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 Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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F. Bertrand Lantheaume
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MessageSujet: Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive    Jeu 21 Jan - 18:45


Florent Bertrand Lantheaume
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Nom: Lantheaume Prénom de naissance: Florent Prénom d'usage: Bertrand Généalogie: Pas grand chose à dire sur la famille, aucun pouvoir du côté de la branche des Lantheaume, pas vraiment de rang moldu non plus ou de métier attitré. Quant à celle de ma mère, on y retrouve un peu de tout, du sorcier assez bien placé, du sorcier bas de gamme, quelques moldus et même un oncle SDF qui s'incruste chez nous de temps en temps avec son haleine qui sent la vinasse bon marché.Nationalité: FrançaiseLieu et date de naissance: 9 mai 1950 à Limoges Statut: FriendzonéNature du sang: Sang-mêlé, pas mal dilué Etudes/Profession: Après les IDEAL où j'ai eu pas mal de bonnes notes, je suis parti dans la filière de Défense et SécuritéBaguette magique: Sérieusement, même ma baguette n'a aucune classe. Déjà, quand je dis que ma baguette est en frêne, on a tendance à sentir l'arnaque de la vieille baguette bon marché avec le bois le plus fréquent. C'est moins classe que l'orme ou le sureau c'est sûr. Mais quand je commence à évoquer le poil de moustache de troll, là, ça fait encore plus rire. Je sais même pas comment un matériau comme ça peut fonctionner. Au final, elle m'a jamais déçu. Et puis, quand les gens voient que ma baguette mesure 38 centimètres, ils ont tendance à se poser une question à laquelle je vais vous répondre maintenant, non, je ne compense pas autre chose.

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
J’en ai rien à foutre. Quoi, c’est pas suffisant ? Sérieusement, je comprends pas pourquoi tout le monde fait tout un plat de la restauration de la monarchie. Je ne suis pas sang pur et je fais encore moins partie de la noblesse. Du coup, ma mère et moi on est censés souffrir de ça, non ? Pourtant, ouais, on paye plus d’impôts… Enfin, elle paye. Ça nous empêche pas de vivre. Je mange toujours autant, je porte des habits qui ne sont pas en lambeaux. A partir de là, je suis heureux. La vague de mécontentement à travers le pays ? Bah, ça doit venir des parisiens encore. Ils sont jamais contents, toujours à se plaindre de tout. On pourrait supprimer les impôts et faire en sorte que toute la France soit riche qu’ils se plaindraient de pas être privilégiés. A Limoges, on se contrecarre de toutes ces conneries politiques.

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
J’en ai rien à foutre ? Sérieux ? J’accorde autant d’importance à votre notion de liberté qu’au polo ailé et à la société de défense des nargoles. Comment on obtient le droit d’avoir une quelconque liberté ? En le demandant. Si les djinns ou toutes autres choses éthérées ou bestioles dégueulasses veulent être libres, qu’elles viennent le demander aux sorciers. Et si on veut pas la leur donner, eh bien qu’ils viennent nous botter le cul. Et comme ils en sont pas capables, c’est simplement qu’ils sont pas dignes d’être libres. Les êtres inférieurs obéissent aux êtres supérieurs, c’est aussi simple que ça. Même les bestioles sont assez futées pour comprendre ça. Franchement, il faudrait même interner ceux qui lancent ce genre de débats. Parce que je connais la suite : « Est-ce que les mandragores peuvent avoir une constitution ? » Oh, mon dieu, oui, elles ont une âme, peuvent souffrir et sont douées de « parole », il faut les protéger à tout prix ! Y a pas à dire, on est vraiment doués pour faire des débats merdiques.

