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Temporalité
Nous sommes en avril 1971, c'est les vacances de printemps
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 Obtenir une particularité magique

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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- On frenchkiss des charmants -
MessageSujet: Obtenir une particularité magique   Sam 10 Oct - 2:25


Obtenir une particularité magique
Etre unique, différent, singulièrement spécial



Liste des particularités:



♦ Bisclavrets
Cousins éloignés du loup-garou, il n'y a que leur ressemblance physique (bien que de plus petite taille) et leur transformation à toutes les pleines lunes qui les rapproche à dire vrai. Si les lycanthropes sont maudits par la ronde Sélène et s'avèrent en mesure de transmettre leur particularité à d'autres individus en les attaquant par morsure et à condition que leur victime y survive, les sorciers bisclaverets souffrent, quant à eux, de Versipelle, du latin, qui retourne sa peau, et ne peuvent à proprement parler donner naissance à d'autres bisclavrets qu'en procréant. Maladie atavique, transmise de lignée en lignée, elle condamne les êtres qu'elle a infesté à se métamorphoser en loup une fois par mois. S'ils ne gardent pas leur conscience sous forme animale, ils sont néanmoins en mesure de reconnaître une personne qui leur est proche à l'odorat. De nature moins dangereuse que les loup-garous, ils s'attaquent avant tout à des animaux, ravageant parfois des troupeaux entiers de moutons mais il serait fort imprudent de les sous-estimer ou pire, de les considérer comme des gros canidés inoffensifs, puisqu'il n'est pas exclu que leurs crocs et griffes se plantent dans un humain.
→ De tous rangs et tous sangs
Places: (1/3)
- A. Prudence Champagne
- A. Theron Bergevin
-
♦ Demi-nains
Les enfants d'un nain ou d'une naine, créature humanoïde souterraine de petite taille, et d'un sorcier ou d'une sorcière sont considérés comme des demi-nains de naissance. Leurs demeures sont montagnardes, creusées à même la roche ou parmi les tréfonds de la terre. En raison de la hauteur réduite de leur habitacle une mère naine ayant donné naissance à un hybride tend à élever son enfant durant les premières années de la vie jusqu'à ce qu'à peine âgé de cinq ans il n'en vienne à se sentir déjà trop à l'étroit dans ces passages. Elle doit ainsi bien souvent se résoudre à l'abandonner à l'extérieur, la progéniture étant parfois recueillie par des villageois de haute altitude. Un abandon que ne rencontrent pas les filles et fils d'une mère sorcière. Le développement des demi-nains semble emprunter une courbe similaire à celle des autres humains, jusqu'à leurs dix ans, rien ne semble les distinguer des autres marmots à l'exception près qu'il ne cessent de grandir ensuite. L'adolescence semblant les bouder en ce qui concerne leur croissance. Leur corps pourtant se formera à l'instar de celui de leurs camarades. En héritage à leur ascendance nanique, les demi-nains s'avèrent particulièrement habiles de leurs mains et leur talent en cache-cache leur procure bien des avantages lorsqu'il s'agit de passer inaperçus, parfois à leurs dépens. Ils se sentent également en connexion avec la nature et il n'est pas rare que leur colère puisse faire trembler la terre.
→ De tous rangs, automatiquement de sang mêlé
Places: (2/2)
-
-
♦ Troisième Oeil
Le troisième oeil regroupe les facultés liées aux mondes parallèles, à la lecture de données que seuls certains être doués d’une certaine sensibilité peuvent ressentir. Celui ci regroupe deux catégories distinctes : les Devins et les Médiums. Ce don est bien souvent héréditaire.
Les Devins ne sont pas uniquement doués en divination, qui consiste en la découverte de ce qui est inconnu tel que l'avenir ou le caché, certains vous chuchoteraient que ce don octroie avec facilité quelques notes élogieuses dans cette matière. Captant le flux extrasensoriel, ils manifestent une intuition à toute épreuve leur offrant la possibilité de deviner certaines choses qui échappent au commun des mortels. Ils sont sujets à des flash-back ou flash-forward les plongeant ainsi dans le passé ou le futur qui peut être celui d'une personne ou d'un événement. Leur sensibilité à l'environnement occulte les rend également susceptibles de visions pouvant se montrer plus ou moins subites, brusques, voire violentes. Celles-ci peuvent intervenir par le toucher ou sans raison particulière. Loin d'être une science exacte, en raison du caractère hasardeux de cette faculté et de certaines fluctuations, les prédictions obtenues ne se réalisent pas toujours, de même qu'il existe de nombreux charlatans dans ce domaine qu'il convient d'éviter. Les Médiums, quant à eux, ont une tout autre facette de ce troisième œil. Tourné vers les différentes temporalités pour les Devins, celui des médiums est plutôt orienté vers le passé et le présent, permettant ainsi de résoudre des mystères que seule la mort emporte avec elle. Doué d’une hypersensibilité aux vibrations de certains lieux ou de certaines émotions, ils sont réceptifs à des influences ou à des phénomènes non perceptibles par les cinq sens. Ils ont la capacité de communiquer avec l’au-delà, à un degré plus ou moins élevé selon les individus et leurs expériences avec les mondes parallèles. Il ne s’agit pas simplement pour eux de lire des informations venant à eux de manière plus ou moins fortuite, c’est aussi une véritable recherche de réponses, avec des outils que le commun des mortels ne peut maîtriser sans un entrainement rude.
→ De tous rangs et tous sangs
Places: (1/2)
- O. Coppélia Troyes
-
♦ Filleul(e)s de fées
De bonne naissance, entre argenterie de la vieille tante fortunée sur les tables et dans leur bouche, les filleul(e)s de fées sont des enfants issus de familles d'un rang suffisamment élevé pour attirer l'attention de ces créatures magiques choisissant leur protégé au berceau. Se basant sur des critères hétéroclites de sélection, la plupart des aristocrates ignorent quel bébé sera choisi, espérant parfois que ce soit leur bâtisse qui accueille la venue d'une marraine ailée, d'autres, stupéfaits ou méfiants essaient de la chasser à coups de balai de peur qu'elle puisse accorder quelque chose d'indésirable à leur descendance (un nez tordu, une troisième jambe qui pousserait chaque trente-six du mois et autres dons peu élogieux). Néanmoins, tel que le souligne l'adage, un cadeau ne se refuse pas, encore moins celui d'une naissance mais tous ne sont pas bons à recevoir. Les fées, connues pour être capricieuses voire revanchardes n'ont que peu apprécié avoir été progressivement délaissées de la cour royale. Un petit nombre d'entre elles s'amuse ainsi à offrir des présents à des bambins trop gâtés pouvant aisément être qualifiés d'empoisonnés. Les plus bienveillantes accordent au contraire quelques avantages... difficile de savoir avant qu'elles ne secouent leurs ailes pailletées au-dessus du couffin.
→ De rang social plutôt aisé (bourgeoisie ou noblesse) et tous sangs
Places: (1/3)
- A. Faustine de Villeneuve (obéissance)
- T. Sasha de Vienne (transformation en garçon)
-
♦ Ganipotes
La ganipote au féminin ou ganipot au masculin est un sorcier qui maîtrise l'aptitude de transférer volontairement son âme par un sortilège (l'Anima Projectura) dans le corps d'un animal, dont il prend la possession. Lors du processus de transfert et durant la totalité de l'occupation du corps animalier, l'enveloppe charnelle humaine n'est pas affectée à proprement parlée telle que celle des animagi dont le physique est métamorphosé. Ils peuvent ainsi prendre autant de formes qu'il y a d'animaux, à condition que leur cible soit à proximité. Avec le temps, la projection peut se faire pour devenir l'hôte de créatures plus éloignées en distance. Le corps humain des ganipotes subit toutefois différents états en fonction du niveau de capacité du sorcier, soit il reste en état de léthargie jusqu'aux premières lueurs du jour attendant le retour de l'âme de son propriétaire ou alors l'âme se scinde en deux, une partie restant bloquée dans la forme humaine, la seconde s'incarnant sans contrôle dans le premier animal à proximité dont le ganipot ne réussit pas toujours à s'échapper, laissant ainsi sa part humaine similaire à ce que beaucoup qualifient de "légume". Procédé dangereux, l'apprentissage demande de nombreuses années d'entraînement, les animaux repoussant plutôt aisément les intrusions psychiques magiques, en particulier les créatures magiques quasiment impossibles à incarner.
→ De tous rangs et tous sangs
Places: (1/3)
- A. Garrus Delfino
- N. Dimitri Petrovic
-
♦ Lavandières de nuit
Les lavandières de nuit trouvent pour autres noms les ar c’hannerezed-noz bretonnes ou encore la bean nighe écossaise que les légendes rapprochent à la Banshee de la mythologie celtique. Messagères du Sidh et magiciennes au talent reconnu, les lavandières ont pourtant été frappées d'une sombre et ancienne malédiction familiale amenant à faire regretter toute naissance féminine. Ne touchant que les filles d'une lignée, elles trouvent pour aïeule toujours une femme ayant tué l'un de ses enfants dont le sang était traversé de magie. A l'instar de cette ancêtre qui tordait, retournait un chiffon semblable à du linge mouillé mais qui n’était autre qu’un cadavre de bébé recouvert de ses langes, elles sont condamnées, chaque dimanche soir, à trouver un point d'eau en emportant avec elles des vêtements, qu'il s'agisse d'habits trouvés ou volés, qu'elles ne pourront s'empêcher de nettoyer jusqu'au lendemain. Il serait pourtant vain de chercher à leur venir en aide en les enfermant dans une pièce. Leurs cris atroces, insupportables, qu'aucun sortilège de mise en sourdine ne peut faire taire, vous pousseraient à leur ouvrir aussitôt. Outre cette contrainte dominicale, ces jeunes femmes sont sensibles au danger, même le plus infime, qu'elles détectent mais ne se mettent véritablement à hurler qu'en cas de péril sévère ou de mort.
→ De tous rangs et tous sangs
Places: (0/2)
- T. Gabrielle Duchemin
- Z. Adélie Duret
♦ Sang marin
Union passagère au fil de l'eau, ils demeurent le fruit d'une liaison d'une nuit, échange vespéral en bord de plage. Les êtres aquatiques se plaisent en effet à séduire les bipèdes qui s'approcheraient de trop près de leurs demeures mais ne pouvant vivre à leurs côtés, sur terre, trop loin de leur liquide vital, ces étreintes sont aussi rares qu'uniques. Héritiers de la mer, en tant que progéniture hybride, ils proviennent principalement de l'union d'une sorcière et d'un triton. Quelques rares cas ont également été observés entre un homme et une sirène. Les accouchements de ces dernières devant se dérouler hors de leur milieu naturel, tant la mère que son enfant y survivent difficilement. Pourvus de jambes humaines qui ne se changeront jamais en queue de poisson, ils ont néanmoins hérité de quelques caractéristiques spéciales : leurs mains et pieds se parent de palmes entre les phalanges au contact de l'eau, leur permettant un déplacement gracieux et rapide en natation ou quelques regards curieux dans les douches, ils leur est également possible de respirer sous l'eau, leurs oreilles se transformant en branchies, de quoi faire des jaloux au Club de Natation de l'école.
→ De tous rangs, automatiquement de sang mêlé
Places: (2/3)
- L. Dominique Archambault
-
-
♦ Télékinésistes
Les Moldus, exposés à la technique imitée par les tours de passe-passe et prestidigitation de magiciens de spectacles sans pouvoir, connaissent pour la plupart l'exercice consistant à plier une cuillère de la force de son esprit. Requérant un entrainement quotidien de plusieurs heures pour des effets que la plupart des sorciers considèrent comme minimes, d'autres diraient superficiels, ils sont peu nombreux à se lancer dans l'apprentissage de la télékinésie permettant de déplacer des objets sans emploi de la baguette magique qu'il s'agisse de les faire venir à soi, de les faire bouger ou encore de les repousser par simple faculté psychique magique. Avec le temps, les télékinésistes apprennent aussi à influencer sur le hasard des dés, tombant plus facilement sur le chiffre souhaité ou à faire léviter une cible plus ou moins grosse. S'il s'avère plutôt pratique de pouvoir faire tournoyer ladite petite culière dans le café du matin en la faisant se mouvoir d'un simple mouvement de doigt concentrique tout en lisant le journal, il est également vrai que cette aptitude reste coûteuse en énergie. Des maux de tête voire des migraines conséquentes peuvent en résulter.
→ De tous rangs et de tous sangs
Places: (1/3)
- P. Lena Strauss
- F. Luciano Grimaldi
-


Informations et Procédure:



Mais où sont passés le Fourchelangue, le sang de Vélane et autres ? Comme vous avez pu le constater, à l'exception du troisième œil, les autres particularités habituellement retrouvées ne sont pas jouables sur DJ et ceci pour différentes raisons. Nous souhaitons proposer un contenu original, de la diversité, ce qui nous amène à faire le choix de renoncer à certains dons pour pouvoir en jouer des nouveaux qui puissent faire partie du sorcier de naissance, être acquis par un apprentissage rigoureux ou encore par une malheureuse malédiction. Il n'est donc pas possible de jouer d'Animagus (avouez que les Ganipotes sont largement plus cool  Hihi ), pas plus que des élèves de Beauxbâtons ne pourront se dire Legilimens ou Occlumens. Ces capacités ne faisant pas partie des enseignements de la majorité des écoles, nous considérons que la plupart des sorciers n'en ont tout simplement pas le niveau. Les loups-garous ont été délaissés pour les Bisclavrets, moins dangereux mais tout aussi originaux.

