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 Obtenir une particularité magique

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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B. Perle de Béziade
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 26 Sep - 0:07

On fait ce qu'on peut Jean Jean Oh mais non tu n'as pas à t'excuser petite biche, c'est juste un détail pour le jeu Hug et puis on aime entendre hurler son altesse sérénissime au château Mdr , tu ne nous as pas du tout chiffonnées, ne t'inquiète pas Hug Love Au plaisir de te voir faire usage de cette particularité Hihi


 
❝Tes doubles sens si romantiques❞ J'entends encore l'onde sensuelle de ta bouche sur la mienne. C'était si fort, c'était si beau; la philosophie de ton souffle entre mes mots
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T. Gabrielle Duchemin
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Ven 11 Nov - 16:54

Nom: Duchemin
Prénom: Gabrielle Théodora
Age: 23 ans
Don: Lavandière de nuit
Motivations:
-Parce que la lavande ça sent super bon quand même

Hum hum... Perle m'a vu la harcelé de questions plus ou moins logiques et clairs, du coup je passe par ici. Je voulais jouer ce don déjà parce que j'ai direct flashé dessus avec toute l'idée des banshee qui m'est venu et aussi de la Voisin et de ses messes noires, ce qui est plutôt glauque. Et c'est super dommage que personne ne joue ce don alors qu'honnêtement il roxxe diaboliquement.

Gaby serait assez déchirée par ce don qu'elle a obtenu de sa mère sans jamais l'avoir connu à son grand désespoir mais aussi sa nature assez joyeuse de base mais qui aurait fini par se renfermer du fait de sa crainte de devoir pressentir le danger pour une personne chère à son cœur. Ça la rendrait un peu instable mais surtout ça pèserait sur sa vie, chaque instant serait dans le contrôle pour tenter de pallier au risque qu'elle ne sente un danger ou se mette à hurler.

En plus du fait que ce serait intéressant de la voir vouloir cacher son don surtout les dimanches en avoir assez honte et osciller entre une adulte et une enfant qui a grandi trop vite pleine de failles et de difficulté à se gérer.


RP d'exemple:



Horror Story


« Fairy tales are more than true: not because they tell us that dragons exist, but because they tell us that dragons can be beaten. »

Ploc. Ploc. Ploc. Les paupières laissaient l'arrivée lumineuse presque nulle. Lorsque les yeux devaient aveugles, le bruit des gouttes ressemblait  La pluie s'agitait à l'extérieur, dru sur  la mer et violemment réclamé par la terre qui s'ouvrait de brèches béantes pour assimiler plus vite le divin nectar tant attendu. La sécheresse avait été longue, le soleil brillait dans le ciel dans une fusion qui semblait bien plus intense que celle habituelle. Son cœur était-il monté encore en température pour réchauffer enfin un peu ce monde si froid malgré la chaleur qui restait la marque de l'était. Gabrielle aimait l'été. Elle affectionnait l'odeur lourde qui s'emparait du monde, elle estimait le mistral qui parfois venait effacer toutes les traces d'erreur, elle se complaisait dans les baignades qui consistait à aller le plus loin possible, elle savourait les ondes lumineuses qui réchauffait sa peau. Oui, l'été elle l'aimait. Puis surtout, la nuit durait moins longtemps raccourcissant la lessive dominicale comme la présence réprouvée presque répugnée de la lune. C'était pourtant la seule chose qu'elle avait parfois. Sa tante partait longtemps pour briser des sorts pour le compte de la banque de France, risquait sa vie entre aider et entraver par ce don qui la rendait si particulière. Lucrèce aimait ce goût d'aventure, réussissant à avancer malgré les pressentiments de danger sur sa vie, s'en servant pour tenter de les éviter, prudente.

Gabrielle Duchemin n'avait ni la même aisance ni la même acceptation de son don qu'elle considérait... Qu'elle préférait ne pas considérer. Messagère damnée, elle n'est qu'une créature liée à la nuit, héritière de ces nigheag na h-àth qui tente de blanchir leurs péchés dans ses linges et linceuls ensanglantés, signe de mort prochaine. Petite, sa tante lui racontait l'histoire de la déesse celte Morrígan, personnification de l'aurore, qui a annoncé la mort du héros Cúchulainn en lavant dans une rivière des vêtements rouges de sang qui lui apprirent sa mort. La lavandière avait toujours eu un faible pour cet être parfait, détestant l'idée que sa mort lui fut annoncé par une semblable. Car plus qu'une déesse, il était évident que Morrigan était une sorcière et non pas une déesse... Comme autre histoire, il y avait bien la citation de Georges Sand : « Je vais te raconter une histoire que ma mère nous racontait tout le temps Gaby. Les véritables lavandières sont les âmes des mères infanticides. Elles battent et tordent incessamment quelque objet qui ressemble à du linge mouillé, représentant le corps des enfants qu'elles ont tué, tordant le cou à l'infini. »

Le souvenir tira un soupir à Gabrielle avant qu'elle ne se lève, demain soir, c'était dimanche et aucune envie ne lui venait d'aller faire la lessive dans le petit puits de la maison sans doute avec Lucrèce. C'était rare qu'elle l'appelle Tata, ma tante parfois mais elles n'étaient pas proches malgré leur malédiction commune. Mais aujourd'hui, son cahier de maths était abandonné sur une table, abandonnant le seul hobby commun avec sa tante pour sortir profiter de l'eau en saison estivale. Les cheveux blés courant sur ses épaules, la lavandière enfourcha son vélo pour se détendre et aller dans l'endroit où elle était le mieux : au cœur du royaume sauvage d'Artémis. Douze ans et on la laissait sortir seule entre la doctrine de Lucrèce. Heureusement qu'elle avait sa Évangéline. Réussite de la probabilité que son amie soit la bonne nouvelle annoncée par l'archange Gabriel, remarque de sa Eve riant devant cette réalité. Évangéline était une enfant joyeuse dont le sourire de sa bouche cerise était à croquer, les yeux bruns semblaient à du chocolat fondue et la peau légèrement mate. Adorable, extravertie et parfaitement équilibrée, entraînant Gaby dans ses rêveries joyeuses d'enfant.

Normalement, elle l'attendait sur le joli pont de bois au dessus de la rivière, le spot de saut favori des deux enfants, Gaby étant là pour prévoir le risque avec les pressentiments de danger et de mort. Évangéline, l'une des personnes qui réussissait à véritablement la convaincre d'utiliser son don et de ne pas fuir toute chance de s'en servir, justifiant ses rares prises de risque.

