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 Cool for the Summer - R. Léonardo Grimaldi

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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R. Léonardo Grimaldi
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MessageSujet: Cool for the Summer - R. Léonardo Grimaldi   Sam 10 Oct - 10:25


Robin Léonardo Grimaldi
feat. Adam Gallagher

Nom: Grimaldi, il coule, rocailleux, comme une pluie de pierre précieuses au dessus d’un berceau, langes de soie et cuillère en or massif dans le creux des lèvres du nourrisson venu au jour avec une couronne sur le duvet de sous couvre-chef. Prénom de naissance: Robin, les sonorités ne sont pas vraiment italiennes, mais la mère a posé son véto : ce prénom, elle l’a en tête depuis son plus jeune age, son fils doit le porter, il n'y aura aucun moyen s'y échapper.Prénom d'usage: Léonardo, cette fois-ci, c’est au père que l’on doit ce prénom, un choix princier pour un être qui sera amené à gouverner le Rocher, un jour prochain. Généalogie: Deuxième enfant de la famille princière de Monaco, Léonardo est le petit fils de Francesco II de Monaco et fils de Giovanni de Monaco. Lorsque son père viendra à mourir, ce sera à lui de succéder au trône, et de devenir à son tour le Prince Régent de Monaco. Mais pour le moment, cette perspective ne semble pas forcément l'emplir de joie : pour lui, il ne règnera pas avant ses 50 ans, et plus tard cela se fera, mieux il se portera. Nationalité: Monégasque, il ne pouvait assurément pas en être autrement. Lieu et date de naissance: Monaco, le 18 Mai 1948, et cette date n’est un secret pour personne, le petit prince poussa ses premiers cris dans la chambre parentale. Statut: Fiancé à Perle de Béziade, et cette union est une véritable réjouissance. Perle est une amie de longue date, et depuis peu, celle pour qui bat son coeur, mais sans doute, la fierté monégasque ne se l’avoue qu’à moitié. Etudes/Profession: Filière Défense et Sécurité. Pour Léonardo, un prince se doit de savoir mener ses hommes, et même si la conjoncture passée ne semblait pas prévenir d’une guerre prochaine, l’avenir semble pourtant se teinter de noirceur, et, Monaco, enclave sorcière, pourrait s’avérer être un support de choix pour la France si un combat venait à éclater. Baguette magique: La baguette de Léonardo est longue de 28,7 centimètre et est taillée dans le bois d'une Aubépine. Rigide, elle comporte en son coeur la plume d'un hyppogriffe.

Allégories réflexives:

► Quelle est votre opinion sur la restauration de la Monarchie Sorcière ?
Balivernes. Comme la plupart des membres de sa famille, cette décision d’Etat fait doucement rire le jeune homme. En quoi ce retour permettrait-il au peuple français de se protéger plus efficacement de la menace d’Outre Manche ? L’héritier ne comprend pas. A ses yeux, ce n’est pas le gouvernement qui doit changer, mais son armée. Est-ce vraiment le roi qui se dressera face à ses hommes si la guerre vient à éclater ? Le choix d’étude du jeune homme n’est pas étranger à cette façon de penser, mais ses choix lui appartiennent, et il doute de Son Altesse Sérénissime le Roi de France daignera vraiment lever la baguette pour protéger son peuple.

► La Mise en Objet des Djinns a donné lieu à un virulent débat centré autour des notions d'esclavagisme, de liberté, de droit des créatures ou encore de la protection magique. Que pensez-vous à ce propos ?
Inutile. Le débat est stérile. Le choix a été prit. Le Grimaldi n’a pas vraiment d’avis sur la question mais respecte la décision. Après tout, peut-être est-ce là l’opportunité pour le Roi de s’éviter un petit aller au front ? L’envoie de son propre Djinn suffira peut-être ? Quoi qu’il en soit, le brun béni sa bonne entente avec sa propre entité, car même si la mise en Objet fut une étape difficile, elle n’a fait qu’évoluer leur relation, ce qui ne pourra leur être que bénéfique sur le terrain. Raziel l’a cependant prit pour une trahison de la part des sorciers, mais son « coeur » pur et ses convictions l’ont forcées à pardonner. De ce fait, Léonardo n’y ait pas quotidiennement confronté, et ce passage de l’histoire n’est plus qu’un lointain souvenir, une habitude adoptée.