Comment obtenir une spécificité magique ? Les particularités sorcières disposent de places limitées ne pouvant pas être réservées. Il est de ce fait nécessaire de procéder à une demande avant d'en faire mention dans votre fiche de répartition. Toute sollicitation de don passe par une courte motivation de l'intérêt de cette particularité pour le personnage et d'un exemple de rp permettant de juger l'utilisation qui en sera faite à poster ci-dessous.

Code:
<b>Nom: </b> ici
<b>Prénom: </b> ici
<b>Age: </b> ici
<b>Don: </b> ici
<b>Motivations: </b> ici
<b>RP d'exemple: </b> Dans un minimum de 700 mots. L'utilisation du don doit y figurer.

Toutes les places sont prises, que faire ? Malheureusement, nous limitons volontairement le nombre de personnages pouvant disposer d'une particularité. Les spécificités magiques demeurent en effet très rares et elles n'en seraient plus si toute l'école pouvait en avoir. Restez toutefois attentifs à ce topic, il n'est pas exclu que des places se libèrent ou soient augmentées avec le temps.
Djinn Jinxed


Dernière édition par Beauxbâtons le Dim 2 Avr - 17:25, édité 4 fois
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Portoloins
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- On frenchkiss des charmants -
MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 11 Nov - 14:15

Nom: Sauvage
Prénom: Bacchus
Age: 37 ans
Don: Bisclavret
Motivations:
Celle de mon personnage : les Sauvage le sont depuis la nuit des temps. Enfin cette source non officielle vient de mon père Castor lorsqu'il me contait les histoires familiales. Je n'ai pas choisi cette condition, elle m'a été imposée à ma naissance. Donc il n'y a aucune motivation à l'avoir. Il s'agit juste d'un fait réel. Car se métamorphoser une fois que le disque de la lune nous est parfaitement visible, je peux vous assurer que ce n'est pas une partie de plaisir. Planter ses crocs dans ceux d'une biche sans défense, en éprouver du plaisir, cela non plus ne devrait pas être considéré comme logique.
Ma motivation : Une particularité non jouée et pourtant tellement attirante en premier abord ! J'aime les personnages torturés, obligés de suivre les lois d'une nature qu'ils n'ont pas choisi. Cela met du piquant dans le RP et cela permet aussi de comprendre un peu mieux le caractère réservé, maussade, un brin cruel dans les mots de Bacchus. Son métier, il le fait à perfection, justement parce qu'il a un instinct que les autres sorciers n'ont pas, une autre conception de la vie aussi et un respect incroyable pour tout ce qui respire (même s'il préfère manger sa viande saignante voire bleue). Bien entendu, cette condition est gardée secrète. Seule la Directrice et quelques rares personnes sont au courant dans le but de garantir un paramètre de sécurité et de ne pas effrayer la fleur Beauxbâtonienne.
RP d'exemple: La journée avait mal commencé. Il s'était levé du pied gauche, se cognant le gros orteil au coin de son lit, ce qui a eu pour effet immédiat une tonne de jurons aussi grossiers les uns que les autres. Il n'avait quasiment pas dormi, comme à chaque fois que la date fatidique approchait, que la lune s'arrondissait inlassablement dans un cycle sans fin. Cette nuit allait être terrible. Il se mit debout, son corps lourd refusant de bouger, déjà pris par les courbatures habituelles. Demain, cela allait être bien pire. Il se mit en marche, prenant soin de bien lever les jambes et d'éviter à ses pieds nus d'autres obstacles inutiles. Sa main se posa avec raideur sur un petit flocon. Bien que ressemblante, ce n'était pas sa réserve de Whisky Pure Feu dont il prendrait bien une gorgée histoire de se mettre d’aplomb mais bien un soin contre les muscles endoloris. Il but le contenu cul sec, ses yeux se posant un instant sur le plafond de sa demeure : une cabane en bois dernier cri dans un coin reculé de l’académie Beauxbâtons. Un endroit tranquille où il faisait bon vivre tant que ces satanés élèves n’enfreignaient pas le règlement. Hier encore, il en avait surpris à voler des pommes de son verger. Rien que cette pensée rendit son humeur encore plus maussade qu’elle ne pouvait l’être. Aujourd’hui était un jour où on devait le laisser tranquille sous peine de voir ressortir son côté sauvage. C’était également son jour de congé. Une fois par mois, il y avait droit. Le temps de tout préparer pour la sécurité de ces bleuets d’écoliers.

Avant tout, prendre son petit-déjeuner. Son envie de viande était telle que même du matin il se devait de manger une tranche de steak légèrement dorée sous une pluie d’œufs frais de son poulailler qu’il gardait presqu’amoureusement. En temps de crise, c’était pourtant l’un des premiers lieux qu’il pourrait visiter. Tuant ses précieuses cocottes d’un coup de crocs, juste pour le plaisir des cris, de la peur, de la domination et pour ce petit parfum rouillé tellement agréable aux babines. Il chassa cette satisfaction qui prenait place dans son esprit par un sourire cruel, sa barbe remontant de quelques centimètres. Paradoxalement, il serait sincèrement triste si une telle chose devait arriver mais il n’était pas l’heure de se focaliser sur ses pulsions.

Son ventre enfin calmé, il « débarrassa la table », jetant négligemment la vaisselle sale dans l’évier. Il avait trop de boulot pour se permettre de faire des tâches ménagères. Après tout, avoir une femme rien que pour cela ne serait pas de refus. Il faudrait qu’il réfléchisse prochainement à cette question. La table en bois solide où il avait mangé quelques instants auparavant était aussi lourde qu’elle n’en avait l’air. Un coup de baguette magique aurait suffi mais aucun sort n’aurait réussi à la faire bouger d’un millimètre. Il fallait le faire main, protégée comme elle l’était par des sorts de protection. Ses muscles jaillirent, son visage se contracta et centimètre par centimètre, il dévoila le tapis parsemé de mies diverses. En dessous de ce tapis se trouve la trappe permettant d’accéder au sous-sol. Tout se remettait automatiquement une fois arrivé à la dernière marche de l’échelle et il fallait qu’il fasse jour pour que le bouton rouge de la sortie fonctionne. Cela limitait les risques, garantissait la sécurité et les regards indiscrets. Peu de personnes étaient au courant de sa situation mais il n’était pas rare qu’il ait de la visite pour ses dernières heures de liberté. Il buvait alors plus qu’à l’ordinaire, ce qui n’était pas peu dire mais l’alcool avait tendance non pas à ressentir moins la douleur mais à la maitriser. Son compagnon du jour (ou sa compagne dans le meilleur des cas), l’aidait à regagner sa tanière prison où il pouvait se transformer en toute quiétude.

Les bisclavrets sont réputés pour être moins agressifs que leur cousin loup-garou mais il ne voulait prendre aucun risque. Il avait déjà mordu une fois, lorsqu’il était enfant parce qu’il avait été en colère contre son père juste avant sa transformation. Il n’avait pas rejoint l’abri à temps et une fois transformé, il n’avait pas su se contrôler. Ce souvenir était tel qu’il lui glaça encore le sang aujourd’hui. Bacchus avait reconnu les yeux et l’odeur du petit du village, celui-là même qui aidait sa maman à préparer les pains du matin et qui lui gardait toujours une baguette au frais. C’était un moldu qui n’a rien compris à ce qui lui arrivait. Ce regard. C’était le pire. Empli d’une angoisse terrible sachant ce qui allait arriver. Ses propres dents qui s’enfoncent dans la chair du bras avant de s’arrêter net. Un reniflement bruyant, une note de conscience et il reparti comme si c’était la chose la plus mauvaise qu’il n’ait jamais essayé de déguster. Il n’avait pas tué, c’était déjà ça mais depuis, il s’assure d’être enfermé à chaque pleine lune.

C’est pourquoi, en ce jour, il vérifia que tout était correct. Les chaines sont bien mises en place. Une carcasse entière venant de chez le boucher était suspendue à un crochet. Il savait qu’il l’aurait lacérée, jouant avec elle comme si la bête était toujours vivante, s’enivrant de son odeur, goûtant à sa chair crue. Il l’aura dévorée avant l’arrivée des premiers rayons de soleil… . Dans 24 heures, il sera à nouveau libre.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 11 Nov - 14:19

Je transmets et nous revenons vers toi Hihi


à Blanche,
Quand nous ne serons plus que cendres tous les deux, quand cette révélation ne pourra plus briser le cœur de personne, je veux qu’on sache que j’ai aimée, que je t’ai estimée, que j’ai baisé tes pieds, que j’ai eu le cœur plein de culte et d’adoration pour toi.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 11 Nov - 14:45

Bacchus, ta candidature a été acceptée Hihi
Te voilà maintenant Bisclavret Sem


à Blanche,
Quand nous ne serons plus que cendres tous les deux, quand cette révélation ne pourra plus briser le cœur de personne, je veux qu’on sache que j’ai aimée, que je t’ai estimée, que j’ai baisé tes pieds, que j’ai eu le cœur plein de culte et d’adoration pour toi.
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L. Dominique Archambault
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 10 Jan - 7:56

Ah que coucou ! Mua Love

Nom: Archambault
Prénom: Dominique
Age: 22 ans
Don: Sang-marin
Motivations: Bon déjà, vous savez combien je suis sous le charme de ce don. Dès que le forum a ouvert, c'est LE don qui m'a flasher directement dans les yeux ! J'adore l'idée que l'enfant soit à moitié sirène et j'aimerais beaucoup mettre une fixation sur l'eau, à Dominique. En fait, elle vivra relativement mal la chose, ce qu'il faut savoir c'est que sa mère n'a pas réellement compris la situation, étant moldu elle a crut qu'elle se tapait un roi du surf quoi. (Enfin, vous comprenez ! Mdr) De ce fait, Dominique n'était pas « sensé » être étrange en quoi que ce soit, évidemment, les premiers bains ont été assez éprouvant et de ce fait, je veux jouer avec la notion de haine / amour vis-à-vis de l'eau, pour elle. D'un côté, une partie d'elle aspire à s'immerger et à batifoler dans l'eau, elle s'y sent libre, elle s'y sent à sa place. Mais d'un autre côté, ses membres palmés et ses branchies sont une immense différence avec maman. Elle aura beaucoup de mal à « vivre » la situation, enfin, disons qu'à 22 ans elle commence à « accepter » ce qu'elle est, mais surtout avec l'aide de sa meilleure amie d'enfance. Pour elle c'est un don à dissimuler, elle n'en parle pas et elle ne nage normalement jamais en présence d'étranger. En fait, nager est un plaisir coupable à quelque part, puisqu'elle sait très bien que sa mère craint, même aujourd'hui, cette partie d'elle.