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
*Soupire…* Je suppose que j’en ai rien à foutre n’est toujours pas une réponse satisfaisante pour vous ? Bon… Je suppose que ce genre de débat vient encore de la monarchie et des nobles ? Bah, pas surprenant. Je m’en fous, si on veut m’accorder un statut pourri et m’interdire l’accès à de bons métiers, qu’à cela ne tienne. Tant qu’on vient pas m’emmerder chez moi, ça ira. Et si c’est le cas, je leur balancerai ma baguette à la tronche et j’irai faire cuistot dans un restaurant miteux. N’empêche, ils doivent vraiment s’emmerder à Versailles pour avoir des débats comme ça. Est-ce qu’ils peuvent pas juste s’occuper d’eux-mêmes ? Qu’ils organisent leurs gigantesques orgies, ou bals comme vous préférez entre sang-purs (j’ai évoqué leur consanguinité d’ailleurs ?) et laissent le peuple tranquille.

Personnalité:

C’est difficile de parler de mon caractère. Et ça l’est encore plus sans évoquer rapidement mon physique. Regardez-moi, je suis presque la définition même de laideur. Je parie que rien qu’en me voyant, vous avez déjà envie de tourner les talons et d’aller plutôt regarder le premier athlète sans cerveau que vous trouverez. Vous avez peut-être raison de faire ça d’ailleurs. Je ferais probablement de même à votre place.

J’ai pas confiance en moi. Ça doit pas vous surprendre plus que ça je suppose. Gros, roux au visage disgracieux ? Ai-je seulement besoin de vous préciser les quolibets que j’ai subi toute ma vie ? Non, je pense pas. Puis, ce serait faux. J’ai pas toujours été victime de moqueries, avant le Djinn, j’étais la terreur des bacs à sable. Être enveloppé avait un avantage, j’encaissais bien les coups, et je les rendais bien. Personne n’osait se moquer de moi. C’était la belle époque. Sauf qu’à mon entrée à Beauxbâtons, c’était plus pareil. Personne n’a plus eu peur que je les frappe. Parce que tout le monde avait la même puissance magique. Alors faut autre chose pour juger. Le physique. Je vous cache pas que ça m’a pas vraiment avantagé. J’ai tenté de passer outre toutes ces remarques. Ça a marché. Un temps. J’ai naïvement cru ce que tout le monde me disait. Ce qui compte c’est la beauté intérieure. C’est des belles conneries ça. J’ai bien vu comme elle m’a regardé quand je lui ai demandé de sortir avec moi. Du dégoût. Elle a dû penser à beaucoup de choses. Sa réputation. Voir ma sale gueule plus souvent. C’est depuis ce moment que j’ai vraiment plus aucune confiance en moi. Parce que j’ai compris à quel point mon physique était un handicap. J’ai pas les pectoraux saillants, la seule chose saillante que j’ai, c’est mon ventre. Ça plait pas des masses.

Je me suis pas mal renfermé du coup. J’ai compris que pas mal de personnes veulent pas me fréquenter. Qui voudrait fréquenter la bouboule rousse ? Trainer avec moi, c’est mauvais pour la réputation. Certains me l’ont fait comprendre. De manière un peu plus douce. Mais la raison est toujours la même. La sacrosainte réputation. Sans me vanter, je dois être à égalité avec le concierge sur ce domaine. Pour autant, ce que je subis, c’est souvent verbal. J’ai pas un gros contrôle de moi. Je suis pas la personne qui se met en boule intérieurement pour pas être touché par ce que les autres disent. Alors quand ils se moquent de trop près, je frappe, je balance un sort. Des fois, ils me le rendent à une force décuplée. Parce qu’ils s’y mettent à plusieurs. Mais j’m’en fous, parce que ma réputation est abyssale. Une humiliation de plus ou de moins n’y changera rien.

C’est pas pour autant que j’ai pas d’amis. J’en ai, des vrais. Des gens qui ont vraiment gratté la croûte de graisse et de laideur pour voir qui je suis. J’suis peut-être blasé et je fais des vraies blagues de merde, mais je pense pas être si différent des gens. J’veux dire, j’passe pas ma vie à déprimer et à me morfondre parce que les gens sont méchants avec moi. J’souris rarement, d’accord, mais je pense pas être lourd à supporter ni être timide envers ceux que je connais et que j’estime. Y a pas grand-chose que je ferais pas pour eux d’ailleurs. J’irais pas jusqu’à dire qu’ils sont les personnes les plus importantes de la Terre, je suis pas niais à ce point-là… mais ils le sont. Et je sais que je leur resterai loyal autant que je le pourrai, quitte à prendre des coups pour eux, quitte à souffrir à leur place.