"-EEEEEEEEEEEEEEEEEEVVEEEE"

Au loin, Eve l'attendait en faisant des grands signes quand le ventre de la lavandière se tordait comme le linge qu'elle lavait dans des doigts glacés et bleuis, avant que sa tête ne lui fasse mal, comme si une armée de pachydermes commençait à défoncer son cerveau en courant. Puis ce fut la chute causée par la fin de l'avancée du vélo. Et un cri. Horrible, arrachant les cœurs et les âmes devant tant de douleur et de danger. Gabrielle n'arrivait pas à arrêter d'hurler, vidant tout l'air de ses poumons. Évangéline n'était pas en sécurité. Le cri l'empêchait d'avancer, l'abîme de cris laissant pantoise la lavandière. Évangéline n'était pas en sûreté. Un œil sapin réussit à s'ouvrir pour voir la petite fille brune tombait du pont qui s'écroulait dans la rivière rendue tumultueuse par l'orage estival. La lavandière était en pls sur le sol, se tenant la tête sans pouvoir bouger, sous pouvoir aller aider son amie. Une main s'accrocha au sol boueux, Gabrielle tentant de se lever pour aller aider Eve. Mais seul hurler à s'en détruire les cordes vocales lui étaient permis. Les larmes de tristesse, de peur et de douleur inondées ses joues. Impuissante, elle était impuissante. Le pire dans son don n'était pas les nuits du dimanche passées entière à tordre encore et encore le linge, c'était ça le pire. Ressentir le danger et être bloquer au sol par ce maudit don. Donc cette malédiction.

"-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH"

Quelle mélopée funèbre elle hurlait. Gabrielle sentait le danger, jamais elle n'avait vu de quoi il s'agissait. Et elle n'arrivait même pas à ressentir précisément si c'était la mort qui attendait Eve, manque d'expérience flagrant. Le cri s'arrêta un instant pour reprendre aussi rapidement dès que le souffle fut revenu. Tant qu'elle avait besoin de crier, c'est que l'espoir restait pour Évangéline. Aussi horrible soit son impuissance et le danger, la plainte n'était pas encore devenue funèbre.

- Adrenalean 2016 pour Bazzart



Voili, voilou. J'espère que ça ira Boogy
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Sam 12 Nov - 14:15

Je transmets Love


Fill your lungs ■ We make time speaking sheets and closed doors to dual out words but all i do is lay around, spending time smoking cigarettes
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 14 Nov - 16:14

Gabrielle ta requête de malédiction est acceptée Han Je te rajoute à la liste  Hug  On se réjouit de la voir en jeu Heh


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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 14 Nov - 21:32

Nom: Rochette
Prénom: Acanthe
Age: 19 ans
Don: Troisième œil (médium)
Motivations: Bon, je vais essayer de faire court et d’être le plus précise dans ce que je veux même si c’est encore un gros bordel dans ma tête Gnoe

J’ai déjà par le passé pu jouer le don de troisième œil sur d’autres forums et j’ai notamment joué sur la folie qui pouvait découler de ce don qui peut tout en autant être considéré comme une bénédiction ou une malédiction. Ce n’est cependant pas ce qui m’attire pour Acanthe qui sera un personnage qui me permettra de voir différemment ce don que j’affectionne particulièrement.
Tout d’abord, le don de vision d’Acanthe serait lié à ses origines. Adoptée par une famille Franco-Suisse, les véritables origines de ma demoiselle se trouvent en réalité en Guyane française. La Guyane est connue historiquement pour l’esclavagisme ayant eu lieu en plus de ses relations avec la France. Ainsi donc Acanthe serait un mélange de parentés remontant chez les Amérindiens et les esclaves africains, venus tout droit du Nigéria où le vaudouisme était et est la religion exercée. La perpétuation des origines, des cultes et notamment de cette religion basée sur les esprits serait restée malgré les générations pour arriver jusqu’à Acanthe qui, bien qu’elle ne connaisse pas réellement ses origines et ne veuille pas réellement savoir (bien que cette question soit relativement plus ambivalente que cela), n’a pas pu échapper aux appels des « esprits » et de ses racines. Il m’a semblé intéressant de faire en sorte qu’il y est des personnes possédant le troisième œil dans la famille biologique d’Acanthe (que ce soit médium ou devin d’ailleurs) mais que cette question soit relativement un tabou et peu élucidée. Ainsi, les liens du sang aidant, Acanthe aurait hérité de ce don et de toutes les conséquences que cela implique.

Ce don est aussi, en plus de faire un lien intéressant avec le vaudouisme, un moyen pour Acanthe de voir le monde. Je m’explique : depuis sa naissance, Acanthe est atteinte d’achromatopsie congénitale complète. Pour résumé, il s’agit d’une maladie rare altérant la vision et les couleurs. Pour une achromatopsie complète, Acanthe ne possède qu’une vision du monde en noir et blanc (et en nuance de gris). Elle n’a aucune notion des couleurs, possède une très mauvaise vision par conséquence (ce qui l’oblige à porter des lunettes) et est sujette à une forte photophobie. Son monde est donc pour le moins manichéen bien que dans sa tête, les choses soient différentes. Cependant, si elle ne peut pas voir de façon « scientifique », il me semblait intéressant de faire le lien avec le troisième œil qui est une autre façon de percevoir et d’appréhender le monde. Acanthe est donc sujette de « voir » des choses que les autres sorciers ne voient pas tout comme elle ne voit pas des choses que les sorciers voient. C’est à mes yeux une façon très intéressante d’exploiter un don qui est autant une aide pour elle que parfois un handicape. Même si elle n’a pas connaissance des couleurs, ce serait grâce à son intuition qu’elle serait capable de faire des tableaux géniaux (vu que je compte l’inscrire dans le club de peinture) tout comme faire de la grosse merde en boîte.

Du point de vue, psychologique maintenant, je ne voudrais pas réitérer le côté fou et instable de ce don. Il me semble plus pertinent pour Acanthe qu’elle l’accepte, et qu’elle n’ait aucun problème avec celui-ci et que ce don ne lui fasse aucunement peur. Acanthe n’est pas du genre à avoir peur des choses, du paranormal (ce serait d’ailleurs un comble pour une sorcière), elle sait exactement où ses pieds sont ancrés sur terre et fait la différence entre le réel et le surnaturel, les sensations diverses qu’elle peut avoir. Elle éprouve même à vrai dire une fascination pour son don qui n’est qu’un écho de ses origines. Elle a décidé de suivre le cursus d’Occulte, persuadée qu’elle peut aider des gens avec son don en le comprenant et en l’acceptant. Si elle sait qu’elle ne peut pas le maitriser et qu’elle ne pourra jamais s’en débarrasser, elle accepte cependant sans problème et aucune réticence les esprits qui peuvent la guider, lui parler ou prendre possession d’elle. Cela ne l’empêchera pas, malgré l’émerveillement dont elle peut faire preuve à l’égard de son don, d’en jouer, n’étant pas spécialement gentille à proprement parler de nature. L’idée de jouer un tour à quelqu’un lui est parfois amusante et elle n’aurait au fond aucun regret. Evidemment, elle est tout à fait partisane du fait que si elle utilise son don de la « mauvaise » façon, quelque chose pourrait lui arriver. Elle n’en est cependant pas superstitieuse mais considère que ce don peut tout autant être utilisé en bien ou en mal.

Autre et dernier point (je crois) concernant mes motivations : son don serait aussi comme dit plus haut un lien avec ses origines. Si Acanthe semble être une fille à grande gueule et qui ne se laisse pas faire, elle est aussi sujette à des ancêtres de ses racines. Le vaudouisme valorisant les esprits, elle serait donc sujette à recevoir de temps en temps des « messages » de ses ancêtres bienveillants voulant l’orienter malgré elle vers son passé. Acanthe est cependant plus réservée sur ce point : têtue, elle considérait qu’elle ne voudrait rien savoir de ses parents qui l’on abandonné mais elle ne pourrait rien faire quant à ces messages qui l’aiguillerait de plus en plus vers sa famille biologique et tous les secrets qui peuvent entourer son existence.