Et puis il y a sa meilleure amie, justement, qui a trouvé une utilité à la chose. Comme les filles feront du commerce et auront donc besoin d'ingrédient, ce qui pousse ou barbote dans l'eau s'attrape BEAUCOUP plus facilement avec l'aide de Dominique. De plus, Cass (la meilleure amie ahem !) ayant toujours sut que Dom adore nager, l'a encouragé cette année, à se joindre à l'équipe de natation. Aussi bien dire qu'elle a tendance à ne pas trainer autour de la piscine et de filer loin des autres, dès qu'elle s'enfonce dans l'eau. Bref, je crois que ça me permettrait de lui mettre un petit côté torturé qui n'a rien de bien méchant, elle se prend la tête pour une broutille et au courant de l'année, elle devrait s'en rendre compte. Du reste, ça me permet aussi de jouer avec le côté « je n'ai pas de papa, wtf mom ! » eeeeeeet aussi de lui ficher des malaises de fou dès qu'il y a trop d'eau autour d'elle. Niark
RP d'exemple:
Debout devant la piscine de l'académie, tu hésites, tu oscilles, ton coeur battant déjà trop fort. Tu y déposes une main, comme si tu craignais qu'il ne t'échappe, qu'il ne s'enfuie. Que ferais-tu sans coeur hein ? Rien de bien, ça c'est certain. Tu t'en veux presque d'avoir ce genre de réflexion niaise, alors que le temps t’est compté, pourtant ce n’est pas la fin du monde. Rien de grave ne va se produire, et ça le regard de Cass te l’assure, ça et son sourire en coin. Ce n’est rien, rien qu’une rencontre de club. Une de plus. Mais quand deviendront-elles « celles de trop » hein ? Tu crains le pire, les cris, les regards, l’humiliation et le rejet. Tu ne veux pas devenir la bête de foire, tu ne veux pas que des camarades te lancent des regards inquiets, comme ta mère. Alors tu retiens ton souffle, alors que pourtant, l’eau t’appelle. Sa surface hurle ton nom, l’eau se languis de toi et quelque part, tu sens une partie de ton être se tendre dans sa direction. Tu rêves de crever sa surface et de t’enfoncer dans ses entrailles, tu sens ton cœur pulser plus fort, comme s’il s’agissait là d’une prière. Il est temps et quand tu vois Cass se redresser, tu sais qu’elle a vu claire dans tes yeux sombres, insondable que dirait ta mère, mais ta mère ne te connait pas réellement. Pas suffisamment. Pas comme ton amie, qui déjà te salut et s’en va, tout naturellement. Il est temps de céder, temps de répondre à l’appel de cet autre monde qui est le tien. La tête blonde de ton amie n’a pas même le temps de disparaitre que déjà tu tords gracieusement ton corps, pour tenter l’eau, avant d’y plonger dans un plongeon exécuté dans les règles de l’art.

L’effet est automatique, ton corps ne te fait pas attendre et dès que l’eau s’enroule autour de toi, comme pour t’accueillir, comparable à des rubans de soie coulant sur ton corps, la précieuse et étrange membrane s’étire entre tes doigts. Tes mains te hissent plus loin, enfonçant doucement ton corps dans l’eau fraiche, alors que tes pieds battent doucement, faisant remuer les eaux claires de la piscine. Les sons sont dorénavant déformé et entrouvrant les lèvres, parce que l’air ne manque pas ici, pas pour toi, tu redresses enfin les yeux vers le haut. Là où l’autre monde attend, paisible, complice de ta différence. Tu n’as qu’une dizaine de minutes avant que le reste du club de natation ne te rejoigne, alors tu profites pleinement de ce précieux moment. Tu te fais sirène de ses eaux qui n’ont rien de naturelle, tu nages paisiblement, tu laisses l’eau te porter, modeler tes cheveux, court en ce début d’année. Tu laisses les quelques remous, que tu formes à force de te déplacer, te cajoler le ventre, te caresser les cuisses. Ici, il n’y a pas de honte à avoir, pas de mal à ce que tu profites de l’eau. Maman n’est pas là pour s’inquiéter, elle ne peut pas te dévisager avec ses grands yeux, aussi sombre et pénétrant que les tiens. Ici tu es libre de tout remord, de toute culpabilité, et pourtant, tout ça remue en toi, comme dans l’eau. Parce que tu n’es jamais réellement libre, parce que tu es différente, que tu le veuilles ou pas. Ton ventre se contracte à ce rappel et tu te laisses couler doucement, tout au fond, posant tes fesses contre la pierre. Tu effleures tes cheveux, comme pour y remettre de l’ordre, cherche de quoi te consoler, mais Cass n’est pas ici et ton géniteur n’a jamais réapparu. Puis une ombre se dessine, en haut, là où se cache le soleil et l’air, le monde terrestre. Le temps est écoulé.

Tu poses tes pieds au fond du bassin et d’une poussée ferme, tu te propulses vers le haut, mais pas pour t’échapper des entrailles liquides de la piscine. Ça non. Seulement pour faire acte de présence, pour que personne ne soupçonne rien. Tu n’as pas encore compris que ton secret n’en est plus réellement un, tu n’as pas conscience qu’il n’y a pas de honte à avoir et que ce qui te déchire tant, te forçant à rester à l’opposé même du président du club, qui pourtant te salut joyeusement, n’est déjà plus un problème en soit. En fait, ce qui te parait si terrible, n’est finalement rien de moins qu’un don, qu’une bénédiction. Ça, tu l’aurais sut si ton géniteur était revenu, si ta mère avait su ou encore, si tu avais eu une amie ayant ce genre de don. Mais jusqu’ici, tu es seule. Tu es unique. Si seulement Cass était là, avec toi, ce serait plus facile, sauf que tu ne peux pas compter sur elle éternellement. Tu es l’ainée de votre duo après tout et de ce fait, tu t’enfonces un peu de courage dans le ventre, en même temps qu’une bouffée d’air, pour t’extirper rapidement de l’eau. Tu te sèches en vitesse, ta différence s’éclipsant aussitôt, pour te laisser rejoindre le reste des membres du club avec un sourire tremblant aux lèvres. Oh, on te gronde encore de ne pas avoir attaché tes cheveux, mais ils ne comprennent pas que si tu n’as pas les cheveux libérés, ils verront les branchies dès que vous retournerez sous l’eau. Ils ne savent pas combien c’est difficile pour toi et tu fais mine de t’étirer avec le reste du groupe, l’anxiété revenant de plus belle. En fait, tu songes même à t’offrir l’un de tes propres charmes de canditon, mais tu pourrais surement te noyer, même avec des branchies. Oui bon, pourvu que vous retourniez rapidement dans l’eau et que tu puisses garder tes distances, surtout de Basile, qui a la fâcheuse tendance à t’approcher, comme si tu avais envie de lui parler ici. Ou ailleurs tien ! Idiot de noble ! Déjà tu redresses le bout du nez en lui tournant le dos, croisant son sourire, de quoi te faire rosir les joues. Idiot de noble bien foutu. Pfeu. L’année prochaine, c’est décidé, tu ne reviens pas en natation, plutôt crever !

VOILÀ et merci d'avance mes amours ! <3


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C. Arthus Boisjoli
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 10 Jan - 12:01

Coucou Squiz . Ta demande a été transmise Heart


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C. Arthus Boisjoli
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 10 Jan - 15:12

Ma chère Dominique Aw , j'ai l'immense plaisir de t'annoncer que ta particularité a été acceptée Love ! Te voici donc Sang-marin Perv


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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 10 Jan - 15:47

Merciiiiiiiiii Arthusthus ! Chou Heart Squiz




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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 1 Fév - 13:17

Nom: de Villeneuve
Prénom: Faustine
Age: 19 ans
Don: Filleule de fées
Motivations: Alors, comment dire qu'en parcourant la liste des dons j'ai complètement craqué pour celui-ci ? J'avais déjà Faustine bien ancrée en tête, et quand en plus j'ai vu que ce don était réservé aux familles plus aisées, je me suis dis que je devais me lancer, que le rôle était fait pour elle ! Chou J'ai un peu tardé à venir en faire la demande parce que de 1) Je pensais qu'il fallait la faire après la validation (parce que je sais pas lire Mdr) et de 2) Il fallait que je trouve un don qui puisse vraiment interférer avec ma façon de jouer Faust ! Donc voilà, j'ai eu l'idée de rajouter un micro-drame à la vie des 2V en lançant une malédiction sur la petite Faustine déjà bien trop gâtée par Dame Nature Hihi
Cette malédiction, donnée par sa marraine la fée, s’appelle la contrainte d’obéissance; ainsi, Faustine sera obligée d’obéir aux ordres qu’on lui donnera, qu’elle le veuille ou non. Ce « don » pourrait donc expliquer son assiduité en cours et ses bonnes manières, contrastant totalement avec sa façon de penser et son envie de briser les règles. Il pourra aussi la mettre dans des situations un peu étrange si, par exemple, Charlotte lui demande de beurrer ses tartines… Yeah J’avais pensé que sa marraine la fée aurait pu avoir une dent contre Léon et sa manière d’éduquer ses enfants; le fait qu’il ne leur apprenne pas à se comporter comme de vrais nobles respectables et qu’ils les laissent s’entrainer dans la débauche des festivités. Hihi
Ce don ne serait bien évidemment pas connu de tous, et seuls quelques privilégiés pourraient avoir eu vent de la contrainte à laquelle la cadette de Villeneuve serait soumise; libre à eux de vouloir en jouer ou de simplement vouloir l’en protéger. Mih

RP d'exemple: Tu n’en peux plus, ton père n’aurait jamais du se confier à cette harpie aux griffes tranchantes. Tu nettoies et tu lustres, du sol au plafond, tout le château depuis l’aube; depuis que ta coupe de champagne s’est écrasée sur le sol, éclaboussant au passage les jupons d’Hedwige. Cette femme t’exaspère, et tu l’aurais bien volontiers sacrifiée au bon plaisir de Mestra, qui se serait fait une joie de la décortiquer lentement et douloureusement. Tes nerfs étaient à vif, ta patience inexistante, et ta rage frôlait l’envie de meurtre. Tu étais agenouillée dans ta robe fuseau et franchement, on aurait pu faire mieux niveau confort. Tes mains plongeaient sans cesse dans le seau de bois miteux que ta si charmante belle-mère avait si gentiment sortit du placard; se froissant au contact répété de l’eau poisseuse qui devait sans doute y stagner depuis quelques semaines déjà.

«  Allez, frotte plus fort, mes chaussures accrochent encore au sol. Tu n’oublieras pas d’aller préparer le petit-déjeuner avant que ton père ne se lève; et surtout, pas un mot ! » Tes yeux semblaient s’obscurcir à mesure que les mots s’échappaient de sa bouche si joliment dessinée. Tu te savais contrainte d’obéir à n’importe lequel de ses ordres; que tu le veuilles ou non, tu étais à la merci d’une femme qui n’était même pas ton professeur, et encore moins ta mère. Tu aurais sans doute pu obéir sans regret à la mère d’Yvon, qui était plus douce et plus aimable qu’Hedwige; elle qui t’avait servie de mère d’adoption, à toi Faustine, qui n’avait pas eu la chance de connaître réellement ta propre mère, cette femme à la crinière de feu que tu n’avais eu l’occasion d’apercevoir qu’en photo; son sourire s’adressant à toi, tu en étais persuadée.

Tu t’interrogeais souvent sur les réelles motivations de cette femme, cette vipère qui s’accrochait sans répit au bras de ton père; était-ce par cupidité ? Tu ne savais pas réellement, mais tu étais déjà sûre qu’il ne s’agissait pas là d’amour. Ton père, si aveuglé par la beauté de cette femme aux mœurs répugnantes, ne s’était même jamais aperçu des œillades dégoutantes qu’elle lançait à ton frère cadet. Oh, tu aurais bien tenté de lui ouvrir les yeux, oui, sans nul doute; mais à quoi bon briser les liens qui l’unissent à son enfant ? Basile ne t’aurait jamais pardonné, lui qui ne semble se soucier que du bonheur d’Yvon, sans se préoccuper des répercussions de ses actes. Alors tu avais beau bouillir intérieurement, tes lèvres restaient closes; tu te contentais de haïr cette succube en silence, tu obéissais contre ton gré à ses ordres exagérés et délibérément énoncés pour te nuire, pour t’ennuyer, pour t’énerver. Tu étais sûre que sa seule motivation était de faire exploser ta rage, que tu finisses par t’attaquer à elle autrement que verbalement, et que tu finisses par être reniée par ton père; ce crétin pas fichu de se rendre compte de la vénalité des femmes qui l’entourent. Parce qu’évidemment, elle sait que tu n’aurais pas hésité une seule seconde à l’empoisonner, à remplir ses veines d’une mort lente et douloureuse, si seulement elle n’avait eu aucun lien avec les hommes de ta famille. Tu étais coincée, forcée de cohabiter avec une femme horrible, dont la beauté resplendissante contrastait avec son sadisme; réservé aux femmes exclusivement. Et tu frottais, tu astiquais, souillant tes si jolies mains dans une eau croupie, sous le regard satisfait de cette mégère qui ne perdait rien pour attendre.