Bah, c’est niais, j’arrête ça de suite. J’passe à la caractéristique suivante. J’suis terre-à-terre. Le monde m’a fait pas mal de coups dans le dos. Déjà que je ressemble à une œuvre de Picasso en king-size, j’ai pas non plus été gâté par la vie. Ça aide à relativiser. A ne plus ressentir un stress pour quelque chose de si futile qu’un examen. J’suis pas rêveur. J’ai même pas de rêves en fait. J’vis la vie comme elle vient. Je la vis avec ceux que j’apprécie, j’emmerde cordialement ceux qui se moquent de moi. Voilà ma philosophie.

Bon, sur quoi je peux finir ? Non, en fait, je le sais depuis le début. J’suis pas un loser. J’ai beau être gros et moche et particulièrement blasé, ça ne me rend pas incapable pour autant. Pour pas mal de gens, le fait d’être gros me rend incompétent, maladroit, malhabile. C’est faux. Même si je me fiche pas mal de mes études, je révise, je bosse, et j’obtiens de bons résultats. J’fais partie du club de duels, parce que c’est le seul sport qui m’impose pas de courir. J’aime voir la tronche des mecs qui pensaient me battre facilement quand ils sont à mes pieds après m’avoir sous-estimé.


Genie in a bottle: Liakat

J’ai vraiment l’impression d’être une sorte de criminel occulte. Y a quelques siècles, des sorcières auraient brûlé pour moins que ça. Et là, me voilà dans une cave, dans la pénombre à finir de dessiner deux pentacles. Et maintenant, voilà que je rajoute des bougies aux extrémités des branches. Ça donne un air lugubre à la pièce. J’aime pas ça. Je suis pas un trouillard mais comment suis-je censé parler à une chose ancestrale autrefois considérée et crainte comme une divinité ? Je suis qu’un gamin très enveloppé de dix ans à la voix fluette. Il pourra rien me faire, je le sais, j’ai vérifié au moins une centaine de fois le dessin à la craie. Pourtant, j’ai peur. Ma mère me l’a dit. C’est effrayant d’affronter un djinn. Elle m’a dit que c’est comme un saut en parachute, ça fait peur, mais tu risques rien. C’est ce qu’elle dit. Mais ça, c’est si le parachute marche, parce que sinon, tu finis en bouillie. Et je préfère manger la bouillie que d’en être.  

Je m’assois sur le sol. Je vais tenter de prendre un air boudeur et ennuyé. Pas montrer que j’ai peur. Je ne veux pas qu’il puisse me manipuler. Je prends une profonde inspiration et je commence à énumérer ces formules dont je ne saisis pas le sens mais que j’ai récité tellement de fois que les mots sont comme gravés dans ma mémoire. La pièce devient alors froide. Une odeur que je ne parviens pas à reconnaître agresse mes narines. La lueur des bougies vacille. Je prie pour qu’elles ne s’éteignent pas. Je ferme les yeux. Je tente de reprendre consistance, mais je tremble quand même. De peur ou de froid, je sais pas. J’entends alors un clapotis, comme quand je ferme mal un robinet. J’ouvre les yeux, et je me retrouve totalement dominé par une grande silhouette sombre. Ses vêtements semblent immatériels et avoir la texture d’une fumée dense. Je n’ose pas regarder son visage, j’ai l’impression de pas en être digne. Mon attention va plutôt à sa une main blafarde qui tient une épée écarlate. De sa pointe, des gouttes… de sang semblent se former, puis tombent sur le sol de la cave, formant une petite flaque. Sa voix colle au personnage, sombre, froide, tranchante. « Eh bien… Eh bien… Voilà qui est surprenant. » Aucun reproche n’émane de sa voix. Pourtant, j’ai l’impression qu’il vient de me dire qu’il a envie de me tuer et de vider ma carcasse de tout mon sang. Je veux être brave et je veux soutenir son regard. Mais j’ai encore plus peur après l’avoir fait. Son regard bleu pâle est encore plus acéré que son épée, la craie n’est même pas assez blanche pour définir le teint de sa peau. Pourtant, je dois parler. Je dois pas échouer. Je dois pas partir en courant en appelant maman. « D…Dis-moi ton nom. »