RP d'exemple:


Hey, look up You don't have to be a ghost here amongst the living you are flesh and blood and you deserve to be loved and you deserve what you are given, And oh, how much? ✻✻✻

Inspire.

Expire.

Inspire.

Expire.

Doucement. Tout doucement.

Paisiblement. Tendrement.

Et puis une légère décharge électrique. Son souffle s’accélère légèrement et elle bouge dans le lit.

Réveille-toi, s’il te plait.

Elle fronce les sourcils dans son sommeil, bouge encore avant de laisser son corps se réveiller doucement sans pour autant ouvrir les yeux. Elle sent son cœur reprendre un rythme normal. Elle entend sa respiration. Pas d’autres bruits dans la pièce. Lwa n’est vraisemblablement pas revenu de son expédition nocturne. Elle est seule dans la pièce.

Et puis un frisson.

Elle le connait bien ce frisson. C’est le signe que quelqu’un arrive. Et encore cette voix :

Acanthe. S’il-te-plaît.

La voix est douce, féminine, chaleureuse. Elle l’enveloppe doucement comme pour la réveiller avec douceur. Cet esprit là ne lui veut aucun mal. C’est le même à vrai dire qui vient la visiter depuis qu’elle est toute petite. Elle est habituée de la sentir. Elle est habituée à sentir son aura douce et chaude, sentant presque de temps en temps une odeur de vanille tout droit sortit d’un souvenir cet esprit. Son nom ? Acanthe n’en avait aucune espèce d’idée, mais elle était sûr d’une chose : rien ne lui arriverait.

Et c’est alors qu’elle la sent.

Le lit bord du lit se creuse légèrement comme si quelqu’un s’asseyait pour la réveiller doucement. Elle arrête de respirer, attendant. L’esprit est là, elle le sent. L’esprit l’attend. Elle pourrait tout à fait regarder à l’endroit où le lit c’est légèrement affaissé. Une personne normale ne verrait rien. Elle non plus à vrai dire ne verrait à proprement parlé rien du tout. Ce qui se passait actuellement état au-delà de la vision même. Son troisième œil s’ouvrait simplement.

Une main se pose sur sa jambe pour la caresser. Elle pouvait sentir la main passer sur sa jambe. Cette main n’existait pas bien sûr, pas à proprement parler. Mais pourtant, elle pouvait sentir la chaleur à travers le drap.
« D’accord, je te suis. » s’entendit-elle dire alors qu’elle se relevait du lit.

Ses pieds touchèrent le sol glacé de sa chambre. Quelques secondes plus tard, elle est debout, le regard un peu dans le vide. Elle attend un signe. Une indication. Une direction. Elle attend que l’esprit lui indique le chemin vers son message, docile, à l’écoute.

Une brise passe sur sa main et dans un souffle, elle répète, un peu absente : « Je te suis. »

Et elle fit un pas. Puis un autre.

Elle traverse la maison des Rochette qui est silencieuse à cette heure-ci. Les parents dormaient paisiblement dans la pièce à côté et elle passa devant leur chambre tel un fantôme, un songe dans une nuit d’été trop chaude. Ses pas la mènent alors sur dans le salon où elle avait laissé en plein milieu de la pièce un pupitre sur lequel une toile blanche l’attendait. Les couleurs étaient restés sur la planche. Elle avait passé plusieurs heures dans la journée à tenter de faire un tableau potable. Rien à faire, elle n’arrivait pas à se guider elle-même si bien que les couleurs avaient donné n’importe quoi. Mais cette nuit, elle le savait, ce serait différent.

Elle s’arrête devant le pupitre et attend encore. Le souffle court, les sens en alertes.

« Guide-moi, s’il-te-plait. »

Prend le pinceau.

Sa main se tend pour prendre le pinceau et alors qu’elle allait le lever pour commencer à le tremper sur la planche, elle sent une force extérieure la guider, comme si on lui prenait la main pour qu’elle prenne les bonnes couleurs, fasse les bons traits, continue dans la bonne direction. Et elle s’abandonne totalement à cette présence, rassurante, apaisante, douce pour ne faire plus qu’un avec elle.

Le tableau prend forme doucement alors que la lune continue son ascension dans le ciel suisse.

Des couleurs s’ajoutent, se mélangent, forment des sillons et des lignes droites. Et elle s’abandonne, à moitié là, à moitié présent. Ne se rendant pas compte qu’elle est dans un demi songe, sachant très bien au fond d’elle que d’ici quelques minutes tout serait fini et qu’elle pourrait enfin voir et comprendre le résultat de cet énième message.

Et puis sa main retombe le long de son corps. Son regard redevint vif et elle sent un nouveau frisson la saisir.

L’ange est parti.

Il n’y a plus qu’elle, petite Acantha.

Il n’y a plus qu’elle devant ce tableau qui la trouble un instant. De ses yeux anormaux elle ne voit que du noir, du blanc, des nuances de gris mais une personne normale y aurait vu des tons tristes et froids. Ce petite garçon dessinée au milieu de la poussière pleurant n’est que le reflet d’un souvenir appartenant à un autre. Elle ne comprend pas vraiment de qui il s’agit. Mais elle a l’intime conviction que ce message est encore un cadeau qu’elle ne voulait pas. Une façon de la diriger bien malgré elle vers ce passé, ces racines qu’elle rejetait autant qu’elle embrassait.

Pourtant, bien qu’elle sentît la colère la saisir en continuant d’observer ce tableau, les poings soudainement serrés et les jambes tremblantes, bien qu’elle ne sache pas trop si c’était la visite de l’esprit ou la colère qu’elle nourrissait doucement en son sein, elle ne pouvait ignorer cette soudaine tristesse qui lui apparaissait. Cet enfant était le désespoir et la tristesse même. Cet enfant en noir et en blanc était perdu ou cherchait quelque chose en pleurant.

Pourquoi pleure-t-il ?

Quelle est la cause de son malheur ?

Que cherche-t-il ?

Ces questions s’imposaient bien malgré elle et son humeur changea presque immédiatement.

Elle ne voulait pas savoir. Elle ne voulait rien savoir du tout. Parce que ce garçon, elle le savait, n’était qu’un fantôme de son passé. Un fantôme qui n’avait pas sa place. Un inconnu dans l’horizon lointain de son passé.
Alors, décidée à fermer les yeux encore une fois malgré la bénédiction de ce don qui tentait d’ouvrir ses yeux, Acantha barbouilla le tableau pour faire disparaitre l’enfant.

Comme ils l’avaient fait disparaitre de leur vie.

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.


Merci d'avance du traitement de la demande Chou
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 16 Nov - 0:15

Je transmeeeeet Hihi


Can't you understand
All I ever wanted, all I ever needed is here, in my arms. Feelings are intense, words are trivial. Pleasures remain, so does the pain. ▬ Enjoy the silence.