«  Ça suffit ! File dans la cuisine, les garçons ne vont pas tarder à se lever. »
Tu te levais d’un bond, emportée par tes jambes qui semblaient vouloir obéir à tout prix à n’importe quel ordre, s’attendant sans doute à une récompense à la clé. Telle une Cendrillon, tu t’affairais dans les cuisines; les yeux ronds des domestiques se posèrent sur tes joues rougissantes de rage. Installée devant les fourneaux, tu n’avais aucune idée de comment cuisiner, et ton corps semblait vouloir mener la danse. Elle voulait que tu cuisines ? Oh, tu allais cuisiner; pour la première fois de ta vie. Implorant l’aide de tes si douces servantes, avec qui tu avais l’habitude de bavarder, loin des festivités. Tu préparais avec amour les repas des trois hommes de ta vie; assortiment de fruits, en jus ou sous leur forme originelle; morceaux de pain chauds, tout juste sortis du four, diverses confitures et autres plaquettes de beurre… tout était réunis pour cajoler leur estomac de douceurs matinales. Tu hésitais à en faire de même pour Hedwige, histoire qu’elle finisse par te lâcher un peu la grappe, et ton regard se posa sur ta bague de poison. Heureusement pour elle, tu avais remplacé le cyanure qui y logeait par l’essence de Mestra, qui prenait son rôle de poison très à cœur, tu te devais de l’admettre. Au lieu donc d'empoisonner la femme que tu refusais d'appeler « belle-mère », au risque que ton père ne te déshérite, et que tes frères ne daignent plus te reconnaitre comme étant leur sœur, tu te contentais de rater volontairement son petit-déjeuner. Après tout, Madame pète-sec t'avait juste ordonné de préparer leur collation, elle ne t'avait pas dit de devenir un chef étoilé... coquille d’œuf nageant dans son omelette, fruit mous et autres pains rassis, tu prenais un malin plaisir à gâcher le premier repas de ta tortionnaire. Certaines domestiques semblaient même se réjouir du spectacle, pensant bien certainement te dénoncer dans le cas où elles seraient accusées par ton père d'horrible chenapans; cela-dit, cette supposition ne te dérangeait guère, tu espérais même que cette accusation permette d'ouvrir les yeux de ton père, qui n'admettrait aucunement que sa fille ne se salisse les mains dans les cuisines du château.

Accoudée à la gigantesque table qui trônait dans la majestueuse salle à manger familiale, tu attendais que les domestiques finissent d'apporter les plats, leur recommandant une fois de plus, discrètement, de poser les mauvais plats à la place d'Hedwige. Ton comportement était immature et très vindicatif, certes, mais tu avais toujours agis de la sorte, et ce n'était pas une pimbêche qui allait te faire changer quoi que ce soit. Elle aurait beau te faire nettoyer le château tous les jours jusqu'à ce que tes mains soient réduites en lambeaux, tu continuerais encore et encore à te jouer d'elle, à te venger par n'importe quel moyen de ses agissements injustes. Perdue dans tes pensées, réfléchissant aux autres solutions que tu aurais pu mettre en place ce matin pour pourrir la journée de ta meilleure ennemie, tu fus surprise par le résonnement d'une voix masculine; Basile. « Qu'est-ce que tu fais là si tôt, Faust ? Tu t'es couchée au moins ? Me dis pas que t'as réussi à passer la nuit avec la fille d'hier, elle était la prochaine sur la liste d'Yvon ! » Souriant à celui qui partageait la moitié de ton sang, tu expliquas que non, tu n'avais pas tenté de charmer la proie de votre frère adoré, et tu lançais des gros yeux accusateurs vers l'assiette garnie d'immondices. D'un froncement de sourcils affichant son incompréhension, Basile finit par comprendre qu'il valait mieux pour lui qu'il marche dans ton plan, en la fermant, tout simplement; car il avait beau tenir le rôle de grand frère responsable, il n'en était pas moins offusqué que quelqu'un puisse abuser de la malédiction qui gâchait ta vie depuis maintenant dix-neuf longues années.
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R. Colette Belgarde
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 1 Fév - 13:59

Je transmets, ma toute belle Brille


We're in heaven
Baby, you're all that I want, when you're lying here in my arms, I'm finding it hard to believe we're in heaven. And love is all that I need and I found it there in your heart. It isn't too hard to see we're in heaven.

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 1 Fév - 19:24

Nom: Barreau
Prénom: Alban Ambroise
Age: 20 ans
Don: Télékinésie
Motivations: Bah parce que c'est trop cool !!!1!1!1!!!1 !!
Non tout d'abord je ne compte pas la donner telle quelle à mon personnage, j'imagine que c'était convenu, c'est décrit comme un don difficile à maîtriser, et ça me va très bien, parce que mon personnage est encore jeune (même s'il a l'air vieux mais ça on y reviendra dans sa fiche). Et justement c'est ça qui me motive à motiver mon personnage à s'entraîner afin d'obtenir ce don : on lui a toujours tout apporté sur un plateau, et quand il devait « se battre pour obtenir ce dont il avait envie », c'était quand même pas si difficile que ça. Ainsi, qu'est-ce qu'on obtient quand on habitue un gamin à toujours lui donner ce qu'il veut ? Exactement, un gamin capricieux et têtu à qui tout devrait être dû. Bon, je force le trait mais c'est un peu ça, il déteste qu'on lui résiste. Du coup quelle meilleure résistance qu'une migraine et une cuillère qui refuse de se plier toute seule ? La seule réponse qui devrait venir c'est le côté têtu d'Ambroise qui a décidé qu'il serait télékinésiste  peut-être par simple esprit de contradiction, par défi malsain. Ça et pour énerver son cracmol de frère et lui prouver que lui aussi peut se débrouiller seul, sans papa et maman. C'est un élément qui pourrait avoir de l'importance dans le développement de ce personnage qui  n'a pas rencontré assez d'épreuves dans sa vie.

RP d'exemple:
Assis à son bureau, Ambroise regardait ce maudit stylo. Cet affreux stylo, un stylo à bille tout à fait banal, médiocre, qu'avait ramené à la maison Romain son imbécile de frère. Il n'avait rien de mieux à faire que de laisser traîner ses affaires de moldu dans tout l'appartement, visiblement, parce que sans que quiconque puisse vraiment savoir comment, son stylo s'était retrouvé sur le bureau d'Ambroise. Et il osait affirmer que c'était Ambroise qui laissait un bazar monstre en abandonnant ses livres et son matériel dans le salon. Ce n'était pas de la faute du jeune sorcier si le cracmol était le seul du foyer qui ne s'en servirait jamais. C'était encore à cause de cela qu'ils venaient de se disputer une énième  fois, finissant chacun par claquer les portes de leurs chambres afin de s'y enfermer.

Alors, pour se venger, Ambroise avait décidé de s'en prendre au stylo. Il lui montrerait de quel bois il se chauffait, s'en servant afin de s'entraîner à la télékinésie. En effet, il manquait d'instruments sur lesquels s'entraîner, il refusait de tordre l'argenterie de ses parents et n'avait pas envie de casser chaque petit objet qui passait à sa portée. Ce stylo était une aubaine quelque part, puisqu'il permettrait de faire d'une pierre deux coups, parce qu'à son niveau encore bas, Ambroise avait toujours du mal à faire quoi que ce soit d'autre à ses cibles que les casser en deux, un peu comme lorsqu'il tordait une cuillère, il manquait toujours de précision dans son contrôle.
Pourtant, les cuillères avaient un avantage, déjà elles étaient faciles à tordre, mais en plus leur forme était tout à fait particulière, presque en parabole, ce qui facilitait la prise pour cible de l'extrémité de l’ustensile par l'utilisateur du don.

Le stylo, la cible du moment, était posé sur le sous-main en cuir noir du bureau en bois d'Ambroise. Le meuble était assez ancien dans son style travaillé, sa forme robuste et ses deux rangées de tiroirs, mais reluisait encore de son verni récent qui jamais n'avait terni. Le bureau à lui tout seul renvoyait assez bien une image de la chambre entière ; ancienne, visiblement sortie d'un autre temps, mais comme neuve. Grande, éclairée par une haute fenêtre bordée de deux rideaux rouges et épais, le mur en face du  grand lit chic était entièrement caché par une grande bibliothèque pleine à craquer mais dont la majorité des livres n'avaient jamais été ouvert par l'habitant de cette chambre.
Le reste de la pièce et des murs étaient occupés par des tableaux, quelques fauteuils dispersés ou poussés contre les murs, voire un buffet qui semblait assorti au bureau et sur lequel se trouvaient quelques bibelots qui prenaient la poussière.

Tout semblait immobile dans cette pièce, même Ambroise, plus concentré que jamais sur le stylo de son frère. Les yeux rivés sur l'objet, une main pour se tenir le front et l'autre posée sur sa cuisse, il faisait de son mieux, mais ce n'était certainement pas assez. Même pas un mouvement, pas une vibration, absolument rien qui ne puisse attester d'un réel progrès.
Ce n'était pas une raison pour se laisser aller à la frustration. « Rome ne s'est pas faite en un jour » comme disait sa grand-mère. Ambroise savait pertinemment ce à quoi il s'était engagé lorsqu'il avait décidé de maîtriser la télékinésie.

Alors il recommença, il se concentra de nouveau du mieux qu'il put. Cette fois, il ne put retenir un discret et très bref éclat de rire en se mettant à imaginer ce de quoi il pouvait bien avoir l'air, tout crispé sur son fauteuil à fixer un pauvre stylo à bille comme si sa vie en dépendait. Mais sa vie en dépendait, oui messieurs, il avait besoin de montrer à son frère qu'il était meilleur que lui, qu'il devait arrêter de laisser ses affaires traîner partout, et par dessus tout Ambroise devait se venger de toutes les crasses qu'avait bien pu lui faire cet imbécile tout au long de son adolescence. Comme c'était beau l'amour fraternel. Mais en attendant sa vengeance n'avançait toujours pas, et ça allait faire bien cinq longues minutes qu'il essayait.

Tentant encore une fois, le stylo bougea enfin, tournant dans le sens des aiguilles d'une montre sur quelques centimètres, et au même instant le crâne d'Ambroise lui sembla prendre feu. Ça lui arrivait de temps en temps, c'était la migraine liée à l'entraînement, l'exercice qui rentrait peu à peu. Pourtant, il avait beau se dire ça, c'était toujours aussi insupportable. Il n'aurait alors plus rien d'autre à faire que de s'allonger dans le noir pendant quelques heures, le temps que ça passe, et surtout ne pas continuer l'entraînement, c'était un coup à ce que son crâne finisse par exploser, ou que sa migraine lui file une douleur semblable.
« Hmm, fait chier » grommela-t-il, se massant les tempes sans grand espoir.

Romain avait gagné cette bataille mais pas la guerre. Son stylo avait survécu à cette séance de torture télékinésique mais il n'attendait rien pour attendre. Dans sa frustration face à cette insolence éhontée, Ambroise finit par saisir le stylo et le casser en deux de ses mains. Après tout ce n'était qu'un stylo bic, c'était pas si solide que ça.