► Pouvez-vous envisager que le sang puisse un jour devenir plus important que le rang sur le sol français ?
Traitres. Voilà ce que seraient l’ensemble de la population française si cela venait un jour à arriver. Pourquoi ? Tout simplement parce que donner plus de crédit à la pureté du sang, ce serait comme accepter la défaite. La pureté à tout prix, c’est le crédo de l’ennemi. Qu’en est-il des valeurs de la France ? De son tempérament tolérant ? Si un jour cela vient à devenir une réalité, le monégasque se jure de ne plus avoir foi en l’humanité. Et bien que l’extermination des moldus fait elle même partie intégrante de l’histoire de Monaco, Léo n’a jamais cautionné les actes de son ancêtre.

Personnalité:

De nature abordable et avenante, le monégasque n’a jamais vraiment eu de mal à se faire des amis. Depuis toujours, il aime être entouré de sa bande d’amis et partager avec eux des moments forts et agréables. Dynamique, il déteste rester assis à ne rien faire et trouvera toujours le moyen de s’occuper, que ce soit à travers un sport, comme le Polo, qu’il pratique depuis des années maintenant, ou à travers un charme et un pouvoir de séduction dont il sait très bien se servir. En effet, sa désinvolture et son charisme ont toujours fait de lui quelqu’un de foncièrement attirant. Il aime à être entouré, que ce soit par sa famille, ses amis, ou encore les filles en général. Mais attention, le Monégasque, à la hauteur de sa loyauté à sa patrie et à son rang, saura toujours se montrer digne et galant. Il sait ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire pour ne pas effrayer les jeunes filles qui le regardent du haut de son piédestal. Car non, on ne peut pas être beau ET modeste.  « Légèrement » égocentrique, Léonardo peut parfois même se montrer trop sur de lui. Et cela énerve. Cela dérange. Et cela lui porte parfois préjudice. Mais l’arrogance dont peut parfois faire preuve ce futur prince n’est-elle pas légitime ? Il a de l’ambition, il est rusé, il peut même etre capricieux, mais cela est-il vraiment condamnable ? Après tout, c’est son éducation qui a forgé ce caractère râleur et impulsif, il n’a donc pas à s’en excuser. D’ailleurs, il s’en fiche un peu, et même si, lors de ses mauvais jours, il peut aller jusqu’à se montrer carrément agressif et blessant, ceux qui le connaissent savent qu’au fond, il n’est qu’un petit garçon caractériel et borné qui refuse de grandir trop vite. Le trône, les responsabilités, tout ça lui fait peur, mais il est trop fier pour l’avouer. Alors il se montre fêtard et engagé, persévérant dans ses études, se donnant à fond dans ce qu’il entreprend, sans doute pour oublier qu’au bout du compte, il se retrouvera le cul sur le trône de son père. Mais ce caractère indomptable n’est pas qu’un océan en pleine crise existentielle. Il sait que son entourage est prêt à témoigner : il est quelqu’un d’amical, d’attachant et de jovial. Il sait respecter ceux qui, à ses yeux, le méritent. Sa sincérité est un trait de caractère qui le définit bien, et, même s’il est parfois moqueur, il ne le fait jamais avec une mauvaise intention. En principe. Attention en effet car le garçon est susceptible, et il ne s’agirait pas de le vexer, car il est passé maitre dans la discipline du silence radio. Mais malgré tout ses efforts, il demeure possessif, et ne peut se passer de ses proches que pendant un certain temps. Il ne faut pas trop lui en demander non plus.


Genie in a bottle: Raziel

« Que je vous parle de moi ? Mais allons mon chou, il n’y a rien de bien intéressant à savoir sur moi, vraiment. Allons, allons, je vous assure, croyez-moi très cher ! »

Cette voix aiguë et pompeuse, émanait d’un petit corps d’une trentaine de centimètres, assis sur le bord de la commode du petit Léonardo, 10 ans. Il avait invoqué son Djinn pour la première fois un peu plus tôt dans la journée, et depuis lors, des tonnes de questions à son propose se bousculaient dans la tête de l'enfant. Il lui avait donc fait juré, en plus de ne pas le tuer, de répondre à toutes ses questions, quelles qu'elles soient.
À l’image d’un homme de forte corpulence qu’on aurait rétrécie à l’aide d’un sort, Raziel ressemblait à un véritable chérubin, qui pourtant se serait laissé allé au fil des années. Gras et potelé, le visage rose et souriant, il semblait pourtant avoir atteint une certaine maturité, et les ailes qui battaient mollement dans son dos semblaient subir depuis trop longtemps déjà un poids qui n’aurait pas du être aussi élevé.