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Sam 19 Nov - 13:21

Je reviens vers toi pour te donner notre approbatiooooon ! Le don est à toi, hâte d'en lire plus Han Han


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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Sam 19 Nov - 13:39

Merciiiii Chou
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mar 22 Nov - 19:59

Nom: Bouglione
Prénom: Firmin Solaire
Age: 17 ans (18 en avril)
Don: Demi-nain (peut-on vraiment parler d'un don ?)
Motivations: Si je souhaite affliger Solaire de cette malédiction, c'est d'abord parce que visiblement tout le monde la boude et c'est super triste parce que franchement l'idée est cool, mais surtout pour en ajouter niveau background et vie du personnage, pour pouvoir le rendre plus intéressant: Solaire vient d'un cirque, qui dit cirque dit gens bizarres, c'est l'image qu'on leur colle. Pourtant, Solaire déteste cette image, rien que le fait d'être affublé de ce prénom débile, il déteste ça et regrette amèrement ce choix. Il a plus généralement honte de venir d'un cirque, il aurait bien essayé de le cacher mais c'est un mauvais menteur et de toute façon, on ne peut rien faire contre les ragots. Surtout qu'un nom pareil ça attire l'attention.
Et du coup, cerise sur le gâteau du manque de discrétion: ses origines moitié naines. Là, ça n'aide vraiment pas, pas seulement sur le plan capacités physiques, mais parce que c'est écrit en gros sur les 50cm qu'il lui manque en hauteur qu'il ne vient pas du tout d'une famille normale. Et rendre difficile la vie de ses personnages, c'est peut-être ce qu'il y a de mieux à jouer en rp.
Plus généralement aussi, ce que j'adore faire vis-à-vis du rp c'est réfléchir à toutes les conséquences que peuvent avoir une particularité sur la vie de tous les jours. Exemple ici, Solaire sera-t-il capable de monter à cheval ? De survivre pendant des mouvements de foule ? (ce sont des exemples de base mais les premiers qui me viennent). Ça donne un point de réflexion inépuisable parce qu'à chaque fois qu'il ferra quelque chose, il faudra le prendre en compte.
RP d'exemple:

Une chaise, trois livres, une autre chaise, un grimoire épais, tels étaient les ingrédients réunis pour créer l'échelle parfaite. Tout en haut de celle-ci, un semi-demi-homme, demi-nain qui n'en était pas  moins malin. La prudence cependant, c'était autre chose, mais il se trouvait au moins inventif lorsqu'il s'agissait de résoudre ses problèmes. Et quels étaient-ils, ses problèmes ? Justement, il était trop petit, d'où l'échafaudage improvisé. Quelle idée, en même temps, de vivre dans un monde de géant ? S'il avait pu, il aurait bien fait autrement, mais s'il était dans cet état c'était à cause de sa maman.
Haut comme trois pommes de quarante-cinq centimètres chacune, accéder à ce que l'on cachait un peu plus haut relevait souvent du défi. Là, par exemple, l'objet de ses désirs se moquait bien de lui, sur son étagère trop haute. Tous les élèves qui le souhaitaient aurait pu l'attraper, mais pas Solaire. Et tous les élèves qui auraient pu l'aider n'étaient pas là. Personne n'était là, personne ne va à la bibliothèque à six heures du soir, personne sauf Solaire. Il avait le don de ne jamais faire les choses comme les autres, Solaire. Rien que sa croissance, elle s'était faite bien étrangement.

Alors en équilibre précaire du haut de son grimoire lui-même en équilibre sur trois pieds de chaise, Solaire essayait à tout prix d'attraper le livre tout en haut de l'étagère. Il tendait le bras toujours plus haut, toujours plus loin, mais c'était comme si à chaque fois qu'il s'en approchait, l'étagère s'agrandissait pour lui arracher tout espoir d'atteindre un jour son but.
Parce que son but était sur la plus haute planche de la plus haute étagère de la bibliothèque. Comme par hasard. Mais c'était certainement parce que, pour changer, c'était un livre que personne ne lisait, sur la cuisine sorcière, la passion secrète de Solaire. Mais bon, pour lui, un œuf à la coque correctement cuit s'avérait déjà être de la haute gastronomie, alors pas étonnant qu'il s'extasie devant les repas servis au restaurant scolaire et veuille faire la même chose.

On avait donc Solaire qui se tenait sur une jambe, l'autre tendue pour garder l'équilibre, essayant de se faire le plus haut possible, se servant de ses bras pour presque escalader l'étagère. Qu'est-ce qui pouvait mal se passer ? Absolument rien, ce plan était sans failles. N'est-ce pas ?

Une demi-seconde plus tard, il tombait « à l'eau », sur le sol. Le grimoire glissa du haut de la chaise, faisant perdre équilibre à l'élément le plus lourd et le plus haut de cette tour de Babel vouée à l'échec. Et la chute fut rude. Elles sont toujours rudes les chutes, surtout lorsque l'on mesure un mètre trente, même du haut de deux chaises et de trois livres.
Pourtant, Solaire avait failli atterrir sur les pieds. En général, il disposait d'un équilibre hors pair, merci l'enfance au cirque, ça faisait parti des rares choses qu'il y avait appris, mais il n'en était pas fier pour autant, parce que cela ne servait jamais quand on n'était pas demi-nain. Quand on avait une taille normale, devoir escalader des meubles pour atteindre des livres ou des bibelots, c'est assez rare. Pour Solaire cependant, cela faisait presque parti des habitudes.

Toujours était-il que cette fois-là, Solaire avait seulement failli retomber sur ses deux pattes. Une seule avait correctement fait son travail, l'autre était dotée d'un pied en grève dont la cheville se tordit on ne pouvait plus volontairement d'une douloureuse entorse. Perdant alors son équilibre pour de bon, Solaire s'étala sur le sol, prolongeant alors le bruit qu'avaient fait les meubles et les ouvrages qui étaient tombés les premiers.

Puis, encore quelques secondes plus tard, vinrent les bruits de talons réguliers sur le sol de la bibliothèque, qui glacèrent le sang du jeune homme. Quelqu'un arrivait vérifier ce qu'était ce bruit. Visiblement, Solaire n'était pas le seul dans la bibliothèque, mais même s'il était blessé, il l'aurait préféré. Sa cheville, elle repousserait, au pire il en avait une deuxième, c'était pas trop grave. Une réputation, cependant, il n'en avait qu'une. C'était déjà assez énervant de se faire oublier constamment parce qu'on est petit donc invisible, pas la peine de se faire attraper en flagrant délit de nanisme, à galérer pour créer des échafaudages suffisant pour accéder à l'étagère du dessus. En plus, le ou la témoin allait le voir, se moquer, répéter ça à d'autres, encore se moquer, et ainsi de suite. Très peu pour Solaire.

Alors en position latérale de sécurité sur le sol, se tenant la jambe sans faire de bruit, il rampa rapidement sous la table de travail qui faisait face à l'étagère meurtrière. Il y passait facilement, même debout il n'avait qu'à se pencher. De là où la témoin arriverait (d'après ses bottines à talons), elle ne verrait qu'une chaise qui était restée debout mais resteraient cachés par la table les trois livres, le grimoire et l'autre chaise qui gisaient sur le sol, et encore moins le demi-nain blessé qui préférait boiter que d'être humilié.