Il me regarde, un large sourire complètement flippant sur les lèvres. Il ne veut pas répondre. Ça le frustre de devoir m’obéir, je le sais, je le sens. Mais il a pas le choix. Je tente un effort exceptionnel de bravoure et je me lève. « JE T’AI DEMANDÉ TON NOM NIGAUD » J’ai pas de patience, encore moins quand j’ai peur. Certes, j’ai parlé fort, mais je veux même pas compter le nombre de fois où ma voix a tremblé. Ça l’impressionne pas, mais il répond. « Liakat. » Il ne donne pas plus de précisions, il se contente de mettre tout son mépris dans sa voix. Et son mépris me fout terriblement les chocottes. Je sais que sans les pentacles, ma tête roulerait à ses pieds. J’ai pas envie de perdre ma tête maintenant. Je veux pas qu’il me taille dans le gras non plus. Je veux bien maigrir mais pas souffrir. Alors je tente de flatter son ego. « Le fossoyeur apparu dans les guerres d’Orient, machine de guerre faisant le plus de victimes possibles et qui est connu pour s’abreuver de sang ? » Je vois à son regard qu’il a terriblement envie de goûter le mien. Là non plus, je suis pas spécialement d’accord. Il a pas besoin d’acquiescer. Il est pas bavard. On raconte qu’à chaque bain de sang dans les terres orientales, il était là, fauchant inlassablement les soldats, sans se préoccuper de leur camp. Ça ne l’importait pas. La légende raconte que les ottomans ont gagné une guerre qui semblait perdue d’avance grâce à la « Mort », immatérielle, drapée de fumée noire, fauchant les soldats d’élite de leurs ennemis, ne laissant derrière elle qu’un rire glacial et une trainée de sang. Je sais pas vraiment pourquoi je l’ai choisi alors que je savais déjà à l’époque que ça allait être flippant. Bah, au moins, en invoquant ça, personne n’oserait se moquer de moi. Pour ça, fallait le soumettre. Alors je reprends confiance en moi. Son mutisme m’aide. J’ai pas à affronter sa voix qui me rappelle à quel point il veut m’arracher la gorge avec ses dents.

« Je te soumets à mon autorité Liakat ! Tu dois obéir à tous mes ordres. Je suis ton maître. » Ça lui plait pas, pas du tout. Il essaye de me tuer avec son regard. Je me pétrifie sur place. Il n’y a que des mauvaises intentions dans son regard. Sa voix, pourtant, reste simplement froide, sans nul signe de colère. « Oui. » Je cache mal ma surprise. Il tente pas de protester, il tente pas de savoir mon nom. Il ne veut même pas parler. Une partie de moi rêve d’avoir un allié, quelqu’un à qui je peux parler. Quelqu’un qui peut me donner des conseils. Ce sera pas possible, je le sais. J’ai pas intérêt à lui laisser une once de liberté, pas une seule chance. Je sais qu’il sera ravi de me trancher la gorge. Que ça doit lui manquer. J’ai pas trop envie de lui faire ce plaisir. « Retire-toi maintenant ! Je n’ai pas besoin de toi pour l’instant, pars serviteur, et reviens demain matin, j’aurai une mission pour toi ! » J’essaye de prendre une voix autoritaire, avec ma voix qui n’a pas encore mué, c’est pas très efficace. Et j’entends alors le rire des légendes. Il me glace le sang, me fait frissonner. Je sais pas ce qu’il pense de moi. Je sais juste qu’il va obéir, parce qu’il n’a pas le choix. J’ai besoin de rien de plus. Il se retire alors. La chaleur de la pièce revient, l’air est moins oppressant. Je me laisse tomber par terre en soupirant. Liakat est flippant. On aura pas une belle relation Djinn-sorcier. Il va obéir à mes ordres, mais je compte pas trop l’invoquer. A quoi bon faire peur aux autres avec quelque chose qui me fait encore plus peur ?