« Mais tu dois me dire qui tu as servi avant moi ! »

Bien décidé à ne pas se laisser faire par cet être nouveau qu’il venait d’invoquer, le jeune prince se tenait sur la défensive, peinant à croire que la créature grasse qui se tenait face à lui puisse vraiment lui faire du mal, mais écoutant sagement les conseils de ses géniteurs sans se démonter. Il levait presque ses petits poings devant lui pour se protéger d’une éventuelle attaque soudaine.
Le Djinn, quant à lui, croisa les jambes de l’autres côté, appuyant ses deux mains sur le bois dans son dos, il releva le menton, secouant légèrement sa tête pour dégager les boucles brunes qui pendaient à son front et lui venaient dans les yeux.

« Soit, mon cher, si cela est vraiment ce qui vous intéresse. La dernière personne qui m’a invoqué s’appelait Isaac Newton, je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, vous me semblez encore bien jeune pour ces choses là. Enfin toujours est-il que lorsqu’Isaac m’a invoqué, je ne savais pas dans quelle situation je m’étais embarqué, alors ça non hein, pas du tout, du tout, du tout ! Mooon dieu si j’avais su … » Raziel posa un coude sur son genou et son menton dans sa paume en soupirant, levant les yeux au ciel comme s’il avait toujours voulu changer le passé. « Enfin, ce cher Isaac m’a donc appelé et par la suite, je n’ai eu de cesse que de lui apprendre ce qu’était le véritable Amour. M’enfin, cet homme n’avait donc jamais été aimé ? N’avait jamais senti son coeur battre pour autre chose que pour ses découvertes facétieuses et tirées par les cheveux ? Je vous jure que ça a été la période la plus difficile émotionnellement parlant de ma vie ! Un homme aussi bourru et dénué de sentiments ! Qu’avais-je bien pu faire pour mériter cela ? »

Le petit garçon qui avait fini par s’assoir sur le bord de son lit écoutait attentivement les complaintes extravagante du Djinn, les sourcils froncés. Raziel avait porté trois doigts à ses lèvres comme pour calmer une respiration qui se serait accélérée sous le coup de l’émotion trop grande.

« Enfin toujours est-il qu’Isaac a fini par s’enfermer pour de bon dans une folie sourde qui a fini par le tuer, me libérant par la même occasion de cette personne qui, franchement je n’en reviens toujours pas, n’était pas capable d’aimer. »

Avalant sa salive, le petit Léonardo regardait avec de grands yeux ronds le Djinn qui voletait à présent vers lui, un sourire amical posé sur les lèvres.

« Mais je suis sur que nous deux nous allons bien nous entendre. Cela fait quelques temps maintenant que je ne me suis plus occupé d’enfant, mais n’ayez pas peur, je ne suis pas comme ces autres Djinns qui ne cherchent qu’à nuire à leur Maître. Vous savez, les livres d’histoire parlent de moi comme de l’ange de la Lumière Céleste et de l’Amour Éternel, et pour moi, c’est Dieu qui nous a placé sur votre chemin, à vous, les humains, et vous servir n’est qu’une étape de plus dans notre longue vie. Vous verrez, nous allons bien nous entendre, cher ami. »

Posant sa main minuscule sur l’avant bras du jeune prince, il adressa à ce dernier un sourire qu’il voulait agréable et doux, mais derrière son masque de politesse, le petit garçon était complètement perturbé par la créature. Et ses parents qui l’avaient bien prévenus de se méfier de son Djinn et de ne jamais lui accorder sa confiance, comment allaient-ils réagir lorsqu’ils découvriraient l’apparence et la personnalité de cet esprit de l’Amour et de la Paix Divine ?