Une fois l'inspectrice repartie après avoir lâché un « Hmm... Étrange... », Solaire se releva enfin, difficilement, en se tenant au pied de la table. Il ne rangerait pas le capharnaüm qu'il avait laissé là, il n'en avait ni l'envie ni la motivation. Il s'était blessé alors tant pis pour eux, ils pourraient bien rester sur le sol tout une nuit, cela ne tuerai personne (d'autre). Le jeune homme n'avait plus qu'à abandonner, à partir sans ce qu'il était venu chercher.

Où était Napoléon quand on avait besoin de lui ? Il était déjà passé par là, lui, il savait quoi faire dans ce genre de situations.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 23 Nov - 2:56

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 23 Nov - 15:04

*emballe un tabouret et l'offre à Solaire* Hihi Te voici officiellement demi-nain Owai Je te place dans la liste Love


 
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Sam 31 Déc - 11:59

Nom: Duret
Prénom: Adélie
Age: 18 ans
Don: Lavandière de nuit
Motivations: Déjà ce don cette malédiction est juste géniale, je suis fan depuis que j’ai lu les descriptions des particularités magiques *-* Et j’adooooore les possibilités que ça offre en RP, et le côté malédiction familiale est trop trop cool ! Après, ce don a été le point de départ du perso, du coup c’est tellement associé à Délie et sa motivation à rechercher ses origines pour comprendre d’où elle vient et pourquoi elle a ce don. Et puis c’est aussi important pour la cohérence du personnage, parce que sa condition de lavandière est dans sa partie « sensible » qu’elle souhaite cacher à tout prix. Donc du coup, elle cherche plein de stratagèmes pour éviter que les gens s’en rendent compte, ou alors elle essaie d’acheter les gens pour pas qu’ils révèlent son secret Sem . En plus, ça renforce sa méfiance envers les adultes, puisque personne n’est capable de l’aider.
Et puis les réponses aux questions que je vous ai posées me motive encore beaucoup beaucoup plus parce que ça donne plein de facettes du don à exploiter et c’est trop géniaaaaaaaal *_*
Bref, je suis pas très douée pour argumenter mais j’espère convaincre avec mon RP ahah Gnoe


RP d'exemple:
Tic, tac, tic, tac. Le balancier de la grosse pendule en bois oscille en rythme.  Tu es seule dans le bureau de l’Intendante. Même pas une semaine après ton arrivée à la Maison Royale et te voilà déjà convoquée… Toi qui pensais prendre un nouveau départ, c’est râpé. Et pourtant, tu n’as rien fait ! Bon, c’est vrai qu’on vous avait précisé qu’il y avait un couvre-feu, et qu’il ne fallait pas l’enfreindre. Mais tu pensais pas qu’on allait te réprimander parce que tu lavais tes vêtements…

La nuit passée, comme à ton habitude, tu avais rassemblé tes vêtements sales de la semaine (au lieu de les mettre dans le panier à linge qu’on vous avait indiqué), et tu avais rejoint l’une des salles de bain de la Maison Royale. Bon, t’avais pas assez de vêtements, alors c’est possible que t’en ais emprunté quelques uns dans la panière. Mais qui t’en voudrait pour avoir lavé du linge ? T’allais le rendre, de toute façon, c’était pas du vol. Et puis tu t’étais appliquée. Jusqu’au matin, tu avais tordu le linge dans tes mains frêles. Encore, et encore, à tel point que les jointures de tes mains étaient presque en sang. Et puis pour être sûre que tout soit bien propre, tu avais relavé chaque vêtement. Trois fois.

D’aussi loin que tu te souviennes, tu avais toujours eu cette obsession du linge bien propre. Toute petite, tu faisais des colères à ta mère quand elle osait toucher à tes vêtements sales. Tu n’atteignais pas encore le lavabo, alors tu pataugeais avec tes draps dans la baignoire. Ta mère, épuisée de te remettre toujours dans ton lit et d’entendre tes hurlements déchirants, avait fini par te laisser faire ce que tu voulais pendant qu’elle pouvait – enfin –  se reposer. Plus tard, quand tu étais en primaire, une de tes maîtresses s’était inquiétée de tes cernes et de ta fatigue du lundi matin. Tu lui avais expliqué que c’était normal, que tu lavais le linge le dimanche soir. Quelques jours plus tard, une assistante sociale était venue vous rendre visite. Par chance, tu venais de descendre les poubelles et la vieille voisine vous avait rempli le réfrigérateur avec les restes d’un repas de famille. Cette visite n’avait eu, heureusement, aucune conséquence, mais ta mère t’avais quand même passé un savon. T’avais plus le droit de parler de ta vie à l’appartement à l’école. Alors t’as plus rien dit, mais t’as continué à tordre ton linge chaque nuit dominicale.

Tu entends la porte s’ouvrir. Tu ne te retournes pas, et tu t’efforces de te tenir bien droite. Tu sais que tu n’as rien fait de mal, alors inutile d’adopter une position de défense. L’Intendante est une femme d’un certain âge, mais elle ne semble pas méchante. Elle s'assoit en face de toi. « Mademoiselle Duret, on m'a rapporté ce qui s'est passé la nuit dernière et-… » Tu la fixes dans les yeux. Elle a un regard navré, presque attristé. « J’ai rien fait, M’dame l’Intendante ! J’étais juste en train de laver des vêtements et, euh… Et le Surveillant est arrivé. Il m’a demandé d’aller m’coucher mais j’devais finir. J’vous jure que j’allais rendre les vêtements. Il fallait juste que je les lave, M’dame. » L’Intendante ouvre la bouche, mais se ravise. Elle évite ton regard et tapote ses doigts sur son bureau.

« Adélie… » Ton nouveau prénom sonne encore bizarrement à tes oreilles. « Tu es une lavandière de Nuit. » Elle te dévisage, attend ta réaction. Comme si t’allais comprendre ce que ça voulait dire, être une lavandière. Et puis déjà, qu’est-ce qu’elle en savait ? Ça faisait que quelques jours que t’étais arrivée ici. Pff, les adultes… Toujours à penser qu’ils savent tout sur toi, mieux que toi. Tu hausses un sourcil interrogateur, et tu vois les traits de l’Intendante se tendre. « C’est une malé- c’est un don familial. » La famille, toujours la famille. « Tous les dimanches soirs, les Lavandières de Nuit ne peuvent s’empêcher de laver des vêtements, jusqu’à ce que le Soleil se lève à nouveau. Cela échappe à toute raison, à toute volonté. » Mais non, c’est pas toi ça. Tu laves les vêtements le dimanche soir parce que c’est le moment de la semaine où tu les laves depuis toujours. C’est une habitude, pas une obligation. « Parfois, elles volent des vêtements pour effectuer leur tâche. » Tu t’offusques. « J’les ai pas volés, M’dame ! » L’intendante esquisse un sourire, qui se veut rassurant. « Empruntés, si tu préfères. » Tu croises les bras, te mets en position défensive. « Pourquoi elles feraient ça ? » Elle hésite. Tu vois qu’elle ne sait pas trop comment aborder le sujet. Mais toi, tu continues de la fixer, avec ton air déterminé et presque provocateur. « C’est une malédiction qui se transmets de génération en génération, et qui ne touche que les filles. C’est dû à… » Tu sens qu’elle bute. Qu’elle ne veut pas te le dire. Cherche-t-elle à te protéger ? Tu soupires intérieurement. T’as pas besoin d’être protégée. Et de toute façon, tu finiras bien par savoir à un moment ou à un autre, alors autant qu'elle te le dise tout de suite. « À une ancêtre qui a tué son enfant aux pouvoirs magiques. »  Un frisson te parcourt le corps. C’est pas possible, non, pas possible.

