras, tournoyant sur elle-même, petite fée qui t’arrache un grand sourire, pour aller s’ennuyer en classe. Tu lui offres un dernier signe de la main, puis suite à un petit soupire, tu te remets en route, ton cours ayant lieu quelques couloirs plus loin.

Tu as tout juste le temps de poser tes fesses sur un siège, que tu poses tes livres, ton regard retrouvant l’image de ce fameux roi stupide, qui semble ennuyé sur la photo. « Gros idiot sans talent… » que tu souffles tout bas, mais tu n’as pas que ça à faire et fouillant ta trousse, tu te mets au travail : soit la désinfection complète de ton air de travail. Parce que tu si tu as appris quelque chose avec une mère gagnant sa vie en récurant, c’est bien de toujours nettoyer tes affaires. Évidemment, avec les années tu as appris à te montrer efficace et tu ne perds pas de temps à nettoyer ta chaise, puis ton bureau, avec ta lingette magique. Un cadeau de Cassiopeia, bien entendu, la seule à comprendre, du moins un minimum, ton obsession avec les germes. Et pourtant, tu n’en restes pas moins une grande passionnée de botanique, potions et récoltes en tout genre. Comme quoi… mais tu es parfois trop propre de ta personne et tiré à quatre épingles, tu t’installes enfin à ta place, dorénavant rutilante. Tu as tout juste le temps de croiser les jambes, qu’un camarade de classe vient chahuter près de toi, se méritant aussitôt un coup de carnet, là dans le creux du dos. De quoi le faire grimacer et râler, mais tu n’en démords pas et le fixant avec un calme olympien, tu esquisses un petit sourire, un chouia hautain. « Quand on se comporte comme un gamin, on mérite assurément d’être corrigé. Et puis, ne pleurniche pas, ce n’est absolument pas viril chez un garçon de ton gabarit. » Et tant pis si ça ne lui plait pas, il se tait et s’en va en grommelant. Tu ne peux pas être aimé de tous, oh quel malheur ! Tu ne t’en portes pas plus mal et dès que le calme t’es rendu, tu replonges le nez dans ton journal, cherchant à ne pas remarquer que Valentin Bellamy vient enfin de faire son entrée en classe.

C’est qu’il est presque ponctuel ce matin, pfeu. Ce n’est pas bien de sa part, non la ponctualité ajoute du charme aux individus, mais il faut bien l’avouer, celui-là en a bien suffisamment ainsi. Et si tu fais mine de t’intéresser à une chronique sur l’infestation de gnome dans les parcs publiques français, tu l’observes surtout du coin de l’œil. Il faut bien l’avouer, enfin sauf toi bien entendu (quelle idée saugrenue, pfeu !), Valentin gagne en charme d’année en année. Tu te souviens encore de son arrivée à l’académie, alors qu’il n’était encore qu’un charmant jeune garçon, de ceux te donnant de soudaine envie de pincer les joues et de gagatiser. Aussi bien dire que cette année, il a changé de cap, à moins que tout ça ne soit dans ta tête ? En gagnant sa majorité, avait-il réellement gagné en sexappeal ou n’étais-tu pas tout simplement plus ouverte à le considérer comme un homme et plus comme un enfant ? Qu’importe ! Tu connaissais bien ce genre de spécimen, pour en avoir côtoyé un autre du même acabit, des années durant. Et tu ne t’y frotterais pas deux fois, hors de question ! Seulement, ce n’est pas parce que tu ne comptais pas aller lui faire des avances, que tu ne le trouvais pas terriblement séduisant et posant ton menton sur ton poing, tu ne peux tout simplement pas t’empêcher de lui couler un regard plein d’admiration. Pour son port de tête, pour son sourire qui illumine la pièce et puis sa voix qui porte à travers la pièce. Ce garçon est pareil au soleil, il te rappelle presque l’ancien Basile, celui que tu croyais doué. Une belle déception surtout. Mais dès que les grands yeux clairs du jeune étudiant se tournent dans ta direction, tu clignes des yeux, retrouvant une expression neutre. Est-ce que tu te pâmais devant un étudiant de tous justes 18 ans ? Toi, la grande Dominique ? Absolument pas et faussement ennuyée, occupée par ton journal, oui voilà, tu l’abandonnes du regard. Seulement, tu sais très bien que dans quelques minutes, tu l’observeras à nouveau et avec de la chance, il aura cessé de te regarder, parce que tu commences à en avoir assez de nier rougir. Quel abrutit celui-là. En fait, plus ils sont beaux, plus ils sont stupides, non ? Non. Franchement, le monde sorcier ne tourne plus rond et quand on t’approche, te dissimulant le délicieux Valentin, tu ne sais plus si tu es agacée ou soulagée. Jusqu’à ce qu’il soit question de troc, là déjà tu oublis ta passion grandissante pour le blond et esquisse un sourire professionnel. « Oh c’est très simple… il s’agit d’un échange. Si tu veux un item, tu dois avoir une monnaie d’échange. Tu as un talent, une information juteuse à offrir ou tu préfères le plan - opportunité - ? Évidemment, avec le plan on n’est jamais sûr de rien, on pourrait te demander de nous payer, donc de nous rendre service, à n’importe quel moment. Bouc émissaire, partenaire de crime, cueillette improvisée et potablement dangereuse, c’est variant. Mais tu ne le regretteras pas. Tu as ma parole, nos articles sont toujours efficaces. »
⚓ ⚓ ⚓

Men say you are soft, fragile, weak. That you cannot protect yourself. Society insists that you are something to be treasured and invested in. You are stripped of independence. My darling, your identifier does not lay between your legs. Your worth is not resting between your arms, in your La Perle brasier. Your strength and power is in your head.
Djinn Jinxed




Dernière édition par L. Dominique Archambault le Mer 13 Jan - 7:37, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Dim 10 Jan - 11:56

Couraaaaaaaage pour le fiche toi Tutu Luv !!