______

« Comment oses-tu me faire ça à moi ?! Ca fait douze années que nous nous connaissons Léonardo, DOUZE ANNÉES ! » Le Djinn devenait peu à peu totalement hystérique, hors de contrôle, et les agents du Ministère de la Sorcellerie commençaient à se demander s’ils n’auraient pas à utiliser la méthode forte pour faire taire l’entité. « J’avais confiance en toi Léo, je pensais qu’en dépit de la loi, tu me protègerai, que tu ne me donnerai pas à ces incapables, ces ignares ! Mais où est donc passé l’amour qui est en toi ? La flamme que j’ai vu briller dans tes yeux et qui m’a fait oublier Newton ? TU Y PENSES À NEWTON ? Si j’avais su ce que tu me ferai, je me serais contenté de cet homme là ! Moi qui m’étais promis de ne pas sombrer dans la haine qui habite mes congénères! Moi qui ai pour mission de répandre paix et amour ! PAIX ET AMOUR ! Tu te rend comptes de ce que tu me fais subir ? Tu me le paieras Léonardo, tu me le … »
« Enfermez-le qu’on en finisse. » Se résigna le brun en tendant son Dupont en or massif à l’agent qui attendait son feu vert pour enfermer Raziel.

C’est ainsi que ce dernier vécu la mise en objet comme une véritable trahison de la part de son maître, tant et si bien qu’il refusa de sortir de son plein gré « de son vulgaire briquet » pendant près d’une semaine. Il fini alors par pointer le bout de ses boucles brunes un matin, et le léger bourdonnement de ses battements d’ailes sorti le Monégasque de ses pensées.

« Tu t’es enfin décidé à arrêter de bouder ? »
« Je ne boudais pas, très cher, je n’ai juste pas apprécié votre trahison. »
« Votre trahison ? Tu me vouvoie, maintenant ? »
« Sauf votre respect, très cher, vous m’avez très clairement remis à ma place, et vous ne me prendrais plus à outrepasser les limites. »

Retenant un rire, le brun fit pivoter la chaise de son bureau pour se tourner vers Raziel qui, d’un air mélancolique, s’était assis sur le rebord de la fenêtre et regardait au dehors l’orage ravager la Méditerranée.

« Allez arrête de faire ta mijaurée là, tu veux que je te fasse du thé ? »

Le brun devait sans doute être une des seules personnes à proposer du thé à son Djinn vexé, mais les douze années qu’il avait passé avec lui lui avaient véritablement apprit à respecter ces entités, tout en conservant certaines limites. Et bien qu’il ne puisse pas encore supporter ses tirades sur les bénéfices de l’amour, de la paix et de l’amour divin à longueur de journée, Léonardo avait au moins apprit la patience.
Se levant de sa chaise, il se dirigea vers la porte de sa chambre et, jetant un coup d’oeil par dessus son épaule, il aperçu Raziel qui, les bras toujours croisés sur sa poitrine, le surveillait attentivement du regard.

Pseudo: comme l'ont dit les Pink Floyd, the reign of the Division Bell has begun Age: 19 petits printemps  Sem  Où avez-vu connu DJ? Dans la cuisse d'un Abraxan Autres comptes? Je suis lamentablement en train de craquer, effectivementUne remarque ? Les Grimaldi reignero/ ah mais c'est déjà fait  Mdr  Sem Un mot pour la fin ? Il est venu le temps des cathédraaaaaaaaleuuuuuuuuh, le monde est entréééé, dans un nouveau millénaaaaaire  Mdr  

Djinn Jinxed


Dernière édition par R. Léonardo Grimaldi le Lun 26 Oct - 14:14, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Cool for the Summer - R. Léonardo Grimaldi   Dim 11 Oct - 11:38


Got my mind on your body
And your body on my mind

Don't tell your mother, kiss one another

Humides, les lèvres se cherchent, se collent et se décollent au rythme d’un ballet effréné. Nonchalamment appuyé contre un mur, Léo savoure le moment, du haut de ses dix-sept ans, une main enfoncée dans la poche de son pantalon. Son autre se cherche un chemin sur la nuque de sa jeune proie, dégageant d’un coup sec ses cheveux bruns.

« J’vais devoir aller en cours »

La voix est rauque, le soupir est tout prêt, et les yeux sont coupables, plongés dans ceux, azur, de leur geôlier. Reculant légèrement la tête, le brun observe la jeune fille du regard.