Pseudo: Call me Carter  Graou  Age: 21 Où avez-vu connu DJ? Le dernier arrivé d'une looooongue série après insistance de Josh 8DAutres comptes? /  Une remarque ? C'est beau Yes  Un mot pour la fin ? ET ON FAIT TOURNER LES SERVIETTES (Ceci a pour seul but de réduire ma crédibilité à néant dès mon arrivée  Graou

Djinn Jinxed
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Dernière édition par F. Bertrand Lantheaume le Jeu 21 Jan - 19:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive    Jeu 21 Jan - 18:47


Bouboule qui roule n'amasse pas mousse
Le drame de ma vie

Je pourrais m’amuser à vous raconter ma vie dans les moindres détails. Je pourrais vous raconter la première fois que j’ai marché, la première fois que je suis allé à l’école, comment j’ai appris à lire, les caprices que je faisais pour avoir du chocolat quand on allait aux courses. Sauf que vous vous en foutez. Comment je le sais ? Parce que même moi je n’y accorde plus le moindre intérêt. De mon point de vue, raconter son histoire n’a rien d’intéressant ni rien de passionnant. Alors je ne compte pas vous accabler d’une longue histoire retraçant l’histoire de deux amoureux qui consomment leur amour. Je ne veux pas non plus vous assommer avec l’amour qu’ils portaient à leur enfant chéri. Les seuls pans « intéressants » de mon histoire sont les parties qui me façonnent. Ce qui a fait que je suis aujourd’hui ce Bertrand. Le reste n’a pas vraiment d’importance. Voyez comme je tente de gagner du temps pour évoquer le sujet principal. Je sais de quoi je vais parler. Et j’en ai pas envie. Même dix ans après, la douleur est toujours aussi vive, ma mémoire toujours aussi intacte, les regrets toujours aussi profonds.

J’ai dix ans. Je viens d’accomplir LE rite de passage. Celui qui me propulse directement au rang de sorcier. J’ai désormais un Djinn sous mon contrôle. Et pas le moins flippant. Je suis toujours dans la cave, j’essaye toujours de réaliser. Liakat est parti, j’ai allumé la lumière. Je me sens ridicule d’avoir eu aussi peur de quelque chose qui ne pouvait pas vraiment me faire de mal. Et puis, je suis heureux aussi. Parce que j’ai réussi. Maman va m’enseigner pendant cinq ans à la maison. Je n’aurai même pas à retourner à l’école, c’est parfait. J’ai un grand sourire sur le visage quand je décide de remonter. Dès que j’ouvre la porte, je trouve mon père derrière, un air inquiet sur le visage. Il n’a pas de pouvoirs. Si le fait d’affronter une déité ancienne est normal pour les sorciers, ça le paraît beaucoup moins pour les personnes normales. Je sais qu’il a sans doute fait les cent pas devant la porte de la cave pendant tout le temps où j’étais en bas. « Alors ? » Il est curieux, il ne sait pas à quoi s’attendre, il ne doit pas me trouver changé. « J’ai mon Djinn à moi papa ! Une sorte de symbole de guerre hyper classe. Il saura me protéger ! » Je dis ça pour le rassurer, pourtant, il a l’air déçu, même s’il essaye de le cacher. Je crois comprendre. Je suis pas idiot, je sais que papa et maman se disputent parfois, je sais que papa n’aime pas trop la magie, alors je pense qu’il a peur que je m’éloigne de lui. C’est pour ça que je veux le rassurer, lui dire que tout ira bien. Il tente de prendre une voix enjouée. « Bravo mon grand ! Il faut fêter ça ! Maman devrait rentrer dans une bonne heure, tu veux m’aider à préparer l’apéro ? » J’aime bien manger, tout le monde l’a deviné. Par contre, j’aime un peu moins préparer à manger. Puis, je pue. Si dans sueur froide, il y a sueur, c’est pas un hasard. « Non, je vais prendre ma douche plutôt ! » Un air triste passe sur le visage de papa. Je le remarque pas vraiment, je suis encore sous l’euphorie de ma réussite. Je passe alors devant lui, fier comme un paon et vais dans la salle de bain.