« J’suis pas une lavanderie ou j’sais pas quoi. C’est mon linge, c’est moi qui le lave. C’est tout. » Les sourcils de l’Intendante se haussent de surprise. Elle s’attendait sûrement pas à ce que tu refuses tout en bloc. Mais c’est pas avec un seul argument que tu vas lui faire confiance, loin de là. Tu ne la connais pas, et elle te connaît pas non plus. « Il n’y a pas que ça. Les Lavandières de Nuit ressentent aussi le moindre danger, même le plus infime. » Ton regard devient fuyant. C’est vrai que t’es très sensible au risque. Chaque fois qu'une voiture passe près de toi, ou de quelqu'un à proximité, tu sens cette boule dans ton ventre. T'aimes pas les couteaux, parce qu'un accident est si vite arrivé... Tu sais quand un élève va tomber de sa chaise parce qu'il se balance trop. Et tu détestes le moment de la récréation, parce qu'il y a toujours plein d'enfants qui tombent, se cognent, glissent, se blessent. Nouvelle boule au ventre, à chaque fois. Mais t’es sensible à plein d’autres trucs aussi. C’est juste ta personnalité. « Parfois, lors d’un danger très sévère, elles se mettent à crier, un cri si terrible que personne ne peut supporter. » Tes mains se mettent à trembler. Heureusement que tu es assise, sinon tu aurais sûrement perdu l’équilibre. Tu sens ton cœur battre plus vite. Tu repenses à cette journée dans la cour de récréation, et à cet idiot de CM1. André. T’avais crié ce jour-là. Tu dois être sûre, alors tu demandes avec ton innocence d'enfant : « Ça marche aussi avec la mort ? » Tu vois la peur traverser le regard de l’Intendante. Elle souffle un « Oui » et tu sais qu’elle a raison. T’es une Lavandière de Nuit.
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mar 3 Jan - 3:35

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mar 3 Jan - 13:16

Adélie te voici lavandière Han Il nous tarde d'en lire davantage durant le jeu ! Love


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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mar 3 Jan - 17:29

Youpiiiiiiiii :apo: :apo: :apo:
Merci beaucoup à vous
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mar 21 Fév - 17:48

Nom: Bergevin
Prénom: Theron
Age: 20 ans
Don: Bisclavret
Motivations: le don (ou plutôt la malédiction) du Bisclavret est quelque chose qui m’a intéressé depuis mon arrivée sur le forum. C’est moins dangereux qu’un personnage loup-garou, mais comporte tout de même toute une connotation intéressante sur la transmission. Au final, ça en fait plus une maladie qu’une malédiction, et c’est cette nuance qui m’intéresse. Ca pose le personnage au centre de diverses tensions et problématiques, avec un petit déchirement personnel sur l'identité et sur le devenir. Bref, ça m'intéresse grandement.
RP d'exemple:
You wake up from your nightmares. We don’t.
Theron ne savait pas exactement où il se trouvait, mais il était clair qu’il ne s’agissait pas de son lit. Déjà il faisait affreusement froid et il n’aurait jamais laissé la fenêtre ouverte durant la nuit. Ensuite, c’était beaucoup trop dur et sale pour que ce soit son lit. Un mal de crâne prodigieux lui laissait la vague hypothèse qu’il s’agissait d’un lendemain de beuverie. Mais il n’avait pas la bouche pâteuse, ce qui invalidait l’hypothèse. Ouvrant un œil, il le referma aussitôt, frappé par les rayons de lumière qui perçait à travers les troncs. Non, décidément pas un lendemain de beuverie. C’était un lendemain de la fameuse nuit du mois. Il grimaçât et se déplia un peu les jambes, sortant de sa position fœtale. Un réel plaisir que de s’éveiller ce genre de lendemain, vraiment. Il avait dû courir toute la nuit et dévorer encore il ne savait quoi. A l’aveugle, il se repositionna, assis et la tête entre les jambes, ouvrant un œil, puis l’autre. Il vit un sol plutôt dégagé à ses pieds, sans trop de débris ni quoi que ce soit. Si Theron pouvait accorder ça à son autre lui poilu, c’est qu’il avait l’agréable habitude de nettoyer son espace de litière avant de lui redonner le contrôle. Portant la main à sa bouche, il passa un doigt sur ses dents. Pour une fois, il n’y avait rien de niché dedans, pas même une plume de duvet. Mais vu le goût salé qu’il avait dans la bouche et la boule dans l’estomac, il devait avoir réussi à se nourrir quand même. Le jeune homme espérait qu’il s’agissait d’un animal sauvage, quand même. Cela faisait désordre quand ce n’était pas le cas. Le chat des voisins avait disparu lors d’une de ces nuits et il s’en voulait encore un peu. Mais il était possible que ce soit son père, aussi.

Se relevant, il grimaça sous la douleur. La magie de sa condition faisait qu’il lui était facile de changer de forme, avec les os qui se ré-agençaient en seulement quelques minutes. Mais pour autant, ce n’était pas une partie de plaisir et les muscles conservaient malheureusement l’effort qu’il avait dû fournir pour la transformation et sa dépense nocturne. S’époussetant le torse, les bras et le bas du dos, il posa ensuite ses mains sur un tronc environnant, s’étirant les jambes, contrôlant sa respiration. Sans aller jusqu’à faire une session complète d’étirement, tout cela allait lui faire assez du bien pour les prochains jours. C’était après coup, avec les muscles à froid, mais Theron trouvait que cela lui faisait un certain bien de faire fonctionner ses muscles. Tout en décontractant les muscles de son cou, il jeta quelques regards autour de lui. Il était donc bien en pleine forêt, avec des arbres plutôt vieux. Pas de signe qu’il reconnaissait à portée de vue, il allait donc devoir aller vers les sous-bois pour retrouver le chemin vers l’école. Le Bois Bleus était plutôt vaste, et il se devait de retrouver également l’arbre creux dans lequel il avait caché ses vêtements de rechange. Il ne se souvenait jamais vraiment de s’il avait eu le temps de se mettre à nu avant sa transformation, puisqu’attendre nu, au milieu des bois un mois d’octobre que la Lune ne se lève était particulièrement lassant et embarrassant. En plus, s’il tombait sur les Dryades, elles n’allaient pas particulièrement apprécier son manque de décence. On pouvait en attendre beaucoup de ces adorables créatures, après tout elles protégeaient les lieux. Mais faire face à un jeune homme dans sa vingtaine, nu, à attendre on ne savait quoi, c’était parfois un peu difficile. Apercevant la fin de la forêt, il ne reconnut pas vraiment le terrain. Repérant le soleil, il décida d’un chemin et commença à marcher en sa direction, faisant attention à ne pas se blesser la plante des pieds. Normalement il n’allait croiser personne ici. Les moldus ne se promenaient pas dans le coin, les gardiennes du Bois Bleu s’en assuraient. Restaient éventuellement les autres. Mais il faisait attention à ne pas les croiser, autant sous forme humaine que poilue. C’était parce que c’était… intime. La transformation était immanquablement douloureuse, et ce n’était pas quelque chose qu’il voulait montrer à d’autres. Même si les autres se transformaient aussi. Un des nombreux tabous du jeune homme.