« Il nous reste encore un peu de temps. » Souffle-t-il, le regard joueur. « Ça te dis pas de AIE »

L’impact se trouve sur le côté de son crâne qu’il frotte frénétiquement en cherchant le coupable. Ou plutôt la coupable. En effet, devant lui se dresse une enveloppe d’un rouge profond qui commence une étrange métamorphose au même moment, faisant apparaitre dans les plis et les replis de son papier une bouche grossière. « Oh non pas ça, non pas ici, pas maintenant … », cette phrase s’échappe d’entre les lèvres du brun qui, impuissant, assiste à son propre procès ici, en plein milieu de l’aile Vespérale :

« LÉONARDO GRIMALDI ! Jamais de ma vie je n’ai eu aussi HONTE d’un de mes enfants, tu entends ? J’AI HONTE DE TOI LÉONARDO ! Tu ne te tiens en rien comme un Prince, tu es bien loin d’être digne de ton rang et de ton sang, tu entends ? TU EN ES TRÈÈÈÈÈS LOIN ! Ah ça oui ! Tu n’as pas idée de ce qu’est la dignité et tu n’es préoccupé que par ton propre divertissement ! Mais penses-tu un seul instant à NOUS ? À TA famille ? À SA réputation ? Vois-tu, j’ai ce matin reçu un charmant courrier de ta Directrice m’apprenant que TES NOTES SONT EN BAISSE ET QUE TU PASSES TON TEMPS À FRICOTER AVEC QUELQUES GOURGANDINES DANS LES COULOIRS ! » Le courrier sembla reprendre sa respiration tandis-que la brune qui se mouvait il y a quelques minutes contre le corps du jeune homme retenait avec peine un couinement outré. « Alors écoute moi bien, mon fils, je te promet que si tu ne te mets pas RAPIDEMENT à revoir l’ordre de tes priorités lors ton séjour à Beauxbâtons, et que ton assiduité dans tes études ne devient pas rapidement ta seule raison de vivre, tu rentreras à la maison plus rapidement qu’il ne le faut pour dire couronne ! »

Dans l’aile, tous les élèves se sont immobilisés à l’entente des cris de la lettre et ont à présent leur attention braquée sur le monégasque qui, à cet instant précis, n’a qu’une envie : s’enfoncer dans le mur derrière lui et y rester jusqu’à ce que tout le monde oublie cet incident.
Quelques rires retentirent alors autour de lui, suivis de sifflements et de quelques applaudissements, tandis-que les gens commençaient à s’éparpiller pour retourner en cours, cet interlude ayant grandement amélioré leur humeur pour la journée. Soudainement à ses côtés, il aperçu Lambert et Perle retenir des rires étouffés.

« Alors comme ça on fricote avec des gourgandines ? »

Lambert n’aurait pas pu tomber plus à pic, pour le coup. La jeune fille avec qui flirtait précédemment Léo n’avait pas bougé d’un pouce et affichait toujours sur sa face cette mine outrée digne d’une des meilleures actrice de la Comédie Française.

« Tu devais pas aller en cours, toi ? » cracha l’héritier à la face de cet intruse qui, d’un seul coup, ne lui faisait plus du tout envie.
« Olalah, pas la peine d’être aussi vexé chatoooon. » Perle s’avança vers lui et lui caressa la joue d’un index moqueur en regardant la conquête s’en aller, le menton levé de dédain.

Secouant le visage pour se dégager de cette caresse ironique, il adressa un regard noir à la jeune femme en bougonnant. Pourquoi avait-il fallu que la Directrice se mêle de ses agissements ? Sa mère n’avait pas à savoir ce qu’il faisait entre ses cours, c’était privé. Il voyait d’ici son père taper du poing sur la table sans pouvoir contrôler son fou rire, essuyant une larme au coin de son oeil. Si seulement c’était à lui que la lettre s’était adressé, il était sur qu’il n’aurait pas reçu de beuglante, mais plutôt une lettre d’encouragement.
Maudissant sa mère, il fusilla du regard ses deux amis qui n’arrêtaient pas de lui balancer des piques et de rire mutuellement de leurs blagues débiles.

« Vous avez pas autre chose à foutre que de vous payer ma tronche ? »

Il ne leur adressa même pas un dernier regard, balançant son sac par dessus son épaule, il s’éloigna dans le couloir en fulminant, se promettant de ne jamais oublier de leur faire payer cet affront.