Une fois sa vengeance obtenue, le sorcier en herbe ne sut vraiment que faire. Il tenait dans les mains deux quasi-moitiés de stylo tandis que sur son bureau s'étaient retrouvés étalés une multitude de petits éclats de verre qu'il n'avait plus qu'à ramasser pour mettre à la poubelle.
Quelle idée il avait eu, franchement... S'il avait persévéré avec la télékinésie, peut-être qu'il aurait pu obtenir une section nette du stylo-cible, mais là c'était raté.
Jetant alors les deux moitiés dans sa corbeille, Ambroise se leva et ferma d'un coup ses rideaux afin de se plonger dans le noir le plus vite possible. Finalement il se coucha, laissant son bureau jonché de petits débris de verre qui serviraient pour son prochain entraînement.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 1 Fév - 20:32

Hello les bichons Mua vous êtes surchargés par la demande là Mdr

Nom: Quivonna
Prénom: Inaya
Age: 24 ans
Don: Devin
Motivations: J’ai toujours adoré ce don, sérieusement c’est badass de voir le passé/futur et c’est quand même hyper cool à exploiter en rp  :wha: . Et aussi parce que c’est une grosse torture pour les personnages  Mdr  et que j’adore pas leur rendre la vie facile. C’est ce qui structure totalement Inaya, ce qui fait d’elle une grosse enflure qui se protège et vit totalement dans le mensonge. C’est un immense fardeau pour une enfant de vivre avec le poids de connaître une partie du destin des autres et explique –en grande partie- son comportement et ses interactions avec les autres aujourd’hui. Si d’autres essayeraient d’en faire un usage positif, j’imagine plutôt Inaya en Cassandre moderne qui à force de faire des prédictions que personne n’écouteraient aurait décidé de tout simplement raconter n’importe quoi et de ne jamais avertir personne si jamais elle voit que quelque chose de grave se profile #TEAMANTIHERO. Je l’ai totalement bâti autour de ce don en fait puis je meurs d’envie de faire une battle avec Odile  Mdr

RP d'exemple:

Doigts tâchés d’encre. Nez plongé dans un livre. Douce caresse d’une plume qui passe rêveusement sur le bord d’une mâchoire sombre. La bibliothèque est plongée dans un silence apaisant, la nuit opaque obscurcissant les fenêtres et l’auréole de la lune éclairant mystérieusement l’extérieur de l’Académie. Il ne reste que peu d’élèves absorbés par des révisions tardives. Et Inaya, à demi dissimulée dans l’ombre d’un recoin de la pièce, un parchemin couvert de runes étranges étalé devant elle. Elle semble songeuse Ina, statue d’ébène qui se dissimule dans l’obscurité, le bout de sa plume blafarde se promenant distraitement sur sa peau. Peut-être attend-elle quelqu’un, quelque chose. Un bruit, un visage, une voix? Ou sans doute est-ce son état naturel, cet étrange silence et ses yeux brillant d’une force rare qui semblent en savoir plus que nous sur ce monde, ses secrets les plus profondément enfouis et les destinés malheureuses qu’il abrite. Elle a l’air d’avoir cent ans, singulière petite chose, avec ce drôle d’air, cette étincelle malicieuse aux tréfonds de ses prunelles et son front plissé dans la concentration alors que son corps frêle trahi sa jeunesse véritable. On dirait un de ces vieux esprits maléfiques des anciens contes qui attendent la nuit tombée pour profiter de la naïveté, de la vulnérabilité des êtres humains.

Le son métallique de pièces contre la table semble la ramener sur Terre et un sourire fait craqueler ses lèvres restées closes trop longtemps. Elle rejette sa plume sur la table, balafrant son parchemin d’une dizaine de petites gouttelettes d’un bleu sombre avant de sortir de l’ombre, avançant son buste vers la lumière orangée qui éclaire son espace de travail. On dirait un monstre qui sort d’un placard Inaya, comme si un morceau de noirceur c’était arraché à la nuit et prenait vie. Ses mains avides courent telles deux araignées cupides le long du bois en direction des écus qu’elle ramène contre elle, les faisant glisser entre ses longs doigts, les comptant précieusement, s’enivrant de leur éclat argenté, du fracas qu’ils produisent en s’entrechoquant. Bien. La petite a compris que rien n’était gratuit cette fois-ci. Les yeux charbons de la martiniquaise glissent sur sa cadette, amusés, railleurs, fixant ses iris turquoises qui semblent papillonner de peur, sa bouche rosée trop pleine tremblotant pathétiquement et ses joues rondes de bébé rehaussant encore l’impression de pureté et de naïveté qui se dégage de la poupée de porcelaine qui lui fait face. Que peut donc valoir la peine de venir affronter le grand méchant loup, de réveiller l’affreux dragon qui dormait paisiblement? Quelle question existentielle, quels désirs, quel problème veut elle voir résolu par la concertation de son avenir? Dans un raffut de tintement de bracelets, de perles, de chaînes, Ina désigne d’un grand geste la chaise lui faisant face et observe Candeline y prendre place précautionneusement.

« Je… Il y a la somme cette fois-ci? »

Silencieuse Inaya qui incline la tête pour approuver d’un sourire. La brune qui lui fait face semble tenter de prendre son courage à deux mains et dégluti avec difficulté.

« Je voulais savoir… Je voulais savoir si je… Un jour… Je trouverais l’amour et me marierait…? »

Un rire étrange et rauque s’échappe de la bouche du devin. Sa tête tombe vers l’arrière et ses yeux se ferment, hilares tandis que ses tresses tressautent entre ses omoplates. Bien sûr, quels problèmes auraient bien pût avoir une fille dans son genre, quel autre rêve aurait pût cacher ses préoccupations enfantines? Elle les méprise Inaya. Tous ces gens qui viennent la voir en quête de vérité sur leur destin, qui exige qu’il leur soit révélé. Elle méprise leurs rêves idiots, leurs angoisses stupides qui ressurgissent sur elle. Elle déteste leurs regards emplis d’espoir et de crainte mêlés. Elle déteste leur façon de croire que leur vie est inscrite dans le marbre, que le futur est ce qu’il est et qu’il faut l’accepter tel quel, leur permettant de justifier leurs échecs, leur faiblesse. C’est ce qu’ils sont, une belle bande pantins manipulés par le destin qu’elle leur écrit. Retrouvant son sérieux, la martiniquaise tend une main surchargée de bagues comme une invitation à Candeline. D’aussi loin qu’elle se souvienne, le contact direct a toujours été sa façon privilégiée de procéder. Elle ne ressent rien face à des objets ou des lieux, jamais. Mais un effleurement peut toujours déclencher un flash violent, une absence momentanée. Elle laisse les boules de cristal ou les cartes à d’autres. Elle lit dans les lignes de mains, dans les souvenirs qui laissent des sillons dans la peau des gens et qui s’impriment durablement en eux. Elle palpe, caresse, explore pour trouver le souvenir ou la prophétie qui frémira et s’échappera en dehors des corps et alors, elle s’en saisira, le décryptera et le déformera pour se moquer de ces simples d’esprits qui l’importunent avec leurs questions futiles.

Candeline fini par placer sa main dans celle d’Inaya qui la caresse quelques instants, les yeux clos. C’est là, tout près, ça picote, ça démange. C’est une décharge les longs de ses membres, de l’électricité dans ses os, un shoot d’adrénaline droit dans son sang qui fait révulser ses orbites et marmonner des mots sans queues ni têtes dans un râle. C’est sombre, c’est flou, ça défile rapidement. C’est plein de gens, de sons, de cris, de rires, de pleurs. Elle attrape au passage quelques images qui ne semble rien vouloir dire. Elle voit la tristesse dans les yeux d’une vieille Candeline. Elle voit l’ombre de la déception qui plane sur sa vie. Le prince charmant n’existe pas, bien sûr. Elle voit les chemins qui peuvent tous encore être parcourus, Inaya, elle voit difficilement les différents choix que la jeune fille pourraient faire mais qui ne le sont pas encore. Ça lui donne le tournis, ça la désoriente, c’est comme essayer de regarder une chaîne cryptée, c’est de la neige sur un écran, c’est comme vouloir passer un coup de téléphone sous l’eau. Et elle retire sa main Inaya, à bout de souffle, l’estomac brûlant comme si elle allait vomir. Elle voit toujours trouble, encore un peu prisonnière du futur, pas complètement revenue au présent. Elle ne trouvera pas le bonheur dans l’amour cette petite. Enfin, certainement pas. Ses choix, ceux des gens qui croiseront sa vie, tout cela peut faire varier cette prédiction. Mais peu importe. Ces gens ne sont pas là pour entendre la vérité. Ils veulent du rêve facile à l’emploi, ils veulent des mensonges qui permettent d’appréhender l’avenir avec sérénité. Elle retrouve son calme Ina et ouvre pour la première fois la bouche.

« Et bien petite, j’ai vu des choses. Et j’ai vu l’avenir. J’ai vu un homme, un étranger, avec un drôle d’accent. J’ai vu un ventre arrondi portant la vie. J’ai vu cela et tant d’autres choses petite… »

D’un geste de la main, elle interrompt la Fons qui voudrait savoir plus, encore, toujours. Ils ne se satisfont jamais de ce qu’elle leur dévoile. Ils voudraient tuer le suspense, savoir si le héros meurt ou pas à la fin. Mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.

« J’ai assez dit aujourd’hui. J’ai assez fait. Maintenant part. »

Elle n’entendrait pas les protestations s’il y en avait. Elle se replie dans son ombre, méditant l’avenir, le passé et maudissant tous ces imbéciles.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 1 Fév - 20:41

Je transmets vos deux demandes Chou



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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mar 2 Fév - 16:54

Faustine, Ambroise et Inaya, j'ai le plaisir de valider vos trois demandes Chou Han Squiz

Pour les de Villeneuve, Faustine, fais attention à ne pas trop diaboliser Hedwige. Je pense qu'elle  peut être vieux jeu et mal s'y prendre avec le don de sa belle-fille, quitte à en avoir peur, mais il s'agit tout de même d'une de Châtelet pure et puritaine à la base. Je pense qu'elle est très loin de manipuler le père et que c'est plutôt ce dernier qui, par son nom, s'autorise à prendre femme plus jeune comme un vieux papy pervers Sem


à Blanche,
Quand nous ne serons plus que cendres tous les deux, quand cette révélation ne pourra plus briser le cœur de personne, je veux qu’on sache que j’ai aimée, que je t’ai estimée, que j’ai baisé tes pieds, que j’ai eu le cœur plein de culte et d’adoration pour toi.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 21 Fév - 4:58

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Motivations: Parce que c'est le don qui a l'air trop bien mais que tu peux faire pareil avec ta baguette alors pourquoi s'embêter à avoir une migraine en plus ?
Blague à part, je voulais une particularité qui la conforterait dans son comportement distant avec les autres, mais pas parce qu'elle en a honte, mais simplement parce que les gens bruyants c'est énervant quand on a une migraine. Elle aurait pu avoir une très faible manifestation étant petite (des bribes simplement, comme un bol de céréales qui tombent mais qui se suspends dans les airs un quart de seconde) et à partir de là elle a décidé d'apprendre à le maîtriser complètement car elle avait envie de faire usage de tout ça vu qu'elle y était sensible.

RP d'exemple:  Tic. Tac. Tic. Tac. C'était le seul bruit qu'on pouvait entendre dans la pièce. Cette horloge murale qui ne faisait au final que ce pourquoi elle avait été conçue devenait agaçante pour la blonde. Cette dernière était à la bibliothèque, véritable havre de paix et sanctuaire du silence et elle essayait de se concentrer. Pour lire ? Elle aurait bien aimé, mais elle ne pouvait pas. Un jeune homme l'avait bousculé, une carrure peu imposante, mais elle aurait juré que c'était un joueur de polo ailé. Le choc était pas énorme, mais assez brutal pour qu'elle se soit retrouvée frappée contre une des étagères ce qui causa la chute de plusieurs ouvrages de cette dernière. Le jeune homme en riait et se confondait en excuses et elle lui demanda simplement de se taire. Le bruit de l'horloge, le rire beaucoup trop fort de l'autre garçon et le choc contre l'étagère sont la raison pour laquelle elle a tant de mal à se concentrer. Ce qu'elle aurait fait en quelques minutes sans soucis devra prendre plus de temps et d'énergie. Voyant qu'elle ne fait rien, le pauvre garçon décida de prendre l'initiative de commencer à les ramasser en râlant alors qu'elle remontait ses lunettes sur son nez.