L’arbre dans lequel était caché son coffre était assez facilement reconnaissable. Du moins pour lui. Il y reconnaissait son odeur, en s’approchant assez. Ou plutôt, l’odeur de son parfum. C’était quelque chose qu’il s’imposait de prendre. Parce que la rentrée au château sans se laver, c’était une petite horreur. Non pas qu’il sentait le chien mouillé, mais parce qu’on ne passait pas une nuit entière dans une forêt et un peu à dormir par terre sans sentir la terre et divers autres trucs. Il ne pensait pas avoir du sang sur la figure, et c’était déjà ça de gagné. Cela faisait désordre auprès des étudiants. De toute façon, il allait vraisemblablement aller se doucher sur le chemin, dans les vestiaires du bassin des serruriers. Ouvrant le coffre, il n’y trouva pas ses vêtements de la veille. Avec un soupir, il passât un t-shirt, un pantalon ample et une cape. Après avoir enfilé une paire de bottes basses, Theron attrapât le flacon de parfum et s’en vaporisa sur les vêtements, espérant que l’illusion suffirait. Il prit ensuite sa baguette et son amulette, referma le coffre et se dirigea vers le Château. D’après l’horloge portable qu’il avait mis dans le coffre, il n’était que sept heures du matin. Une douche chaude l’attendait. Puis un café très serré, le règlement de Beauxbâtons ne permettant pas aux bisclavrets de bénéficier d’un jour de repos. Effaçant le négatif de ses pensées, il regarda le château. Ça pourrait être pire. Ou mieux.

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mar 21 Fév - 19:39

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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 22 Fév - 19:52

Theron ta demande de particularité est acceptée ! Je te place dans la liste des bisclaverets Yes


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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Mer 5 Avr - 23:49

Nom: Petrovic
Prénom: Dimitri
Age: 46 ans
Don: Ganipot
Motivations: J'ai souvent hésité à demander des particularités, parce que très honnêtement je suis / était intéressée par toutes. Malheureusement, la timidité et les personnages déjà bien avancés m'ont empêché de venir poser ma patte ici. Je viens cependant me rattraper en tentant la particularité de ganipot Fire !

Je pense qu'avec le handicap de Dimitri (l'héméralopie - le fait de ne pas pouvoir voir dès que la luminosité baisse) peut être pâlié en partie justement par le fait d'être ganipot. Cela ne lui permettra bien évidemment pas plus de voir, mais de pouvoir au moins avoir cette illusion lorsqu'il est dans le corps d'un animal. Ce qui permettrait également d'éviter de voir le soir le phare serbe se promener dans les jardins en faisant ses rondes. Yeah J'aimerais aussi exploiter le côté "maintien, étiquette, règles" opposé au côté plus libre, plus sauvage, naturel, le côté animal, qui peut être quelque chose qui fasse réfléchir et questionner mon bonhomme. Ce ne serait pas un don utilisé n'importe où n'importe comment, mais surtout utilisé après des années difficiles d'entrainement comme un palliatif à ses limites physiques et parfois intellectuelles, un moyen de s'évader et passer au delà de sa condition ?
RP d'exemple: « Amandine ? » Tu te retournes, tu tâtonnes à côté de toi pour trouver la place chaude, mais vide. Là où se lovait habituellement le corps de ton épouse – elle avait tellement usé ce matelas, une dot de mariage, que la trace de son corps s'imprimait dans celui-ci – cet endroit était vide. Tu repoussais les couvertures, clignant inutilement des yeux. Tu ne voyais rien.

Tu ne sais pas trop ce qui t'avait éveillé. Le silence habituellement troublé par sa respiration ? Elle ronflait légèrement, surtout après avoir un peu bu. Ou alors le froid qui se propageait dans ton corps ? Peut-être Liubov le chat qui avait profité du départ d'Amandine pour venir prendre sa place sur l'oreiller ? Tu ne le voyais pas non plus, mais tu le sentais. Un jour, quelqu'un t'avais demandé si c'était bien un chat et non un bébé ours-polaire que tu élevais.

Tu pris une inspiration, tournant à nouveau la tête. « Amandine ? » Tu haussais le ton, mais tu n'eus pour réponse que le craquement du parquet, le souffle de la maison qui prend vie, inspire et craque.

Des bruits dans la rue, quelques voix, trop éloignées pour te concerner. Tu hésites à poser tes pieds sur le sol. Tu clignes à nouveau les yeux, par habitude, pour chasser le sommeil également. L'obscurité t'étreignait comme un cocon soyeux, habituel. Tu n'en avais pas peur, tu l'avais apprivoisée.

Lorsque tu étais petit, la disparition du soleil était pour toi un drame, tu pleurais toutes les larmes de ton corps et le suppliait pour qu'il reste encore un peu. Parfois, tu te roulais par terre tandis que le soir tombait et que tu perdais progressivement la vue. On te laissait parfois là, jusqu'à que tu te calmes. On t'oubliait presque. Tu te souvenais de la pierre lisse, de grandes dalles où tu t'étais trop souvent écorché et où le soleil d'été te brûlait à force de réverbération.

C'était généralement Anatoly, ton grand-père, qui te relevait, il t'époussetait les genoux. Un petit soldat, un petit sang-pur, un héritier des grands sorciers de Russie ne devait pas se comporter ainsi. Tandis que tu reniflais, il te tapotait virilement l'épaule, puis il t'emmenait dans sa pièce à lui et te mettait sur ses genoux et vous écoutiez la radio ensemble. En silence et dans le noir, tous les deux, pour que vous soyez sur un pied d'égalité. C'était lui qui t'avait appris à ne plus craindre le fait de ne rien voir, de juste être là, au milieu d'un monde qui t'étais inconnu.

C'était lui qui avait la première fois parlé de ganipot. Il en avait entendu parlé. Personne dans la famille ne faisait ça. Il y avait bien un grand oncle animagus, mais le reste de ta famille restait dans de la magie conventionnelle et sûre. « Tu pourrais voir la nuit, Kita.  »

Tu passais ta main dans les poils de Liubov, fermant les yeux par réflexe, car tu savais que c'était inutile. Lâchant dans un souffle une série de mots qui te permettaient de te canaliser, répétés à l'usure et qui étaient presque onctueux sur ta langue. Ta conscience tressauta et tu ouvrais péniblement les yeux, baillant, déplaçant avec peine ton corps trop gras. Descendre du lit allait être toute une aventure, remonter dessus également. Tu enjambais ton corps – celui de Dimitri – malaxant la poitrine qui se soulevait à un rythme régulier avec un plaisir qui te laissait mal à l'aise lorsque tu reprenais conscience dans ton corps.