Tell me if it's wrong, if it's right, I don't care

Le ciel d’azur était vide de tout nuage, rien ne pouvait déranger la quiétude de cette étendue bleutée qui se poursuivait par delà l’horizon. Même la mer était calme, sous la coque nacrée du voilier familial, et le lent roulis des vagues berçait ce bateau où Léonardo et Giovanni Grimaldi prenaient du bon temps entre père et fils, loin du tumulte du Rocher qui préparait pour le soir même une grande réception.

« Léo, il est temps que l’on ait une discussion entre homme, toi et moi. »

L’intéressé, qui sirotait à l’instant même un mojito tout juste préparé par Rafael, leur skippeur et serveur durant cette petite escapade de la journée, recracha tout le contenu qu’il s’apprêtait à avaler, toussant quelques secondes sous les yeux lassés de son père.

« Me fait pas des coups comme ça, on dirait que tu vas m’annoncer que ma vie est un mensonge et que je ne suis pas ton fils. »
« Non, ne t’en fais pas pour ça, je pense qu’il n’y a pas de doute à avoir sur ma paternité .. » grommela le quinquagénaire en posant son verre de pastis à côté de lui. « Non, je vais te parler de ton avenir. »

Sentant que les choses n’allaient pas forcément ressembler à une discussion banale entre père et fils, Léonardo se racla la gorge pour reprendre contenance, essayant de balayer le sourire moqueur qui étirait ses lèvres. Se réajustant sur son fauteuil, il posa son mollet sur son genou droit, appuyant son regard sur son père, qui semblait attendre patiemment que son fils se tienne prêt. Il n’aimait pas beaucoup avoir à dicter les choses à ses enfants, prendre des décisions à leur place n’avait jamais été chose aisée, et ce surtout à l’âge adulte. Mais cette fois ci, c’était différent pour Giovanni. Le jeune homme qui se tenait devant lui serait tôt ou tard amené à prendre sa place sur le trône de Monaco et certaines de ses décisions finiraient par devenir décisives. Il voulait simplement s’assurer qu’au moins une chose subsisterait, il l’espérait, même après sa mort.

« Tu sais que dans un avenir proche, tu as être amené à épouser une jeune fille de bonne famille qui deviendra ta compagne, te donnera, je l’espère, de beaux enfants, et qui t’accompagnera dans tous tes déplacements de ta vie future. » Son ton était solennel, et il tapotait le bout de ses doigts contre la surface de la table devant eux, signe évident d’un sérieux sans faille. « De cette manière, j’ai effectué mes petites recherches, et je crois bien avoir trouvé le parti idéal. En plus, c’est une bonne amie à toi. »

Seconde quinte de toux, à cause de la salive, cette fois-ci. Des fiançailles ?! Il ne manquait plus que ça pour achever Léonardo, qui, du haut de ses 22 ans, pensait encore avoir tout le temps devant lui pour s’amuser. Dans sa tête, à cet instant, son esprit passait en revue toutes ses amies, se demandant avec inquiétude avec qui son père avait bien pu l’emprisonner. Mais quand même … C’était comme si on venait de lui jeter un gilet lesté sur les épaules, un poids qui s’abattait sur lui alors que tout allait bien, que l’été battait son plein, et que le jeune homme avait autre chose à penser, à 22 ans, qu’à se caser avec une femme et penser à sa vie de famille. D’un coup, un vertige s’empara du brun. Une vie de famille. Mais pourquoi diable lui avait-on fait ça ? Prenant une grande inspiration, il releva les yeux qu’il avait baissé sur ses mains, attendant en silence, comme on le lui avait apprit dès son plus jeune age, la décision de son père.

« Elle est de sang pur et d’excellente ascendance. Bien élevée, je sais que tu t’entend à merveille avec cette petite, puisque c’est avec Perle de Béziade, que tu te mariera. »

Second coup de massue. Perle ? SA Perle ? S’il avait imaginé, la dernière fois qu’il l’avait vue, qu’à leur prochaine rencontre ils seraient fiancés, il aurait ri. Après toutes ces années ? Toutes ces années de pure amitié, sans tabou ni sous-entendus ? Le regard de son père était sans équivoque, il n’y avait rien à négocier dans la décision et le monégasque venait d’être jeté à la mer, avec ses doutes et ses questions. Comment réagirait-elle ? Devait-il lui en parler avant l’annonce ? Car il se doutait bien qu’il y aurait une annonce, et vu les habitudes de son père et son gout pour les mondanités, il n’y avait pas de doute à avoir au niveau de l’organisation de cette annonce.