Puis, les livres commençaient tous à s'élever dans les airs, les uns après les autres, les paumes des mains de la jeune femme vers le sol et l'étendue des œuvres littéraires. Puis, doucement, elle les remit en ordre sur l'étagère, un à un, les uns à côtés des autres. Fait étonnant, à chaque fois qu'elle faisait usage de son pouvoir, ses mèches blondes se mettaient aussi à flotter légèrement. Peut-être était-ce des pertes d'énergies qui s'échappaient par le cuir chevelu jusqu'au bout de ses mèches et même si ça lui donnait un air plutôt classe, cela l'embêtait beaucoup car cela signifierait qu'elle peut s'améliorer et éviter d'être moins fatiguée après l'effort. Une fois que cela est fait, elle remonte une autre fois ses lunettes sur son nez alors que l'autre élève était resté ébahi alors que les livres se rangeait d'eux-mêmes. Il avait enfin fini par se taire, même si ce n'était que quelques instants, car il la rouvrit aussitôt pour flatter et complimenter Lena. La migraine commençant à lui attaquer la tête, elle préféra rapidement écourter la discussion en allant se réfugier dans les toilettes des femmes là où il ne la suivrait pas.

Elle attendit quelques minutes que ça se calme pour ressortir des toilettes et heureusement, l'élève n'avait pas attendu qu'elle en sorte. Elle aurait été extrêmement gênée et aurait trouvé ça aussi très flippant. La douleur était encore un peu présente, mais elle avait finit par s'y habituer. Elle ne supportait cependant toujours pas les gens trop bruyants, encore moins lorsqu'elle était dans cet état et cherchait à tout prix d'éviter les lieux de l'académie où le plus d'élèves étaient concentrés. C'était d'ailleurs, le seul moment où elle pouvait sortir de ses gonds et les garçons s'amusaient souvent à dire qu'elle avait ses ragnagnas. En plus ne pas être très marrant, c'était extrêmement déplacé d'ailleurs. Surtout qu'elle n'avait jamais cherché à cacher ce don, cependant, elle n'était pas non plus du genre à le crier sur tous les toits. Simplement, si on ne lui pose pas la question, elle ne voit pas l'intérêt de dire à quelqu'un qu'elle est capable de telles prouesses. Malheureusement, le trajet jusqu'à sa chambre ne se fît pas sans encombres et elle croisa une de ses camarades qui avaient besoin de son aide. Elle ne l'appréciait pas forcément, mais elle était venue le lui demander alors elle allait lui filer un coup de main malgré tout. C'était désagréable et c'était difficile de réfléchir, mais elle se donna quand même du mal pour correctement l'aider. Enfin... jusqu'au moment où elle s'échappa en plein milieu pour aller se laisser tomber sur la première surface plane plus ou moins confortable et faire une sieste.

La sieste était néanmoins agréable, son mal de tête fût chassé même si le froncement de ses sourcils était toujours présents avec une petite moue adorable sur le bord des lèvres. C'est une douce mélodie de violoncelle qui la tira de sa torpeur, pas vraiment vexée et même assez agréable surprise d'être réveillée en douceur que brutalement. Cependant, elle n'avait pas souvenir d'avoir invoqué son Djinn, en effet, il arrivait parfois qu'elle parle dans son sommeil -enfin, c'était assez fréquent en réalité- et il semblerait qu'elle ait prononcé la formule d'invocation de son Djinn.

« Bonjour Opus... » lança-t-elle en se redressant doucement et en ajustant à nouveau ses lunettes d'un geste précis du majeur et de l'index au niveau de la monture posée sur l'arrête de son nez. « Je vous ai invoqué depuis longtemps ? » ajouta-t-elle. C'était aussi une manière détournée de lui demander si elle dormait depuis longtemps, bien que la donnée soit incomplète. L'archet s'agita et émit un son assez grave. Avec l'habitude, elle savait plus ou moins ce qu'il voulait dire et transmettre et il semblerait que ça allait pour lui. Elle remit un peu d'ordre dans ses longs cheveux blonds et regarda un peu autour d'elle.

Elle étira doucement ses bras avant de se lever et de commencer à marcher alors que le Djinn se mît à léviter à ses côtés pour se déplacer. « Nous allons trouver un autre lieu, je ne veux pas vous avoir fait vous déplacer pour rien... » Elle dissimula un bâillement derrière ses doigts fins alors que le Djinn commençait un air joyeux.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 21 Fév - 10:50

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 24 Fév - 23:07

...


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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 24 Fév - 23:27

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 2 Mar - 13:00

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Jeu 7 Avr - 12:02

J'espère que j'ai bien tout compris, sinon n'hésitez pas à me le dire  Moh

Nom: Delfino
Prénom: Garrus
Age: 42 ans
Don: Ganipot (et non pas Granipote comme je m’acharnais à le croire, confondant avec le nom d’un Pokémon Curly )
Motivations: tout d’abord, je trouve que ce don est particulièrement bien adapté à un professeur de zoologique magique. En squattant le corps d’animaux, Garrus peut mieux les comprendre, mieux les analyser, mieux vivre sa passion. Ca peut aussi accentuer son côté gros ours mal léché et asocial : comme ça, quand il en a marre des gens, il utilise un sortilège et tadaaa, il peut partir faire sa vie dans la peau d'un chat, d'un oiseau ou même d'un rat (il s'en fout que l'animal soit petit et moche) (et puis d'abord les rats, c'est trop mignon  Lala ).

Par ailleurs, je le vois bien utiliser ce don pour grappiller des informations sur les élèves et sur ses collègues. En effet, il a un peu de mal à comprendre les autres (surtout leurs sentiments), et pouvoir les espionner sous la forme d’un innocent oiseau qui passait par-là peut lui être particulièrement utile pour ENFIN découvrir pourquoi ils sont si heureux ou si tristes, etc. (Bon, pas sûr qu'il sache respecter la notion d'intimité  Mdr )

Et puis ça expliquerait pourquoi il s'en fout de sentir mauvais : il est habitué à être enveloppé de toutes sortes d'effluves plus ou moins puissantes quand il prend possession du corps d'un animal à l'odorat surdéveloppé, du coup il ne fait même plus attention à sa propre odeur corporelle Mdr

Bon, plus sérieusement, ça expliquerait pourquoi il est parfois un peu négligé et qu'il est si méprisant envers les nobles : les animaux, eux, ils s'en foutent d'être couverts d'or ou de boue, tant qu'ils sont heureux. Voilà voilà.

RP d'exemple:

BAM !
Le poing de Garrus s’écrasa contre un tronc d’arbre.
BAM BAM !
L’autre poing le rejoignit, heurtant avec fracas l’écorce gorgée de rosée et de sève.
L’avantage, avec les orangers, c’était qu’ils ne risquaient pas de se plaindre. Le traitement que leur infligeait consciencieusement le professeur de Zoologie magique les indifférait totalement. Il avait envie d’écrabouiller ses phalanges contre leur fier corps de bois ? Grand bien lui fasse ! Ce n’était pas eux qui allaient pleurnicher ou le dénoncer.

Les accès de rage se faisaient plus rare, désormais. La plupart du temps, le professeur parvenait à maîtriser cette boule de fureur qui incendiait ses poumons, remontait dans sa gorge et déposait un goût de citron sur ses lèvres. Drapé de sa froideur, la bouche tordue en une moue sardonique, il faisait sa vie en évitant de se défouler sur de pauvres arbres qui n’avaient rien demandé, ignorant les fourmillements qui parcouraient son épiderme.

Mais parfois, il fallait qu’il extériorise. Garder ces sentiments enfouis équivalait à risquer de hurler sur un étudiant qui aurait eu le malheur de faire un pas de travers, de le faire pleurer et de passer le reste de la journée à avoir envie de se découper les orteils avec une petite cuillère, rongé par le remord. Et pour cela, deux solutions s’offraient à lui.
La première consistait à boxer la première surface solide venue -peu importe laquelle, tant qu’elle ne possédait aucune terminaison nerveuse. Bon, il n’était pas sûr que les orangers de Beauxbâtons soient totalement dépourvus de sentiment (il y avait toujours un ou deux fana de yoga pour clamer que les végétaux avaient le droit au respect, au même titre que les hommes, les enfants et les poules), mais c’était ça ou rien.
Quant à la seconde solution…

Un petit moineau vint se poser sur la branche d’un oranger. Ses minuscules yeux noirs, semblables à des têtes d’épingle, étaient rivés sur lui.
Un sourire se glissa sur les lèvres de Garrus, et il attrapa sa baguette magique, soigneusement coincée dans sa ceinture. Il connaissait le sortilège et il savait quoi faire.
La deuxième solution consistait à utiliser ce don qu'il avait cultivé, travaillé d'arrache-pied, et qui faisait désormais parti de son être, au même titre que ses croûtes d'oreille doigts de pied.

Quelques minutes plus tard, le corps de sorcier était plongé dans une léthargie artificielle, dissimulé sous les frondaisons des arbres, et le petit moineau s’envolait avec joie, savourant ce vent qui fouettait ses ailes, ces éclats de lumières qui virevoltaient dans l’air, tout autour de lui, ces bruits que l’oreille humaine ne parvenaient pas à capter et qui clapotaient dans sa boîte crânienne en une agréable mélodie, cette joie simple que pouvait éprouver un oiseau qui se laissait porter par les courants aériens.

Encastrer son âme dans un corps si innocent, si petit, un corps qui se contentait d’air, d’eau et de quelques graines pour être heureux, c'était la seule porte de sortie que lui offrait la vie. Et c’était la seule façon pour qu’il ne devienne pas complètement cinglé.

Il tournoya sur lui-même et plana, les ailes déployées, les plumes ébouriffées par la caresse du vent. Ce moment où tout n’était qu’un océan de douceur et de sensations brutes, dépourvues de cette lourdeur caractéristique de l’être humain, ne durerait pas. Il devait en profiter au maximum, jusqu’à ce que son âme ne réintègre son corps, et qu’il se sente à nouveau désespéré, furieux, et que la douleur de ses phalanges ne se réveille.

Il alla se poser sur un rebord de fenêtre et contempla le monde qui s'offrait à lui.

« Coucou toi » lança une voix joyeuse dans son dos.

Il se retourna et fit face à une étudiante qui le contemplait avec bienveillance. En tant normal, il lui aurait ordonné de s'éloigner de la fenêtre, arguant qu'elle risquait de tomber et de se briser en mille morceaux, et qu'elle pouvait toujours rêver pour qu'il s'amuse à rechercher chaque partie de son corps pour les recoller.
En tant que moineau, il se contenta d'observer ce sourire attendri, ce regard plein d'étoiles, cette main qui se tendait vers lui sans aucune autre arrière-pensée que flatter ses plumes ébouriffées.
Et un éclat de bonheur traversa son minuscule coeur.


Dernière édition par A. Garrus Delfino le Jeu 7 Avr - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Jeu 7 Avr - 13:06

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R. Colette Belgarde
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Ven 8 Avr - 8:39

Te voici ganipote, choupi Heart


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Baby, you're all that I want, when you're lying here in my arms, I'm finding it hard to believe we're in heaven. And love is all that I need and I found it there in your heart. It isn't too hard to see we're in heaven.

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Jeu 28 Avr - 2:59

Ah que coucou vous ! Mih Heart

Nom: Troyes
Prénom: Coppélia
Age: 21 ans
Don: Troisième oeil
Motivations: Bon, au risque de me répéter (parce qu'en fait vous savez déjà tout de mes motivations et tout Hihi) je compte créer la famille Troyes au complet. Or, il se trouve que leur talent premier, voilà quelques siècle déjà, était leur acuité à percevoir plus loin que ce qui se voit a l'oeil nu. De fait, si aujourd'hui ils sont de simples domestiques, autrefois ils tenaient aussi une position de devin pour les Clermont-Tonnerre. Ils les ont aidés à monter plus haut, à s'imposer, à devenir plus brillant que les autres nobles. Évidemment, le don c'est raréfié (je préciserais tout ça dans la description de la famille hein Love) et parfois transformé. Les jeunes Troyes sont de moins en moins détenteur du don, les garçons encore moins, alors que de base le don se donnait de père en fils.