D'un bond, tu te laissais tomber sur le plancher. Voir la nuit, pouvoir te déplacer sans heurter les meubles, une nouvelle vision de l'espace – autant en hauteur qu'en largeur. Tu te dirigeais en trottinant, le bruit de tes griffes résonnant presque de manière assourdissante dans le silence du couloir. Un raie de lumière attira ton attention et tu te dirigeais posément vers celui-ci, grattant à la porte pour que la personne à l'intérieur t'ouvre, bien incapable que tu étais de pouvoir sauter et agripper la clanche de la porte. « Je suis malade ! Va te recoucher ! »

Un miaulement, un autre, jusqu'à que la porte s'ouvre sur le visage rouge d'Amandine – pas de colère, mais visiblement d'avoir trop soufflé pour aider à faire passer la douleur. « Rentre, mais arrête de faire ton cinéma. » Sans demander ton reste, tu te glissais dans la salle de bain et tentait tant bien que mal de te hisser sur le rebord de la baignoire, les deux pattes posées sur le pied.

Tu poussais de toute la force de tes pattes, gonflant les muscles, plissant tes yeux de chat, bougeant du popotin, mais rien n'a fait, tu ne parvins qu'à te maintenir quelques secondes de manière assez pathétique sur le rebord avant de glisser, à bout de souffle, au bout de ta vie. Amandine, probablement pleine de pitié, t'attrapa dans ses bras et se mit à te serrer en retournant s'avachir à côté des toilettes en attendant la prochaine nausée.

Toi, tu ronronnais.

_______________

Merci beaucoup ! Luv




It is a strange courage.
You give me, ancient star.
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Toward which you lend no part.



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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 9 Avr - 16:23

Ta demande est acceptée Yes Je te place dans la liste ! Owai


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Portoloins
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- Qu'ils mangent de la brioche ! -
MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Dim 14 Mai - 18:40

Nom: De Vienne
Prénom: Sasha
Age: 20 ans
Don: Filleule de Fée (Transformation en garçon.)

Motivations:
Parce que je voulais mettre une particularité à ma noble et que je trouvais que cette malédiction ajouterait un peu de bazar dans la famille De Vienne. Et puis dans la noblesse en général aussi. Mih Je pense aussi que ça peut apporter une dimension supplémentaire au personnage et au RP tout en offrant la possibilité de créer des situations diverses et variée Mih

RP d'exemple:
« Allez quoi, laisse moi toucher. » « Je t'ai dit que je n'étais pas intéressée ! » Tu bouillonnes intérieurement alors que ton regard est planté dans le sien. Sa tête ne te revient pas, cet air hautain et méprisant qui essaye de te dire que tu lui appartiens parce que tu n'es qu'une femme. Aha. T'as la décence d'essayer de te contrôler face à cet ignorant, mais il insiste, encore et encore. « Quoi ? T'es énervée ? T'as tes règles ? » Tu sens ton cœur faire un bond, le sang s'accélérant dans tes veines. « Vas-y, touche, je t'en prie. » Que tu peines à lui dire, les dents serrées. Au moment où il approche sa main, tu ne te retiens plus et la transformation s'opère sous la colère qui tourbillonnait en toi. C'est rapide, presque instantané.

Quand tu étais petite, la transformation se faisait sans encombre. Cependant, sts premiers jours de puberté furent extrêmement compliqués. Les différences entre tes deux apparences s'accentuant, tu  exprimais une douleur aiguë qui ne faisait que grandir de jour en jour à chaque transformation. Tu serres le poing, faisant toujours face à l'autre tête de gland que tu peux pas te piffrer. Il était pas au courant que c'était toi la fameuse fille qui se change en garçon. Tu lui adresse un sourire moqueur alors qu'il a la main sur ton torse. « Alors, satisfait ? » que tu prononces de ta voix grave, ce qui suffit aussi à le faire prendre ses jambes à son cou immédiatement, paniqué.

Tu regrettes un peu qu'il soit aussi lâche, tu aurais bien aimé lui taper dessus. Enfin, ça a du suffire pour ne plus qu'il revienne te faire chier tout de suite. Tu lances un regard acéré aux gens autour de toi, passant le message aux petits curieux. Tu étais prête à prendre le premier qui te regardait mal pour lui taper dessus, mais ils se font tous petits. Tant mieux pour eux d'ailleurs.

Alors tu navigues à travers les couloirs, bousculant les gens qui ne s'éloignent pas de ton chemin. Tu as besoin de retrouver le grand air extérieur, d'aller courir ou de trouver quelqu'un qui est capable de te calmer. Tu penses à Tysha en premier lieu, ta cousine que tu considères comme une sœur. C'est ironiquement la seule capable de t'apaiser en quelques secondes. Tu te rends bien compte de la chance que tu as d'avoir une famille comme celle-ci. Tu penses à Alice et Theron, qui savaient aussi y faire avec toi, si tu croises l'un des deux, ils risquent probablement de prendre pour les autres. Au moins tu ne leurs feras pas de mal, c'est certain. Peut-être que tu croiseras une des têtes de turcs qui te pousses à bout afin de lui cogner dessus. Et sinon, tu pourras toujours aller courir jusqu'à l'épuisement.

Tu ne trouvais pas que des désavantages à cette malédiction qui t'habite. Tu aimais bien d'être un garçon, un vrai, celui avec une paire de testicules dans le slip. Ça te permettait de rabattre le caquet de tous ces machos qui te courent sur le haricot. T'aimes bien leur faire cette surprise, quand ils ne s'y attendent pas. En général, les bruits cours sur toi, certains connaissent ton nom, d'autres tes apparences. Tu n'es pas du genre à le cacher, parce que tu en es tout simplement incapable. Lorsque ton pouls s'accélère et que tes muscles s'étirent, tu es incapable de ralentir ou inverser le processus. Lorsque le signal était lancé, tu étais obligée de foncer sans pouvoir faire demi-tour et ça te correspondait bien finalement. Tu n'étais pas du genre à réfléchir de toute façon, faire des plans, stratagèmes, manipulations, ça te faisait trop chier pour le faire.

Il commence à pleuvoir alors que tu portais à peine un débardeur. Peu importe que tout le monde se pressait à retourner dans l'enceinte du château, toi tu avais besoin de sortir courir. Certains te regardent bizarrement, d'autres t'ignorent et toi tu t'en contrefous. Tu avances pour rejoindre la piste et courir, seule, sous la pluie. Tu étais trempée mais tu t'en fichais, peu importe les intempéries ce n'est pas ça qui allait t'empêcher de courir. On pouvait te prendre pour une dégénérée, de toute façon, le monde extérieur ne t'importe pas. T'es prête à tout casser, tout bousculer, seuls les tiens t'importaient. Le reste était bien le cadet de tes soucis. Enfin là, à rentrer sous la pluie avec à peine un débardeur, c'était le rhume assuré pour le lendemain et ça te rendais tellement agréable !
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R. Léonardo Grimaldi
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Lun 15 Mai - 19:11

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B. Perle de Béziade
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MessageSujet: Re: Obtenir une particularité magique   Sam 3 Juin - 16:28

Sasha Navrée que cela ait pris aussi long Potté Ta demande de particularité est acceptée. Je te place dans la liste ! Hâte de voir ces changements en jeu Hihi


 
❝Tes doubles sens si romantiques❞ J'entends encore l'onde sensuelle de ta bouche sur la mienne. C'était si fort, c'était si beau; la philosophie de ton souffle entre mes mots
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Obtenir une particularité magique

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