Nous faudra un lien :3. Des coupiiiiiines!!
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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Dim 10 Jan - 12:18

Reboncouragepourtanouvelleficheamusetoibienaveccepersotuconnais
lachansonmaintenant /baf!/
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A. Basile de Villeneuve
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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Dim 10 Jan - 23:13

Chou Chou Chou Chou Tu sais déjà ce que je pense de Dom, mon amour Mih VEND MOI TA SALADE DU RÊVE BABE :wha: Han Yes J'ai déjà hâte de lire tout ça, je ne me lasse jamais de ta plume Copain JE T'AIME MON COEUR, bon courage pour ta fiche même si je sais que ce sera magique Luv Graou


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It's way too soon, way too soon to fall for you. 'Cause I'm way too high, way too high, high on you. We do the same old things and it's always new ▬ You drive me wild but I play it cool. You take your time, you blow my mind.

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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Mar 12 Jan - 15:11

Awwwww un troisième compte ! Han Hug Si j'ai bien compris y a du Basilique en vue ? Mdr Mdr
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L. Dominique Archambault
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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Mer 13 Jan - 9:21

Merci tout le monde ! <3

Chachoue, BIEN ENTENDU QU'ONT SERAS KEUPINE ! Copain
Antonia mercibeaucoupeteneffetjeconnaislachansonmaintenantfufufu! Hoho
Basile, je te oknjhbgyhjiokpkjnh tu le sais, je t'aime, genre trop fort ! Fan Eyes Chou Yes Squiz
Candeline, en fait j'ai viré fait un changement de compte, celui d'Emil. Ouh Et OMG ce nom de ship epic !!! I LIKE IT !! Niark

Et pis J'AI TERMINÉ !!! Lala (J'ai quand même fait vite vu le pavé... pardon d'avance à la pauvre âme qui va devoir me lire. Please Love )


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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Mer 13 Jan - 11:18

JE T'AIME À LA FOLIE. Owai Fan Gad Pelle
Et Dominique... Eh bien elle me nique. Graou HFDKHFKDHF *FLIPTABLE* Apolline va l'adorer. Please (Lire la partie Djinn et l'histoire sera mon petit plaisir de ce soir, mais je ne pouvais décemment pas risquer de te voir validée sans m'être vautrée d'amour sur ta fiche Chou Brille )

T'es suprêmement belle comme ça ma Stephy, mon cœur déborde Moh Brille Fan Yes
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C. Yvon de Villeneuve
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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Mer 13 Jan - 12:54

Awwwwn ma Apopo d'amour !! Luv Love Squiz Lick Yes
Comment tu es trop cutie pie !! Je t'aime okay ?! Je t'aime GRAND !! Pelle Copain Sit J'espère que le reste du roman te plairas ma toute belle. Cache Love




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B. Perle de Béziade
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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Mer 13 Jan - 13:01

Tu me vends littéralement du rêve, babe Chou Yes mais je ne te remercie pas du tout pour l'image que tu viens de me donner de Basile et ses performances au lit Mdr Mdr Il faut dire que le de Villeneuve fait dans les herbes du potager entre le Persil et le Basilique Mdr Welcome home Owai Han



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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Mer 13 Jan - 13:46

Afin de sauver un peu son honneur, je tiens à dire qu'il s'est amélioré depuis ses jeunes années d'étalon con Mdr À force de fourrager dans les fines herbes Al Perle tu en es témoin ! Mdr Sem
Et le gif de cette partie est toujours aussi horrible, je m'en remettrai jamais Mdr Mais sinon ta fiche me vend du rêve comme tout le monde babe Chou Gawd, j'adore te lire et Dom est parfaite avec son chiffon Yes Pelle


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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Mer 13 Jan - 18:07

Awwwwwwn Perlou, merci ! Moh Love Ça me fait trop plaisir si Domi te plait !! Hug2 Cela dit, je m'excuse pour Basile ! Ouh (Après, comme il le dit plus haut, il c'est amélioré assurément ! Et puis... Dom lui a un peu saboter son truc ! Niark) DANS TOUS LES CAS, MERCI MA CAILLE ! <3

Bass chéri, ÉVIDEMMENT que tu t'es amélioré ! Ohlala (et pis même, t'étais pas à chier, seulement tu as fais ce que tu pouvais dans un contexte boiteux ! Niark) Ce gif est une tuerie, je ne m'en lasse pas non plus ! Mdr Check Mais awwwwwwn comment t'es cutie ma honey ! Snif Love Je suis trop contente si Dom te plait ! (Et pis surtout les bouts avec Cass, je me suis lancé sans trop savoir si je devais ou pas... Bulle) Et atta qu'elle te chope ton Basilique avec son chiffon, il va le sentir passer ! Ouh JE T'AIME HUN ! Luv




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MessageSujet: Re: d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.   Ven 15 Jan - 14:38


Ah, la Méditerranée ! Est-ce par volonté d'ironie que tu t'es faite imperturbable et glaciale, comme l'un de ces icebergs immobiles en plein océan arctique ? Est-ce par envie de rechigner ton identité marine que tu te fais stricte, oubliant l'ondulation sensuelle des habitants de la mer ? Même si l'académie ne se trouve pas en bord de côte, respire et déploie tes branchies !

Très jolie fiche, comme toujours, et puis Dom est choupie malgré son caractère Potté Squiz
Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les  AUTUMNUS ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume. Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu. Sur ces quelques mots, il nous vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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d o m ⚓ I do what I want, and take my revolution to bed with / me, alone.

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