Quant à Coppie, je compte jouer le côté « instable » que l'on prête aux réceptacles féminins Troyes. De plus, je rêvais d'en faire une espèce de Luna française, l'esprit ailleurs, attirée par les chuchotements incessants de ce qui l'entoure. Sensible aux entités qui ne sont pas perçu par les sorciers normaux, donc qui ne sont pas des spectres, mais aussi aux auras, elle a de l'instinct. Ça lui ajoute une douceur un peu glauque, ça explique un peu sa connerie aussi. Hihi Enfin, je veux surtout ajouter un petit soupçon de creepy sur le forum. Hihi J'avoue que je suis personnellement fasciné par le surnaturel et que je compte jouer de toutes les histoires lues / entendues et vécues. Love (Si si, j'assume totalement avoir vu des fantômes. Eyes)

RP d'exemple:
Bon, j'avoue que je me suis laissé porter mais si jamais, je peux vous le refaire « de jour » plutôt qu'en expérience nocturne. Mhh (Ouais je ne suis pas certaine, que mon test soit bon en fait. Curly) Alors vraiment, n'hésitez pas si vous voulez que je le refasse ou si vous avez des commentaires / conseils à me procurer ! Squiz
Aussi, merci de lire mon pavé (je n'ai pas fait court encore) et pardon aussi ! Rip



It's not that we're scared it's just that it's delicate
we might live like never before, when there's nothing to give, well how can we ask for more
Allongée dans le noir, tu attends paisiblement. Mais quoi ? Que les respirations s’apaisent, qu’elles se régularisent et que les chuchotements gagnent en précision. Quand le brouhaha du monde s’évanouis, quand tes camarades de chambre sombrent doucement dans les bras de Morphée, le voile s’effile encore. Déjà ténu entre les différents univers, il se moule alors à ton monde, à celui des vivants. De ces êtres qui te côtoie, de ces êtres à qui tu ressembles, à quelques détails près, mais qui sont aveugles au reste de l’univers. Quand les respirations deviennent alors un ronron commun, la pièce ce met à respirer. Les étudiantes ne sont dès lors plus, il ne reste que la chambre, étrange entité qui prend vie. Alors – et pas avant – tu redresses les yeux vers le plafond, vers les étoiles que tu ne vois pas d’ici. Les chuchotements enflent doucement dans les coins sombres de la chambre vivante – grouillante oui – et tu cherches les silhouettes de l’ombre. Elles n’ont rien à voir avec les spectres de l’académie, quand bien même tu les apprécies, elles ne sont pas aussi… tangibles, en quelque sorte du moins. Non, ce que tu cherches, toi, ce sont les contours flou, les regards parfois vides, parfois creusé dans l’obscurité. Ton sur ton, du noir grignotant du noir. Une drôle de sensation, une délicate vibration dans ton ventre, comme une aile de papillon. Elles sont là, tu les sens, tu les entends surtout et des fragments de visages s’exposent à toi. Un sourire ici, une épaule là, une main qui suit le contour d’une plinthe ou des pieds, marchant au plafond, près de toi. L’air est saturé de poussière, d’un goût du passé et si petite fille tu toussais sous le parfum de ses êtres, de tes amis oui, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Ils se rapprochent et loin d’en être effrayé, tu sens l’excitation te picoter le bout des doigts, comme de minuscules aiguilles qu’on y enfoncerait. Ça ne fait pas mal, le froid ne te fait plus mal.

Alors tu te redresses, comme au ralentit, dans cette autre vie qui est la tienne et tu sens les doigts glacés habituels d’effleurer le bras. Clara est là, comme toujours. Déjà tu tournes la tête, apercevant un bout de son visage, dissimulé derrière une partie de ses cheveux. Noir comme tout ce qui t’entoure, une obscurité qui n’a plus rien de naturelle. Mais ils en ont besoin, tu le sais, tu l’as rapidement compris. Et sa voix te parvient, là dans ta tête, fragile et soyeuse en apparence, mais pareil à un fil d’araignée, tu la sais capable de plus de fermeté. Indestructible. Les volets, Coppélia…Tu ne la questionne pas, dès que le bout de ses doigts t’effleurent la joue, tu te redresses, comme en apesanteur. Tu flottes à travers la pièce, tes cheveux comme un voile alors que les doigts invisibles les soulèvent, en mesure le poids et la finesse. Tu les sens s’emmêler à ta droite et d’un geste délicat de la main – parce que tu ne veux pas vexer qui que ce soit de présent – tu te libères des doigts joueurs. Un léger sourire aux lèvres, tu gagnes les volets, comme demandé et les écartent délicatement. 30 centimètres et pas un de plus, les mains te guident, les voix aussi. C’est parfait, laisse-les ainsi mon enfant.Tu te retournes alors, le regard curieux, presque émerveillé alors que tu scrutes attentivement la pièce. Des silhouettes se découpent, se précisent, sous tes grands yeux. Une vieille femme se pose au pied du lit de l’une de tes camarades, curieuse à son égard, mais comme la plupart des autres élèves ne ressentent aucune différence, tu ne l’arrêtes pas quand elle effleure la jeune fille endormie. Tu t’intéresses plutôt à la forme allongée qui émerge de sous un lit, près de toi. Jouons Coppélia, jouons ! Tu ris tout bas, derrière ta main, les doigts de ta sœur effleurant insidieusement ta nuque, la dégageant alors que tu lui coules un regard complice. Ce n’est pas réellement ta sœur, tu l’as compris il y a déjà un moment. Quand l’enfance à céder doucement la place à autre chose, quand les entités ont trouvé un moyen de se faufiler en toi. Clara n’était pas dans la matrice avec toi, mais elle s’est attachée à toi dès ton premier souffle, attiré par les battements frénétiques de ton cœur, de ton regard, clair, trop clair que disaient les médecins lorsqu’ils t’ont logé dans les bras de ta mère. Aveugle qu’on chuchotait, ton père te l’as dit. Mais ils avaient tort, tu n’étais qu’un réceptacle. Lui il savait. Lui il comprenait.

Quant à Clara, elle avait jadis une autre apparence. De grands yeux clairs, illuminant la noirceur, pour commencer. Puis celle d’une poupée, trop petite, trop délicate. Mais dès que tu t’es mise à réfléchir, dès que tu as pu comprendre, elle s’est transformée en Clara. Ton double. Une copie conforme, si ce n’est des cheveux, plus sombre, et du regard pareille à l’obscurité où ils vivent tous. D’où ils émergent la nuit, contraint d’y abandonner leur apparence tout au long du jour. Parce que ce qu’on raconte est faux : les entités, les esprits, ne viennent pas quand la nuit tombe. Ils ne vont jamais bien loin, seulement ils s’effacent, ils dissimulent leur corps, faute de pouvoir les emprunter sous les rayons grandiose du jour. « À quoi allons-nous jouer ? De quoi as-tu envie Clara ? » Les murmures reprennent, plus fort, des éclats de voix de ci de là. Certains s’impatientent, ils ne veulent pas jouer, ils veulent que tu leur prêtes ton corps. Elle est un réceptacle, elle est faite ainsi. Sa permission n’est pas requise. Un frisson te parcours. Tu n’as pas peur d’eux, pas des corps parfois déformés, ni même des longs ongles ou des dents trop pointues, même les sourires qui déchirent la peau, d’une oreille à l’autre, ont cessés de t’arracher de véritable sursaut d’horreur. Mais tu n’aimes pas qu’ils te perçoivent comme un instrument. Probablement parce que tu ne te permets pas ce de genre de comportement vis-à-vis d’eux, toi la vivante, toi qui a pourtant une longueur d’avance sur eux. Le corps fait toute la différence, ça aussi tu l’as compris rapidement. La faute à leur envie. La faute aux regrets. Et voilà que les chuchotements reprennent autour de toi. Assez, vous allez l’effrayer et elle ne voudra plus jouer. Elle ne voudra plus prêter. La voix rauque à raison et tu tournes un regard reconnaissant vers le vieil homme à qui elle appartient. Il esquisse un presque sourire, mais abandonne l’idée, pour plutôt hocher la tête. Jouons Coppélia ! Prêtes nous tes mains, nous y glisseront des secrets. L’idée n’est pas mauvaise et tu laisses la petite silhouette boiteuse t’attraper un poignet. Sa main s’enfonce à travers la tienne et ton corps se glace. Tu connais cette sensation, celle d’une main possédant la tienne et soupirant, tu avances jusqu’à ton lit, sortant un carnet et une plume. Et déjà, tu noircis la page de mots, des phrases sans réel sens, d’autres plus inquiétantes, des menaces enjolivées. Ton écriture change à mesure que les mains se relayent, la vieille femme du lit voisin, un homme à l’air triste, une silhouette sans visage. Tous se prêtent au jeu, écrivant conseil ou menace, possible futur, sur la page. Puis les mains se retirent et tu soupires, un peu fatiguée. Jouer avec les entités n’est pas sans effet. Il draine un peu de ton énergie. Ils sont plus forts maintenant, plus définis et tu sens très bien le poids de Clara, appuyée contre toi, les yeux baissés sur ta feuille. Tu l’imites à ton tour, observant la phrase que tu as écris en dernier, centré sur le papier noircis par tes amis. – Laisse-nous entrer.

Oh, tu connais cette demande, tout comme tu sais pourquoi une multitude de mains te caressent dorénavant les cheveux et le dos. Clara redresse ses grands yeux sombres sur toi. Vides. Deux trous de noirceur. Ton corps frémis, te rappelant que ça n’a rien de normal, mais tu entends presque la voix de ton grand-père te rappeler ton don. Ton talent. Tu es bel et bien un réceptacle. Tu n’as pas le droit d’avoir peur, tant que tu te prêteras au jeu, ils ne te feront aucun mal. Il suffit de rester prudente, de les accueillir comme des amis et de prêter une oreille attentive à leur récit. Après tout, tu as appris davantage des morts que des vivants, n’est-ce pas ? La mort n’est pas une fin. Le monde tangible n’est pas le seul, pas le plus clément non plus. Clara te fixe, double parfait, si ce n’est de cette noirceur qui est en elle, de ce regard noir et de ses cheveux qui s’effacent à travers les zones d’ombre de ton ciel de lit. Tu peux refuser. Ils comprendront. Je ne les laisserais pas faire si tu ne veux pas, Coppélia. Elle joue encore à être ta sœur et tu lui souris tendrement, ta main trouvant la sienne, à moitié palpable, un peu comme un nuage de barbe à papa oui. « Ça ne me dérange pas, mais tout le monde ne pourra pas passer. Et il faudra être silencieux, la dernière fois, quelques filles ce sont réveillées. Elles ne comprenaient pas, elles avaient peur. Si je recommence, elles finiront par ne plus m’aimer. Elles ont déjà peur de moi, vous comprenez ? … » La différence dérange, tu le sais, mais tu souris et bientôt, ton esprit semble s’effacer. Tu n’es plus aux commandes, tu te sens tiré vers le creux de ton corps, jusque derrière ton nombril, comme si tu retournais dans la matrice. Mais la tienne. Une drôle d’impression, qui ne se dissipera pas avant plusieurs heures. Si tu sens ta conscience remonter dès qu’une entité s’efface, la présence d’une nouvelle te repousse délicatement vers le centre de ton corps. Tu es consciente de te déplacer, tu sens vaguement l’air frais sur tes joues, les graviers sous tes pieds. Il te semble même goûter la pluie sur ta langue, mais ce ne sont que de fugaces impressions. C’est pareil à la sensation de chasser un rêve qui s’efface doucement dans un esprit trop épuisé. Or, tu n’es pas lasse, pas encore, mais tu sens l’engourdissement et quand enfin, tu remontes. Quand tu fais doucement frétiller le bout de tes pieds, les mains sont de retour dans tes cheveux, les doigts effleurant ton crâne avec quelque chose de doucereux. De captivé. Les oreilles brillent au-dessus de ta tête et tes cheveux sont humides.