Je me déshabille en évitant soigneusement de me regarder dans le miroir. Je m’aime pas. Si être gros m’avantage à l’école moldue car ma carrure fait peur, je trouve pas ça beau. Je me trouve pas beau. Alors j’évite de me regarder. Je fais couler l’eau. Je refuse de mettre un orteil dans la douche tant que l’eau n’est pas à la bonne température. Puis, je rentre, j’apprécie la chaleur de l’eau sur mon corps, et je réfléchis. Je pense à beaucoup de choses, mais surtout à ce que je peux donner à faire à Liakat. J’avais un ordre à lui donner. Pourtant, dans le feu de l’action, demander à un esprit divin de cambrioler un magasin pour avoir des paquets de bonbons semblait ne pas être une si bonne idée. Ou alors les emballages seraient un peu tachés. J’ai aussi le temps de me dégoûter à nouveau sur mon physique. Je ne vois que le bout de mes pieds en penchant la tête. Mon ventre prend trop de place. Pourtant, j’ai pas la volonté nécessaire pour limiter ma consommation de gras. Puis, j’ai même plus de poitrine que les filles de mon âge. Pas sûr qu’elles soient jalouses pour autant… Je pousse un soupir et je sors. J’essuie pas la tuyauterie, papa va encore m’engueuler s’il y a des traces de calcaire mais j’y peux rien, j’arrive jamais à trouver le courage de faire ce geste simple. Je m’habille, puis je quitte la salle de bain. Si aider papa dans les préparatifs n’est pas dans mes cordes. Commencer à faire un pré-apéritif l’est beaucoup plus ! « Alors papa, qu’est-ce que tu… »

Je ne finis pas ma phrase. Je reste pétrifié dans l’embrasure de la porte. J’ai les yeux grands ouverts, le cœur qui bat la chamade. Je mets un moment à réaliser. La pièce est dans la pénombre. J’ai peur de mal voir alors j’allume la lumière. Rien. Oui, c’est stupide, parce que l’ampoule est posée sur la table. Les fils aux plafonds sont tirés. Et ils enserrent le cou de papa dont le corps ballote doucement. Il a fermé les yeux. Je les ferme aussi. Je crois avoir mal vu, je crois que c’est une vision de mon Djinn. J’ouvre les yeux, il est toujours là. Je tombe par terre. Je veux crier, je veux l’appeler, je veux le supplier de répondre, mais rien ne sort de ma bouche. Les larmes dévalent mes joues dans un torrent silencieux. Je tente de me relever, j’y arrive pas. Je ne comprends pas. J’arrive enfin à me relever et je commence à chercher dans la cuisine. Je sais pas vraiment ce que je cherche. Un mot, une lettre, un signe, n’importe quoi qui peut m’aider à comprendre. Pourquoi papa qui m’a félicité quelques secondes plus tôt est pendu dans la cuisine ? Je trouve rien, je panique. Je commence à m’en vouloir. C’est ma faute. C’est après m’avoir parlé qu’il… Je veux pas en parler, je veux pas me l’avouer. Je me laisse tomber contre un meuble, juste en face de la chaise renversée où… J’enserre mes genoux dans mes bras et y plonge ma tête, je ne veux pas voir ce spectacle macabre, je veux oublier. Je veux juste que ce soit un cauchemar…