« Puis-je lui en toucher un mot avant que tout soit officiel ? »

Il avait essayé. Il savait que la réponse serait négative, mais il ne s’était pas forcément attendu à son contenu aussi précipité.

« Non, tout sera annoncé ce soir lors d’un grand diner. C’est aussi pour ça que tu es ici avec moi. Cela t’évite de te poser des questions sur le pourquoi du comment de l’effervescence au palais. Au moment où je te parle, ta mère doit être aux prises avec le traiteur ou que sais-je encore. »

Son paternel s’affaissa sur sa chaise longue et sirota encore un peu plus son pastis. Décidément, la vie d’héritier princier n’était pas aussi reposante que prévu. Et qu’allait dire la jeune femme ? Et Lambert ? Et ses autres amis ? Il n’arrivait pas à percuter que dans quelques heures, il serait officiellement fiancé à sa meilleure amie. D’aucun trouverai la situation dérangeante, mais au fond de lui Léonardo savait. Il savait que, quelque part dans sa poitrine, là où rien ni personne n’avait encore pu pénétrer, une douce chaleur se diffusait progressivement depuis l’annonce de la nouvelle, et emplissait son coeur d’un contentement qu’il aurait du mal à contenir. Mais d’où venait cette sensation ? Le brun, qui observait au loin sur la plage du palais les employés dresser des tables aux longues nappes blanches et apporter des fleurs par centaine, n’était pas encore prêt à se l’avouer. Une fois le choc de l’annonce passé, cette douce sérénité et ce bonheur soudain n’était, pour lui, que la traduction de son soulagement de se voir fiancé à une fille qui en valait la peine. Et pourtant.
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MessageSujet: Re: Cool for the Summer - R. Léonardo Grimaldi   Lun 26 Oct - 16:47


Petit prince, prince charmant, dont le trône reste à apprivoiser d’un temps qu'il ne peut détenir, retenir aussi possessif soit-il, les idées encore trop légères pour les alourdir d’une couronne. Déjà tyran d’un règne de caprice, l’ego se fait souverain pour le seigneur de ces dames plutôt que de la cour de par une prestance royale. Il n’en demeure pas moins d’une noblesse chevaleresque car s’il semble prêt à combattre pour un peuple, le ferait-il pour un seul cœur ?

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Veuillez recevoir nos plus sincères félicitations pour votre sélection parmi les  AESTAS ! Vous voici à présent un(e) sorcier-ière à part entière de cette prestigieuse Académie et en tant que tel(le), nous vous invitons à transmettre et vérifier vos données personnelles dans les différents registres des listings. Cette section vous offrira également la possibilité de déposer des candidatures afin d'espérer décrocher un poste à responsabilité parmi les Maîtres et Délégués au sein de cet établissement ou encore de vous faire connaître de ses résidents en tant que joueur de Polo ailé. A savoir qu'il est toutefois toujours plus judicieux de participer quelque peu à la vie scolaire avant d'en faire la demande. Si cette fiche n'est pas la première, merci de bien vouloir référencer votre double compte en remplissant ce parchemin de votre plus belle plume. Avant de débuter le Rôle Play, n'hésitez pas à vous référer aux Points Cardinaux pour y inaugurer au Nord une Fiche de Personnage rassemblant à la fois les différents liens à nouer au cours de cette scolarité ainsi qu'une liste des récits qui en ponctueront l'aventure. L'Ouest regroupe les Bulletins des étudiants et la respectabilité des enseignants qui sont à consulter et compléter. Toutes les demandes et requêtes particulières seront à formuler à l'Est. Le Sud, quant à lui, vous informera sur toutes les spécificités que les points de vote et de RP ont à offrir dans le jeu. Sur ces quelques mots, il ne vous reste à présent plus qu'à explorer cette majestueuse bâtisse pour que la magie puisse opérer !
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Cool for the Summer - R. Léonardo Grimaldi

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