On t’a amené à l’orée du bois et passant lentement tes mains autour de tes bras, les croisant pour te protéger de la brise qui fait s’écarter l’averse que tu as croisée, vu ton état, tu écoutes les chuchotements reprendre. On bouge autour de toi, l’air est en mouvement, tu peux sentir le crépitement de leur énergie, mais ton corps est saturé. Tu ne peux plus leur donner du temps. Pas ce soir. Quelque chose rôde là-dehors, Coppélia. Tu le sens ? Oui, une pulsation, une lueur, au fond des bois. De quoi ? Une créature assurément, son âme qui erre à travers la végétation, sans réaliser qu’elle n’est plus la même. Que son corps c’en est allé et qu’il ne reste que son âme pour voyager. Elle n’a plus d’aura et tu observes cette étincelle obscure au loin. Appelle-là, laisse-là venir à nous. Laisse-là te voir. « Pas ce soir. » Les chuchotements reprennent, véritable bourdonnement, mais tu n’écoutes plus, tu rebrousses déjà chemin. Si un adulte te trouve ici, hors de ton lit et dangereusement près des bois, tu seras punie. Tu ne le veux pas, eux non plus. D’accord, rentrons jouer Coppélia. « Je ne peux plus, je suis fatigué. Je suis désolée… » Le bourdonnement reprend, s’arrête, puis s’estompe alors qu’ils chuchotent tout bas. Clara reste près de toi, fidèle à tes pas, son corps parfaitement synchronisé sur le tien. Elle est le reflet du miroir et tu dois être Alice. Ou pas. Demain alors, oui demain. Laisse-nous jouer avec tes amies, Coppélia. Tu esquisses un petit sourire, ta main trouvant celle de ton double fantomatique, celui ayant grandis avec les morts alors que tu t’es épanouis auprès des vivants. « Je leur proposerais. » Les chuchotements se font rire alors que tu grimpes dans ton dortoir, non pas sans changer de robe de nuit. Le jeu de la poupée Coppélia, celui avec la baignoire ! Nous voulons jouer à chat. Tu connais bien ce jeu, mais tu connais aussi les réactions des autres. Très peu d’entre elles auront le courage de jouer, tu le sais. La dernière fois, elles ont eu peur. La poupée que tes « amis » faisaient se déplacer les a bien effrayées, quand bien même certaines ont assurées que ce devait être un sortilège ou l’œuvre d’une satanée fée, tu sais qu’elles ont eu peur.

Pourtant, tu tenteras ta chance, demain quand le soleil brillera dans tes cheveux, et acquiesçant, tu retournes au lit. Clara remonte le drap sur toi, puis s’y glisse aussi, face à toi. Repose-toi maintenant, demain il faudra utiliser la boule de Crystal. Lambert doit savoir des choses. Ah oui, le futur maitre. Trop gentil et en plein déni quant à sa condition, un jeune homme plein de candeur, peut-être même trop. Seulement, tu sais que le jeune maître n’aime pas les lectures, pas les tiennes. Est-ce parce qu’elles ne sont pas assez précise ? Ou peut-être est-ce plutôt parce qu’elles changent constamment, se mouvant au gré du vent, pareille à un carillon suspendu dans les airs. Le présent est comme le temps, il change toujours et tu frottes ta joue contre ton oreiller. « J’utiliserais le tarot plutôt… il préfère les cartes. » Ton double acquiesce, le regard rivé sur toi, immobile. Tant que tu parles, l’outil est à ta convenance Coppélia. Maintenant, dors. Et même si tu as grandis, même si tu as vieillis, cet ordre est roi pour toi. Tu te veux obéissante et allongée contre Clara, celle-là même qui te suivra en cours dès le lendemain matin, qui te réveillera à temps même, tu t’endors, des mains plein les cheveux.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Jeu 28 Avr - 4:31

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 2 Mai - 1:38

Bonjour ! Love

Nom: Guivarch
Prénom: Gwenaël
Age: 21 ans
Don: sang marin
Motivations: C'est un don qui gère de la fougère !
Plus sérieusement. J'ai dans l'idée de faire un jeune homme torturé entre ses deux origines. Il aimerait l'eau puisque sa mère serait une sirène (qui n'aurait malheureusement pas survécu). Il se sentirait un peu comme chez lui lorsqu'il serait sous l'eau mais il sait pertinemment qu'il n'est pas un être de l'eau et qu'il doit bien finir, un jour ou l'autre, par retourner sur la terre ferme. Et du côté terrestre, il y aura son père et le reste de sa famille. Son père l'adorerait plus que tout, mais Gwen serait en éternel conflit avec sa belle-mère et son demi-frère. Parce que oui, Gwen serait l'aîné de sa fratrie et l'idée que ce soit lui qui, un jour, hérite de la majeure partie de la fortune familiale alors qu'il n'est rien de plus qu'un hybride révolterait les deux personnes précédemment citées.
Gwen serait donc le genre de personne qui cherche encore sa place, à savoir si elle est sur terre ou sous l'eau, ainsi que son utilité dans ce monde. L'eau le fascine mais n'y plonge que lorsqu'il est seul. Du coup, dès qu'il est à Beauxbâtons il fuit l'élément aquatique. Il ne prend jamais sa douche en même temps que les autres, de peur que les gens remarquent ses particularité et, donc, le mettent à l'écart voir le rejettent complètement. Il aurait constamment peur d'être considéré comme un monstre, comme une chose qui ne devrait pas exister et que tout le monde finisse par le détester. Il remettrait aussi régulièrement en question la pertinence de sa présence à l'école, doutant toujours de ses capacités alors qu'en vérité il est doué dans ce qu'il fait.

RP d'exemple: J'espère que ça va aller, j'essaye de reprendre la 3ème personne et le passé, mais je n'ai plus du tout l'habitude. ^^'

Assis sur un rocher, il regardait l'eau cristalline de la mer s'écraser quelques dizaines de centimètres sous ses pieds. Il aurait bien plongé, mais le vent glacial de ce début de février ne ressemblait guère à une invitation à la baignade. Alors il se contenta de la vue, magnifique au demeurant. Le soleil baignait de ses rayons cette magnifique journée sans le moindre nuage. Profitant du calme – exception faire de quelques goélands semblant bien décidés à se faire entendre – il ferma les yeux et se laissa emporter par ses souvenirs. D'aussi loin qu'il se souvienne, il s'était toujours rendu sur cette plage, accompagné par un adulte ou non d'ailleurs. Dès qu'il avait été en âge d'échapper à leur surveillance, il était venu sur cette plage, la plus proche du manoir. Combien de fois avait-il plongé ? Il en avait perdu le compte depuis bien longtemps. Ce n'était pas important, ce qui comptait le plus à ses yeux, c'était la sensation d'être chez lui lorsqu'il entrait dans l'eau. Oui, sentir ses mains et ses pieds se palmer, ses branchies se former, et pouvoir être libre d'explorer les fonds marins à sa guise. Rien ne lui avait jamais fait plus plaisir. Non, rien. Et malgré les remarques de son frère et de sa mère, il n'abandonnerait la plongée pour rien au monde.

Un coup de vent un peu plus violent faillit le déloger de son rocher. Son regard clair fit immédiatement son apparition, tandis qu'il reprenait son équilibre. Cela ne l'empêcha pas mettre un pied dans l'eau salée. Une moue boudeuse vint alors étirer ses traits. Les chaussures et l'eau salée font mauvais ménage, il le savait parfaitement bien. Il retira alors l'objet en question et, d'un sort parfaitement maîtrisé, le fit dégorger et dessaler. Il venait de sauver sa chaussure. Une nouvelle brise vint s'infiltrer entre les fibres de sa chaussette, lui arrachant un frisson. Brr. L'hiver n'était vraiment pas la période la plus propice aux sorties touristiques comme celle-ci. Et pourtant, il avait toujours apprécié le charme de l'hiver. Certains matins, le givre recouvrait les plages sableuses, leur donnant un petit air mystérieux, féerique. Enfin, féerique dans le sens merveilleux, incomparable. Par contre, les rochers devenaient glissants, difficiles à escalader. C'est pour cette raison que, lorsqu'il était plus jeune, il veillait à ce que ses cadets ne le suivent pas lorsqu'il venait en ces lieux, les matins d'hiver. Mais depuis quelques années, plus personne n'en avait rien à faire qu'il cherche à les protéger ou non. Ils étaient tous devenus adolescents entre temps, ils n'avaient plus besoin de sa protection. Maogan n'en voulait plus depuis longtemps, d'ailleurs. Un soupir s'échappa entre les lèvres rougies par le froid du jeune homme. Maogan. Tenait-il en si haute estime le fait d'être l'héritier de la famille Guivarch ou était-ce quelque chose que Madame lui avait entré dans la tête ? Il n'aurait très certainement jamais la réponse à cette question. Et il e voulait plus qu'elle lui tourmente l'esprit, puisqu'il ne ferait jamais totalement partie de cette famille. Parce qu'il n'était qu'à moitié sorcier. S'étant fait cette réflexion, le jeune homme décréta qu'il en avait assez. Son regard fit le tour de la plage, s'assurant qu'elle était déserte. Et lorsqu'il en fut certain, il se déshabilla presque entièrement, gardant simplement son sous-vêtement. Il roula le tout en une boule bien compacte, tout en claquant des dents sous l'effet du froid, et cala le tout entre deux rochers. L'eau n'atteindrait pas ses affaires et un visiteur quelconque ne les trouverait pas. Il était prêt. Il plongea.

On entendit à peine un petit « plouf » lorsque son corps transperça la surface. N'importe qui aurait cru qu'un poisson avait sauté hors de l'eau. Il savait comment se faire discret, c'était là ce qu'il faisait depuis toujours : discret, mais pas trop face à son père. Il ne fallut attendre que quelques secondes pour qu'une fine membrane de peau relie chacun de ses doigts et ses orteils, et sur ses branchies fassent leur apparition. Il était libre. La sensation grisante de l'eau autour de lui lui fit immédiatement oublier la température de l'eau autour de lui. Il était chez lui. L'adrénaline commença à affluer dans son organisme et il se mit à nager, disparaissant de la plage pour s'enfoncer dans un étroit passage entre les rochers. Adroitement, il esquiva les tentacules fantomatiques de quelques anémones ressemblant à des marguerites qui semblaient vouloir lui caresser les jambes. Il croisa deux petits poissons en chemin, puis sortit du passage. De longues algues vertes l'accueillirent en lui fouettant doucement le visage. Un sourire étira son visage, et il entreprit de partir à la recherche de son algue préférée. Connaissant bien le coin, il n'eut aucun mal à mettre la main dessus et croqua dedans avec gourmandise. C'était délicieux. Puis, le brin de plante aquatique entre les dents, il reprit sa nage. Un instant, il sortir du champ et son regard se tourna vers le plateau continental. Les sirènes du clan de sa mère vivaient là-bas, au loin. Certaines venaient de temps en temps dans les parages, il avait même eu l'occasion de rencontrer quelques membres de sa famille aquatique. Mais ils ne restaient jamais bien longtemps, et ne l'avaient jamais autorisé à les accompagner. Il devait rester là, parce que, selon eux, c'était sa place. Il aurait été tellement plus simple qu'il en soit lui-même convaincu.

Il secoua un peu la tête et reprit sa nage. Il voulait voir les hippocampes, avant de retourner à la surface. Là encore, étant un habitué des lieux, il n'eut pas à chercher bien longtemps pour les trouver. Il passa de longues minutes à les observer leur nageoire dorsale de mouvoir dans l'eau. Véritables petits dragons de mer habitués à cet étrange visiteurs, ils n'hésitèrent pas une seule seconde à venir s'accrocher aux bouts de ses doigts... Ou à ses cheveux blonds qui semblaient leur rappeler les algues. Lorsqu'il s'en rendit compte, un éclat de rire lui échappa et quelques bulles remontèrent à la surface. Il resta longtemps sur place, à détailler ces mini-chevaux si fascinants. Il ferait bien de même pour les kelpies mais ces derniers étaient plus farouches et plus dangereux. Dommage. Mais il fallait être raisonnable, adorer les animaux ne devait pas le rendre imprudent. Les minutes s'écoulèrent, jusqu'à ce qu'il sente son corps s'engourdir sous l'effet du froid. C'était là son signal d'alerte : il devait remonter à la surface. Alors il décrocha chaque hippocampe de son corps – et de ses cheveux – puis pris le trajet du retour. Il eut un peu plus de mal à esquiver les anémones mais l'habitude lui permit de s'en sortir sans la moindre lésion. Et enfin, sa tête creva la surface. À en croire la position du soleil, sa petite balade lui avait tout de même pris une bonne heure. Il se dépêcha alors de sortir de l'eau et... Regretta de ne pas avoir emporté de serviette. Un soupir amusé lui échappa, alors qu'il enfilait – avec quelques difficultés – ses vêtements qui lui collèrent bien vite à la peau. D'une main, il ramena ses cheveux blonds en arrière, enfila ses chaussures... Et partit en petites foulées en direction du manoir. Il avait beau adorer l'océan, une bonne douche bien chaude et sans sel lui ferait le plus grand bien.



Voili voilou. :cutie:
Merci d'avance ! Mih
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Obtenir une particularité magique

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