Mais mon cauchemar est bien réel. Je relève les yeux. Le corps est toujours là. Je pense à maman. Je veux pas qu’elle voie ça. Je renifle bruyamment en me levant. Je pleure toujours en redressant la chaise. Je me mets debout dessus. Je tente de défaire le nœud que papa a fait avec les câbles. Ça me dégoûte. Le contact avec la mort m’écoeure…  La chaleur de sa peau qui me rassurait quand il me faisait des câlins venait de disparaitre. Je comprends toujours pas pourquoi il a fait ça. Pourquoi il m’a fait ça. J’arrive à briser le nœud, tout s’écroule. Papa, moi et la chaise. J’ai mal. Je me suis cogné la tête sur le carrelage, puis j’ai papa sur moi. Il m’écrase. Je vante pas sa force cette fois, c’est juste un poids… mort ? Je saisis sa chemise et le secoue le plus violemment que je peux. Y a plus d’espoir. Je le sais. Je ne dis pas un mot. C’est comme pour lui montrer que je lui en veux… Puis, je le lâche. Je ramène ses bras sur son torse. Et je m’assois à nouveau contre le meuble. Je pleure encore. En silence. Je déteste ce silence. Le silence est ce qui me fait le plus mal. Le silence me tabasse. Vingt minutes passent. Les plus longues de ma vie. Puis, un bruit de porte. « Hého, je suis rentrée ! Vous précipitez pas surtout ! » Je ne réponds pas. Je garde le regard fixé sur papa. J’entends les bruits de talons de maman approcher. Puis, j’entends son sac tomber. Elle ne sait pas quoi dire, elle non plus. Le silence revient. Et il me tabasse à nouveau. Je sens ma mère me rejoindre. Elle me prend dans ses bras. Et on pleure. En silence.


On aurait pu penser que ce drame aurait encore plus soudé ce duo mère-fils ? Pas du tout. Si mon père et ma mère avaient eu quelques différends avant vous-savez-quoi, il était le liant des conversations. Sans lui, tout était calme. Je me souviens du premier repas passé avec ma mère le lendemain du drame à midi. Le silence. J’ai tenté de dire deux-trois trucs maladroits, ma mère aussi. Mais rien ne marchait, on n’avait plus rien à se dire. J’ai jamais été aussi malheureux que ces cinq années passées seul avec ma mère. J’aurais fais beaucoup pour aller en pensionnat magique. Je ne déteste pas ma mère. C’est pas de sa faute ce qu’il s’est passé. C’est la mienne. Si seulement j’avais pas été égoïste et que j’avais accepté de l’aider, ça se serait jamais passé. J’ai pas pu dormir pendant trois jours en me ressassant ça. Je ne lui ai jamais parlé de cette culpabilité qui me rongeait, et qui me ronge toujours. Le problème, c’est qu’elle pense la même chose de son côté. Elle pense que c’est leurs disputes à répétition qui ont fini par causer sa mort… Et le dialogue est juste impossible entre elle et moi depuis. Chacun estime que ce n’est que de sa faute.

J’ai pas choisi de vous révéler ce moment de ma vie en particulier parce que c’est le plus triste. C’est simplement que la personne que je suis aujourd’hui l’est à cause de cet événement. Je vois les choses différemment depuis. J’étais destiné à être un caïd. Le genre de mec qu’il faut pas emmerder. A la place de ça, j’ai fini d’un côté avec de l’empathie envers les personnes qui ont souffert et un profond dégoût envers ceux qui se plaignent pour rien. Je me suis renfermé aussi, mes sourires se sont fait de plus en plus rares, et surtout, adressés à de moins en moins de personnes.

Et l’école dans tout ça ? Eh bien ce fut une véritable révélation pour moi. Si je connaissais déjà quelques sorciers par les connaissances de ma mère, c’était la première fois que je me retrouvais dans un tel attroupement. J’ai été vite déçu sur bien des points, je ne vous le cache pas. Les gamins magiques sont pas moins enclins aux quolibets que les autres. Pourtant, pour la première fois, je pouvais passer du temps en-dehors de cette maudite maison. J’ai pu me confronter aux autres aussi. J’aime bien la compétition. Tout simplement parce que tout le monde me donne perdant. Avec mes airs de gros balourd maladroit, j’ai quand même des notes largement au-dessus de la moyenne dans presque toutes les matières. J’ai toujours eu une préférence pour tout ce qui avait trait à la magie en général et une haine viscérale et profonde pour tout ce qui avait trait à l’étiquette. Je crois que j’ai jamais autant souffert qu’en bienséance. J’ai le dos un peu vouté, je parle mal et je suis pas noble. Forcément, j’partais pas très bien. J’avais dû choisir des clubs aussi. Sans surprise, j’ai opté pour le club de duels. J’aime pas courir. J’aime pas faire des efforts. Alors c’était un choix qui s’imposait. Sans compter que ça m’a rendu meilleur en magie que les vrais sportifs et leur confiance démesurée en eux. Et ça, j’adore. J’ai aussi dû me mettre au piano. Je suis ni extrêmement doué ni très impliqué, mais au moins, je sais à peu près me débrouiller.

Vint alors le terrible et fatidique moment du choix de la filière ! Non en fait, ça sonnait comme une évidence pour moi. Je ne pouvais que choisir la filière de défense et sécurité. Eh oui, le gros lard paye peut-être pas de mine, mais je suis capable de me défendre. Et puis, ce choix me correspond aussi parce que j’aimerais bien comprendre mon djinn. Depuis le premier jour, il m’intrigue. Tantôt il me flanque des peurs bleues avec son regard flippant, tantôt je me sens en sécurité avec lui. Son approche, quant à elle, n’a pas changé. Il reste quasiment muet, il est pas très coopératif dans les cours de méditation. Mais je désespère pas. Vous n’avez pas besoin d’en savoir plus sur moi. Après tout, c’est pas à moi d’écrire mon histoire. C’est à vous.

Djinn Jinxed


Dernière édition par F. Bertrand Lantheaume le Jeu 21 Jan - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive    Jeu 21 Jan - 18:48

BERTYYYY Yes (Croupton Junior ? What)

Je t’aurais eu à l’usure, et le coup fatal aura été le Frey/Josh Mdr *fier*
Ta fiche est cool, ça promet de sacrées histoire Hihi
(Même queee, on a déjà à peu près défini notre lien donc voilà, sois pris maintenant sinon je te renie Sem)

Bon par contre je te cache pas que ce coup-ci on finira pas à poil dans le lac hein, on n’a plus trop le même magnétisme j’ai envie de dire Yeah Au pire je te patpaterai quand tu te feras friendzoner mais voilà Gnoe

Vite vite vite, viens bouboule Han Heart
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MessageSujet: Re: Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive    Jeu 21 Jan - 19:18

Ooooh, Joshou a fait le sa Freyja Brille Dead

Bienvenue Bertrand Gnoe Gnoe J'espère que tu te plairas parmi nous (sinon, tu demandes à Josh de te rembourser Sem ) En tout cas, si tu as des hésitations ou des questions, n'hésite pas, nous sommes là pour ça (entre autres Heh)


We're in heaven
Baby, you're all that I want, when you're lying here in my arms, I'm finding it hard to believe we're in heaven. And love is all that I need and I found it there in your heart. It isn't too hard to see we're in heaven.



Dernière édition par R. Colette Belgarde le Jeu 21 Jan - 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive    Jeu 21 Jan - 20:20

UNE LICORNE Gnoe !!!!!!

Ça impressionne toujours Yes . Bon j'ai envie de dire comme ma Colette au-dessus mais en fait y'a même pas besoin Mdr ! Bienvenue tout plein XDD
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MessageSujet: Re: Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive    Jeu 21 Jan - 21:12


Rond comme un bonhomme de neige qui ne craint pas le froid mais qui se sent mieux avec un chapeau protecteur, voilà un personnage hors du commun qui promet énormément! Les Hiemes sauront te donner une amitié véritable Heart . Bienvenue  de tout coeur à Beauxbatons  Luv  
Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les  HIEMES ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume. Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu. Sur ces quelques mots, il nous vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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Bertrand ♠ Faites de la place, j'arrive

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